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Consolation du 1er novembre 1939

De Tj-encyclopédie
Consolation du 1er novembre 1939
Revue Consolation
Date 1er novembre 1939
Sujet(s) Responsabilité du pape dans la nouvelle guerre ; persécutions nazies et fascistes ; situation en Grande-Bretagne, France, Suisse, Fidji et Europe centrale ; prophétie de Joël et Harmaguédon
Auteur(s) J. Hemery, James S. Williams
Année 1939
Langue anglais
Éditeur Watch Tower Bible and Tract Society

Paru en pleine entrée en guerre de la Grande-Bretagne et de la France contre l'Allemagne nazie, ce numéro de Consolation daté du 1er novembre 1939 paraît moins de deux mois après le déclenchement du second conflit mondial. Il se présente comme un panorama géopolitique commenté à travers le prisme doctrinal de la Société Watch Tower : la Hiérarchie catholique romaine est désignée comme force motrice des totalitarismes européens, les persécutions subies par les Témoins de Jéhovah dans plusieurs pays (Canada, Danzig, Fidji) y sont documentées, et la prophétie de Joël sert de cadre interprétatif à l'approche imminente d'Harmaguédon. Le numéro aborde également la situation intérieure britannique, les exactions nazies en Tchécoslovaquie, la guerre civile espagnole, l'antisémitisme au Québec, et publie des informations pratiques (recette de choucroute, nouvelles de publications).

Analyse

Croyances

La publication affirme que la guerre en Europe n'est pas le début d'Harmaguédon, mais qu'elle prépare le terrain pour la grande bataille finale.[1] S'appuyant sur la prophétie de Joël 3:9-11, le texte soutient que Jéhovah lui-même commande à ses témoins de proclamer ce message parmi les nations, non pour provoquer la guerre entre elles, mais pour annoncer le rassemblement de toutes les forces de Satan en vue du conflit ultime.[2] La publication affirme que l'issue de cette bataille sera « la destruction de tous les opposants à la THÉOCRATIE de Jéhovah, purgeant ainsi la terre ».[3]

La publication place la Hiérarchie catholique romaine au centre de sa lecture prophétique de l'actualité mondiale : elle y est présentée comme l'instrument du Diable, dont l'esprit « souffle dans tout ce qui émane de la Hiérarchie catholique romaine ».[4] Les témoins de Jéhovah sont présentés comme les « sentinelles » prophétiques dont la mission est d'avertir les gens de bonne volonté.[5]

La lettre ouverte aux autorités de Fidji cite Psaumes 94:20-21 et Psaumes 2:8-12 pour rappeler aux dirigeants leur responsabilité devant Dieu et avertir que ceux qui s'opposent au Royaume divin « périront quand sa colère s'enflammera ».[6] La section consacrée aux commentaires britanniques cite Ésaïe 43:10 pour fonder l'identité de « témoins de Jéhovah ».[7] Elle fait aussi référence à Matthieu 7:23 pour illustrer le rejet des faux serviteurs de Dieu lors de son retour.[8] 1 Corinthiens 9:17 est cité pour illustrer le caractère contraignant de la commission apostolique.[9]

Organisation et histoire

Le numéro documente de nombreuses persécutions subies par les Témoins de Jéhovah dans plusieurs pays. Au Canada, des perquisitions sont décrites dans des foyers de Montréal en 1939 : des phonographes, des publications et des dossiers personnels ont été saisis par la police provinciale du Québec ; sept pionniers ont été arrêtés et accusés de « complot séditieux ».[10] La publication signale que cinquante témoins de Jéhovah font face à des procédures judiciaires dans la province de Québec pour prédication de l'Évangile, qualifiée de « sédition » dans vingt-deux cas, et que deux témoins francophones ont été condamnés à six mois de prison par un jury catholique.[11]

À Danzig, le 26 mai 1939, trente-deux témoins de Jéhovah ont été condamnés à des peines allant de trois ans à six mois d'emprisonnement, la Gestapo ayant offert des récompenses à qui fournirait des preuves contre eux.[12] Dans les camps de concentration nazis, notamment à Sachsenhausen, le témoignage d'un ancien prisonnier décrit trois formes officielles de punition ; il est précisé que les « étudiants sérieux de la Bible » apportaient de l'eau aux suppliciés au risque de terribles représailles.[13]

L'affaire de Fidji est longuement documentée : en 1939, 3 786 aides bibliques publiées par la Société Watch Tower ont été détruites par ordre du contrôleur des douanes de Suva, en application d'un décret de 1936.[14] Un jugement rendu le 28 avril 1939 a débouté le plaignant Harold E. Gill pour motif de prescription.[15] Des câbles ont été envoyés au roi George VI d'Angleterre pour protester contre les actes du gouverneur Sir Harry Luke.[16] Une longue lettre ouverte adressée aux membres de l'Assemblée législative de Fidji et signée par Harold E. Gill est reproduite intégralement.[17]

Le numéro annonce la sortie du « Nouvelles du Royaume n° 5 », tiré à 3 700 000 exemplaires, portant sur la question « La religion peut-elle sauver le monde du désastre ? »[18] Il annonce également la disponibilité de deux publications de Joseph F. Rutherford : Salvation (plus de 1 500 000 exemplaires imprimés) et Government and Peace (plus de 4 000 000 d'exemplaires), proposées ensemble pour une contribution de 25 cents.[19]

Contenu

Mises en bouche

Trouver des défauts au reste consacré

Cette rubrique d'ouverture rassemble de courtes anecdotes humoristiques sans lien direct avec le contenu doctrinal du numéro. La première, signée « Tante Maud », raconte l'histoire d'une fillette prénommée Carolyn qui avait prié Dieu pour avoir un petit frère puis une petite sœur : une fois sa demande exaucée, elle trouve la cadette difficile à gérer et se plaint à sa grand-mère, qui lui rappelle qu'elle avait elle-même formulé ce vœu. La morale implicite porte sur l'ingratitude humaine face aux réponses divines.[20]

Bien sûr !

Une courte anecdote satirique, tirée du Southern Farmer, met en scène un missionnaire londonien racontant à un vieux cannibale africain les millions de morts de la Grande Guerre. Quand le missionnaire précise que « les Blancs ne mangent pas les humains », le cannibale demande alors pourquoi ils les tuent. L'anecdote vise à souligner l'absurdité et l'hypocrisie de la guerre menée par les nations chrétiennes occidentales.[21]

Par déférence envers le pape

Illustration de la page 5.

Une plaisanterie met en scène un Irlandais affamé dans un restaurant un vendredi : incapable d'obtenir le moindre poisson (baleine, requin, espadon, méduse), il finit par commander du jambon, des œufs et du steak — et se console en disant qu'il a au moins « demandé du poisson ». L'humour vise la pratique catholique romaine d'abstinence de viande le vendredi, présentée comme formelle et sans substance réelle.[22]

La responsabilité du pape dans la nouvelle guerre

Les Pays-Bas dans le filet

La publication affirme que la Hiérarchie catholique romaine cherche rien de moins que le contrôle total du monde et ne laisse aucune situation sans surveillance.[23] Elle soutient que le cabinet néerlandais nouvellement formé répond aux pressions catholiques : la chute du cabinet précédent, dirigé par Hendryk Colijn, est attribuée au ministre de la Justice catholique C. M. I. J. Gosseling, qui aurait entravé des poursuites judiciaires contre deux prêtres accusés d'offenses morales, choisissant ainsi de soutenir le Vatican plutôt que son serment d'office. La publication reproduit une déclaration de Colijn au New York Times, dans laquelle l'ancien Premier ministre des Pays-Bas souligne que partout les gouvernements accumulent le pouvoir et que « nous devons combattre aujourd'hui contre l'écrasement par le gouvernement ou nous sommes perdus ».[24]

Le viol de la Tchécoslovaquie

La publication décrit les spoliations allemandes en Tchécoslovaquie : bois des forêts envoyé en Allemagne, fenêtres arrachées des bâtiments publics, or, matières premières, machines d'usines transférés en Allemagne. Selon des spécialistes tchèques cités, 35 milliards de couronnes (environ 1 036 000 000 dollars) de propriétés tchèques avaient déjà été volées et transportées. Le texte rappelle également que l'accord de Munich a coûté aux démocraties occidentales environ deux millions de soldats bien équipés, 1,5 milliard de dollars d'armements, 500 millions de fortifications et 5 milliards d'usines.[25] Une réflexion est consacrée aux 120 000 enfants espagnols, juifs, polonais et tchécoslovaques rendus errants par les agissements de Hitler, Mussolini et Franco.[26]

La guerre « imposée » à l'Allemagne

Le texte réfute la propagande allemande selon laquelle la guerre aurait été imposée à l'Allemagne. Il soutient que la guerre d'Espagne a été principalement poussée par le pape et la Hiérarchie catholique au profit de Franco, et reproduit un article de la Sozialistische Warte de Paris, signé par un certain F. Williams, analysant le rôle du père Coughlin aux États-Unis.[27] Coughlin y est présenté comme un propagandiste bon marché qui s'approprie des extraits de discours de Goebbels, diffuse de l'antisémitisme mêlé à des réformes sociales pseudo-progressistes, et dont le maintien dans les rangs de l'Église catholique est présenté comme une approbation implicite de ses activités fascisantes. La publication conclut que « l'Église catholique, en permettant à Coughlin de continuer à exercer comme prêtre, abette de fait Coughlin dans l'établissement du fascisme » aux États-Unis.[28]

Le Canada sera impliqué

La section décrit les raids de police provinciale québécoise contre des foyers de témoins de Jéhovah en 1939 (maisons de membres, pionniers), avec saisie de livres, brochures, phonographes et enregistrements.[29] Elle mentionne un cas daté d'avril 1939 où sept pionniers ont été arrêtés et accusés de complot séditieux, ainsi qu'un incident au domicile d'un responsable de congrégation à Verdun (Québec) dont la correspondance avec la Société, ses exemplaires personnels de The Watchtower et de Consolation, ainsi que des documents juridiques, ont été saisis.[30] La publication présente également un incident impliquant la Canada Steamship Lines, dont un navire offrait des messes spéciales à des pèlerins catholiques, comme exemple de l'emprise catholique sur la vie publique.[31]

Danzig déjà tombée

La publication évoque la saisie de Danzig par Hitler le 1er septembre 1939, présentée comme prévisible depuis juillet, y compris selon un astrologue consulté par Hitler. Elle rappelle que le 26 mai précédent, 32 témoins de Jéhovah avaient été condamnés à des peines de prison dans cette ville prétendument « libre », avec des informateurs récompensés par des postes à vie ou des sommes allant jusqu'à 3 000 gulden.[32]

Les États-Unis seront impliqués

La publication avertit que les Américains se retrouveront encerclés par le « Monstre totalitaire » prenant ses ordres de la Cité du Vatican, ce qu'elle qualifie de « prophétisé ».[33] Elle cite l'exemple du New Jersey, entièrement sous la domination du dictateur catholique Frank Hague, et une loi signée par le gouverneur A. Harry Moore criminalisantquiconque tente d'influencer un élève à ne pas saluer le drapeau américain — loi visant directement les témoins de Jéhovah.[34]

La Grande-Bretagne est-elle dans sa dernière guerre ?

La publication analyse le comportement de Chamberlain vis-à-vis d'Hitler, l'attribuant au « biais de classe » des groupes propriétaires britanniques qui craignent qu'une guerre ne les déstabilise.[35] Elle cite J. A. Williams, de Lituanie, affirmant que le juge Rutherford avait depuis des années fourni des preuves bibliques que la Grande-Bretagne et les États-Unis seraient un jour sous contrôle totalitaire.[36] La section détaille les mesures d'armement britanniques (630 millions de livres sterling pour la défense), la conscription, les evacuations planifiées de Londres, la censure de la presse, et le rôle de la caste dirigeante pro-fasciste connue sous le nom de « Cliveden set ».[37]

« La papauté tient les rênes »

Nonnes portant des masques à gaz, image illustrant la page 12.

La publication cite le Vanguard de Glasgow pour soutenir que des catholiques romains occupent un nombre disproportionné de postes clés dans le Foreign Office britannique, bien que les catholiques ne représentent que cinq pour cent de la population.[38] Elle reproduit une déclaration de Chamberlain au Parlement présentant sa visite au pape comme un « privilège » et saluant ses préoccupations pour la paix en Europe — tout en faisant remarquer que ce même pape a ensuite « béni » les bandes meurtrières de Franco.[39] L'archevêque de Cantorbéry est présenté comme un « judas trônant » qui exprime sa soumission au pape. Le texte rapporte que l'évêque de Birmingham, le Dr E. W. Barnes, a refusé d'appuyer une résolution appelant catholiques et anglicans à des « prières pour la paix », rappelant que ni Pie XI ni son successeur n'avaient été des artisans de paix notables lors des agressions contre l'Éthiopie, l'Espagne et l'Albanie.[40]

La section évoque également la nomination de Sir Eric Drummond, comte de Perth, catholique et favorable aux pays fascistes, à la tête du nouveau département de publicité étrangère britannique, ainsi que les attentats de l'IRA sur le territoire britannique, présentés comme des activités religieuses destinées à forcer la réunification de l'Irlande.[41] La politique de De Valera, « instrument de la Hiérarchie catholique romaine », est évoquée au sujet de la conscription en Irlande du Nord.[42]

La Gestapo : des bêtes, pas des hommes

La publication reproduit le témoignage d'un ancien prisonnier du camp de Sachsenhausen, décrivant trois formes de punition officielle : « faction debout » (quatre heures bras levés), « suspension » ou « crucifixion » (suspendu par les poignets liés dans le dos pendant une à deux heures, résultant en luxations), et « vingt-cinq coups de fouet à corde d'acier ». Il est précisé que les « étudiants sérieux de la Bible » (terme désignant les témoins de Jéhovah dans le texte) apportaient de l'eau aux victimes de la suspension au péril de terribles représailles.[43] Le taux de mortalité est estimé à 10-12 % : sur 12 000 prisonniers admis après le 10 novembre 1938, 1 300 étaient morts trois mois plus tard.[44]

L'Inquisition espagnole avance

Illustration de la page 15.

Cinq mois après la fin de la guerre civile espagnole, à Madrid, 62 personnes ont été condamnées à mort en trois jours, dont quatre femmes. La publication estime que dix pour cent de la population madrilène a été tuée dans les représailles des deux camps. Franco est qualifié de « bête et de diable sous forme humaine ».[45] L'oppression des Juifs en Tchécoslovaquie et en Italie est également décrite, avec des mesures discriminatoires croissantes dans les deux pays.[46] La rencontre entre Ramon Serrano Suner et le pape est présentée comme suivie d'une déclaration anti-juive du ministre espagnol, le texte affirmant que le pape utilise l'antisémitisme pour détourner l'attention de ses propres agissements.[47]

Suivant les lignes nazies habituelles

La publication rapporte l'émergence de l'antisémitisme au Québec, avec des affiches appelant les Juifs à quitter la ville de Sainte-Agathe et une agression physique contre une jeune pianiste juive. Le curé J. B. Charland est présenté comme le moteur de cette campagne. Des journalistes souhaitant photographier des panneaux anti-juifs à Saint-Faustin ont dû « fuir pour sauver leur vie ».[48]

Les témoins de Jéhovah maltraités

La section décrit les procédures judiciaires au Québec contre cinquante témoins, les condamnations à six mois de prison, et les manipulations du jury par la sélection délibérée de jurés catholiques français pour assurer des condamnations.[49] Dans un cas à Sherbrooke, un éditeur français a été arrêté tandis que son collègue anglophone accomplissant exactement le même travail à ses côtés a été libéré, l'objectif étant de présenter l'affaire devant un jury catholique français.[50]

En pays Dixie

Tampa découragée par le jeu

La publication décrit la situation à Tampa, en Floride, où des pertes quotidiennes estimées entre 10 000 et 20 000 dollars au profit du jeu sont signalées. Elle décrit le jeu « Bolita », très populaire localement, dans lequel 100 balles numérotées sont placées dans un sac et la balle saisie au hasard détermine le gagnant, à un rapport de 70 ou 80 contre 1.[51]

Subvention aux bootleggers

Modèle:Incomplet La publication critique le gouvernement qui récompenserait les pires éléments de chaque communauté (anciens bootleggers, oisifs) en leur attribuant des emplois publics, au détriment des travailleurs honnêtes. L'article est signé Marjorie C. Smith, du Nashville Tennesseean.[52]

Conseil du juge Rutherford

Des socs en épées

Illustration de la page 20.

Cet article constitue le principal exposé doctrinal du numéro.[53] Il part d'un commentaire sur Joël 3:9-11, dont il cite intégralement le texte prophétique : « Proclamez ceci parmi les nations : préparez la guerre, réveillez les guerriers vaillants, que tous les hommes de guerre s'approchent et montent ! Forgez vos socs en épées et vos serpes en lances ; que le faible dise : Je suis fort ! » La publication affirme que « la guerre actuelle en Europe est internationale et nettement commerciale, et non pour la cause de la justice ».[54]

Le texte soutient que les témoins de Jéhovah d'aujourd'hui, correspondant à la classe du prophète Joël, doivent proclamer ce message parmi toutes les nations, sans violer leur neutralité à l'égard des nations belligérantes.[55] La « préparation pour la guerre » mentionnée dans la prophétie n'est pas une préparation à une guerre entre nations, mais un défi lancé à l'unification des forces de Satan contre ceux qui défendent le Royaume de Dieu par le Christ Jésus. La publication paraphrase la prophétie en un long discours dans lequel Jéhovah exhorte ses ennemis à mobiliser leurs « dictateurs », leurs « États totalitaires », leurs « juges vénaux », leurs militants pour le salut au drapeau, et leurs organisations catholiques — en leur disant en substance : « Allez jusqu'au bout, car le temps du règlement de comptes est venu. »[56] L'article conclut en affirmant que Jéhovah rassemble stratégiquement toutes les nations vers Harmaguédon, dont l'issue sera la destruction de tous les opposants à sa Théocratie et « la vindication éternelle de son nom et de sa suprématie ».[57]

France et Suisse

La frontière suisse fermée

La Suisse, qui héberge déjà 300 000 étrangers, a fermé ses frontières à l'arrivée de 12 000 réfugiés supplémentaires. Parmi les expulsés figurent neuf Jésuites qui avaient rétabli un séminaire dans un canton catholique.[58] La section contient plusieurs brèves : un homme d'affaires new-yorkais retraité en Suisse avait caché 88 billets de 1 000 dollars dans sa jambe de bois, découverts après sa mort ; dix mille pièces de monnaie romaines ont été trouvées dans un jardin en Bourgogne ; la France possède un avion pour 15 000 habitants, une voiture pour 16 et un vélo pour cinq ; toutes les mines suisses aux frontières d'Allemagne, d'Italie et de France ont été chargées d'explosifs ; l'explosion accidentelle de 200 caisses de grenades des Cagoulards a tué 18 soldats et civils ; des armes destinées à un putsch fasciste ont été découvertes dans le sud de la France ; le taux de natalité suisse est le plus bas du monde, en baisse de 20 000 naissances entre 1900 et 1936.[59]

Pénétration nazie de la Suisse

Modèle:Incomplet

Nouveau gouvernement

Fascisme aux Fidji

Illustration de la page 21.

Cette section est la plus longue du numéro et couvre plusieurs pages. La publication affirme que la liberté de culte telle que garantie par le droit constitutionnel britannique n'existe plus aux Îles Fidji pour ceux qui adorent Dieu en esprit et en vérité.[60]

Les faits sont ainsi résumés : dès 1936, les autorités avaient publié dans la Gazette officielle un décret interdisant l'importation de littérature publiée par la Société Watch Tower. Le 12 janvier 1939, 3 786 aides bibliques ont été détruites par ordre du contrôleur des douanes J. S. Allen.[61]

Le 20 avril 1939, le cas Harold E. Gill contre le contrôleur des douanes a été entendu devant le tribunal de police de Suva. Le défendeur, représenté par le procureur général E. E. Jenkins, a présenté deux arguments : prescription de l'action et légitimité du décret de 1936. Interrogé par M. Gill, M. Allen a admis ne pas avoir considéré la destruction d'aides bibliques comme une affaire grave, et reconnu qu'aucune occasion n'avait été donnée à un représentant de la Société Watch Tower de discuter de la question avec le gouvernement.[62] Le jugement, rendu le 28 avril, a été favorable au défendeur pour cause de prescription.[63]

La publication affirme qu'une « influence sinistre » a empêché le journal local, le Fiji Times, de publier un compte rendu de l'affaire, et pose la question : « Qui a bâillonné la presse locale, la Hiérarchie catholique romaine ou le gouvernement fidjien ? »[64]

Illustration de la page 22.

Deux câbles ont été envoyés au roi George VI d'Angleterre par Harold E. Gill et A. Macgillivray au nom de la Société Watch Tower, demandant le rappel du gouverneur Sir Harry Luke, l'annulation du décret et la nomination d'un responsable non opposé à la Bible.[65]

Une longue lettre ouverte adressée au gouverneur de Fidji et à tous les membres de l'Assemblée législative, datée du 1er mai 1939 et signée par Harold E. Gill, est reproduite. Elle soutient que les publications interdites ne sont pas contraires à l'intérêt public mais au contraire essentielles pour comprendre la Bible, nourrir l'espérance dans le Royaume de Dieu et identifier le « monstre religieux-politique-totalitaire » qui cherche à garder les peuples dans l'ignorance.[66] La lettre cite Matthieu 24:16 pour affirmer que ceux qui visualisent ce monstre « fuient vers l'organisation de Dieu ».[67]

Illustration de la page 23.

La lettre accuse le gouvernement fidjien de s'être laissé tromper par des mensonges cléricaux jésuites, affirme que les témoins de Jéhovah sont « les plus grands amis du Commonwealth britannique » car ils dénoncent la Hiérarchie catholique qui complote pour renverser la Grande-Bretagne et l'Amérique comme elle l'a fait en Allemagne, en Italie et en Espagne.[68] Elle cite le serment du roi d'Angleterre comme « Protestant fidèle », la préface de la Bible du roi James et une déclaration du premier ministre australien W. M. Hughes contre l'archevêque Mannix, qualifié d'antibritannique pendant la Première Guerre mondiale.[69] La lettre conclut en avertissant les autorités qu'elles devront « rendre compte » de leur opposition et leur rappelle Psaumes 2:8-12.[70]

Un extrait intitulé « Destin des opposants », repris de l'édition australienne de Consolation du 31 mai 1939, affirme que « les derniers jours de l'organisation du Diable diminuent rapidement » et que tous ses opposants seront détruits à Harmaguédon.[71]

Une brève illustre l'activité de prédication : un jeune jonadab demande à une ménagère si elle a reçu les brochures Face the Facts et Fascism or Freedom ; celle-ci dit que son pasteur lui a interdit de les lire ; le jeune réplique que toutes les Églises s'effondreront à Harmaguédon.[72]

Visitez l'Allemagne

Illustration de la page 24.

Cette page présente une série d'encadrés sarcastiques parodiant des dépliants touristiques nazis, décrivant : les camps de concentration comme des lieux de « barbarie médiévale » où des milliers d'hommes non condamnés languissent ; la destruction des syndicats et de l'organisation du travail ; le traitement des minorités (spoliations, expulsions) ; l'embrigadement de la jeunesse pour la guerre dès le plus jeune âge ; l'industrie d'armement florissante ; l'enrôlement forcé des femmes allemandes dans les travaux les plus pénibles en remplacement des ouvriers mobilisés pour l'armement.[73]

Grèce, Turquie et Albanie

Quel exploit héroïque !

Illustration de la page 25.

La publication se moque de l'annexion italienne de l'Albanie par Mussolini, décrite comme une agression contre un pays sans défense, alors que la reine d'Albanie venait d'accoucher deux jours plus tôt et a dû fuir en Grèce dans un état menaçant sa santé permanente.[74] Le roi Zog est cité comme ayant qualifié Hitler et Mussolini de « deux fous » et Chamberlain et Daladier de « deux idiots qui dorment ».[75]

La section signale que 13 000 démocrates grecs sont enfermés dans des camps de concentration surpeuplés, avec la remarque que la Grèce pourrait être la prochaine cible italienne.[76] Quatre justifications données par l'Italie pour son attaque contre l'Albanie sont listées et qualifiées de « mensonges ».[77]

Illustration de la page 25.

Plusieurs brèves suivent : une fillette turque élevée par une ourse pendant neuf ans dans le massif de l'Olympe a été capturée en 1937 après la mort de l'animal et hospitalisée dans l'espoir de la « ré-humaniser » ; les Boy Scouts de Grèce ont été absorbés par la Jeunesse nationale grecque obligatoire, imposant l'espionnage des parents ; l'Italie revendique la légitimité de son annexion de l'Albanie au motif que le droit romain y fut imposé en 229 avant J.-C. ; une Américaine, Gladys Virginia Stewart de New York, dont le petit-fils était né pour le trône albanais le 5 avril, a vu cet événement perdre tout intérêt quelques jours après l'invasion italienne.[78]

Illustration de la page 25.

Alimentation

Recette de choucroute

Illustration de la page 25.

Cette section pratique, signée James S. Williams de Lituanie, donne des instructions détaillées pour la préparation de la choucroute à domicile : choix du chou blanc ferme, préparation du tonneau frotté de sel et de graines de carvi, découpe en lanières fines, tassage par couches avec sel et peu de sucre, couverture par une planche lestée de pierres, stockage en cave pendant une à deux semaines jusqu'à fermentation acide, et conseils d'entretien (nettoyage régulier du tissu, de la planche et des pierres). La section propose des suggestions de consommation : crue (présentée comme la plus saine), en casserole avec du lard, ou enfermée dans de la pâte feuilletée comme des petits pâtés.[79]

Deux brèves accompagnent cet article : un avertissement sur la viande rouge vif pouvant avoir été traitée au borax ou au sulfite de sodium (impropre à la consommation) ; et une note sur la production annuelle d'huîtres aux États-Unis, estimée à 11 700 000 boisseaux.[80]

Commentaires britanniques

Contrastes

Illustration de la page 25.

Cet article, signé par J. Hemery de Londres, décrit l'atmosphère à Londres au moment de la déclaration de guerre le dimanche 3 septembre 1939 : le discours solennel de Chamberlain à la radio, suivi immédiatement du déclenchement des sirènes d'alarme aérienne, la population cherchant refuge dans les abris tandis que le ciel était clair et ensoleillé.[81] L'auteur décrit le black-out en vigueur depuis le coucher du soleil, la réduction du nombre de bus, l'obscurité totale dans les rues, et fait remarquer que cette obscurité a permis aux Londoniens d'apercevoir pour une fois « la gloire des étoiles ».[82] Il note le rationnement alimentaire, du charbon, du gaz et de l'électricité mis en place par le gouvernement, et dénonce les profiteurs, citant un marchand de Manchester qui revendait à 15½ pence une étoffe pour occultation achetée à 6½ pence.[83]

Les pasteurs et la guerre

L'article de J. Hemery analyse comment le clergé de toutes dénominations britanniques a rallié le soutien à la guerre, contrairement à 1914 où la cause était la défense des traités. La publication note avec satisfaction que les catholiques romains soutiennent la Grande-Bretagne dans cette guerre aux côtés de la Pologne catholique, maintenant que la Russie anticlericale s'est alliée à l'Allemagne.[84]

Certains pasteurs écossais piqués au vif

Illustration de la page 25.

L'article de J. Hemery décrit la réaction hostile de l'Église d'Écosse face à la prédication des témoins de Jéhovah, notamment une brochure intitulée « Les témoins de Jéhovah, leur propagande persistante et pernicieuse ».[85] La publication réfute cette accusation en affirmant que le message du Royaume n'est pas de la propagande mais la continuation directe du travail de Jésus et des apôtres, citant à l'appui Ésaïe 43:10 et 1 Corinthiens 9:17.[86] Elle accuse les « parsons » de l'Église d'Écosse de former leurs étudiants dans le seul but de soutenir leurs systèmes institutionnels plutôt que les Écritures, et affirme que les écrits de Rutherford sont des « expositions des Écritures, messages pour ce jour ».[87]

Évêque et archevêque

La section reproduit deux déclarations contradictoires de leaders religieux britanniques sur la guerre : l'archevêque de Cantorbéry, soutenu par l'Église d'Écosse et les Églises libres évangéliques, affirme que « la politique du Führer allemand doit être résistée et surmontée » et que « la force doit être opposée à la force » ; à l'inverse, l'évêque de Birmingham demande à ses paroissiens de ne pas « céder à un patriotisme satisfait de lui-même » et d'éviter l'idée que « l'hitlérisme peut être vaincu par la force ».[88]

Europe centrale

Dictature en Bulgarie

La Bulgarie a organisé de fausses élections populaires prétendant abandonner la dictature vieille de quatre ans, mais les 21 représentants véritablement élus par le peuple ont été exclus du nouveau parlement, qui ne fait qu'exécuter les ordres du roi fasciste Boris. La publication compare cette situation à « l'idéal rooseveltien pour les États-Unis ».[89]

Là où les femmes pleurent en se mariant

Dans le village de Galicnik, en Yougoslavie, une coutume ancienne oblige la mariée à pleurer trois jours avant le mariage, et les deux époux à sangloter pendant toute la cérémonie, avant d'aller se recueillir en larmes au cimetière sur les tombes de leurs ancêtres.[90]

Nazification de la Tchéquie

Les enfants tchèques seront instruits dans les principes nationaux-socialistes dans des camps d'été obligatoires. Des camps de concentration ont été ouverts à Pripuslaw (300 prisonniers), Understadt (600) et près de Seidenberg (plus de 1 000).[91]

Agissant sur ordre de Hitler

La Hongrie a rapidement adopté des lois visant à expulser 300 000 Juifs : interdiction de posséder plus d'un demi-acre de terre, exclusion de la fonction publique, du théâtre et du journalisme. La publication note que de nombreuses personnes visées se sont suicidées.[92]

Anti-célébration du 50e anniversaire de Hitler

Pour contrer les célébrations du cinquantième anniversaire d'Hitler, de nombreux groupes tchèques ont déposé des fleurs devant le mémorial de Jan Hus à Prague, exprimant ainsi leur hostilité à la Hiérarchie catholique chère à Hitler, qui avait fait brûler Hus sur le bûcher.[93]

Nouvelles du Royaume n° 5

Cette annonce informe les lecteurs de la parution du numéro 5 des « Nouvelles du Royaume ».[94] La publication rappelle que les « Nouvelles du Royaume » ont été distribuées pour la première fois en 1918 (trois numéros), puis à nouveau en 1939 (numéro 4), toujours à des millions d'exemplaires sur des sujets d'actualité brûlants. Le numéro 5, dont le premier tirage est de 3 700 000 exemplaires, traite de la question « La religion peut-elle sauver le monde du désastre ? », et affirme que la religion est « un piège et une escroquerie ». Les lecteurs de Consolation sont invités à en commander des exemplaires au tarif de 1 dollar le millier.[95]

Salut et Gouvernement et Paix

La page de couverture intérieure arrière propose deux publications de Joseph F. Rutherford pour une contribution commune de 25 cents : Salvation (Salut), livre relié de 384 pages dont plus de 1 500 000 exemplaires étaient déjà imprimés depuis sa parution en juin, et Government and Peace (Gouvernement et Paix), brochure de 64 pages dont plus de 4 000 000 d'exemplaires avaient été imprimés depuis sa parution le 1er octobre.[96]


Illustrations du numéro

Fichiers

Références

  1. Consolation du 1er novembre 1939, p. 17.
  2. Consolation du 1er novembre 1939, p. 17.
  3. Consolation du 1er novembre 1939, p. 17.
  4. Consolation du 1er novembre 1939, p. 12.
  5. Consolation du 1er novembre 1939, p. 6.
  6. Consolation du 1er novembre 1939, p. 23.
  7. Consolation du 1er novembre 1939, p. 28.
  8. Consolation du 1er novembre 1939, p. 29.
  9. Consolation du 1er novembre 1939, p. 29.
  10. Consolation du 1er novembre 1939, p. 4.
  11. Consolation du 1er novembre 1939, p. 14.
  12. Consolation du 1er novembre 1939, p. 5.
  13. Consolation du 1er novembre 1939, p. 12-13.
  14. Consolation du 1er novembre 1939, p. 20.
  15. Consolation du 1er novembre 1939, p. 21.
  16. Consolation du 1er novembre 1939, p. 21.
  17. Consolation du 1er novembre 1939, p. 21-23.
  18. Consolation du 1er novembre 1939, p. 31.
  19. Consolation du 1er novembre 1939, p. 31.
  20. Consolation du 1er novembre 1939, p. 2.
  21. Consolation du 1er novembre 1939, p. 2.
  22. Consolation du 1er novembre 1939, p. 2.
  23. Consolation du 1er novembre 1939, p. 3.
  24. Consolation du 1er novembre 1939, p. 3.
  25. Consolation du 1er novembre 1939, p. 3-4.
  26. Consolation du 1er novembre 1939, p. 4.
  27. Consolation du 1er novembre 1939, p. 4-6.
  28. Consolation du 1er novembre 1939, p. 6.
  29. Consolation du 1er novembre 1939, p. 4-5.
  30. Consolation du 1er novembre 1939, p. 5.
  31. Consolation du 1er novembre 1939, p. 5.
  32. Consolation du 1er novembre 1939, p. 5.
  33. Consolation du 1er novembre 1939, p. 6.
  34. Consolation du 1er novembre 1939, p. 6.
  35. Consolation du 1er novembre 1939, p. 7.
  36. Consolation du 1er novembre 1939, p. 7.
  37. Consolation du 1er novembre 1939, p. 7-8.
  38. Consolation du 1er novembre 1939, p. 9.
  39. Consolation du 1er novembre 1939, p. 9.
  40. Consolation du 1er novembre 1939, p. 10.
  41. Consolation du 1er novembre 1939, p. 10.
  42. Consolation du 1er novembre 1939, p. 10.
  43. Consolation du 1er novembre 1939, p. 12-13.
  44. Consolation du 1er novembre 1939, p. 13.
  45. Consolation du 1er novembre 1939, p. 13-14.
  46. Consolation du 1er novembre 1939, p. 14.
  47. Consulation du 1er novembre 1939, p. 14.
  48. Consolation du 1er novembre 1939, p. 14.
  49. Consolation du 1er novembre 1939, p. 14-15.
  50. Consolation du 1er novembre 1939, p. 15.
  51. Consolation du 1er novembre 1939, p. 16.
  52. Consolation du 1er novembre 1939, p. 16.
  53. Titre original : « Plowshares into Swords ».
  54. Consolation du 1er novembre 1939, p. 17.
  55. Consolation du 1er novembre 1939, p. 17.
  56. Consolation du 1er novembre 1939, p. 17.
  57. Consolation du 1er novembre 1939, p. 17.
  58. Consolation du 1er novembre 1939, p. 18.
  59. Consolation du 1er novembre 1939, p. 18.
  60. Consolation du 1er novembre 1939, p. 20.
  61. Consolation du 1er novembre 1939, p. 20.
  62. Consolation du 1er novembre 1939, p. 20.
  63. Consolation du 1er novembre 1939, p. 21.
  64. Consolation du 1er novembre 1939, p. 21.
  65. Consolation du 1er novembre 1939, p. 21.
  66. Consolation du 1er novembre 1939, p. 21-22.
  67. Consolation du 1er novembre 1939, p. 21.
  68. Consolation du 1er novembre 1939, p. 22.
  69. Consolation du 1er novembre 1939, p. 22-23.
  70. Consolation du 1er novembre 1939, p. 23.
  71. Consolation du 1er novembre 1939, p. 23.
  72. Consolation du 1er novembre 1939, p. 23.
  73. Consolation du 1er novembre 1939, p. 24.
  74. Consolation du 1er novembre 1939, p. 25.
  75. Consolation du 1er novembre 1939, p. 25.
  76. Consolation du 1er novembre 1939, p. 25.
  77. Consolation du 1er novembre 1939, p. 25.
  78. Consolation du 1er novembre 1939, p. 25-26.
  79. Consolation du 1er novembre 1939, p. 27-28.
  80. Consolation du 1er novembre 1939, p. 28.
  81. Consolation du 1er novembre 1939, p. 28.
  82. Consolation du 1er novembre 1939, p. 28.
  83. Consolation du 1er novembre 1939, p. 28.
  84. Consolation du 1er novembre 1939, p. 28.
  85. Consolation du 1er novembre 1939, p. 28.
  86. Consolation du 1er novembre 1939, p. 28-29.
  87. Consolation du 1er novembre 1939, p. 29.
  88. Consolation du 1er novembre 1939, p. 29-30.
  89. Consolation du 1er novembre 1939, p. 31.
  90. Consolation du 1er novembre 1939, p. 31.
  91. Consolation du 1er novembre 1939, p. 31.
  92. Consolation du 1er novembre 1939, p. 31.
  93. Consolation du 1er novembre 1939, p. 31.
  94. Titre original : « "Kingdom News" No. 5 Released ».
  95. Consolation du 1er novembre 1939, p. 31.
  96. Consolation du 1er novembre 1939, p. 32.
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