Jéhovah

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Translittération française en usage à partir du Moyen-Age jusqu'au au XIXème siècle du nom du Dieu de l'Ancien Testament יהוה ou YHVH. Il apparaît pour la première fois dans l’exode III, 13-14 et qui est traduit en français par « Je suis celui qui est ». La pronociation la plus courante est Yahvé (à partir du début du XXème siècle), néanmoins aucune certitude n'existe sur sa véritable prononciation, certains auteurs, souvent Témoins de Jéhovah eux-même, comme Gérard Gertoux, Rolf Furuli ou Firpo Carr, pensent avoir retrouvé la prononciation en vigueur aux alentours du 1er siècle de notre ère: Yéhouah ou Yehowah néanmoins en dehors de leur sphère d'influence ils rencontrent peu d'échos favorables comme défavorables.

Pourquoi un Dieu Unique a-t-il un nom ?

On ne peut évoquer le Nom de Dieu sans évoquer l'émergence de l'idée du monothéisme. Moïse a demandé à Dieu son Nom, car à cette époque les dieux avaient un nom pour se différencier des autres dieux, comme nous les humains avons un nom pour nous différencier de nos congénères. Si Dieu a accepté de donner son Nom à Moïse, c'est bien donc dans une optique hénothéiste (il existe plusieurs dieux mais mon Dieu est le plus fort de tous les dieux), YHVH va demander aux israélites d'être monolâtre et non monothéiste (d'adorer un seul dieu, sans nier l'existence des autres dieux comme le monothéisme le fait). C'est dans cet optique qu'il faut concevoir la jalousie du dieu de l'ancien testament.

On peut noter que plus le monothéisme s'est affirmé, plus le nom de Dieu a posé problème, à quoi peut bien servir de nommer l'Unique ? Son nom est tellement différent de toutes les créatures et faux dieux, qu'il est trop sacré pour être prononcé.

Jésus et les apôtres prononçaient-ils le Nom ?

La Société Watchtower et certains auteurs Témoins de Jéhovah présentant leurs travaux à titre personnel [1] pensent que le nom de Dieu sous forme du tétragramme [2] était largement présent dans les manuscrits des écritures hébraïques du temps de Jésus. Dès lors, ils affirment que Jésus et ses disciples ne se retenaient pas de prononcer le nom de Dieu quand ils lisaient ces manuscrits et rencontraient au cours de leurs lectures ce tétragramme écrit de manière archaïque. Dans le même ordre d'idée, la société Watchtower conclue que puisque les apôtres prononçaient le Nom Divin lors de leurs lectures, ils devaient en faire un usage courant dans leurs discussions et l'ont même incorporé dans les écrits du Nouveau Testament.

Cette théorie souffre de plusieurs faiblesses:

  • S'il existe bien certains manuscrits grecs de l'Ancien Testament incorporant le tétragramme en caractère paléo-hébreux, et s'ils sont en raison des hasards de la conservation les plus vieux manuscrits de la Septante qui nous soient connus, ils reproduisent une révision particulière de la Septante, une révision pro-palestinienne.[3]


Faut-il vraiment le prononcer?

Curieusement de tous les mots de la bible, c’est le seul dont l’homme ne connaît pas la prononciation : pour les juifs, qui respectent à la lettre le Commandement « Tu ne prononceras pas mon nom » (Exode XX, 7), le tétragramme YHVH a été remplacé YHVH à l'oral par ADONAÏ (Seigneur) dans l’Ancien Testament. Il est a noté, que le tétragramme n'apparaît dans aucune version du nouveau Testament même les plus anciennes, alors qu'il apparaît plus de 6 000 fois dans l'AT... une des explications possible est que dans l’ancien Testament, Dieu communique à travers son nom, il parle en son nom propre ; dans le Nouveau Testament, Dieu communique à travers son fils : Acte IV,11-12 : Jésus est celui dont les Ecritures affirment : « la Pierre que vous, les bâtisseurs avez rejetée est devenu la pierre principale. Le salut ne s’obtient qu’en Lui, car nulle part dans le monde entier, Dieu n’a donné aux êtres humains quelqu’un d’autre par qui nous pourrions être sauvé ». Pourtant cette méconnaissance (le fait ne de pas savoir prononcer le nom de Dieu), ce flou volontairement laissé dans la Bible est salutaire car il nous permet de mieux cerner ce qui est important comme pour le fruit défendu. Nous ignorons totalement quel était le fruit interdit car l’important n’est pas le fruit, l’important est l’interdiction. Pour le nom de Dieu, c’est la même chose, la méconnaissance de son nom ou en tout cas de sa prononciation permet de préserver sa dimension spirituelle, son mystère divin


Références

  1. Arrowup.png Par exemple Didier Fontaine
  2. Arrowup.png écrit en hébreux ancien
  3. Arrowup.png "Kyrios or Tetragram: a Renewed Quest for the Original LXX", in De Septuaginta. Studies in Honour of John William Wevers, Mississauga, Ontario, 1984. Pietersma