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« Consolation du 23 mars 1938 » : différence entre les versions

De Tj-encyclopédie
Ajout section : == Analyse == / === Organisation et histoire ===
Ajout section : == Analyse == / === Science et médecine ===
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Les persécutions institutionnelles décrites dans ce numéro concernant la Hongrie témoignent de la situation de l'organisation dans plusieurs États d'Europe centrale à cette époque. Le numéro mentionne des arrestations, des perquisitions dans des domiciles privés, la saisie et la destruction de littérature y compris de Bibles, ainsi que l'arrestation du représentant étranger de la Watch Tower Bible and Tract Society à Budapest, transféré à Kisvarda.<ref>''Consolation du 23 mars 1938'', p. 15.</ref> Plus d'une centaine de poursuites judiciaires auraient été engagées contre des Témoins hongrois pour distribution de publications bibliques, et des centaines d'entre eux étaient soumis à un contrôle policier limitant leur liberté d'action.<ref>''Consolation du 23 mars 1938'', p. 15.</ref> La publication souligne avec une précision organisationnelle que les ouvrages visés avaient remporté des prix lors d'expositions à Paris et à Bruxelles et étaient diffusés à des centaines de millions d'exemplaires dans le monde, ce qui illustre l'ampleur internationale que l'organisation revendiquait pour ses publications à cette date. En Rhodésie du Sud, la publication signale l'existence d'un comité de censure mis en place dix-huit mois après le début des activités des Témoins dans la région, et dont la composition — un fils de pasteur, un Irlandais et deux missionnaires — est interprétée par la rédaction comme une réponse directe à la progression de l'organisation parmi les populations autochtones.<ref>''Consolation du 23 mars 1938'', p. 7.</ref> Le numéro précise que les tribunaux avaient soutenu les droits des Témoins et que les censeurs avaient été publiquement réprimandés, ce qui indique que l'organisation disposait, à cette date, d'une présence suffisante dans le territoire pour engager des recours judiciaires locaux.
Les persécutions institutionnelles décrites dans ce numéro concernant la Hongrie témoignent de la situation de l'organisation dans plusieurs États d'Europe centrale à cette époque. Le numéro mentionne des arrestations, des perquisitions dans des domiciles privés, la saisie et la destruction de littérature y compris de Bibles, ainsi que l'arrestation du représentant étranger de la Watch Tower Bible and Tract Society à Budapest, transféré à Kisvarda.<ref>''Consolation du 23 mars 1938'', p. 15.</ref> Plus d'une centaine de poursuites judiciaires auraient été engagées contre des Témoins hongrois pour distribution de publications bibliques, et des centaines d'entre eux étaient soumis à un contrôle policier limitant leur liberté d'action.<ref>''Consolation du 23 mars 1938'', p. 15.</ref> La publication souligne avec une précision organisationnelle que les ouvrages visés avaient remporté des prix lors d'expositions à Paris et à Bruxelles et étaient diffusés à des centaines de millions d'exemplaires dans le monde, ce qui illustre l'ampleur internationale que l'organisation revendiquait pour ses publications à cette date. En Rhodésie du Sud, la publication signale l'existence d'un comité de censure mis en place dix-huit mois après le début des activités des Témoins dans la région, et dont la composition — un fils de pasteur, un Irlandais et deux missionnaires — est interprétée par la rédaction comme une réponse directe à la progression de l'organisation parmi les populations autochtones.<ref>''Consolation du 23 mars 1938'', p. 7.</ref> Le numéro précise que les tribunaux avaient soutenu les droits des Témoins et que les censeurs avaient été publiquement réprimandés, ce qui indique que l'organisation disposait, à cette date, d'une présence suffisante dans le territoire pour engager des recours judiciaires locaux.
=== Science et médecine ===
Le numéro du 23 mars 1938 contient deux passages à enjeu idéologique dans le domaine médical : l'un portant sur la théorie des germes et le sérum antidiphtérique, l'autre sur les dangers supposés des ustensiles en aluminium. Dans les deux cas, la revue mobilise un argument sanitaire au service d'une méfiance plus large envers les institutions médicales et scientifiques établies.
==== Sérum antidiphtérique et remise en cause de la théorie des germes ====
L'article signé Arthur Trobridge, présenté dans la section consacrée au Brésil, décrit le processus de fabrication du sérum antidiphtérique à l'Institut bactériologique de Butantan, puis affirme qu'il n'existerait aucune preuve scientifique de l'efficacité de ce sérum chez l'homme.<ref>''Consolation du 23 mars 1938'', p. 8.</ref> Plus grave sur le plan épistémologique, l'auteur soutient que les germes seraient le produit de la maladie et non sa cause, renversant ainsi le fondement même de la bactériologie pasteurienne telle qu'elle était alors universellement acceptée dans le monde scientifique.<ref>''Consolation du 23 mars 1938'', p. 8.</ref>
Pour appuyer cette thèse, Trobridge cite un accident réel survenu à Bundaberg, en Queensland, en janvier 1928 : sur 21 enfants inoculés le 27 janvier, 18 tombèrent gravement malades dans les 36 heures et 12 moururent.<ref>Walter and Eliza Hall Institute (WEHI), [https://www.wehi.edu.au/about/history/bundaberg-disaster/ « 1928 Kellaway Investigates Bundaberg Disaster »].</ref> La revue mentionne cet accident en s'appuyant sur ''The Lancet'', ce qui lui confère une apparence de rigueur scientifique.<ref>''Consolation du 23 mars 1938'', p. 8.</ref> Cependant, une commission royale australienne avait déjà établi dès 1928 que les décès n'étaient pas imputables au vaccin antidiphtérique en tant que tel, mais à une contamination accidentelle du flacon par la bactérie ''Staphylococcus aureus'', consécutive à l'absence d'un conservateur dont l'avertissement de livraison n'avait pas atteint le médecin local, le Dr Ewing Thomson.<ref>« Bundaberg tragedy », ''Wikipedia'' [en ligne] ; « 'Immunisation is as Popular as a Death Adder' », ''Social History of Medicine'', Oxford Academic, vol. 24, n° 2, [https://academic.oup.com/shm/article-abstract/24/2/426/1683568], p. 426.</ref> L'enquête du biologiste Kellaway avait explicitement disculpé la vaccination antidiphtérique dans son principe, et les programmes d'immunisation suspendu temporairement au Queensland et en Nouvelle-Zélande à la suite de l'accident avaient repris par la suite.<ref>WEHI, op. cit.</ref>
''Consolation'' exploite donc un accident iatrogène réel et médiatiquement retentissant — qualifié à l'époque de l'une des plus grandes catastrophes vaccinales connues — pour valider une thèse bien plus radicale : la négation de la théorie microbienne. Ce glissement argumentatif, qui consiste à inférer d'un incident de contamination l'invalidité d'un paradigme scientifique entier, s'inscrit dans la longue méfiance des publications Watch Tower envers la médecine allopathique, attestée de longue date dans ''[[L'Âge d'Or]]'' sous la direction de [[Clayton Woodworth]].<ref>Chryssides, George D. (2008), ''Historical Dictionary of Jehovah's Witnesses'', Lanham : The Scarecrow Press, p. 133.</ref> En 1938, la théorie des germes était solidement établie depuis les travaux de Pasteur et de Koch, et sa remise en cause par Trobridge ne correspondait à aucun courant scientifique mainstream de l'époque.
==== Ustensiles en aluminium et lèvres gercées ====
La section australienne du numéro recueille le témoignage anonyme d'un lecteur affirmant que ses lèvres gercées et douloureuses ont guéri après qu'il a cessé d'utiliser des ustensiles de cuisine en aluminium, et impute ce matériau à ses troubles.<ref>''Consolation du 23 mars 1938'', p. 6.</ref> La rédaction ne se contente pas de rapporter ce témoignage individuel : elle généralise en affirmant que des centaines, voire des milliers de souscripteurs dans le monde auraient constaté des améliorations similaires en évitant l'aluminium.<ref>''Consolation du 23 mars 1938'', p. 6.</ref> La mention, dans la même livraison, d'une publicité pleine page achetée par l'Aluminum Company of America dans le périodique catholique ''Our Sunday Visitor'' — signalée sans commentaire apparent mais dans un contexte éditorial hostile à la fois à l'aluminium et à l'Église catholique — souligne le cadre idéologique dans lequel s'inscrit cette campagne.<ref>''Consolation du 23 mars 1938'', p. 21.</ref>
La campagne anti-aluminium de ''Consolation'' est documentée comme récurrente dans les publications Watch Tower des années 1930 ; la page wiki [[Aluminium]] de ce wiki en rend compte. En 1938, il n'existait dans la littérature médicale aucune démonstration sérieuse liant l'usage d'ustensiles de cuisine en aluminium à des pathologies cutanées telles que la chéilite. La mécanique argumentative — accumulation de témoignages individuels, absence de protocole, généralisation rapide — reproduit exactement celle que la revue utilisait pour discréditer la vaccination : opposer une rhétorique testimoniale au consensus institutionnel, avec pour effet de renforcer la méfiance des lecteurs envers les industries chimiques et médicales que la publication associait par ailleurs aux organisations sataniques qu'elle combattait.

Version du 4 juillet 2026 à 08:40

Contenu

Mémoire

La rubrique s'ouvre sur une réflexion théologique concernant la mémoire divine et son rôle dans la résurrection. La publication affirme que la mémoire de Jéhovah est parfaite et infaillible, contrairement à celle des humains, et qu'elle constitue le fondement de la résurrection des morts. Elle souligne que les détails de chaque individu, y compris ses pensées, ses expériences et sa personnalité, sont préservés par Dieu, permettant ainsi une restauration complète lors de la résurrection. Pour illustrer ce concept, l'article utilise une analogie avec un dispositif photographique et cinématographique capable de capturer la croissance d'une plante sur une longue période, suggérant que Dieu dispose de moyens bien plus sophistiqués pour conserver l'identité des créatures[1].

La publication explique que la résurrection dépend entièrement de la mémoire divine, citant Jean 5:28-29 pour appuyer l'idée que ceux qui sont endormis dans la mort ne peuvent exister que grâce à l'enregistrement divin de leur individualité. Elle insiste sur le fait que Dieu, contrairement aux humains, peut restaurer non seulement le corps physique, mais aussi les souvenirs et les traits de caractère des défunts, rendant ainsi possible une résurrection fidèle à leur vie passée. L'article conclut en soulignant que ceux qui rejettent délibérément la justice divine seront effacés de la mémoire de Jéhovah et n'auront pas part à la résurrection[2].

Australasie

Cette section couvre divers sujets liés à l'Australie et à la région environnante, en mettant l'accent sur les activités des Témoins de Jéhovah et des événements locaux.

Le mythe de l'« infaillibilité »

Un contributeur australien remet en question l'infaillibilité des papes en citant des exemples historiques où l'Église catholique a rejeté des découvertes scientifiques, comme celles en astronomie. Il souligne que les prêtres modernes partagent les mêmes croyances erronées que les scientifiques condamnés par le passé, suggérant que les papes n'ont pas été guidés par une inspiration divine. L'article mentionne également l'échec d'un aviateur italien béni par le pape, qui a dû être secouru par un pilote russe, présenté comme un représentant d'une nation « sans Dieu »[3].

Relevés aériens en Australie

L'article rapporte que des relevés aériens en Australie ont permis de corriger des cartes géographiques, notamment en identifiant des lacs inconnus jusqu'alors. Ces relevés ont également conduit à l'installation de balises pour la navigation nocturne, comme une balise de 1,5 million de bougies à Melbourne[4].

Le fléau des lapins

Un contributeur décrit les efforts légaux en Australie pour éradiquer les lapins, considérés comme un fléau agricole. Les campagnes de destruction, supervisées par des inspecteurs gouvernementaux, ont lieu en février, lorsque les conditions climatiques rendent les lapins plus vulnérables. Cependant, l'article critique la gestion de ces campagnes, soulignant le gaspillage des carcasses et l'inefficacité des méthodes utilisées, qu'il attribue à l'influence de Satan sur l'« ancien ordre mondial »[5].

Les palourdes de 500 livres d'Australie

L'article décrit les palourdes géantes (*Tridacna gigas*) d'Australie, qui peuvent peser jusqu'à 500 livres et mesurer quatorze pieds de long. Ces mollusques, dangereux pour les plongeurs de perles, sont également appréciés pour leurs coquilles colorées et leur chair comestible[6].

Attente du ferry

Un récit relate une expérience de prédication menée par des Témoins de Jéhovah en Australie. Alors qu'ils attendent un ferry avec des centaines d'autres véhicules, ils utilisent un haut-parleur pour diffuser des conférences de Joseph Rutherford et de la musique, attirant l'attention de près de 1 600 auditeurs. L'article décrit l'enthousiasme des participants et l'accueil positif réservé à leur message, malgré quelques perturbations. Il souligne également la logistique mise en place pour cette campagne de prédication, incluant l'utilisation de matériel sonore et la distribution de littérature[7].

Quatre jours pour la Nouvelle-Zélande

L'article mentionne l'inauguration d'un service aérien bihebdomadaire entre San Francisco et Auckland, réduisant le temps de trajet entre les États-Unis et la Nouvelle-Zélande à quatre jours. Ce service s'inscrit dans un réseau aérien mondial en expansion, permettant de faire le tour du globe en deux semaines[8].

Ouvrez les couvents

La rubrique s'ouvre sur un appel à l'inspection publique des couvents, présentés comme des lieux de réclusion suspects. La publication affirme que les autorités civiles n'ont pas le droit d'inspecter ces institutions religieuses, contrairement aux domiciles privés soumis à des contrôles policiers en cas de suspicion d'infraction. Elle souligne l'opacité entourant les couvents, où aucune statistique sur les naissances ou les décès n'est rendue publique, et suggère que cette situation cache des réalités inavouables. Le texte cite une source australienne, le Protestant Truth Centre de Melbourne, pour appuyer l'idée que les électeurs devraient utiliser leur droit de vote pour exiger la transparence[9].

Pas de risque — Ils obtiennent l'argent

Cet article critique une annonce publiée dans The Annals of Our Lady of the Sacred Heart à Sydney, en Australie, par la Société des Missionnaires du Sacré-Cœur de Jésus. L'annonce propose un « accord de rente » garantissant un taux d'intérêt élevé (jusqu'à 8 %) sur les dons, tout en précisant que, au décès du donateur, les fonds seront utilisés « dans l'intérêt de la foi ». La publication dénonce ce système comme une escroquerie, soulignant que les donateurs n'ont aucune garantie de récupérer leur argent, tandis que les religieux en conservent la propriété définitive. Le ton est sarcastique, comparant cette pratique à « arracher un bâton de bonbon à un bébé »[10].

L'Australie du Nord

L'article rapporte que, malgré des dépenses annuelles de 3 000 000 de dollars sur vingt-cinq ans, la croissance démographique de l'Australie du Nord n'a été que de 80 personnes par an, pour une population totale de 23 000 habitants (incluant les autochtones). Un rapport suggère que quadrupler les dépenses permettrait d'augmenter cette croissance à 680 personnes par an, mais la publication souligne que la position stratégique de la région pour la Grande-Bretagne justifiera probablement les investissements nécessaires, notamment pour construire une ligne de chemin de fer. Elle mentionne également que les Témoins de Jéhovah ont récemment couvert ce territoire dispersé[11].

Les Aborigènes d'Australie

Le professeur Frederic Wood Jones, anatomiste à l'Université de Melbourne, affirme dans un discours d'adieu devant la Société anthropologique victorienne que la population aborigène d'Australie est passée de 300 000 individus en bonne santé à l'arrivée des colons blancs à moins de 50 000 aujourd'hui, avec un nombre croissant de métis vivant dans la misère. Cette déclaration est présentée comme un constat accablant sur les conséquences de la colonisation[12].

Pneus d'automobile pour les bœufs

Un bref article décrit une pratique agricole à Java, où les agriculteurs utilisent des pneus de camion usagés pour protéger les sabots de leurs bœufs sur les routes pierreuses. Les pneus épais sont préférés pour leur durabilité[13].

Comment agissent les malédictions du Diable

Un témoin relate une anecdote personnelle impliquant un prêtre catholique. Alors qu'il distribuait des tracts intitulés De quoi le clergé du Diable a-t-il peur ? et L'Enfer est-il chaud ? près d'un aérodrome, un prêtre, identifié par son col romain, aurait maudit son activité. Peu après, l'élevage de poules de l'auteur, en pleine mue et produisant peu d'œufs, aurait connu une amélioration spectaculaire, passant de 100 à 800 œufs par jour. L'auteur attribue ce revirement à l'intervention divine de Jéhovah, en réponse à la malédiction du prêtre. Il mentionne également une augmentation de ses ventes de sable et l'achat d'un phonographe avec des disques de discours de Joseph Rutherford, qu'il espère utiliser pour provoquer d'autres « malédictions »[14].

Battus par un gramophone

Un hôtelier australien, Charles Bernhardt, Témoin de Jéhovah, est décrit comme un prosélyte infatigable, distribuant des tracts et discutant de ses croyances avec ses clients. Un inspecteur d'aérodromes, M. Royle, lassé par ses arguments, aurait tenté de le contredire, mais Bernhardt aurait mis fin à la discussion en diffusant un enregistrement d'un discours de Joseph Rutherford. Royle aurait alors déclaré : « On ne peut pas discuter avec un disque de gramophone »[15].

Le Bureau australien de censure

L'Australie a mis en place un bureau de censure composé de trois membres : le Dr L. H. Allen, le professeur J. S. M. Haydon et Kenneth Binns, bibliothécaire. Ce bureau est chargé de contrôler la littérature importée, mais ne s'occupe pas des publications locales. La publication souligne le caractère arbitraire de cette censure, qui limite la liberté de lecture des Australiens[16].

L'Australie a un surplus

Contrairement aux États-Unis et à d'autres nations en difficulté financière, l'Australie a enregistré un surplus d'environ 1 000 000 de livres sterling au cours de l'année écoulée. Les journaux australiens affirment que la dépression économique est terminée dans le pays. Le nombre d'usines (25 000) et d'ouvriers (493 000) a atteint des records historiques, ce qui est présenté comme un signe de reprise économique[17].

Un gentleman trop modeste en Australie

Un lecteur australien, resté anonyme, témoigne que ses lèvres gercées et douloureuses ont guéri après qu'il a cessé d'utiliser des ustensiles de cuisine en aluminium. Il soupçonne ce matériau d'être responsable de ses problèmes de santé. La publication ajoute que des centaines, voire des milliers de souscripteurs dans le monde ont constaté des améliorations similaires en évitant l'aluminium[18].

Organisation fasciste internationale (Action catholique)

La Nouvelle-Zélande découvre, lors d'un débat à la Chambre des représentants, que l'Organisation fasciste internationale (Action catholique sous contrôle allemand) a financé les déplacements de certains Néo-Zélandais pour assister à des conférences en Europe. Ces conférences viseraient à détruire les libertés démocratiques dans le monde. La publication dénonce cette ingérence comme une menace pour les valeurs démocratiques[19].

Dirigeants catholiques

L'article souligne la surreprésentation des catholiques dans les postes politiques en Australie et en Suisse. En Australie, le Premier ministre Lyons, catholique, a été élu pour la deuxième fois, succédant à Scullin, également catholique, bien que seulement un cinquième de la population australienne appartienne à cette confession. En Suisse, l'ancien président Motta était catholique, dans un pays majoritairement protestant. La publication semble suggérer une influence disproportionnée de l'Église catholique sur les institutions politiques[20].

Un nouveau train rapide en Australie

Un nouveau train aérodynamique, conçu pour la liaison Sydney-Melbourne (500 miles), atteint une vitesse moyenne de 70 miles par heure, avec des pointes à 90 miles par heure. Cette innovation est présentée comme un progrès technologique pour le pays[21].

Censure en Rhodésie du Sud

En Rhodésie du Sud, un comité de censure a été mis en place après dix-huit mois de réflexion pour empêcher la diffusion de la vérité biblique, notamment parmi les populations autochtones. La publication affirme que les Témoins de Jéhovah avaient prédit la composition de ce comité, qui comprend un fils de pasteur, un Irlandais et deux missionnaires, tous décrits comme des « professionnels de la haine de la vérité ». Malgré cette censure, les tribunaux ont soutenu les droits des Témoins de Jéhovah, et les censeurs ont été publiquement réprimandés[22].

Les mines d'or de Rhodésie du Sud

Les mines d'or de Rhodésie du Sud, détenues par des capitalistes britanniques, sont présentées comme extrêmement rentables, avec des dividendes annuels de 60 % à 80 %. Les mineurs, originaires du Nyassaland, ne sont pas payés suffisamment pour faire venir leurs familles. Pour résoudre ce problème, les dirigeants de Rhodésie du Sud ont légalisé la prostitution en délivrant des licences aux femmes autochtones, permettant aux mineurs de les utiliser comme concubines. La publication dénonce cette pratique comme une forme d'adultère institutionnalisé, contraire aux principes bibliques, et souligne l'hypocrisie du gouvernement britannique, qui avait été choqué par le désir du duc de Windsor d'épouser une femme divorcée[23].

Améliorer les conditions au Nyassaland

Une commission britannique a été chargée d'étudier les moyens d'améliorer les conditions de vie au Nyassaland, un petit protectorat situé entre le Zambèze et le lac Tanganyika. La population autochtone, réduite à 1 608 257 habitants en raison de l'émigration vers les mines de Rhodésie du Nord, est largement supérieure à la population européenne, qui ne compte que 1 781 individus. La publication semble souligner les inégalités et les difficultés économiques de cette région[24].

La mauvaise gouvernance de la Rhodésie du Sud

La publication dénonce la mauvaise gouvernance de la Rhodésie du Sud, illustrée par l'interdiction de certains livres de Joseph Rutherford, jugés utiles pour aider les populations à comprendre la Bible. Elle souligne que 54 000 autochtones ont été condamnés et 25 000 emprisonnés l'année précédente pour des actes qui ne comportaient aucune intention criminelle. Le gouvernement est décrit comme incompétent et dirigé par des « maladroits »[25].

Affection étrange d'un jars pour une vache

Un jars de Rawsonville, dans la province du Cap en Afrique du Sud, est décrit comme ayant développé une affection inhabituelle pour une vache. Il la suit sur deux miles jusqu'au pâturage et revient avec elle à l'heure de la traite. Le jars attaque quiconque s'approche de la vache. La publication compare ce comportement à celui des hommes, capables de faire des choses tout aussi absurdes[26].

Les prédicateurs réformés néerlandais veulent du travail

Quarante-huit prédicateurs de l'Église réformée néerlandaise en Afrique du Sud, formés pour le ministère mais sans emploi, sont dans une situation difficile. Les églises comptant plus de 800 paroissiens sont invitées à les embaucher, même s'il n'y a rien à leur faire faire. La publication suggère ironiquement que ces prédicateurs pourraient trouver un travail plus utile en s'occupant de vaches, une activité honorable selon les Écritures[27].

Lieu de repos des uniformes militaires

Les uniformes militaires et les chapeaux haut-de-forme usagés trouvent une seconde vie en Afrique du Sud, où ils sont portés avec enthousiasme par les Noirs. Ces derniers ne se soucient ni de la couleur, ni du style, ni de l'état des vêtements. La publication note que certains villages noirs sud-africains comptent plus de chapeaux haut-de-forme que de nombreuses villes nord-américaines[28].

La jument de Butantan, Brésil

L'article décrit le processus de fabrication de l'antitoxine diphtérique à l'Institut bactériologique de Butantan, au Brésil. Un cheval est injecté avec des sécrétions de gorge d'un patient atteint de diphtérie, puis soumis à des prélèvements sanguins répétés jusqu'à ce qu'il cesse de réagir. Le sérum ainsi obtenu est présenté comme un remède, bien que la publication souligne qu'il n'existe aucune preuve scientifique de son efficacité contre la diphtérie chez l'homme. Elle cite The Lancet, qui mentionne un accident survenu à Bundaberg en 1928, où 12 enfants sont morts et d'autres ont été blessés après une immunisation contre la diphtérie. L'auteur, Arthur Trobridge, remet en cause la théorie des germes et la thérapie par sérum, affirmant que les germes seraient plutôt le produit de la maladie que sa cause[29].

De bons temps pour l'Église

La publication affirme que la montée du communisme athée et les difficultés économiques ont profité à l'Église catholique. Elle souligne que le coup d'État du président non catholique Getúlio Vargas au Brésil a conduit à l'adoption d'une nouvelle constitution garantissant la liberté religieuse, tout en interdisant les sociétés secrètes comme la franc-maçonnerie. Plusieurs loges maçonniques ont déjà été fermées à Rio de Janeiro, selon un article du Altoona (Pa.) Roman Catholic Register[30].

Le fascisme au Brésil

Bien que le gouvernement de Vargas au Brésil nie être fasciste, la publication souligne que sa constitution autorise la censure de la presse, du théâtre, du cinéma et de la radio, ainsi que la peine de mort pour certains délits politiques. L'enseignement religieux peut être intégré aux programmes scolaires, mais toutes les sectes religieuses sont autorisées à exercer publiquement leur culte et à acquérir des biens. La publication semble critiquer ces mesures comme une dérive autoritaire[31].

L'Argentine rachète la Standard Oil

Le gouvernement argentin a racheté les intérêts de la Standard Oil Company dans le pays pour 140 000 000 de pesos (environ 70 000 000 de dollars). La société publique qui reprendra ces actifs conservera tous les employés de la Standard Oil. L'objectif est de réduire la dépendance de l'Argentine vis-à-vis des capitaux étrangers[32].

Droits des employés en Colombie

En Colombie, les employés bénéficient de quinze jours de congés payés par an et de jusqu'à quatre mois de congé maladie. En cas de licenciement, l'employeur doit verser un mois de salaire pour chaque année travaillée. Cette loi, destinée à protéger les plus pauvres, a été jugée constitutionnelle par la Cour suprême colombienne[33].

Dans les bureaux de La Prensa

Le grand journal argentin La Prensa, à Buenos Aires, offre à ses lecteurs des services gratuits, notamment des consultations médicales et chirurgicales, des tests ophtalmologiques, des conseils juridiques et des cours de musique. Ces services sont présentés comme un exemple de l'engagement social du journal[34].

Un Cubain voit Cuba

Un Cubain, Julio Despaigne, décrit la situation raciale et politique de son pays. Il explique que les Blancs craignent la domination des Noirs, bien que ces derniers ne nourrissent pas cette ambition. Les Cubains blancs tentent de « blanchir » le pays en favorisant l'immigration espagnole, mais cette stratégie est vouée à l'échec, car les Espagnols, souvent métissés, ne sont pas attirés par les travaux agricoles. La publication souligne que les Noirs, d'abord esclaves puis travailleurs libres, ont été les seuls à contribuer au développement économique de Cuba depuis l'arrivée de Christophe Colomb. Elle critique également la peur des Blancs face au pouvoir du colonel Batista, bien qu'ils reconnaissent leur incapacité à gouverner[35].

La mort soudaine de l'évêque Monestel

Lors de l'inauguration d'un entrepôt à grains au Costa Rica, l'évêque Monestel, invité à bénir le bâtiment, est mort subitement en ajustant sa robe épiscopale. Un prêtre a finalement accompli la bénédiction à sa place. La publication relate cet événement avec un ton ironique[36].

Pas de voleurs dans les îles Caïmans

Un Témoin de Jéhovah ayant visité les îles Caïmans, situées à 150 miles au nord-ouest de la Jamaïque, affirme qu'il n'y a pas de voleurs parmi la population locale. En revanche, les îles seraient « envahies par toutes sortes de religions ». La publication précise que les voleurs existent bel et bien, mais pas parmi le peuple. Elle mentionne également que ces îles étaient autrefois un repaire de pirates[37].

Pilleurs de tombes au Costa Rica

Au Costa Rica, le pillage de tombes est devenu une activité lucrative en raison du prix élevé de l'or. Les voleurs ciblent les sépultures indiennes, malgré l'interdiction légale de cette pratique. Certains utilisent même des avions pour exporter leur butin hors du pays. La publication souligne que les autorités peinent à réprimer ce trafic[38].

Arrow-root pour la colite

Dans son livre Bermuda in Three Colors, Carveth Wells recommande une alimentation à base d'arrow-root pendant quelques semaines pour les personnes souffrant de colite. Cette plante était utilisée par les Amérindiens comme cataplasme pour soigner les blessures causées par des flèches empoisonnées, ce qui justifierait son efficacité[39].

Canada

Sullivan parle avec apaisement

La publication relate l'affaire du meurtre du magnat canadien A.J. Small, dont l'épouse, reconnue coupable, a légué sa fortune à la hiérarchie catholique romaine. Patrick Sullivan, de Toronto, critique sévèrement cette décision, qualifiant les responsables catholiques de "bandits du Vatican" et dénonçant la complicité des autorités ontariennes dans ce qu'il décrit comme une spoliation. Il compare défavorablement les agissements de la hiérarchie catholique à ceux d'Al Capone ou d'Ivar Kreuger, soulignant l'absurdité d'une justice britannique qui, selon lui, cautionne ces pratiques[40].

Confusion avec Dieu

Un prêtre catholique, le "Révérend Père" J. McCann, de Consiton (Ontario), est mentionné pour avoir détruit des disques contenant des enregistrements du juge Rutherford, après les avoir écoutés. Il a ensuite intenté un procès en blasphème contre Howard Macdonald, un Témoin de Jéhovah, pour avoir diffusé ces enregistrements. Le grand jury a rejeté l'accusation de blasphème, et Macdonald a obtenu gain de cause contre McCann, recevant une compensation de 3 dollars pour les disques détruits. Un autre prêtre, J.J. O'Leary, a incité sa congrégation à agresser physiquement les Témoins de Jéhovah, illustrant selon la publication l'attitude violente et racketteuse de certains membres du clergé catholique[41].

Le Canada cartographié à 90 miles à l'heure

Le Canada est cartographié par voie aérienne à une vitesse de 90 miles par heure. Cette méthode permet de produire des photographies verticales couvrant 100 à 200 miles carrés par heure, et des photographies obliques couvrant 450 à 700 miles carrés. Ces images sont utilisées pour créer des cartes détaillées, notamment pour l'exploitation forestière, en identifiant les contours des lacs et en estimant les ressources en bois[42].

Le cardinal exige la soumission

Le cardinal Villeneuve, à Saint-Hyacinthe (Québec), dénonce la liberté de la presse. Selon la publication, cette prise de position vise à soumettre toute publication à l'approbation préalable de la hiérarchie catholique, afin de préserver son pouvoir de censurer la vérité et de promouvoir ses propres mensonges[43].

Des chirurgiens offrent une nouvelle chevelure à une jeune fille

En Ontario, une jeune fille victime d'un scalpage après un accident avec une machine a bénéficié d'une greffe de cuir chevelu par des chirurgiens. Cette intervention a permis de restaurer non seulement la peau, mais aussi une chevelure abondante, présentée comme un succès de la médecine[44].

Le papier doit provenir des moulins canadiens

Francis P. Garvan, de New York, témoigne devant le Comité des finances du Sénat américain que les journaux New York Times et New York Herald-Tribune dépendent du papier canadien. Il affirme que cette dépendance influence leurs positions éditoriales, permettant aux intérêts britanniques, via J.P. Morgan & Co., d'imposer leurs politiques au public américain[45].

Ski à Mount Norquay

La station de ski de Mount Norquay, dans le parc national de Banff (Alberta), propose une piste de ski descendant sur 3 000 pieds en une distance parcourue d'un mile et demi. Le slalom, ou parcours en zigzag entre des obstacles, présente une inclinaison de 30 à 40 degrés. La publication souligne le risque élevé de blessures, tout en évoquant le plaisir potentiel de cette activité[46].

Le radium reste coûteux

Bien que le prix du radium ait chuté à un cinquième de sa valeur initiale grâce aux découvertes réalisées à Great Bear Lake (Canada), il reste extrêmement coûteux, à 700 000 dollars l'once. La quantité totale de radium extraite dans le monde est estimée à moins d'une livre et un tiers, pour une valeur marchande de 15 millions de dollars[47].

Que peut-il se passer désormais au Québec ?

La loi du cadenas au Québec

La publication dénonce la "loi du cadenas" adoptée au Québec sous le gouvernement de Maurice Duplessis. Cette loi permet à quiconque de dénoncer un voisin comme communiste ou comme organisateur de réunions communistes, sans définition claire de ce terme. L'attorney général peut alors ordonner l'arrestation de la personne et le cadenassage des lieux, sans possibilité pour l'accusé de faire entendre des témoins ou de contre-interroger son accusateur. La publication souligne que cette loi, suggérée par le cardinal Villeneuve, vise à instaurer un régime fasciste et à empêcher la diffusion de la vérité. Elle précise que les postes clés du gouvernement québécois sont occupés par Duplessis et un groupe de jésuites, mettant fin aux libertés des citoyens. Bien que la loi ne soit pas encore pleinement appliquée, elle est utilisée pour réprimer les activités des Témoins de Jéhovah et d'autres groupes jugés indésirables par la hiérarchie catholique[48].

L'objectif réel de la loi du cadenas

J.K. Keith, dans le magazine Maclean's, explique que la loi du cadenas au Québec, bien que présentée comme une mesure anti-communiste, est en réalité un outil pour réprimer les anti-cléricaux, dont l'influence grandit dans la province. Il souligne que les accusations de sédition au cours des cinq dernières années n'ont pas visé les communistes, mais les Témoins de Jéhovah, qui critiquent le clergé. La publication ajoute que cette loi permet également aux corporations religieuses de contracter des emprunts sans jamais avoir à les rembourser, les tribunaux québécois ayant statué qu'une paroisse ecclésiastique ne peut être mise en faillite et que les créanciers ne peuvent saisir ses biens[49].

Le Parlement canadien réduit les dépenses superflues

La publication rapporte que le Parlement canadien a mis fin à la tradition du "jour des dames", où les femmes affluaient pour assister à la première journée de session, générant des profits pour les modistes, les boutiques de vêtements et les instituts de beauté. Cette mesure, présentée comme une économie de 10 000 dollars, est critiquée par les commerçants concernés[50].

France

Avertissement radiodiffusé aux escrocs

Deux escrocs voyageant de Londres à Paris, où la police les attendait, ont disparu en cours de route. Un troisième homme, innocent, a révélé qu'un des malfaiteurs avait reçu un avertissement codé via un appareil récepteur de poche, indiquant la présence policière. La police recherche désormais l'émetteur, soupçonné d'appartenir à une organisation criminelle internationale utilisant des fréquences variables pour ses communications[51].

Les enfants basques en panique

Quarante-et-un enfants basques réfugiés en Suisse ont paniqué à leur arrivée à Genève en voyant deux prêtres et le drapeau de la ville, qu'ils ont confondu avec celui de Franco. Pendant quinze minutes, ils ont refusé de quitter le train, craignant d'être livrés aux forces franquistes[52].

Les chiens de Saint-Bernard

La publication rappelle que le dernier sauvetage réalisé par les chiens de Saint-Bernard remonte à 1928, lorsqu'un Allemand blessé a été secouru. En revanche, le dernier décès causé par ces chiens date de 1897, lorsqu'une fillette, fille du Dr Jean Bremond, a été tuée lors d'une attaque. Le Dr Bremond a exigé que tous les chiens impliqués soient abattus[53].

Les "chiens muets" à Reims

Lors de la reconsécration de la cathédrale de Reims, reconstruite grâce aux fonds de John D. Rockefeller, les prêtres catholiques ont effectué trois tours de l'édifice en aspergeant de l'"eau bénite" et en brûlant de l'encens. La publication ironise sur cette cérémonie, qualifiant les prêtres de "chiens muets" en référence à leur rôle rituel[54].

Financement de la Croix de Feu

L'ancien Premier ministre André Tardieu a témoigné à Lyon qu'il avait rencontré plus de vingt fois le colonel de La Rocque, chef du mouvement fasciste Croix de Feu (lié à l'Action catholique), et lui avait remis de l'argent en billets de banque pour contrer l'influence communiste. La publication souligne l'ambiguïté de cette stratégie, présentée comme une lutte contre le communisme[55].

Le tunnel des Vosges

Le nouveau tunnel des Vosges, reliant la France à l'Alsace, mesure près de sept miles de long et traverse deux miles de granit. Ce projet, initié il y a soixante-dix ans, est présenté comme une réalisation technique majeure[56].

La France déterminée à former des aviateurs

La France a décidé d'initier les enfants à l'aérodynamique dès l'âge de 9 ans, avec l'objectif de les faire voler à 17 ans. Cette mesure reflète la volonté du pays de développer une culture aéronautique précoce[57].

La Bretagne et ses saints

La Bretagne est décrite comme la région la plus superstitieuse de la "chrétienté", avec 2 937 "saints" honorés par des sanctuaires, des fêtes et des jours fériés. La publication critique cette prolifération de cultes locaux[58].

Les réfugiés espagnols en France

Les réfugiés espagnols en France, âgés de 18 à 48 ans, sont désormais tenus de retourner en Espagne, au choix dans le camp républicain ou franquiste. Cette mesure pose problème pour certains Espagnols fortunés qui attendaient une victoire de Franco pour rentrer[59].

Europe de l'Est

Persécutions en Hongrie

La publication dénonce les persécutions subies par les Témoins de Jéhovah en Hongrie, notamment dans les villes de Poresalma, Tiszaeszlar, Budszentmihaly, Gava, Nyiregyhaza et Kisvarda. Les Témoins ont été battus, leurs domiciles fouillés et leur littérature, y compris la Bible, confisquée et détruite. Le représentant étranger de la Watch Tower Bible and Tract Society à Budapest a été arrêté et transféré à Kisvarda, où il a été traité comme un criminel. Des centaines de Témoins hongrois ont été placés sous contrôle policier, limitant leur liberté d'action, et plus d'une centaine de poursuites judiciaires ont été engagées contre eux pour distribution de littérature biblique. La publication souligne que des écrits primés lors d'expositions à Paris et Bruxelles, et diffusés à des centaines de millions d'exemplaires dans le monde, sont qualifiés de "provocateurs contre la religion" par les autorités hongroises. Le comte Stephan Bethlen, présenté comme un libéral et défenseur des droits des minorités, a ignoré une note détaillée sur ces persécutions[60].

Le prétexte du sang supérieur

La publication critique les réglementations instaurées par le ministère polonais de l'Éducation, qui imposent aux étudiants juifs de s'asseoir sur des bancs réservés, sous prétexte que le sang aryen serait supérieur. Elle rappelle le verset biblique Actes 17:26, selon lequel Dieu a créé tous les hommes d'un seul sang. Des milliers d'étudiants juifs refusent de se conformer à cette règle et restent debout en classe, malgré les difficultés que cela leur impose. La publication salue leur courage tout en questionnant la sagesse de cette résistance[61].

Une athlète devient un homme

Une athlète étudiante en médecine à l'Université de Prague a changé de sexe en l'espace de deux ans, devenant un homme nommé Stepan Pekar. La commission sportive de l'université a examiné la question à deux reprises, avec des conclusions différentes. Stepan Pekar poursuit désormais ses études dans la même institution[62].

Dans les rayons invisibles

Trois ingénieurs autrichiens, Jules Gindert, Armand Pinther et Ernest Thalhofer, ont présenté à Graz une invention permettant de rendre des objets et des personnes invisibles. Lors d'une démonstration devant 80 spectateurs, un homme a disparu puis réapparu sur scène, affirmant avoir vu le public pendant son invisibilité. La publication évoque cette expérience comme une réalisation scientifique surprenante[63].

Smith, Farley et Butler

Al Smith, ancien candidat à la présidence des États-Unis, Jim Farley, directeur général des postes sous l'administration Roosevelt, et Pierce Butler, juge à la Cour suprême désigné par la presse sénatoriale comme "délégué papal à la Cour suprême", ont été choisis pour représenter les catholiques américains lors d'un spectacle de pain à Budapest en mai. La publication souligne l'influence politique et religieuse de ces figures[64].

Représentant nazi en Tchécoslovaquie

Un représentant nazi en Tchécoslovaquie s'est suicidé pour éviter de comparaître en justice dans une affaire impliquant treize de ses camarades, accusés de sodomie, un crime associé dans la publication aux prêtres catholiques en Allemagne. Ce suicide est présenté comme une fuite face à l'humiliation d'un procès public[65].

Vos questions répondues

La rubrique répond à une question sur l'unité entre les nazis allemands et le Vatican. La publication affirme que la hiérarchie catholique romaine, dirigée par le Vatican, pratique la fraude et la duplicité, suivant l'exemple de Satan, leur père spirituel selon Jean 8:44. Elle soutient que, malgré les apparences de division, les nazis et le Vatican collaborent étroitement, notamment en Allemagne où les catholiques opèrent librement tandis que les vrais chrétiens sont persécutés et emprisonnés pour leur foi. La publication souligne que le Vatican soutient activement les guerres menées par l'Allemagne, l'Italie et le Japon, dans le but d'établir une dictature mondiale sous l'influence de l'Église catholique romaine. Cette alliance est présentée comme une opposition directe à Dieu et à son royaume, visant notamment à persécuter les Témoins de Jéhovah pour leur proclamation de la vérité biblique. La conclusion encourage les lecteurs à se tourner vers Dieu et le Christ pour trouver refuge dans le royaume divin, en prévision de la destruction imminente de ces organisations sataniques[66].

Le chef des aumôniers

Cette brève note signale que le chef des aumôniers de l'armée des États-Unis est le « Révérend Père » William R. Arnold, ordonné prêtre dans l'Église catholique romaine en 1908. Aucune analyse ou commentaire supplémentaire n'est fourni, mais ce choix est présenté comme un fait notable dans le contexte des relations entre l'État et l'Église[67].

La jeunesse autrichienne

L'article rapporte que l'Autriche, suivant l'exemple de l'Italie et de l'Allemagne, met l'accent sur l'éducation militaire de sa jeunesse. Il est mentionné que 1 800 étudiants ont été formés par des officiers de l'armée régulière, illustrant ainsi l'influence croissante des régimes fascistes sur les politiques éducatives en Europe[68].

Département des abattoirs

Que deviendra-t-il des pacifistes ?

L'article prédit que les objecteurs de conscience, qualifiés de « pacifistes », seront probablement fusillés ou traités avec une sévérité accrue en cas de nouvelle guerre, contrairement à leur sort durant la Première Guerre mondiale. Il décrit un scénario où ces individus, malgré leurs convictions, seront soumis à une « inquisition militaire » impitoyable, victimes à la fois des ennemis et de leurs propres compatriotes rendus fous par la guerre. La publication souligne que les véritables pacifistes d'aujourd'hui sont les héritiers de ceux qui ont résisté à la guerre en 1914-1918, mais que leur mouvement est menacé par l'intolérance croissante des gouvernements. Elle met en garde contre les « faux pacifistes » qui se joignent à leur cause sans réelle conviction, tout en rappelant que les véritables résistants à la guerre ont toujours suscité l'admiration[69].

Les nouveaux chars de l'armée

Cette note décrit les nouveaux chars de l'armée américaine comme les plus puissants au monde, capables d'atteindre 50 miles à l'heure et de traverser des terrains accidentés. Ces véhicules sont équipés de mitrailleuses à l'avant et d'une tourelle pivotante à l'arrière, conçus pour des opérations militaires offensives. La publication utilise un ton ironique en évoquant leur utilité pour les « écoliers du dimanche et les missionnaires auprès des païens »[70].

La guerre impopulaire en Amérique

L'article souligne l'impopularité de la guerre aux États-Unis en citant le faible nombre de volontaires lors de la déclaration de guerre en 1917, malgré cinq mois de propagande intensive par les médias influents pour promouvoir la cause des Alliés. Seuls 86 000 Américains se sont enrôlés comme volontaires durant le premier mois, illustrant le peu d'enthousiasme de la population pour le conflit[71].

« Pourquoi votre pays est en guerre »

Cette brève note s'interroge sur le sort des exemplaires du livre Why Your Country Is at War écrit par le congressiste Charles A. Lindbergh, Sr., saisi par le gouvernement en 1917 ou 1918. Elle établit un contraste ironique entre la censure de cet ouvrage critique envers la guerre et les honneurs ultérieurement décernés à son fils, Charles Lindbergh, pour son vol New York-Paris en 1927, suggérant une incohérence dans les priorités du gouvernement américain[72].

Les 56 qui se sont opposés à la guerre

L'article cite une déclaration du représentant Herbert S. Bigelow, faite lors du vingtième anniversaire de l'entrée en guerre des États-Unis contre l'Allemagne. Bigelow rend hommage aux six sénateurs et cinquante représentants qui ont osé s'opposer à la guerre, affirmant que l'histoire leur accordera l'immortalité. Il exprime un sentiment de repentir pour ceux qui ont été emportés par le courant belliciste, soulignant le courage de ceux qui ont résisté à la pression collective[73].

Les engins les plus meurtriers de l'air

L'article décrit les nouveaux bombardiers quadrimoteurs construits pour l'armée américaine, présentés comme les engins aériens les plus meurtriers jamais conçus. Capables de voler à 290 miles à l'heure sur une distance de 3 000 miles sans escale, ces avions surpassent tous les modèles précédents en termes de capacité de transport de bombes, de vitesse et d'autonomie. La publication souligne leur potentiel destructeur dans le contexte des préparatifs militaires mondiaux[74].

Quel est ce pays ?

Cette note cite Harry Emerson Fosdick pour illustrer l'augmentation spectaculaire des dépenses militaires des États-Unis entre 1890 et 1931. Les dépenses pour l'armée sont passées de 36,5 millions de dollars à 351 millions, tandis que celles pour la marine ont bondi de 21 millions à plus de 380 millions de dollars. Ces chiffres sont présentés comme une preuve de la militarisation croissante du pays[75].

200 000 nazis en uniforme dans 42 États

L'article rapporte que Fritz Kuhn, président national de l'Amerika-Deutscher Volksbund, prétend diriger 200 000 nazis en uniforme répartis dans 80 unités locales à travers 42 États américains. Bien que Kuhn se déclare « bon Américain », la publication suggère qu'il cache ses véritables intentions, soulignant la présence inquiétante de groupes fascistes sur le sol américain[76].

Quand la patrouille s'est arrêtée

Cette anecdote humoristique relate un incident survenu à Laurinburg, en Caroline du Nord, où des responsables religieux avaient demandé à la police de surveiller un virage dangereux près d'une église. Les trois premiers contrevenants arrêtés pour excès de vitesse étaient respectivement un prédicateur, un juge de comté et un diacre, illustrant l'hypocrisie et les contradictions morales au sein des institutions locales[77].

« Les libres et les braves »

Cet article célèbre le courage des individus qui défendent leurs convictions, en opposition aux lâches et aux opportunistes. Il rend hommage aux prophètes bibliques et aux disciples de Jésus qui ont résisté aux pouvoirs tyranniques, tout en critiquant les « mollassons » qui fuient les responsabilités. La publication applique cette réflexion au cas des enfants Ludke, exclus de leur école à Oxon Hill (Maryland) pour avoir refusé de saluer le drapeau, les présentant comme des exemples de courage face à l'intolérance des autorités scolaires. Ces dernières, motivées par la peur des critiques et des pressions des groupes patriotiques comme l'American Legion, sont décrites comme manquant de fermeté et de principes[78].

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Médaille de cuir de la honte décernée aux responsables éducatifs du comté de Prince George pour leur soumission aux pressions fascistes.

Les responsables éducatifs du comté de Prince George, y compris le directeur d'école, le surintendant et les membres des conseils scolaires, sont sévèrement critiqués pour leur manque de courage. Malgré leur connaissance des principes juridiques et des droits constitutionnels, ils ont refusé de réintégrer les enfants Ludke, même après une décision de justice fédérale en leur faveur. Leur attitude est présentée comme un exemple de lâcheté et d'opportunisme, cherchant à éviter les critiques plutôt qu'à défendre la justice. La publication souligne que leur décision a suscité une vague de critiques dans la presse nationale, les exposant comme des individus dépourvus de la « trempe » nécessaire pour incarner une véritable virilité[79].

La réponse

Cette section reproduit une lettre adressée par A. A. Ludke, père des enfants exclus, aux responsables éducatifs du comté de Prince George. Ludke dénonce leur refus de réintégrer ses enfants malgré une décision de justice fédérale et leur mépris pour les principes légaux. Il annonce la fermeture de l'école privée qui accueillait ses enfants, faute de moyens financiers pour la maintenir, et rejette la responsabilité de leur éducation sur les autorités scolaires. Ludke exprime son indignation face à la situation humiliante dans laquelle il a été placé, refusant de continuer à dépendre de l'aide de ses amis pour assurer l'instruction de ses enfants[80].

La réponse des responsables scolaires, représentés par O. W. Phair, est citée brièvement. Phair exprime son désir d'« oublier toute cette affaire », mais la publication ironise sur leur incapacité à échapper aux conséquences de leurs actes, soulignant leur manque de courage et leur soumission aux pressions fascistes. Une illustration accompagne cette section, représentant une « médaille de cuir de la honte » attribuée aux responsables éducatifs pour leur lâcheté[81].

Avec des excuses à la souris

La rubrique s'ouvre sur une référence au poème de Robert Burns, « Wee, sleekit, couard, craintif petit animal, / Oh ! quelle panique dans ton petit cœur ! », pour décrire l'état de peur des éducateurs américains face à la question du salut au drapeau dans les écoles publiques. La publication critique leur hésitation à appliquer les lois sur l'absentéisme scolaire par crainte des réactions de la presse, tout en maintenant avec zèle l'obligation de saluer le drapeau. Elle souligne l'injustice et l'intolérance engendrées par cette pratique dans le comté de Prince George (Maryland), où les responsables éducatifs sont décrits comme faibles et efféminés, incapables de leadership. Le texte conclut que si les citoyens manquent de courage pour écarter ces dirigeants, ils doivent assumer les conséquences de leur inaction, rappelant que cette communauté, située près de la capitale nationale, ne mérite pas le titre de « patrie des libres et des braves »[82].

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Illustration accompagnant la rubrique "Avec des excuses à la souris", représentant une souris apeurée.

Mines d'or diverses et variées

C'est une honte

L'article relate l'agression du « Révérend » John S. Rojek, vicaire de l'église catholique Saint-Antoine de Toledo (Ohio), alors qu'il rentrait d'une messe de minuit. Après avoir collecté 800 dollars auprès des fidèles, il a été attaqué par deux malfaiteurs qui lui ont volé la somme. La publication qualifie cet incident de « honte » et souligne l'ironie de la situation, où un prêtre se fait dérober l'argent destiné à l'Église[83].

Les pièces de monnaie à douze côtés

L'article explique pourquoi les nouvelles pièces britanniques de trois pence (« threepence ») sont dodécagonales plutôt que rondes. Cette modification a été introduite pour empêcher leur utilisation frauduleuse dans les compteurs à gaz à fente, une pratique qui coûtait des milliers de livres aux compagnies gazières. La forme polygonale rend impossible leur insertion dans ces appareils[84].

Comme il était de leur droit

La publication mentionne que la Aluminum Company of America a publié une publicité pleine page dans le périodique catholique Our Sunday Visitor. Ce choix est présenté comme un exercice légitime de leur droit commercial, sans commentaire supplémentaire sur le contenu ou les motivations de cette insertion[85].

Vatican

L'esprit véritable de la hiérarchie

L'article cite un sermon du jésuite « Révérend Père » Oldra, prononcé à Turin en 1927, dans lequel il justifie l'usage de la peine de mort contre les hérétiques. Selon lui, lorsque la persuasion et les sanctions spirituelles échouent, l'Église et l'État catholique ont le droit et le devoir d'éliminer les dissidents pour protéger l'ordre public et la paix des consciences chrétiennes. Il évoque les hérésies passées (Cathares, Vaudois, Albigeois, Luthériens, Anglicans) comme des fléaux ayant causé des guerres dévastatrices, comme la guerre de Trente Ans, et affirme que les hérétiques sont pires que les criminels les plus dangereux[86].

Encore un bébé Jésus

La publication critique la représentation fréquente de Jésus-Christ sous les traits d'un nourrisson dans les bras de sa mère, alors qu'il est mort à l'âge adulte. Elle reproduit un récit publicitaire du « Très Révérend Père » Provincial de Louisville (Kentucky), racontant comment saint François d'Assise aurait vu l'Enfant Jésus apparaître dans une crèche lors d'une messe de Noël en 1223. Ce récit est présenté comme une preuve de l'infantilisation persistante de la figure du Christ par la hiérarchie catholique[87].

Numida meleagris

Un témoignage anonyme relate une scène observée dans une épicerie, où un prêtre en soutane et coiffe religieuse parcourait les rayons en récitant des prières tout en manipulant des boîtes de conserve. Le comportement étrange du religieux, comparé au caquètement d'une pintade effrayée, est décrit avec ironie. L'auteur souligne l'incompréhension des employés face à cette scène, avant qu'un commis n'identifie l'homme comme un prêtre[88].

Pierre serait sûrement surpris

L'article souligne les contradictions entre les origines chrétiennes revendiquées par l'Église catholique et son recours à des symboles païens. Il note que la basilique Saint-Pierre de Rome, construite sur le tombeau supposé de l'apôtre Pierre, possède un dôme inspiré de celui du Panthéon romain, temple dédié aux dieux païens. De plus, la place Saint-Pierre est centrée sur un obélisque égyptien provenant du temple du Soleil à Héliopolis. La publication suggère que Pierre serait surpris de voir son nom associé à ces vestiges de religions polythéistes[89].

Elle savait que son âme était avec Dieu

L'article rapporte un procès intenté contre un prêtre pour avoir enterré en mer le corps d'Elizabeth Ann Ahearn, au lieu de l'inhumer en « terre consacrée ». Le litige, portant sur une demande de 100 000 dollars de dommages, a été rejeté après que le prêtre a témoigné savoir que « l'âme de Mlle Ahearn était avec Dieu ». La publication ironise sur cette affirmation, suggérant que le prêtre possédait une connaissance surnaturelle de l'au-delà[90].

Nouvelle-Angleterre

L'amour ne peut être contraint

La publication cite Laurance H. Hart, éducateur de Cambridge (Massachusetts), qui s'oppose aux serments d'allégeance imposés aux enseignants. Selon lui, l'amour pour une personne ou un pays ne peut être forcé, et les serments contraints sont inefficaces, car les individus dangereux les signeront avec hypocrisie, tandis que les consciencieux résisteront. Hart affirme que les enseignants font déjà preuve de plus de patriotisme que ne le refléterait un simple serment, et que ces mesures sont promues par des groupes minoritaires plutôt que par le grand public[91].

Merci pour l'indication

Une lectrice catholique anonyme de Danbury (Connecticut) écrit que les livres de Juge Rutherford finissent systématiquement dans son incinérateur. La publication la remercie pour cette confidence, tout en regrettant qu'elle n'ait pas eu le courage de signer sa lettre. Elle souligne l'hypocrisie de ceux qui prédisent le châtiment divin pour les autres tout en refusant de s'identifier, citant les paroles de Jésus sur la haine de la lumière par les « auto-illusionnés »[92].

Pour les hommes seulement

Un témoignage relate une escroquerie commise par un prêtre catholique à Montréal, qui a extorqué 100 dollars à une famille endeuillée pour une messe dite en l'honneur de leur mère défunte. Le prêtre a exigé que les femmes ne soient pas présentes, prétextant que leurs pleurs le dérangeaient, alors qu'il consommait du vin aux frais de la famille. La publication dénonce cette exploitation financière des fidèles[93].

Dieu avant le drapeau

L'article encourage les personnes d'autres confessions à consulter leurs conseillers spirituels pour savoir si Dieu doit primer sur le drapeau. Il suggère que si davantage de gens plaçaient les enseignements religieux au-dessus du patriotisme, le monde connaîtrait moins de formalisme dans le salut au drapeau et plus de considération pour autrui. Cette réflexion est présentée comme un moyen d'éviter les guerres et d'améliorer la société, citant en exemple un éditorial du Waterbury Republican[94].

Serments pour les journaux

William McAndrew, éditeur new-yorkais d'une publication éducative, ridiculise l'idée d'imposer un serment d'allégeance hebdomadaire aux enseignants lors d'une conférence devant 6 000 d'entre eux dans le Massachusetts. Il souligne que les journaux, les ministres du culte et les écrivains enseignent autant que les professeurs, sans être soumis à de telles obligations. Selon lui, cette mesure a été imposée par des groupes minoritaires et non par le public, et les enseignants font déjà preuve de plus de patriotisme que ne le refléterait un serment[95].

Le corbeau dressé de South Harwich

L'article relate l'histoire d'un corbeau dressé à South Harwich (Massachusetts), qui s'amuse à retirer les pinces à linge des cordes à linge les jours de lessive, faisant tomber les vêtements au sol. Ce comportement est présenté comme un divertissement pour l'oiseau[96].

Mergatich a trouvé la caisse enregistreuse

À New Haven (Connecticut), Alexander Mergatich tente de voler une caisse enregistreuse dans un commerce, mais l'appareil, trop lourd, lui tombe dessus et le laisse inconscient. Alertée par le bruit, la police l'arrête. La publication conclut ironiquement qu'il est préférable d'éviter de « flirter » avec les caisses enregistreuses, surtout la nuit[97].

Divertissements pour les contribuables

Le « Révérend » James A. Coyle, curé de l'église catholique Saint-Patrick de Falmouth (Massachusetts), est nommé policier spécial dans la police locale. La publication ironise sur cette nomination, suggérant que les prêtres de toutes les dénominations pourraient désormais briguer des postes rémunérés par les municipalités, au grand dam des contribuables[98].

Ce que la civilisation affronte

La publication aborde les défis auxquels la civilisation est confrontée, notamment la montée de la cruauté organisée et scientifique, illustrée par des exemples contemporains comme les actions du régime nazi en Allemagne. Elle souligne que cette violence systématique, ciblant délibérément des populations civiles, représente une régression morale bien plus grave que les actes de barbarie non planifiés des époques antérieures. La rupture des traités internationaux et la perversion du langage politique sont également dénoncées, avec des termes comme « non-intervention » ou « neutralité » vidés de leur sens par des pratiques agressives, comme l'invasion japonaise en Chine justifiée par des prétextes fallacieux[99].

Un autre thème central est l'effondrement du système économique mondial, incapable de répondre aux besoins fondamentaux de l'humanité. La publication cite les prophètes bibliques pour illustrer les conséquences de l'injustice sociale, tout en critiquant les institutions religieuses établies, accusées de soutenir les structures oppressives plutôt que de défendre les opprimés. Le texte mentionne notamment le Dr Harry F. Ward, qui dénonce l'alliance entre la religion institutionnelle et les forces réactionnaires[100].

Un patriote : J.P. Morgan

Cet article met en lumière les contradictions du financier J.P. Morgan, dont la maison bancaire a joué un rôle clé dans l'entrée des États-Unis dans la Première Guerre mondiale, selon les mémoires de Gabriel Hanotaux, ministre français des Affaires étrangères. Malgré son influence, Morgan n'a payé aucun impôt sur le revenu en 1930 et 1931, invoquant une logique cynique : « Vous ne faites que ce à quoi la loi vous oblige ; car ce n'est jamais un plaisir pour quiconque de payer des impôts ». La publication interroge ironiquement le « plaisir » qu'il aurait pu éprouver à contribuer au financement de la guerre, soulignant ainsi l'hypocrisie des élites économiques[101].

Un magazine religieux ridiculise le Créateur

L'article rapporte une critique acerbe publiée dans le magazine épiscopalien The Churchman à l'encontre du livre I, Yahweh. Ce dernier est présenté comme une œuvre « brillante » qui identifie Jéhovah au diable, une référence à la légende selon laquelle Martin Luther aurait jeté un encrier contre Satan. La publication des Étudiants de la Bible s'indigne de cette interprétation, la qualifiant de « perversion de la vérité », et souligne l'audace d'un magazine religieux osant ridiculiser le Dieu de la Bible[102].

Quatre postes trop risqués pour Boland

Le texte relate la démission du prêtre John P. Boland de ses deux paroisses à Buffalo, ainsi que de ses fonctions au sein du National Labor Relations Board et du New York State Labor Board. Boland, décrit comme un « Révérend Père », aurait choisi de se consacrer entièrement à la hiérarchie catholique, avec l'approbation de l'évêque John A. Duffy. La publication interprète cette décision comme une reconnaissance implicite des conflits d'intérêts entre ses engagements religieux et ses responsabilités administratives[103].

Le projet de logement de Williamsburgh

Cet article décrit un projet de rénovation urbaine à Williamsburgh, Brooklyn, où 25 acres de taudis sont remplacés par des logements modernes pour 5 000 personnes. Les nouveaux appartements, allant de deux à cinq pièces, sont loués à un tarif abordable de 6,07 dollars par mois et par pièce. Plus de 9 000 familles ont immédiatement postulé pour les 1 463 logements disponibles, illustrant l'ampleur des besoins en logement social à New York[104].

Personnes disparues

La publication cite des statistiques du département de police de New York, révélant que seulement deux tiers de 1 % des personnes disparues signalées depuis 1918 n'ont pas été retrouvées ou restent sans explication. Ce chiffre est présenté comme une preuve de l'efficacité des services de police dans la résolution des disparitions[105].

Lettre d'un voyageur de commerce

Un représentant de commerce, W.L. Scott, partage ses observations sur la crise économique dans le Sud des États-Unis. Il décrit une situation désastreuse : les usines de coton fonctionnent seulement deux ou trois jours par semaine, les mines de charbon sont en grande partie fermées, et des familles entières fouillent les poubelles pour se nourrir. Les suicides, souvent maquillés en « crises cardiaques » par les journaux, sont en hausse, tandis que la confiance dans les institutions s'effondre. Scott note également que 50 % des commerçants ont perdu tout crédit, et que de nombreux vendeurs ambulants, y compris d'anciens ministres du culte, tentent de survivre en vendant des marchandises.

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Illustration accompagnant la lettre du voyageur de commerce, montrant des scènes de pauvreté dans le Sud des États-Unis.

La lettre souligne un désintérêt croissant pour les églises et les prédicateurs, tandis que le juge Rutherford et le président Roosevelt sont les figures les plus discutées. Scott conclut en affirmant que 75 % des Américains ne se soucient plus des institutions religieuses, et que le message de Rutherford gagne en popularité malgré les critiques[106].

La rédaction ajoute une note éditoriale comparant la démarche de Scott à celle du prophète Jonas, qui a finalement choisi de prêcher à Ninive plutôt que de fuir vers Tarsis. Elle suggère que Scott, en décrivant la misère et en pointant vers la solution divine, accomplit un travail similaire à celui des Témoins de Jéhovah[107].

L'Extrême-Ouest : Pionnier en Alaska

Frank Day, un missionnaire actif en Alaska depuis six ans, décrit les défis et les opportunités de son travail dans cette région isolée. Il souligne que l'Alaska possède l'un des taux de possession de livres par habitant les plus élevés au monde, et que la majorité des habitants, y compris les autochtones, apprécient les publications des Étudiants de la Bible. Cependant, peu de personnes s'engagent activement dans l'œuvre de prédication, malgré leur intérêt pour le message.

Day mentionne que seulement deux ou trois personnes participent régulièrement au Mémorial, et que la plupart des autochtones refusent de s'impliquer dans l'évangélisation. Il note également que les autochtones croient en Dieu et sont réceptifs aux conférences et aux phonographes diffusant des enregistrements des discours de Rutherford. Malgré les difficultés logistiques, comme des dépenses mensuelles pouvant atteindre 300 dollars pour distribuer la littérature, Day exprime sa conviction que le travail accompli en Alaska contribue à dissiper les mensonges et à répandre la vérité[108].

Le Montana, un bon État

L'article met en avant la position de l'attorney général du Montana, Harrison J. Freebourn, qui s'est opposé à une campagne de vaccination obligatoire pour 10 000 enfants, malgré une épidémie de varicelle ou de variole. Freebourn argue que la vaccination, en plus d'être controversée, peut causer des dommages permanents, comme des cas de paralysie. Il souligne également que la vaccination ne garantit pas une protection contre la variole, et que de nombreux cas de contamination surviennent malgré la vaccination. Cette prise de position est présentée comme un exemple de résistance aux mesures sanitaires coercitives[109].

Publicité contre le Royaume

La publication dénonce Theodore A. Smith, un individu de Sedro-Woolley, Washington, qui a publié des annonces dans les journaux Bellingham Herald et Vancouver Province pour se distancier des Témoins de Jéhovah. Smith affirme ne pas vouloir être associé à l'organisation de Joseph Rutherford, ni partager ses idées. La rédaction interprète cette démarche comme une tentative de se « désolidariser du royaume de Dieu », et y voit un prix élevé à payer pour une publicité éphémère. Elle conclut que Smith, en rejetant le message des Témoins, s'exclut lui-même de la communauté des croyants[110].

Comment être pieux

L'article critique un article du journal The Register de Denver, qui détaille les exceptions permettant de rompre un jeûne sans commettre de péché. Parmi ces exceptions figurent la mastication de tabac, l'ingestion de sang provenant des gencives, ou encore l'avalement accidentel de restes de nourriture, de gargarismes, ou même d'insectes. La publication des Étudiants de la Bible ironise sur cette obsession des détails, soulignant que de telles préoccupations n'ont aucune base biblique et relèvent d'une « comédie » sans rapport avec la piété authentique[111].

Les cerfs aiment la musique

Un habitant de Lake Chelan, dans l'État de Washington, rapporte que 143 cerfs se sont approchés de sa cabane pour écouter de la musique diffusée par sa radio. Encouragé par cette réaction, il a installé un haut-parleur pour permettre à un plus grand nombre de cerfs d'en profiter. Cette anecdote est présentée comme une illustration de l'amour des animaux pour la musique[112].

Les appétits des chiens de l'Oregon

Un observateur de l'Oregon note que les chiens de cet État consomment une variété de fruits et de noix, tels que des pommes, des poires, des framboises, des fraises, des noix et des noisettes. Il suggère que ces animaux pourraient être en train de devenir végétariens, une hypothèse présentée comme une curiosité locale[113].

Par sentiers, ruisseaux et jardins : Signes du printemps

Ce texte poétique, signé par une contributrice anonyme, décrit les premiers signes du printemps à travers les yeux de deux enfants, Jane et Buddy. Ils observent le retour des rouge-gorges, l'éclosion des bourgeons sur les arbres, et les changements subtils dans la nature, comme les fleurs rouges des ormes ou les feuilles collantes des marronniers. L'histoire met en scène une chute de Buddy, qui se blesse légèrement en tombant d'un cerisier, et une exploration des arbres en fleurs, illustrant la beauté et la fragilité de la saison naissante[114].

Commentaire britannique : Hérésie

Sous la plume de J. Hemery, ce commentaire londonien répond aux accusations d'hérésie portées par un vicaire anglican contre les publications des Témoins de Jéhovah. Le vicaire, Harris, reproche aux livres des Témoins de nier la Trinité, l'immortalité de l'âme et le sacrifice de la pénitence. Hemery rétorque que ces doctrines, absentes de la Bible, sont en réalité des inventions humaines, et que ce sont les clercs qui devraient être qualifiés d'hérétiques pour les enseigner.

Le texte rappelle que les mêmes accusations d'hérésie étaient portées contre l'apôtre Paul par les pharisiens, que Jésus avait lui-même dénoncés comme des hypocrites. Hemery souligne que les Témoins de Jéhovah, en proclamant la vérité sur le Royaume de Dieu, s'inscrivent dans la lignée des prophètes bibliques, tandis que les clercs modernes, en défendant des dogmes comme la Trinité ou l'enfer, perpétuent les erreurs des organisations religieuses corrompues. Il conclut en notant que certains opposants aux religions établies, tout en critiquant leurs pratiques, continuent de soutenir leurs doctrines erronées, comme la Trinité ou le châtiment éternel[115].

La fabrication des évêques

La rubrique aborde les mécanismes de nomination des évêques au sein de l'Église d'Angleterre, soulignant les tensions entre pouvoir politique et religieux. Le texte critique le fait que le Premier ministre, même non croyant ou unitarien, détienne le pouvoir de nommer les évêques, une prérogative perçue comme une compromission politique plutôt que spirituelle. Lord Hugh Cecil, un ecclésiastique anglican, est cité pour son opposition à cette pratique, qu'il juge incompatible avec les principes de l'Église. La publication souligne que cette dépendance à l'État expose l'Église à des influences séculières, éloignées des enseignements bibliques, et compare cette situation à la corruption des institutions religieuses au temps de Jésus[116].

Le processus de sélection des évêques est décrit comme un système humain, où les candidats progressent par des études universitaires, des examens et des influences politiques, plutôt que par une vocation divine. La publication affirme que cette méthode contredit les prétentions d'« apostolicité » de l'Église, car elle repose sur des critères mondains plutôt que sur une reconnaissance spirituelle. Elle conclut que cette pratique reflète l'hypocrisie des institutions religieuses établies, qui privilégient le pouvoir temporel au détriment de la vérité biblique[117].

Les méthodistes

Cet article examine le bicentenaire de la conversion de John Wesley, fondateur du méthodisme, célébré par les méthodistes du monde entier. La publication reconnaît l'impact de Wesley, dont le réveil religieux a marqué l'histoire du christianisme, mais rejette toute comparaison entre sa conversion et celle de l'apôtre Paul. Selon le texte, Wesley a été inspiré par des missionnaires moraves, qui lui ont révélé des vérités bibliques qu'il ignorait, tandis que Paul a été directement choisi par Jésus pour être son messager auprès des Gentils, comme le rapporte le livre des Actes 9:15[118].

La publication critique également l'évolution du méthodisme, qui, après la mort de Wesley, s'est institutionnalisé en une « Église » structurée, éloignée de l'idéal initial de son fondateur. Wesley, qui est resté clerc de l'Église d'Angleterre jusqu'à sa mort, n'avait pas l'intention de créer une nouvelle dénomination, mais plutôt de revitaliser l'Église existante. Le texte souligne que les méthodistes contemporains, en célébrant Wesley comme un « Paul des temps modernes », déforment son héritage et ignorent les véritables enseignements bibliques, notamment ceux concernant le Royaume de Dieu et le jugement dernier[119].

Divers

Cette section regroupe plusieurs brèves illustrant des thèmes variés, souvent teintés de critiques sociales ou religieuses.

Un premier article relate un vol de nuit entre Édimbourg et Londres, effectué en 48 minutes par un bombardier de la Royal Air Force, établissant un record de vitesse pour un avion terrestre. La publication souligne l'urgence avec laquelle la Grande-Bretagne prépare sa défense, sans toutefois mentionner explicitement une volonté offensive[120].

Un second article raconte l'histoire d'un bouc et d'un lévrier sauvés d'un tas de foin après une tempête. Le texte utilise cet épisode pour illustrer la parabole biblique des brebis et des boucs, où les « brebis » (symbolisant les personnes de bonne volonté) aident leurs semblables, tandis que les « boucs » (représentant les opposants à la vérité) adoptent une attitude hostile. La publication lie cet exemple à l'œuvre des Témoins de Jéhovah, qui avertissent les nations de l'imminence d'Armageddon et appellent à se ranger du côté de Dieu. Elle mentionne le livre Ennemis (*Enemies*), distribué mondialement, qui développe cette interprétation[121].

Enfin, un troisième article ironise sur un prêtre anglican qui a béni les eaux et les filets de pêche au début de la saison de pêche au saumon, omettant de bénir les pêcheurs eux-mêmes. La publication critique cette pratique, la qualifiant de présomptueuse et de trompeuse, car seul Jéhovah aurait le pouvoir de bénir véritablement. Elle compare cet acte à la consécration des évêques, où l'archevêque impose les mains sur les candidats, une cérémonie jugée tout aussi vaine et hypocrite[122].

Sève d'érable — Illustration de couverture

Cette rubrique décrit le processus de récolte de la sève d'érable, utilisée pour produire du sucre, en mettant en avant les caractéristiques botaniques et économiques de cet arbre. Le texte souligne que les érables à sucre (*Acer saccharinum*), pouvant atteindre jusqu'à trente mètres de hauteur, sont particulièrement prisés pour leur bois blanc, utilisé en ébénisterie et dans la construction de wagons. La sève, extraite principalement lors des nuits de dégel suivies de journées froides, est transformée en sucre après évaporation[123].

La publication note que la production de sucre d'érable, bien que limitée par rapport à la demande, reste importante aux États-Unis et au Canada. Elle critique cependant les méthodes modernes de raffinage, qui altèrent la qualité du produit, et mentionne la prolifération de succédanés contenant peu ou pas de véritable sucre d'érable. Le texte célèbre également la beauté des érables, notamment lors de l'automne, où leur feuillage se pare de couleurs flamboyantes[124].

L'illustration de couverture, évoquée dans le titre, représente un coucher de soleil dans une « sugarbush » (une érablière exploitée pour la production de sirop), bien qu'aucune image ne soit disponible pour cette page dans la présente tranche.

Offre promotionnelle pour les publications

La dernière page du numéro est consacrée à une offre promotionnelle visant à diffuser les publications de la Société Watch Tower. L'annonce met en avant le livre Ennemis[note 1] ((en)) de Joseph F. Rutherford, présenté comme une œuvre récente de 384 pages reliée en toile[125]. Ce livre est proposé dans le cadre d'une campagne mondiale de distribution, qui débute le 9 avril et se poursuit jusqu'au 30 juin 1938.

L'offre combine plusieurs éléments pour encourager les lecteurs à s'engager dans cette campagne. Pour un dollar (ou 1,25 dollar en dehors des États-Unis), les souscripteurs reçoivent un abonnement d'un an à la revue Consolation (publiée toutes les deux semaines), le livre Ennemis, ainsi qu'une brochure intitulée Le Remède[note 2] ((en)), dont le premier tirage en anglais atteint dix millions d'exemplaires[126]. Cette brochure est présentée comme un outil essentiel pour diffuser les enseignements de l'organisation. Les personnes déjà abonnées à Consolation sont invitées à participer activement à cette campagne en remplissant un coupon pour obtenir des exemplaires supplémentaires de Ennemis et Le Remède, ainsi que des informations détaillées sur les modalités de distribution.

Un coupon détachable est inclus en bas de page, permettant aux lecteurs de commander les publications et de s'engager dans la campagne. Il propose deux options : la première permet de recevoir Ennemis, Le Remède et la revue Consolation pour un usage personnel, tandis que la seconde est destinée à ceux qui souhaitent participer activement à la distribution des publications. Cette seconde option inclut la commande de 40 exemplaires de Le Remède, 2 exemplaires de Ennemis et un exemplaire du livre Richesses[note 3] ((en)), pour un dollar versé en soutien à l'œuvre de diffusion[127]. Les participants sont invités à fournir leurs coordonnées complètes (nom, adresse, ville, État ou comté) pour faciliter l'envoi des documents.

Analyse

Croyances

La doctrine de la résurrection occupe une place prépondérante dans ce numéro, avec un développement théologique qui articule mémoire divine et restauration individuelle. La publication posit que Jéhovah conserve l'intégralité de l'identité de chaque personne défunte — pensées, expériences, traits de caractère — de manière infaillible, ce qui rend possible une résurrection fidèle à la vie passée du défunt.[128] Pour illustrer ce concept, le numéro mobilise une analogie technologique contemporaine — un dispositif photographique et cinématographique capable d'enregistrer la croissance d'une plante — en suggérant que les moyens divins surpassent infiniment toute technique humaine.[129] Cette analogie appartient à un registre apologétique propre aux publications Watch Tower de la période : rationaliser une doctrine biblique en termes accessibles à un lectorat familier des innovations techniques, sans pour autant faire de la mémoire divine une simple métaphore mécanique. La résurrection, dans cet enseignement, repose sur Jean 5:28-29 pour affirmer que les morts n'existent que dans le souvenir de Dieu, et non dans un état conscient, ce qui implique le rejet implicite de l'immortalité de l'âme : si les défunts étaient conscients, la mémoire divine ne serait pas le fondement de leur retour à la vie.[130] La doctrine des étudiants de la Bible soutient depuis Russell que l'âme n'est pas immortelle par nature, contrairement à l'enseignement catholique et protestant traditionnel. Le wiki de ce site confirme que la résurrection terrestre est progressive et distincte de la résurrection céleste réservée aux 144 000, et que certains individus en sont définitivement exclus — ce que le numéro confirme en précisant que ceux qui rejettent délibérément la justice divine seront effacés de la mémoire de Jéhovah.[131]

Le rejet de la Trinité, de l'immortalité de l'âme et du purgatoire est formulé explicitement dans le commentaire britannique signé J. Hemery, qui répond aux accusations d'hérésie d'un vicaire anglican.[132] Hemery retourne l'accusation en affirmant que ces trois dogmes sont absents de la Bible et constituent eux-mêmes des innovations humaines, plaçant ainsi le clergé dans la position des véritables hérétiques. Cette posture est constante dans l'enseignement de l'organisation depuis la rupture de Russell avec la doctrine trinitaire au tournant des années 1880 : la page du présent wiki sur la Trinité rappelle que ce n'est qu'à la rupture avec John H. Paton en 1882 que la revue de Russell critiqua ouvertement cette doctrine.[133] En 1938, le numéro ne fait donc que reconduire une position doctrinale déjà ancienne, mais l'ancre dans un contexte polémique précis — la contestation publique d'un clergé anglican — ce qui lui donne une dimension apologétique directement adressée au lectorat britannique.

Le schème interprétatif Satan-institutions religieuses traverse l'ensemble du numéro et lui confère sa cohérence théologique d'ensemble. La rubrique « Vos questions répondues » pose explicitement que le Vatican et les nazis collaborent sous l'impulsion de Satan, en référence à Jean 8:44, et que cette alliance vise à persécuter ceux qui proclament la vérité biblique — les Témoins de Jéhovah étant désignés comme la cible principale de cette coalition satanique.[134] La destruction imminente de ces organisations sataniques lors d'Armageddon constitue la résolution attendue de ce conflit. Ce cadre eschatologique dualiste est constant dans la littérature Watch Tower des années Rutherford : identifier les institutions religieuses établies à l'organisation de Satan permet à la fois de légitimer la critique de l'Église catholique, de l'anglicanisme, des méthodistes et de l'ensemble du clergé que le numéro soumet à une critique systématique, et de conférer à la persécution subie par les Témoins une valeur de signe des derniers temps. La censure en Rhodésie du Sud, la loi du cadenas au Québec, les persécutions en Hongrie, les atteintes aux libertés en Autriche, sont ainsi relues non comme des événements politiques contingents mais comme autant de manifestations de l'opposition satanique à l'œuvre du Royaume.[135]

La question du salut au drapeau constitue le quatrième pôle doctrinal de ce numéro, articulant une éthique théologique de la primauté de Dieu sur les États. Le cas des enfants Ludke, exclus de leur école du Maryland pour refus du salut au drapeau, est traité non comme une affaire civile ordinaire mais comme un témoignage de fidélité à Dieu contre les pressions idolâtriques de l'État.[136] La publication fonde ce refus sur la conviction que saluer cérémonieusement un emblème national constitue une forme d'adoration d'une image, en violation de l'interdiction posée par Exode 20:4-6. Des recherches sur la jurisprudence américaine de l'époque confirment que Rutherford avait déclaré dès le 3 juin 1935 que saluer un emblème terrestre en lui attribuant le salut était une infidélité envers Dieu, et que Billy Gobitas, dix ans, avait justifié son refus par cette même logique d'obéissance à Dieu.[137] Ce numéro, publié en mars 1938, s'inscrit donc dans un contexte de généralisation de ce refus à travers les États-Unis, où des expulsions scolaires se multipliaient depuis 1935 dans les mêmes termes théologiques. La publication valorise explicitement ce refus en qualifiant de « lâcheté » l'attitude des responsables éducatifs qui maintiennent l'exclusion sous pression des groupes patriotiques, et de « courage » celle des enfants qui tiennent leur position.[138] Cette valorisation théologique de la résistance à l'État au nom de la primauté de Dieu est cohérente avec l'ensemble de la posture doctrinale du numéro, qui voit dans les États nationaux, leurs symboles et leurs institutions une expression de l'ordre mondial satanique voué à être renversé lors d'Armageddon.

Organisation et histoire

La campagne mondiale de distribution organisée par la Watch Tower Bible and Tract Society, dont ce numéro constitue un support promotionnel direct, illustre la structure centralisée de l'organisation à cette époque. La dernière page du numéro présente un dispositif commercial précisément daté : la campagne débute le 9 avril 1938 et se prolonge jusqu'au 30 juin.[139] Trois titres sont associés à ce dispositif : le livre Enemies (Ennemis) de Joseph Franklin Rutherford, la brochure Cure (Le Remède) dont le premier tirage en anglais atteint dix millions d'exemplaires, et le livre Riches (Richesses).[140] Un coupon détachable structuré en deux options — usage personnel ou participation active à la distribution — matérialise le système de mobilisation des lecteurs en tant qu'agents de diffusion, une pratique caractéristique de l'organisation dans sa phase rutherfordienne.

La dimension judiciaire de l'organisation au Canada transparaît dans les affaires rapportées pour l'Ontario. Le numéro relate le procès en blasphème intenté par le prêtre J. McCann de Coniston contre Howard Macdonald, un Témoin de Jéhovah, pour avoir diffusé des enregistrements du juge Rutherford.[141] Le grand jury ayant rejeté l'accusation, Macdonald reçut une compensation de trois dollars pour les disques détruits par le prêtre. Cette issue favorable illustre la stratégie juridique que l'organisation développait systématiquement pour défendre ses membres devant les tribunaux nord-américains, stratégie qui sera plus tard institutionnalisée sous la direction de Hayden Covington.

La loi du cadenas adoptée au Québec le 24 mars 1937 par le gouvernement de Maurice Duplessis constitue l'arrière-plan législatif direct des développements décrits dans ce numéro concernant la province.[142] Cette loi, dont l'intitulé officiel est Loi protégeant la province contre la propagande communiste, habilitait le procureur général à ordonner la fermeture de tout local utilisé pour diffuser ce que les autorités qualifiaient de propagande communiste, sans définition précise du terme, et sans que l'accusé puisse faire entendre des témoins ni contre-interroger son accusateur.[143] Le numéro du 23 mars 1938 signale explicitement que cette loi, bien que présentée comme anti-communiste, était en pratique dirigée contre les Témoins de Jéhovah, et que les accusations de sédition des cinq années précédentes avaient visé non des communistes mais des membres de l'organisation pour leurs critiques du clergé.[144] Le numéro cite à ce propos J.K. Keith dans le magazine Maclean's, confirmant que la loi servait d'instrument de répression anticléricale plutôt qu'anticommuniste. Le cardinal Villeneuve est nommément désigné comme l'instigateur de la loi, dont la rédaction et l'application effective impliquaient selon la publication le premier ministre Duplessis et un groupe de jésuites.[145]

Les persécutions institutionnelles décrites dans ce numéro concernant la Hongrie témoignent de la situation de l'organisation dans plusieurs États d'Europe centrale à cette époque. Le numéro mentionne des arrestations, des perquisitions dans des domiciles privés, la saisie et la destruction de littérature y compris de Bibles, ainsi que l'arrestation du représentant étranger de la Watch Tower Bible and Tract Society à Budapest, transféré à Kisvarda.[146] Plus d'une centaine de poursuites judiciaires auraient été engagées contre des Témoins hongrois pour distribution de publications bibliques, et des centaines d'entre eux étaient soumis à un contrôle policier limitant leur liberté d'action.[147] La publication souligne avec une précision organisationnelle que les ouvrages visés avaient remporté des prix lors d'expositions à Paris et à Bruxelles et étaient diffusés à des centaines de millions d'exemplaires dans le monde, ce qui illustre l'ampleur internationale que l'organisation revendiquait pour ses publications à cette date. En Rhodésie du Sud, la publication signale l'existence d'un comité de censure mis en place dix-huit mois après le début des activités des Témoins dans la région, et dont la composition — un fils de pasteur, un Irlandais et deux missionnaires — est interprétée par la rédaction comme une réponse directe à la progression de l'organisation parmi les populations autochtones.[148] Le numéro précise que les tribunaux avaient soutenu les droits des Témoins et que les censeurs avaient été publiquement réprimandés, ce qui indique que l'organisation disposait, à cette date, d'une présence suffisante dans le territoire pour engager des recours judiciaires locaux.

Science et médecine

Le numéro du 23 mars 1938 contient deux passages à enjeu idéologique dans le domaine médical : l'un portant sur la théorie des germes et le sérum antidiphtérique, l'autre sur les dangers supposés des ustensiles en aluminium. Dans les deux cas, la revue mobilise un argument sanitaire au service d'une méfiance plus large envers les institutions médicales et scientifiques établies.

Sérum antidiphtérique et remise en cause de la théorie des germes

L'article signé Arthur Trobridge, présenté dans la section consacrée au Brésil, décrit le processus de fabrication du sérum antidiphtérique à l'Institut bactériologique de Butantan, puis affirme qu'il n'existerait aucune preuve scientifique de l'efficacité de ce sérum chez l'homme.[149] Plus grave sur le plan épistémologique, l'auteur soutient que les germes seraient le produit de la maladie et non sa cause, renversant ainsi le fondement même de la bactériologie pasteurienne telle qu'elle était alors universellement acceptée dans le monde scientifique.[150]

Pour appuyer cette thèse, Trobridge cite un accident réel survenu à Bundaberg, en Queensland, en janvier 1928 : sur 21 enfants inoculés le 27 janvier, 18 tombèrent gravement malades dans les 36 heures et 12 moururent.[151] La revue mentionne cet accident en s'appuyant sur The Lancet, ce qui lui confère une apparence de rigueur scientifique.[152] Cependant, une commission royale australienne avait déjà établi dès 1928 que les décès n'étaient pas imputables au vaccin antidiphtérique en tant que tel, mais à une contamination accidentelle du flacon par la bactérie Staphylococcus aureus, consécutive à l'absence d'un conservateur dont l'avertissement de livraison n'avait pas atteint le médecin local, le Dr Ewing Thomson.[153] L'enquête du biologiste Kellaway avait explicitement disculpé la vaccination antidiphtérique dans son principe, et les programmes d'immunisation suspendu temporairement au Queensland et en Nouvelle-Zélande à la suite de l'accident avaient repris par la suite.[154]

Consolation exploite donc un accident iatrogène réel et médiatiquement retentissant — qualifié à l'époque de l'une des plus grandes catastrophes vaccinales connues — pour valider une thèse bien plus radicale : la négation de la théorie microbienne. Ce glissement argumentatif, qui consiste à inférer d'un incident de contamination l'invalidité d'un paradigme scientifique entier, s'inscrit dans la longue méfiance des publications Watch Tower envers la médecine allopathique, attestée de longue date dans L'Âge d'Or sous la direction de Clayton Woodworth.[155] En 1938, la théorie des germes était solidement établie depuis les travaux de Pasteur et de Koch, et sa remise en cause par Trobridge ne correspondait à aucun courant scientifique mainstream de l'époque.

Ustensiles en aluminium et lèvres gercées

La section australienne du numéro recueille le témoignage anonyme d'un lecteur affirmant que ses lèvres gercées et douloureuses ont guéri après qu'il a cessé d'utiliser des ustensiles de cuisine en aluminium, et impute ce matériau à ses troubles.[156] La rédaction ne se contente pas de rapporter ce témoignage individuel : elle généralise en affirmant que des centaines, voire des milliers de souscripteurs dans le monde auraient constaté des améliorations similaires en évitant l'aluminium.[157] La mention, dans la même livraison, d'une publicité pleine page achetée par l'Aluminum Company of America dans le périodique catholique Our Sunday Visitor — signalée sans commentaire apparent mais dans un contexte éditorial hostile à la fois à l'aluminium et à l'Église catholique — souligne le cadre idéologique dans lequel s'inscrit cette campagne.[158]

La campagne anti-aluminium de Consolation est documentée comme récurrente dans les publications Watch Tower des années 1930 ; la page wiki Aluminium de ce wiki en rend compte. En 1938, il n'existait dans la littérature médicale aucune démonstration sérieuse liant l'usage d'ustensiles de cuisine en aluminium à des pathologies cutanées telles que la chéilite. La mécanique argumentative — accumulation de témoignages individuels, absence de protocole, généralisation rapide — reproduit exactement celle que la revue utilisait pour discréditer la vaccination : opposer une rhétorique testimoniale au consensus institutionnel, avec pour effet de renforcer la méfiance des lecteurs envers les industries chimiques et médicales que la publication associait par ailleurs aux organisations sataniques qu'elle combattait.

  1. Consolation du 23 mars 1938, p. 3-4.
  2. Consolation du 23 mars 1938, p. 4.
  3. Consolation du 23 mars 1938, p. 5.
  4. Consolation du 23 mars 1938, p. 5.
  5. Consolation du 23 mars 1938, p. 5.
  6. Consolation du 23 mars 1938, p. 5.
  7. Consolation du 23 mars 1938, p. 6.
  8. Consolation du 23 mars 1938, p. 6.
  9. Consolation du 23 mars 1938, p. 4.
  10. Consolation du 23 mars 1938, p. 4.
  11. Consolation du 23 mars 1938, p. 4.
  12. Consolation du 23 mars 1938, p. 4.
  13. Consolation du 23 mars 1938, p. 4.
  14. Consolation du 23 mars 1938, p. 5.
  15. Consolation du 23 mars 1938, p. 5.
  16. Consolation du 23 mars 1938, p. 5.
  17. Consolation du 23 mars 1938, p. 6.
  18. Consolation du 23 mars 1938, p. 6.
  19. Consolation du 23 mars 1938, p. 6.
  20. Consolation du 23 mars 1938, p. 6.
  21. Consolation du 23 mars 1938, p. 6.
  22. Consolation du 23 mars 1938, p. 7.
  23. Consolation du 23 mars 1938, p. 7.
  24. Consolation du 23 mars 1938, p. 7.
  25. Consolation du 23 mars 1938, p. 7.
  26. Consolation du 23 mars 1938, p. 7.
  27. Consolation du 23 mars 1938, p. 7.
  28. Consolation du 23 mars 1938, p. 7.
  29. Consolation du 23 mars 1938, p. 8.
  30. Consolation du 23 mars 1938, p. 8.
  31. Consolation du 23 mars 1938, p. 8.
  32. Consolation du 23 mars 1938, p. 8.
  33. Consolation du 23 mars 1938, p. 8.
  34. Consolation du 23 mars 1938, p. 8.
  35. Consolation du 23 mars 1938, p. 9.
  36. Consolation du 23 mars 1938, p. 9.
  37. Consolation du 23 mars 1938, p. 9.
  38. Consolation du 23 mars 1938, p. 9.
  39. Consolation du 23 mars 1938, p. 9.
  40. Consolation du 23 mars 1938, p. 12.
  41. Consolation du 23 mars 1938, p. 12.
  42. Consolation du 23 mars 1938, p. 12.
  43. Consolation du 23 mars 1938, p. 12.
  44. Consolation du 23 mars 1938, p. 12.
  45. Consolation du 23 mars 1938, p. 12.
  46. Consolation du 23 mars 1938, p. 12.
  47. Consolation du 23 mars 1938, p. 12.
  48. Consolation du 23 mars 1938, p. 13.
  49. Consolation du 23 mars 1938, p. 13.
  50. Consolation du 23 mars 1938, p. 13.
  51. Consolation du 23 mars 1938, p. 14.
  52. Consolation du 23 mars 1938, p. 14.
  53. Consolation du 23 mars 1938, p. 14.
  54. Consolation du 23 mars 1938, p. 14.
  55. Consolation du 23 mars 1938, p. 14.
  56. Consolation du 23 mars 1938, p. 14.
  57. Consolation du 23 mars 1938, p. 14.
  58. Consolation du 23 mars 1938, p. 14.
  59. Consolation du 23 mars 1938, p. 14.
  60. Consolation du 23 mars 1938, p. 15.
  61. Consolation du 23 mars 1938, p. 15.
  62. Consolation du 23 mars 1938, p. 15.
  63. Consolation du 23 mars 1938, p. 15.
  64. Consolation du 23 mars 1938, p. 15.
  65. Consolation du 23 mars 1938, p. 15.
  66. Consolation du 23 mars 1938, p. 17.
  67. Consolation du 23 mars 1938, p. 17.
  68. Consolation du 23 mars 1938, p. 17.
  69. Consolation du 23 mars 1938, p. 18.
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