États-Unis
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Cette page recense les mentions et informations relatives à États-Unis dans les publications des Témoins de Jéhovah et des étudiants de la Bible indexées sur ce wiki.
Mentions dans les publications (Consolation du 26 juillet 1939)
Une grande convention mondiale des Témoins de Jéhovah s'est tenue à New York, perturbée par des catholiques pro-Coughlin selon le texte.
Les États-Unis constituent le cadre principal du récit historique développé dans cet article, centré sur la persécution judiciaire de Joseph F. Rutherford et de ses associés de la Watch Tower Bible and Tract Society pendant la Première Guerre mondiale. Le texte décrit en détail la conspiration alléguée du clergé catholique et protestant américain contre l'organisation, incluant une conférence de clergymen à Philadelphie en 1917 ayant conduit à une tentative d'amendement de la loi sur l'espionnage visant à soumettre les infractions à des tribunaux militaires avec la peine de mort. Rutherford et sept de ses associés furent arrêtés, jugés dans un contexte de forte agitation patriotique à Brooklyn, reconnus coupables de violation de la loi sur l'espionnage et condamnés à 80 ans de prison, avant d'être libérés sous caution le 29 mars 1919 après neuf mois d'incarcération à la prison fédérale d'Atlanta. Le texte accuse nommément des personnalités catholiques et judiciaires, notamment le juge Martin T. Manton, chef juge de la Cour d'appel des États-Unis, d'avoir participé à cette conspiration en refusant arbitrairement la liberté sous caution. Le cas fut finalement annulé en appel et les poursuites abandonnées par le Procureur général, les accusés étant pleinement réhabilités. Par ailleurs, plusieurs situations locales aux États-Unis sont mentionnées en lien avec les Témoins : à Carencro (Louisiane), des prédicateurs furent emprisonnés à trois reprises et un prêtre fit murer les fenêtres de leur cellule ; à Napoleonville (Louisiane), un procès impliquant deux Témoins est mentionné ; à Douglas (Arizona), un groupe de cinq prédicateurs itinérants fit face à une campagne d'opposition orchestrée par la Chambre de Commerce locale avec l'appui du clergé, avant d'organiser une marche publique et de constituer une nouvelle congrégation. En Arizona, une loi d'État obligeant les enfants à saluer le drapeau américain est également critiquée dans le contexte de l'expulsion d'enfants de Témoins des écoles publiques. Des références à des Témoins au Nebraska et à des procédures juridiques en cours complètent le tableau d'une organisation confrontée à de multiples pressions légales et sociales sur tout le territoire américain.
Le texte aborde longuement les États-Unis, principalement dans la section « The United States Will Be in It ». Il décrit le New Jersey comme « complètement sous la domination du dictateur catholique romain Frank Hague » et mentionne qu'une loi a été signée par le gouverneur A. Harry Moore rendant punissable d'une peine pouvant aller jusqu'à trois ans de prison et 1 000 dollars d'amende toute personne ou organisation tentant d'influencer un élève d'école du New Jersey contre le salut au drapeau américain. Le texte précise explicitement que cette loi vise à « avoir » les témoins de Jéhovah et eux seuls, rendant ainsi passible de poursuites l'ensemble des membres de l'organisation aux États-Unis. Il analyse longuement le rôle du père Coughlin comme outil potentiel de la hiérarchie pour instaurer un régime totalitaire fasciste aux États-Unis. Des centaines de millions de livres et de brochures publiées par les témoins de Jéhovah sont présentées comme ayant averti la population américaine de bonne volonté de ce qui l'attendait. Le texte évoque aussi les manifestations contre l'ambassadeur Kennedy à Édimbourg, ses liens avec Franco, et les inquiétudes quant à l'influence catholique dans la politique américaine.
Les États-Unis apparaissent dans plusieurs contextes liés aux Témoins de Jéhovah. Le texte mentionne La Grange, en Géorgie, où le chef de police J. E. Matthews avait maltraité des Témoins, transféré illégalement des prisonniers et déclaré qu'il les remettrait à une foule s'ils revenaient en ville. Il est aussi fait mention de H. E. Coffey, du Texas, qui dénonce une conspiration mondiale des responsables religieux refusant de reconnaître les Témoins de Jéhovah comme des chrétiens. La revue Consolation elle-même est publiée à Brooklyn, New York, siège de la Watch Tower Bible and Tract Society. Le texte critique sévèrement le président des États-Unis pour avoir entretenu des relations avec le Vatican malgré plus de deux mille cas d'emprisonnement de Témoins, et dénonce le Congrès américain pour avoir adopté une résolution de condoléances à la mort du pape Pie XI le 13 février 1939. Le sénateur William E. Borah est cité comme ayant publiquement exprimé des réserves quant à la politique américaine. Une publication catholique à New Brunswick, New Jersey, est également mentionnée dans un article de 1901 cité pour dénoncer des déclarations d'un prêtre favorable à la mort des hérétiques.
Les États-Unis occupent une place centrale dans ce numéro de Consolation. L'incident le plus documenté est celui du Madison Square Garden à New York, le 25 juin 1939, lors duquel une réunion internationale des Témoins de Jéhovah présidée par le juge Rutherford fut perturbée par plusieurs centaines de sympathisants du père Coughlin, affiliés au 'Front chrétien' et aux 'Mobilisateurs chrétiens'. Trois huissiers des Témoins furent arrêtés et poursuivis pour voies de fait, avant d'être acquittés ou renvoyés sans conditions par le tribunal spécial de New York les 23 et 24 octobre 1939. La publication dénonce que sur soixante-quinze journaux américains ayant couvert l'incident initial de manière sensationnelle, un seul rendit compte de l'acquittement. Des activités de prédication sont également signalées en Louisiane (Mansura, Bunkie, Marksville) avec 126 témoins participants. La publication mentionne aussi le rôle de l'ancien juge fédéral Martin T. Manton, présenté comme un personnage éminent de l'Église catholique, qui avait maintenu le juge Rutherford en prison et fut lui-même condamné pour corruption judiciaire en octobre 1939. La réunion du Madison Square Garden bénéficiait d'une retransmission radio internationale, illustrant l'envergure des activités organisationnelles américaines des Témoins à cette époque.
La brochure est publiée en 1932 par la Watch Tower Bible and Tract Society, dont le siège social est situé au 117 Adams Street, à Brooklyn, New York. Elle est rédigée par Joseph Franklin Rutherford, alors président de l'organisation, basée aux États-Unis. Un encart publicitaire propose l'achat d'un ensemble de dix livres pour 2,50 dollars, expédiés depuis ce siège brooklynois. La publication mentionne le soutien des membres du clergé américain à la Société des Nations, utilisé comme argument pour démontrer qu'ils ne représentent pas Dieu. Les États-Unis constituent donc le centre éditorial et administratif de l'organisation à cette époque.
La brochure est publiée en 1930 aux États-Unis par la Watch Tower Bible and Tract Society, organisation dont le siège est américain. Elle est conçue comme un outil de prédication destiné à être distribué de porte en porte par les étudiants de la Bible actifs sur le territoire américain. Le texte cite abondamment des statistiques criminelles américaines du début du XXe siècle, affirmant que le taux de meurtres a augmenté de 350 % depuis 1900. Il rapporte un échange entre le président Hoover et une délégation de ministres du culte, dont le Dr Cleland B. McAfee, modérateur de l'Église presbytérienne, illustrant le positionnement du mouvement face aux institutions religieuses et politiques américaines. La loi sur la Prohibition, mesure législative spécifiquement américaine, est longuement critiquée comme source d'aggravation de la criminalité et comme exemple d'un faux remède promu par le clergé. Des exemples judiciaires tirés de la presse américaine de 1929 sont cités pour illustrer la sévérité jugée disproportionnée des condamnations liées à la Prohibition. La brochure s'inscrit dans le contexte de la Grande Dépression qui frappe particulièrement les États-Unis à cette période. Elle reflète également la dynamique interne du mouvement américain, à deux ans de l'adoption officielle du nom « Témoins de Jéhovah » en 1931.