Counting the Days to Armageddon: Jehovah's Witnesses and the Second Presence of Christ
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| Counting the Days to Armageddon: Jehovah's Witnesses and the Second Presence of Christ | |
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| Auteur | Robert Crompton |
| Sujet | Témoins de Jéhovah |
| Genre | Étude eschatologique |
| Pays | Erreur lors de la création de la vignette : Fichier manquant Royaume-Uni |
| Langue(s) | Anglais |
| Date de parution originale | 1996 |
| Éditeur | James Clarke & Co |
| Format(s) | livre |
| Pages | 160 |
| ISBN | 0-2276-7939-3 |
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Counting the Days to Armageddon: Jehovah's Witnesses and the Second Presence of Christ est un livre de 1996 de Robert Crompton. Ce livre fournit un examen approfondi du développement eschatologique, abordant la théologie de la Société Watch Tower en profondeur et avec objectivité.
Auteur et contenu
Crompton est né dans une famille de Témoin de Jéhovah. Rapidement, il abandonna l'école et devint, à l'âge de 19 ans, pionnier spécial en Écosse et surveillant à l'école du ministère. Toutefois, sa découverte des écrits de Charles Taze Russell, le fondateur de la Société Watch Tower, lui fit perdre foi dans le système de croyances jéhoviste. Après avoir été exclu à l'âge de 21 ans, il devint ministre méthodiste et fut accepté comme étudiant en recherche postdoctorale à l'Université de Durham. Sa thèse, portant sur les origines et le développement de la doctrine de la Watch Tower, fut finalement publiée dans ce livre.[1]
Présentation de l'ouvrage
Counting the Days to Armageddon: Jehovah's Witnesses and the Second Presence of Christ est un ouvrage de Robert Crompton, ministre méthodiste et ancien étudiant de la Bible ayant exercé comme « pionnier spécial » (évangéliste à temps plein) au sein du mouvement durant les années 1960[2]. Publié en 1996 par James Clarke & Co[3], il est présenté par certains commentateurs académiques comme l'unique étude universitaire consacrée spécifiquement aux doctrines prophétiques des Témoins de Jéhovah[4]. L'auteur y développe une approche analytique et systématiquement distanciée, refusant l'écueil polémique consistant à se limiter à l'énumération des prédictions non accomplies, pour privilégier la compréhension de la logique interne propre à chaque système doctrinal successif.
Le présent article propose une synthèse compacte des seize premiers chapitres de l'ouvrage, couvrant l'intégralité du parcours doctrinal depuis les racines bibliques du millénarisme jusqu'aux révisions les plus récentes traitées par Crompton (jusqu'au milieu des années 1990).
Objet et méthode (chapitre 1)
Crompton retrace son parcours personnel au sein du mouvement et l'origine de ses doutes, portant notamment sur l'application incohérente, selon les passages, du principe « un jour de prophétie égale un an d'accomplissement »[5]. Il rejette l'idée que la doctrine se serait développée par accumulation progressive : elle a au contraire connu un véritable remplacement de système après la mort de Charles Taze Russell en 1916.
Les racines bibliques et millénaristes (chapitres 2-3)
La tradition « historiciste » du millénarisme lit les livres de Daniel et de l'Apocalypse comme une carte prophétique de l'histoire mondiale aboutissant à un Millénium littéral. Cette tradition repose sur la règle dite du « jour pour une année », appliquée systématiquement pour la première fois par Joachim de Flore au Modèle:S-[6].
William Miller (1782-1849), figure fondatrice de l'adventisme américain, construit à partir de plusieurs calculs convergents la conviction que le Christ reviendrait en 1843-1844. L'échec de cette prédiction — le « grand désappointement » — donne naissance à l'Église adventiste du septième jour, qui sauve le système en réinterprétant la signification de la date plutôt que la date elle-même[7].
Dispensationalisme et Charles Taze Russell (chapitres 4-6)
En réaction à l'échec millérite, John Nelson Darby développe le dispensationalisme futuriste, qui protège la prophétie de toute réfutation en intercalant une « parenthèse » ecclésiastique de durée indéterminée[8]. Charles Taze Russell (1852-1916) fusionne cet héritage avec l'historicisme classique pour bâtir son propre système dans les Studies in the Scriptures. Il invente la notion de parousia comme présence invisible du Christ et établit un calendrier à deux piliers indépendants : 1874 (seconde présence) et 1914 (fin des « Temps des Gentils »)[9]. Entre ces deux dates s'insèrent 1878 (retour en faveur d'Israël) et 1881 (fin du « saint appel »), déduites de l'argument des « dispensations parallèles »[10].
Daniel, le calendrier complet et Armageddon (chapitres 7-10)
Russell développe une lecture historiciste continue de Daniel 11 et 12, aboutissant à un second sous-système qui recoupe et confirme le premier[11]. Crompton souligne la fragilité du système : contrairement à l'adventisme, Russell a trop précisément défini ses termes clés pour permettre une réinterprétation de sauvetage en cas d'échec. The Battle of Armageddon (1897) détaille le scénario final : révolution mondiale, restauration des Juifs en Palestine, bataille d'Armageddon, Royaume millénaire administré par les « anciens dignitaires » ressuscités[12].
La rupture de 1916-1919 et l'œuvre de Rutherford (chapitres 11-12)
À la mort de Russell (31 octobre 1916), Joseph Franklin Rutherford prend la présidence dans un climat de crise interne et externe. Cette rupture de direction divise la communauté des étudiants de la Bible et contribue à la perte d'un septième des adhérents dès 1919, puis de plusieurs milliers d'autres jusqu'en 1931[13].
En 1917, Rutherford fait publier The Finished Mystery, présenté comme le septième volume posthume des Studies in the Scriptures de Russell ; Crompton démontre qu'il s'agit en réalité d'une œuvre largement originale de Clayton J. Woodworth et George H. Fisher[14]. L'ouvrage, utilisé dans une campagne anti-clergé pendant la Première Guerre mondiale, est interdit aux États-Unis le 14 mars 1918 par le ministère de la Justice, au motif qu'il entraverait l'effort de guerre en violation de l'Espionage Act[15]. Le 7 mai 1918, des mandats d'arrêt sont émis contre huit dirigeants de la Société, dont Rutherford, Woodworth et Fisher ; reconnus coupables le 20 juin 1918, ils sont condamnés à des peines de dix à vingt ans de prison[16]Modèle:,[17]. Libérés sous caution en mars 1919 après cassation du jugement en appel, les charges sont définitivement abandonnées en 1920[18].
Après l'échec retentissant de 1925 (attente du retour des « anciens dignitaires », annoncé dans le discours Millions Now Living Will Never Die de 1920), Rutherford amorce une reconstruction doctrinale complète, déplaçant l'attention vers le peuple juif et la proclamation mondiale[19]. La maison « Beth Sarim », construite à San Diego en 1929, matérialise la conviction d'un retour imminent des patriarches bibliques[20]. Le retrait des Studies in the Scriptures (1927) et l'adoption du nom « Témoins de Jéhovah » lors de l'assemblée de Columbus en 1931 marquent une rupture décisive avec l'héritage de Russell[21].
La « grande foule » et la nouvelle doctrine du Royaume (chapitres 13-14)
En 1935, Rutherford introduit la doctrine de la « grande foule », qui ouvre pour la première fois la possibilité d'une extension indéfinie de la mission de la Société avant Armageddon, par le biais d'une typologie biblique (Élie/Élisée, Jéhu, Jonadab)[22]. Cette nouvelle classe s'accompagne d'une vision plus dure d'Armageddon : la chrétienté entière, et non plus seulement ses institutions, est désormais vouée à la destruction.
Le chapitre 14 retrace la reconstruction du calendrier des « derniers jours » (1918-1932), fondée sur une réinterprétation de Daniel et de l'Apocalypse 6 à 12, jusqu'à la révision chronologique de 1943 (The Truth Shall Make You Free), qui achève le démantèlement du système de Russell en corrigeant la datation biblique de 1 Rois 6:1[23].
L'interprétation contemporaine et ses fragilités (chapitres 15-16)
Le système actuel ne conserve de l'héritage de Russell que l'exposition des « soixante-dix semaines » et une lecture simplifiée des « temps des Gentils » : il s'agit désormais d'assertions dogmatiques qui se soutiennent mutuellement, sans support chronologique externe à l'exception de 1914 lui-même — fait à la fois biblique et historiquement observable[24].
Crompton identifie une faiblesse structurelle persistante (le « talon d'Achille ») : l'incapacité de la Société à reconnaître honnêtement la continuité avec ses propres précurseurs doctrinaux. Il l'illustre par l'épisode de 1975, où des déclarations confiantes de Frederick Franz (alors vice-président) ont nourri une attente déçue, dont le blâme a ensuite été reporté sur les fidèles eux-mêmes plutôt que sur la direction[25]. Cet épisode est largement documenté par des sources externes : la déception consécutive à 1975 et la déclaration ultérieure de Franz (« Do you know why nothing happened in 1975? It was because you expected something to happen ») sont rapportées notamment par M. James Penton dans Apocalypse Delayed[26].
Le tournant le plus significatif intervient le Modèle:1er novembre 1995 : La Tour de Garde réinterprète radicalement Matthieu 24:34 (« cette génération ») pour l'appliquer non plus à une cohorte née vers 1914, mais à quiconque, à toute époque, voit les signes de la fin sans changer de conduite[27]. Cette révision est confirmée et documentée en détail par plusieurs sources externes indépendantes, qui en citent les passages clés dans des termes identiques à ceux rapportés par Crompton[28]Modèle:,[29]. Cette dernière source précise notamment que la revue Réveillez-vous ! a, dans le même mouvement, retiré toute référence à 1914 de son fronton éditorial habituel[30].
Crompton anticipe une stabilité fragile pour le Modèle:S- : pertes de membres probablement croissantes, opposition de mieux en mieux informée d'anciens Témoins formés à cette théologie, et l'idée — qu'il juge peu probable mais non exclue — qu'une survie à long terme du mouvement puisse un jour exiger l'abandon de l'exigence rigide de conformité doctrinale[31].
Notes et références
- ↑ Crompton, Robert (anglais), "Counting the Days to Armageddon, the story of Jehovah's Witnesses", robertcrompton.com. Consulté le 11 septembre 2012
- ↑ Robert Crompton,« Counting the Days to Armageddon – Tales from the Snig's Foot », robcrompton.org.
- ↑ « Counting the Days to Armageddon: Jehovah's Witnesses and the Second Presence of Christ », jamesclarke.co.
- ↑ « Counting the Days to Armageddon », Goodreads.
- ↑ R. Crompton, Counting the Days to Armageddon, chap. 1, pp. 5-11.
- ↑ R. Crompton, op. cit., chap. 3, pp. 17-19.
- ↑ R. Crompton, op. cit., chap. 3, pp. 24-27.
- ↑ R. Crompton, op. cit., chap. 4, pp. 28-31.
- ↑ R. Crompton, op. cit., chap. 5, pp. 35-42.
- ↑ R. Crompton, op. cit., chap. 6, pp. 43-49.
- ↑ R. Crompton, op. cit., chap. 7-9, pp. 50-75.
- ↑ R. Crompton, op. cit., chap. 10, pp. 76-82.
- ↑ « Joseph Franklin Rutherford », Wikipédia (en).
- ↑ R. Crompton, op. cit., chap. 11, pp. 83-87.
- ↑ « 1918—One Hundred Years Ago », Bibliothèque en ligne Watchtower.
- ↑ « 1918—One Hundred Years Ago », Bibliothèque en ligne Watchtower.
- ↑ « Joseph Franklin Rutherford », Wikipédia (en).
- ↑ « History of Jehovah's Witnesses », Wikipédia (en).
- ↑ R. Crompton, op. cit., chap. 12, pp. 95-104.
- ↑ « Joseph Franklin Rutherford », Wikipédia (en).
- ↑ R. Crompton, op. cit., chap. 12, p. 101.
- ↑ R. Crompton, op. cit., chap. 13, pp. 105-114.
- ↑ R. Crompton, op. cit., chap. 14, pp. 115-128.
- ↑ R. Crompton, op. cit., chap. 15, pp. 129-131.
- ↑ R. Crompton, op. cit., chap. 15, pp. 133-136.
- ↑ R. Crompton, op. cit., chap. 15, note 21, citant M. J. Penton, Apocalypse Delayed, p. 100.
- ↑ R. Crompton, op. cit., chap. 16, pp. 139-140.
- ↑ « Watchtower changes to the Generation teaching including in 1995, 2007, 2010 & 2012 », jwfacts.com.
- ↑ « Watchtower Society Redefines '1914 Generation' », Watchman Fellowship.
- ↑ « Watchtower Society Redefines '1914 Generation' », Watchman Fellowship.
- ↑ R. Crompton, op. cit., chap. 16, pp. 141-142.
Voir aussi
- Charles Taze Russell
- Joseph Franklin Rutherford
- Histoire des Témoins de Jéhovah
- Eschatologie des Témoins de Jéhovah
Le livre contient un appendice de cinq chapitres renfermant un glossaire et plusieurs interprétations par la Watch Tower de symboles bibliques. Il se termine par une bibliographie et un index. L'illustration de couverture du livre est un dessin de Albrecht Dürer, The Four Horsemen of the Apocalypse.
Accueil critique
L'historien James Penton estime que ce livre doit être classé comme étant "étude scientifique" qui, entre autres, montre "comment la doctrine eschatologique de la Watch Tower de l'ère post-Russell est profondément inconsistante et remplie de contradictions internes".[1] Quant au professeur Jerry Bergman, il qualifie de "bien documentée" cette histoire des échecs prophétiques de la Watch Tower.[2]
Table des matières
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(...) 2. The Scriptural Starting Point 3. The Historicist Milennialist Tradition 4. Dispensationalism (...) 6. Parallel Dispensations 7. Interpreting the Book of Daniel (...) 9. The End-Time Calendar (...) 15. The Security of 1914 16. The Response to the Crisis |
Liens externes
- Counting the Days to Armageddon: Jehovah's Witnesses and the Second Presence of Christ, partie disponible sur books.google.fr
Références
- ↑ Penton, James A. (1997, 2è éd.) (anglais), Apocalypse Delayed: The Story of Jehovah's Witnesses, Toronto: University of Toronto Press, p. 326 (ISBN 0-8020-7973-3)
- ↑ Bergman, Jerry p. 125 (ISBN 0-313-30510-2)