L'Âge d'Or du 19 Février 1930
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| L'Âge d'Or du 19 Février 1930 | |
|---|---|
| Revue | Consolation |
| Date | 1930 |
| Année | 1930 |
| Éditeur | Watch Tower Bible and Tract Society |
Ce numéro se distingue par une orientation résolument tournée vers les affaires civiques et économiques de son temps, avec une place centrale accordée à la dénonciation de la corruption policière aux États-Unis dans le contexte de la Prohibition. L'article signé William J. McNulty sur les «bootleggers en uniforme» constitue la pièce maîtresse du numéro, documentant avec précision les mécanismes de collusion entre forces de l'ordre et trafiquants d'alcool dans plusieurs grandes villes américaines.
Le numéro aborde également la situation économique de l'Italie fasciste sous la plume de l'ancien Premier ministre Francesco Nitti, qui dresse un bilan sévère des années Mussolini, et dénonce une escroquerie financière ayant ruiné une petite communauté de l'Oregon. Ces enquêtes s'inscrivent dans la ligne éditoriale du périodique, qui fait de la critique des institutions civiles et religieuses corrompues un axe récurrent de sa couverture.
Contenu
Les maisons publiques — passé et présent
Ce long article retrace l’évolution des auberges et hôtels depuis l’Antiquité jusqu’à l’époque contemporaine, en s’appuyant sur des exemples bibliques et historiques. La publication affirme que les premières auberges, comme celle où Joseph retrouva ses frères en route vers l’Égypte, étaient rudimentaires, comparables aux *caravansérails* ou *khans* des pays orientaux, décrits comme de simples abris sans confort moderne [1]. L’article souligne que ces établissements, souvent associés à des récits bibliques (comme la naissance de Jésus dans une mangeoire), étaient gérés par des gardiens offrant des services minimaux contre une modeste rémunération.
L’auteur évoque ensuite les auberges romaines (*Osteria*), où les voyageurs devaient apporter leur propre literie et nourriture, ainsi que les premières auberges américaines, apparues au XVIIe siècle. Il décrit des établissements célèbres comme le *George Tavern* à Londres, toujours en activité, ou la *House of Seven Gables* à Salem, qui illustre la transition entre l’hôtellerie historique et les hôtels modernes [2].
Le texte aborde également les innovations contemporaines, comme les hôtels automobiles (exemple d’un établissement new-yorkais de 24 étages) ou les hôtels de montagne inaccessibles, tel le *Jungfraujoch* en Suisse, situé à 3 480 mètres d’altitude. L’article critique cependant les excès du modernisme, notant que les hôtels récents, bien que dotés de commodités comme les ascenseurs ou les téléphones, manquent souvent de calme et de convivialité, en raison du bruit et de l’agitation qui y règnent [3].
Enfin, une réflexion est consacrée au système du *pourboire*, présenté comme une pratique corrompue héritée de l’aristocratie européenne. L’auteur dénonce cette coutume, qui sous-entend que les employeurs ne paient pas un salaire décent et encourage la mendicité déguisée. Il cite des exemples extrêmes, comme celui d’un artiste new-yorkais dont les serveurs ont vandalisé une peinture valant 200 000 dollars parce qu’il ne leur avait pas donné un pourboire suffisant, ou celui d’un Londonien harcelé par un serveur pour avoir omis de laisser un pourboire [4]. À l’inverse, il relate l’histoire d’une serveuse ayant refusé les pourboires, récompensée plus tard par un don de 10 000 dollars et un terrain de la part d’un client reconnaissant.

Flint et acier
Cette rubrique regroupe plusieurs brèves d’actualité économique et sociale, reflétant les préoccupations de l’époque.
- Pertes dans l’emploi ferroviaire** : L’article souligne une réduction drastique de 366 000 emplois dans les chemins de fer américains entre 1920 et 1929, avec une baisse de la masse salariale de 178 millions de dollars, malgré une augmentation de 22 milliards de tonnes-milles de fret transporté. Cette évolution est présentée comme un exemple de l’efficacité accrue des machines, remplaçant progressivement la main-d’œuvre humaine [5].
- Les magasins A&P** : La publication mentionne le succès des magasins à chaîne *A&P* (Great Atlantic & Pacific Tea Company), fondés soixante-dix ans plus tôt et réalisant désormais un milliard de dollars de ventes annuelles. Elle note que l’entreprise revendique un profit de seulement 2 cents par dollar de vente, une affirmation qui semble susciter un certain scepticisme [6].
- Un homme mange son poids en viande** : L’article rapporte qu’un homme moyen, pesant environ 154 livres (70 kg), consomme annuellement une quantité équivalente de viande, répartie entre porc, bœuf, veau, agneau et saindoux [7].
- Bureaux de placement à Paris** : Contrairement à New York, où les bureaux de placement privés sont nombreux, Paris ne compte que 25 bureaux publics, qui placent environ 7 000 hommes par jour. Les bureaux privés y sont rares et strictement réglementés [8].
- Insurrection contre le fascisme** : Une révolte contre le régime fasciste en Italie est évoquée, notamment dans les villes de Silinona et Piazza. L’article souligne que cette insurrection a été réprimée dans le sang, entraînant l’envoi de nouveaux condamnés vers les îles pénitentiaires italiennes [9].
- Augmentation des salaires chez Ford** : Henry Ford est cité pour avoir augmenté les salaires minimaux de ses ouvriers de 6 à 7 dollars par jour, ajoutant ainsi 20 millions de dollars à la masse salariale annuelle de ses usines américaines et canadiennes. Les travailleurs gagnant déjà 7 dollars ou plus bénéficient d’une augmentation de 5 % [10].
- Émigration depuis la Russie** : Malgré les campagnes soviétiques contre la liberté religieuse, l’émigration depuis la Russie persiste, notamment parmi les Mennonites, qui quittent le pays en grand nombre [11].
- Profits de General Electric** : L’article mentionne que General Electric a réalisé un profit de 68 millions de dollars en 1929, tandis que Pittsburgh Plate Glass a enregistré un bénéfice de 12 millions de dollars, malgré le krach de Wall Street [12].
- Voyages en avion en Perse** : Les Perses fortunés privilégient désormais les voyages en avion, évitant ainsi les dangers des bandits sur les routes. Les tarifs aériens sont comparables à ceux des automobiles, sans les frais supplémentaires liés aux voyages terrestres [13].
- Le clergé mexicain de retour** : Après une période de répression, le clergé mexicain reprend ses activités, suscitant une critique acerbe de la publication, qui dénonce le spectacle des fidèles rampant sur les genoux pour atteindre l’église de *Notre-Dame de Guadalupe*. L’article rappelle que l’apôtre Pierre avait exhorté un homme à se relever plutôt que de se prosterner ainsi [14].
- Sables bitumineux près d’Edmonton** : La découverte de sables bitumineux près d’Edmonton, au Canada, est rapportée. Ces sables, traités par des méthodes de séparation ordinaires, produisent un hydrocarbure contenant de l’essence, de l’huile lubrifiante et de l’asphalte, à un coût de 50 cents par baril [15].
Nos bootleggers en uniforme
Sous la plume de William J. McNulty, cet article dénonce la corruption généralisée des forces de police aux États-Unis, en particulier dans le contexte de la Prohibition. L’auteur affirme que cette période a offert aux policiers une opportunité sans précédent de monnayer leur protection aux trafiquants d’alcool, entraînant une corruption massive des rangs et des officiers [16].
L’article décrit un système de collecte hebdomadaire de pots-de-vin, où les descentes de police ne sont que des formalités pour les trafiquants qui paient régulièrement. Ceux qui refusent de payer sont victimes de raids soudains, parfois accompagnés de preuves fabriquées (comme une bouteille d’alcool placée par un policier corrompu). McNulty cite plusieurs exemples concrets :
- **Philadelphie** : Une enquête révèle que 21 hauts responsables de la police ont déposé près de 900 000 dollars en quatre ans, bien plus que leurs salaires officiels. Parmi eux, Caleb J. Brinton, présenté comme "l’homme le plus honnête de Philadelphie" par le général Smedley Butler, est reconnu coupable d’avoir accumulé 31 400 dollars en banque, une somme bien supérieure à son salaire annuel. D’autres officiers, comme John Carlin ou William McNadden, sont également impliqués dans des affaires de corruption [17].
- **Chelsea (Massachusetts)** : Les relations entre la police et les trafiquants d’alcool sont décrites comme notoires. Une enquête fédérale révèle un système de licences informelles, où les trafiquants paient pour être protégés. Le chef de la police et un capitaine sont condamnés pour conspiration [18].
- **Pittsburgh** : Une enquête menée par le procureur Gardner aboutit à 261 inculpations pour collusion entre la police et les trafiquants. Les policiers sont accusés d’avoir mis en place un système de collecte régulière, menaçant les trafiquants de descentes s’ils ne paient pas [19].
- **Herrin (Illinois)** : Le chef de la police et le procureur local sont inculpés pour avoir accordé un monopole de trafic d’alcool à un gang notoire, les *Berger*. Les trafiquants non affiliés à ce gang sont exclus du marché, et plusieurs meurtres sont attribués à cette collusion [20].
- **Cicero** : Cette banlieue de Chicago est décrite comme un repaire de corruption, où les chefs de la police se succèdent sans parvenir à enrayer la collusion entre policiers et trafiquants.
L’article évoque également des cas de violence, comme l’assassinat de Don R. Mellett, éditeur d’un journal de Canton (Ohio), pour avoir dénoncé les liens entre la police locale et les trafiquants. McNulty souligne que la corruption s’étend au-delà des États-Unis, citant des exemples au Canada (Nouvelle-Écosse), où des policiers sont également impliqués dans des affaires de pots-de-vin et de trafic d’alcool [21].
Protéger les arbres fruitiers par des filets
Un lecteur de Beache (Californie) partage son expérience positive de l’utilisation de filets anti-moustiques pour protéger les arbres fruitiers contre les mouches des fruits. Il décrit une méthode consistant à envelopper les arbres dans des filets en forme de sac, maintenus par une corde et une bande imprégnée d’huile de ricin et de résine à la base. Cette technique, coûtant seulement 90 cents par arbre, s’est avérée efficace pour préserver les récoltes [22].
Cependant, l’article mentionne également une expérience moins concluante menée dans l’Est des États-Unis, où un cerisier protégé par un filet n’a produit que 90 cerises. La raison en est que les abeilles n’ont pas pu polliniser les fleurs, soulignant ainsi l’importance de ces insectes pour la fructification [23].
L’Italie au bord de la ruine économique
Cet article, signé par l’ancien Premier ministre italien Francesco Nitti, dresse un tableau alarmant de la situation économique de l’Italie sous le régime fasciste. Nitti affirme que le pays est au bord de la ruine, avec 60 000 faillites depuis l’arrivée au pouvoir de Mussolini. Il souligne que le commerce maritime a chuté, entraînant une dépréciation des actions des principales compagnies de navigation, et que le déficit commercial a explosé, passant de 187 millions de dollars en 1926 à 410 millions en 1928 [24].
Le tourisme, autrefois florissant, est en déclin en raison de l’insécurité régnant dans le pays, où 150 000 espions sont déployés même en temps de paix. Nitti cite le professeur Filippo Bottazzi, qui affirme que la majorité des Italiens ne mangent pas à leur faim et souffrent de dépression chronique. Les travailleurs ne trouvent du travail que deux ou trois jours par semaine, et les salaires sont très bas [25].
L’article souligne également que les envois de fonds des émigrés italiens, autrefois une source importante de revenus, diminuent, car la plupart des émigrés sont antifascistes. Enfin, Nitti critique l’utilisation des emprunts contractés auprès des États-Unis, dépensés avec prodigalité sans véritable bénéfice pour le pays. Il conclut en suggérant que l’Italie pourrait bientôt être contrainte de recourir à l’inflation monétaire, avec les conséquences désastreuses que cela implique [26].
Les loups de la société
Sous la plume de H. Sillaway, cet article dénonce une escroquerie ayant touché la petite ville de McMinnville (Oregon), où une entreprise de fabrication de chaussures a extorqué 200 000 dollars à la population locale en promettant d’y implanter une usine. L’auteur décrit comment les habitants, sous pression sociale, ont été contraints d’acheter des actions dans cette entreprise, malgré leur situation financière précaire [27].
L’usine, construite pour un coût estimé à 35 000 dollars (mais probablement bien inférieur), a fonctionné quelques semaines avant de fermer définitivement, laissant la ville avec un bâtiment vide et des commerçants endettés. Sillaway souligne que cette escroquerie a également affecté les villes voisines de Cookeville et Salem, où la même entreprise a reproduit son stratagème. Il conclut en dénonçant la naïveté des habitants, qui ont cru à une opportunité économique sans se méfier des promesses fallacieuses [28].

Entendu dans une auto
Ce récit relate une conversation entendue par hasard dans une automobile lors d’une journée glaciale de janvier. L’auteur, assis à l’arrière du véhicule, écoute un vieil Écossais d’environ 80 ans discuter avec le conducteur. Le vieil homme, visiblement ivre, exprime son mépris pour les réunions de prière, préférant les banquets où l’on sert du whisky. Il critique également l’hypocrisie des religieux, qu’il qualifie de "bande d’hypocrites" [29].
Le vieil Écossais raconte ensuite qu’un inconnu lui a offert un livre intitulé *Government* (Gouvernement), qu’il a lu avec avidité. Il en conclut que le monde a besoin d’un "nouveau gouvernement" et d’un "gouvernement juste", et affirme que ce livre lui a ouvert les yeux sur les mensonges des politiciens. Le conducteur, amusé, lui demande s’il compte rejoindre la chorale de l’église, ce à quoi l’Écossais répond avec dédain qu’il a tiré plus de profit de ce livre que de toutes les réunions de prière [30].
Un "joli travail, facile et élégant"
Cet article ironise sur les revenus confortables des évêques de l’Église d’Angleterre, qui reçoivent en moyenne 3 900 livres sterling par an (environ 19 000 dollars), une somme que la publication juge excessive pour leur rôle dans le maintien de "l’organisation de Satan" [31]. L’auteur souligne que les curés de paroisses, au nombre de 12 906, perçoivent en moyenne 496 livres par an (environ 2 415 dollars), un salaire qu’il estime également disproportionné par rapport à leur utilité réelle.
Le pape bénit New York
La publication rapporte avec sarcasme la bénédiction accordée par le pape à New York et à l’Amérique lors du cinquantième anniversaire de la première messe célébrée par le cardinal Hayes. L’article souligne que cette bénédiction intervient alors que le cardinal Hayes, New York et les États-Unis "méritent" ce qu’ils reçoivent : le krach boursier a ruiné des millions d’Américains, les hommes emprisonnés après les émeutes de Centralia (Washington) croupissent toujours en prison, et les meurtriers d’Ella May Wiggins, une militante syndicale, sont toujours en liberté [32].
Quatre autres sortes de Mennonites
Dan Helmuth, un ancien membre de la communauté mennonite, apporte un témoignage sur les divisions internes de cette confession. Il affirme qu’il existe non pas treize, mais dix-sept branches différentes de mennonites dans le centre de la Pennsylvanie, qui ne communient pas entre elles. Helmuth explique que certaines branches refusent tout contact avec d’autres en raison de détails vestimentaires, comme la manière de porter les bretelles (croisées ou non) [33].
L’auteur critique cette rigidité doctrinale, qui lui semble absurde, et souligne que ces divisions reflètent une absence de véritable unité spirituelle. Il conclut en exprimant son soulagement d’avoir quitté cette communauté pour embrasser une foi plus ouverte [34].
La paix mondiale
Dans ce texte, l’écrivain britannique H.G. Wells, diffusé à la radio dans tout le Royaume-Uni, plaide pour une refonte des mentalités en faveur d’un cosmopolitisme mondial. Il affirme que les nations doivent abandonner les concepts de souveraineté nationale et de compétition pour embrasser une citoyenneté mondiale, seule garante d’une paix durable [35].
Wells souligne que les habitudes alimentaires et vestimentaires des Britanniques dépendent largement des importations, et que leur niveau de vie dépasse la capacité de production nationale. Il critique les dépenses militaires, rappelant que 72 cents de chaque dollar dépensé par le gouvernement américain sont consacrés à la guerre, passée ou future. Il propose une amendment constitutionnel pour supprimer les profits de guerre en permettant la réquisition du capital en cas de conflit, une idée qu’il sait impopulaire auprès des capitalistes [36].
L’auteur insiste sur la nécessité d’éduquer les jeunes générations dans un esprit cosmopolite, en rejetant les récits patriotiques qui perpétuent les traditions belliqueuses. Il conclut en affirmant que la paix mondiale est avant tout une bataille éducative, où les idées nationalistes doivent céder la place à une vision universelle [37].
Quelques faits supplémentaires sur le lait
Eric W. Symondson dénonce les pratiques frauduleuses de l’industrie laitière, en s’appuyant sur son expérience personnelle dans une laiterie anglaise. Il révèle que le lait était systématiquement dilué avec du lait écrémé, puis analysé pour s’assurer qu’il respectait les normes légales de teneur en matière grasse. Ce lait "docteur" était ensuite vendu comme du "lait entier", y compris aux hôpitaux pour les malades [38].
L’auteur décrit également la fabrication de crème glacée, où les ingrédients annoncés (beurre, crème fraîche, œufs et sucre) étaient remplacés par du lait en poudre écrémé, de l’eau et des graisses de qualité inférieure, additionnées de conservateurs. Il souligne que la crème glacée double de volume lors de la congélation, un phénomène qui amusait les spectateurs mais reflétait une tromperie délibérée [39].
Symondson conclut en dénonçant l’emprise de Satan sur ces pratiques, tout en exprimant l’espoir que les peuples de la Terre pourront bientôt consommer des produits non altérés par des profiteurs sans scrupules [40].
Encore sur l’amygdalectomie
Le Dr N.S. Hanaka partage son expérience personnelle et professionnelle concernant l’amygdalectomie, qu’il considère comme une pratique inutile et dangereuse, inspirée par les enseignements de la médecine allopathique. Il raconte comment, après des années de souffrances dues à des amygdalites chroniques, il a été guéri en quelques jours par des traitements chiropratiques et ostéopathiques, sans recourir à la chirurgie [41].
Hanaka critique les médecins qui prescrivent des médicaments inefficaces, voire nuisibles, et souligne que les lois protègent les praticiens allopathiques contre la concurrence des méthodes alternatives. Il propose un défi public : guérir toute personne souffrant d’amygdalite aiguë ou chronique, à condition qu’aucune opération n’ait été pratiquée, et s’engage à verser 500 dollars à une œuvre de charité en cas d’échec, à condition que les résultats soient publiés dans la presse contrôlée par le "trust médical" [42].
Le sacrifice du paon est inutile
Le juge Henry Neil, cité comme l’un des dix meilleurs auteurs par l’Association des bibliothécaires américains, commente une affaire judiciaire impliquant Albert W. Peacock, condamné à 236 jours de prison pour avoir refusé de faire vacciner son enfant. Neil explique que la Cour suprême des États-Unis a statué que la Constitution n’autorise pas un État à imposer la vaccination, tout comme elle n’autorise pas à obliger un parent à envoyer son enfant dans une école spécifique [43].
Il souligne que les lois sur l’éducation obligatoire obligent les parents à enseigner la lecture, l’écriture et l’arithmétique, mais que cet enseignement peut être dispensé par les parents eux-mêmes ou par toute autre personne. Neil conclut que le jugement contre Peacock aurait pu être annulé si son avocat avait invoqué cette décision de la Cour suprême [44].
L’acier inoxydable
Mrs. Helena A. Herzog partage son expérience positive avec des ustensiles de cuisine en acier inoxydable, qu’elle juge supérieurs à l’aluminium. Elle décrit comment ces ustensiles, bien que plus chers, résistent à la corrosion et ne se décolorent pas comme l’aluminium. Elle explique également comment nettoyer les ustensiles brûlés en les faisant bouillir avec de l’eau avant de les frotter avec de la laine d’acier et une poudre nettoyante [45].
Herzog conclut en affirmant que ces ustensiles durent toute une vie et contribuent à améliorer la santé, contrairement à l’aluminium, qu’elle considère comme nocif [46].
Avez-vous fait votre brossage matinal ?
Malcolm Rolls décrit les bienfaits du brossage sec de la peau, une pratique qu’il a adoptée pendant un an. Il explique avoir commencé avec une brosse souple pour masser le haut du corps, puis avoir progressivement utilisé des brosses plus rigides pour stimuler la circulation sanguine et renforcer son système nerveux [47].
Rolls affirme que cette pratique a amélioré sa résistance au froid, lui permettant de se passer de vêtements chauds, et a augmenté sa force physique. Il encourage les lecteurs à essayer cette méthode et à partager leurs résultats [48].
Un escroc parmi les Étudiants de la Bible
N.E. Nicoloff, un lecteur bulgare, relate sa rencontre avec un escroc se faisant passer pour un "pèlerin" parmi les Étudiants de la Bible. L’homme, se présentant sous le nom de Rowlandek et prétendant être un Polonais ayant accompagné Charles Taze Russell lors de son dernier voyage autour du monde, a soutiré 25 dollars à Nicoloff en prétextant avoir perdu son argent et son billet de train à la frontière [49].
Nicoloff découvre plus tard que l’homme a également escroqué un autre frère à Philippopoli, obtenant 50 dollars supplémentaires. Il soupçonne que cet individu est le même que celui mentionné dans un précédent numéro de *L'Âge d'Or* sous le nom de Miller, et qu’il a réussi à atteindre l’Amérique. Nicoloff exprime son regret d’avoir involontairement contribué à cette escroquerie et conclut en dénonçant ces malfaiteurs qui ciblent les Étudiants de la Bible [50].
Vivons-nous dans un univers clos ?
R.E. Lealey critique un article publié dans un précédent numéro de *L'Âge d'Or*, intitulé *Progrès en astronomie*, qui affirmait que les astronomes étaient convaincus que l’univers est clos et limité. Lealey conteste cette affirmation, soulignant que les limites perçues par les astronomes dépendent de la puissance de leurs instruments [51].
Il rappelle que les astronomes ont longtemps cru que le Soleil et la Terre étaient le centre de l’univers, avant de découvrir des millions d’autres systèmes solaires. Il cite les Écritures pour affirmer que Dieu est infini et que Son pouvoir ne peut être limité par un univers clos. Lealey conclut en suggérant que les astronomes devraient reconnaître les limites de leurs instruments et s’en remettre à la sagesse divine [52].
Un colporteur dans le port de La Nouvelle-Orléans
A. Paschal relate son expérience de colporteur dans le port de La Nouvelle-Orléans, où il a distribué des ouvrages des Étudiants de la Bible à des marins et des capitaines de navires. Il décrit plusieurs rencontres marquantes :
- Un capitaine, initialement présenté comme athée, s’est montré intéressé par les enseignements bibliques après avoir lu un passage du livre *Réconciliation* de Joseph Franklin Rutherford. Il a finalement acheté un ensemble de cinq volumes [53].
- Un intendant de navire et sa femme ont acheté dix-huit livres et brochures après avoir entendu deux clergymen discuter en français, révélant leur mépris pour les fidèles et leur désir de les maintenir dans l’ignorance [54].
- Un autre capitaine, ayant entendu une émission de la *Watch Tower* à la radio, a acheté *La Harpe de Dieu* à Galveston et a ensuite acquis les autres volumes de la série.
Paschal souligne que plus de 44 millions de livres et brochures contenant le message du Royaume ont été distribués depuis 1920, et exprime sa joie de participer à cette œuvre [55].
Job restauré
Dans cette allocution radiodiffusée depuis la station WBBR de New York, Joseph Franklin Rutherford interprète le livre de Job comme une allégorie prophétique illustrant le conflit entre Jéhovah et Satan, ainsi que la restauration finale de l’humanité. Rutherford affirme que Job symbolise les hommes de bonne volonté qui, malgré leur ignorance, cherchent à faire ce qui est juste et maintiennent leur foi en Dieu [56].
Il explique que la tempête qui frappe Job représente la grande tribulation à venir, au cours de laquelle Dieu manifestera Sa puissance et détruira l’organisation de Satan. Après cette épreuve, les hommes de bonne volonté reconnaîtront leur ignorance et se tourneront vers Jéhovah, comme Job l’a fait après avoir entendu la voix de Dieu [57].
Rutherford souligne que Job a prophétisé l’avènement d’un Rédempteur, identifié comme Jésus-Christ, qui rachètera l’humanité et restaurera les obéissants à la vie éternelle. Il critique les systèmes ecclésiastiques (juifs, catholiques et protestants) pour leur rejet du sacrifice rédempteur de Jésus et leur mépris pour le Royaume de Dieu sur Terre [58].
L’article se conclut par une interprétation des leçons du livre de Job, résumées en sept points : 1. Jéhovah est le seul vrai Dieu, source de vie et de justice. 2. Satan est l’ennemi de l’humanité et l’adversaire de Dieu. 3. Satan contrôle une organisation visible (clergé, pouvoirs commerciaux et politiques) et invisible, qui égare les hommes. 4. Une classe d’hommes et de femmes, bien que dans l’ignorance, aspire à la justice. 5. Dieu a une organisation visible, dont les membres sont dévoués à Sa cause et proclament Son message. 6. Dieu détruira bientôt l’organisation de Satan lors d’une grande tribulation. 7. Après cette tribulation, les obéissants seront restaurés à la vie éternelle sur Terre [59].

Questions et réponses
Cette rubrique répond à deux questions posées par les lecteurs :
- 1. Comment Noé a-t-il pu faire entrer toutes les espèces animales dans l’arche ?**
La publication explique que l’arche, mesurant 450 pieds de long, 75 pieds de large et 45 pieds de haut, offrait une capacité de 1 518 750 pieds cubes, soit environ 40 000 tonnes. Cette taille suffisait amplement pour accueillir les 244 espèces animales répertoriées par le naturaliste Buffon, ainsi que les provisions nécessaires. L’article souligne que l’arche n’était pas conçue pour la vitesse, mais pour la sécurité, et que les représentations en forme de navire sont incorrectes [60].
- 2. Explication de Jean 1:1-2**
La publication explique que ce passage, souvent cité pour prouver la divinité de Jésus, doit être compris dans son contexte grec original. Elle affirme que le texte distingue deux "Dieux" : Jéhovah, présenté comme "le Dieu", et Jésus, décrit comme "un Dieu". Cette interprétation vise à réfuter l’idée que Jésus est Dieu, en insistant sur la distinction entre le Créateur et Son Fils [61].
La nature de Dieu et du Christ
La publication aborde la distinction entre Jéhovah et Jésus-Christ en s’appuyant sur des références bibliques. Elle affirme que Jéhovah est le seul vrai Dieu, citant Isaïe 42:8 pour souligner qu’Il ne partage pas Sa gloire avec un autre. Jésus-Christ est présenté comme le Fils de Dieu, mais non comme Dieu Lui-même, conformément à 1 Corinthiens 8:6, où il est écrit : « Pour nous, il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, et un seul Seigneur, Jésus-Christ »[62].
Le texte explique que le terme « dieu » (avec une minuscule) peut désigner des êtres puissants, comme les dirigeants d’Israël ou les fidèles de Dieu, en s’appuyant sur Psaume 82:6 et Jean 10:34-35. Il est précisé que dans l’Ancien Testament, le mot traduit par « dieu » ou « dieux » est appliqué 196 fois à d’autres êtres qu’à Jéhovah, une information présentée comme essentielle pour les évangélistes afin qu’ils comprennent correctement les Écritures[63].
Les Pères Carmélites et le purgatoire
Un article dénonce une pratique des Pères Carmélites d’Oklahoma City, qui envoient des lettres sollicitant des dons pour « aider les âmes du purgatoire ». La publication qualifie cette démarche de « grappillage » (*graft*), soulignant que les lettres promettent des « richesses spirituelles » en échange d’un don de cinq dollars, incluant une petite relique supposément bénie. Le texte critique l’absence d’offre d’aide désintéressée, notant que même l’envoi d’argent est présenté comme un risque assumé par l’expéditeur, sans garantie de contrepartie réelle[64].
Un témoignage d’un abonné est cité pour illustrer l’indignation face à cette pratique, qualifiée de « pire forme de grappillage » et préférant aider les vivants plutôt que les « âmes mortes »[65].
Premières leçons de démonisme
Sous la plume de Mme D. E. Stephens, un récit relate deux expériences de jeunes filles soumises à des influences démoniaques. Dans le premier cas, un groupe de collégiennes tente d’hypnotiser une camarade pour lui faire réciter le *Notre Père* contre sa volonté. Dans le second, une jeune fille citadine, forcée de nourrir des poules, se met à imiter leurs mouvements et leurs cris sous l’emprise d’une force invisible. Les deux victimes ignorent ensuite ce qu’elles ont fait ou dit, ce qui est interprété comme une preuve de l’influence des démons[66].
L’auteure conclut en affirmant que ces phénomènes démontrent la nécessité du Royaume de Dieu, où les esprits malins n’auront plus d’emprise sur les humains, et où les esprits influenceront uniquement la justice[67].
L’histoire radiophonique des enfants – Récit quarante-six
Ce récit, signé O. J. W. Jr., relate les derniers jours de Jésus avant sa crucifixion. Il souligne le courage du Christ, qui, malgré l’approche de sa mort, réunit ses disciples et une foule pour dénoncer publiquement l’hypocrisie des scribes et des pharisiens. Le texte cite Matthieu 23:1-7, où Jésus critique leur comportement ostentatoire, leur amour des honneurs et leur attachement aux titres religieux comme « Rabbi » ou « Père »[68].
La publication condamne l’usage moderne de titres comme « Révérend » ou « Saint-Père », les jugeant contraires aux enseignements de Jésus, qui a ordonné de ne donner ces titres qu’à Dieu seul. Elle compare les « saints-pères » catholiques à des sorciers indiens, accusant les premiers d’ignorer le sens biblique du mot « saint » (consacré à Dieu) et d’inventer un système de culte basé sur des objets fabriqués par l’homme, comme des statues ou de l’« eau bénite »[69].
Le texte poursuit en citant Matthieu 23:13-31, où Jésus accuse les pharisiens d’exploiter les veuves, de faire de longues prières pour la forme et de se présenter comme justes tout en étant pleins d’hypocrisie. Il les compare à leurs ancêtres, qui ont persécuté et tué les prophètes, soulignant leur complicité avec ces crimes[70].
Offre remarquable : les sept livres de Juge Rutherford
La dernière page du numéro propose une offre promotionnelle pour l’acquisition des sept livres reliés écrits par Joseph Franklin Rutherford, alors président de la Société Watch Tower. Parmi ces ouvrages figure le dernier en date, *Prophecy* (*Prophétie*), dont le premier tirage d’un million d’exemplaires a été distribué dès sa sortie le 25 janvier. Les lecteurs sont incités à compléter leur collection en achetant ce livre au prix de 45 cents, ou l’ensemble des sept ouvrages pour 2,40 dollars[71].
L’annonce met en avant l’esthétique des livres et la qualité de leur contenu, invitant les lecteurs à envoyer un mandat postal à l’adresse de la Watch Tower à Brooklyn pour les recevoir[72].
Analyse
Croyances
L'article « Job restauré », diffusé à la radio depuis la station WBBR de New York et retranscrit dans ce numéro, constitue la pièce doctrinale centrale de l'édition du 19 février 1930. Joseph Franklin Rutherford y présente Job non comme un personnage historique isolé, mais comme une figure prophétique et allégorique du conflit cosmique entre Jéhovah et Satan.[73] Cette lecture allégorique systématique des livres poétiques de la Bible est caractéristique des grandes allocutions radiophoniques de Rutherford à cette période, qui constituent simultanément de la prédication publique et de l'instruction doctrinale interne.
La synthèse en sept points qui clôt l'article sur Job cristallise la vision dualiste du monde propre à la publication en 1930. La distinction y est opérée entre deux organisations antagonistes : l'organisation de Satan, définie comme un ensemble visible (clergé, pouvoirs commerciaux et politiques) et invisible, et l'organisation de Jéhovah, à laquelle appartiennent les membres dévoués à sa cause.[74] Cette architecture bipolaire structure l'ensemble de la lecture du livre de Job proposée par Rutherford : la tempête qui frappe le patriarche est interprétée comme l'annonce de la grande tribulation à venir, au cours de laquelle Jéhovah détruira l'organisation visible de Satan, avant de restaurer les obéissants à la vie éternelle sur la Terre.[75]
La rubrique « Questions et réponses » et l'article sur « La nature de Dieu et du Christ » exposent la christologie antitrinitaire soutenue par la publication. Le commentaire de Jean 1:1-2 y affirme explicitement que le texte grec distingue deux êtres de nature différente : Jéhovah, « le Dieu », et Jésus, « un Dieu ».[76] Ce cadre exégétique est étayé par le constat que le terme traduit par « dieu » ou « dieux » est appliqué 196 fois dans l'Ancien Testament à des êtres autres que Jéhovah, une donnée philologique présentée comme un outil indispensable pour les évangélistes.[77] Cette position est cohérente avec l'enseignement que la Watch Tower développe depuis Russell : refus de la doctrine trinitaire, subordination du Fils au Père, soutenu par 1 Corinthiens 8:6 et Isaïe 42:8, tels qu'ils sont cités dans ce même numéro.[78]
La rubrique « Premières leçons de démonisme » illustre une autre constante doctrinale de la publication à cette époque : la croyance en une activité démoniaque concrète et observable dans la vie quotidienne. Les deux anecdotes rapportées par Mme D. E. Stephens — hypnose de collégienne et comportement mimétique involontaire chez une jeune fille — sont interprétées non comme des phénomènes psychologiques, mais comme des preuves tangibles de l'emprise des esprits malins sur les humains.[79] L'auteure conclut que ces phénomènes démontrent la nécessité du Royaume de Dieu, qui mettra fin à cette influence. Cette articulation entre le constat d'une présence démoniaque active et l'espérance eschatologique reflète la logique apologétique constante de la revue : chaque mal observable dans le monde présent constitue une preuve supplémentaire de l'urgence du règne millénaire.
La dénonciation des pratiques des Pères Carmélites d'Oklahoma City concernant les dons destinés aux « âmes du purgatoire » s'inscrit dans le rejet doctrinal de l'immortalité de l'âme, position théologique fondamentale de la publication.[80] La qualification de ces sollicitations comme « pire forme de grappillage » combine à la fois l'argument moral et l'argument doctrinal : si les morts ne subsistent pas sous une forme consciente, comme l'affirme la publication conformément à sa lecture de Ecclésiaste 9:5, toute démarche visant à collecter des fonds pour les secourir est nécessairement frauduleuse. La rubrique sur les quatre branches supplémentaires de mennonites, qui ne communient pas entre elles en raison de divergences vestimentaires telles que la manière de porter les bretelles, est présentée dans un récit à la première personne comme une illustration de l'absence de véritable unité spirituelle dans les confessions chrétiennes institutionnelles, par contraste implicite avec l'unité doctrinale que revendique la publication.[81]
L'histoire radiophonique des enfants, qui commente les discours de Jésus contre les scribes et les pharisiens en Matthieu 23:1-7 et Matthieu 23:13-31, prolonge la polémique anticléricale en l'ancrant dans une exégèse directe des paroles de Jésus.[82] La condamnation des titres religieux honorifiques tels que « Révérend » ou « Saint-Père » y est présentée non comme une opinion de la rédaction, mais comme l'application stricte d'un commandement évangélique. Cette lecture place les hiérarchies ecclésiastiques catholique et protestante dans une position de contravention directe aux enseignements du Christ lui-même, un argument polémique récurrent que la publication développe systématiquement dans ses récits à destination des familles et des enfants.[83]
Organisation et histoire
En février 1930, L'Âge d'Or est une publication bimensuelle de la Watch Tower Bible and Tract Society dont la version française, dérivée de l'édition anglaise The Golden Age, paraît depuis 1924.[84] Le magazine a été fondé en octobre 1919 avec pour vocation explicite de s'adresser au grand public, à la différence de La Tour de Garde, alors réservée au « petit troupeau ».[85] Clayton J. Woodworth en est le rédacteur en chef à cette période, et sa prédilection pour les questions de santé non conventionnelles se reflète directement dans ce numéro : un correspondant y défend les traitements chiropratiques et ostéopathiques contre l'amygdalectomie, tandis qu'une lectrice y plaide pour les ustensiles en acier inoxydable en lieu et place de l'aluminium, sujet récurrent de la revue à cette époque.[86]
Ce numéro du 19 février 1930 publie la retranscription d'une allocution radiodiffusée de Joseph F. Rutherford depuis la station WBBR de Brooklyn, intitulée « Job restauré ».[87] Cette présence du président de la Watch Tower dans les pages du périodique par le biais d'émissions radiophoniques s'inscrit dans la stratégie de diffusion que la revue met en œuvre à cette date : le numéro du 8 janvier 1930 avait déjà décrit en détail le studio WBBR comme l'un des plus beaux des États-Unis, et avait précisé que les conférences de Rutherford étaient alors relayées par trente et un stations de radio.[88] Le même numéro du 19 février mentionne, dans le témoignage d'un colporteur actif dans le port de La Nouvelle-Orléans, qu'un capitaine de navire avait été initié aux publications du mouvement en entendant précisément une émission de la Watch Tower à la radio, confirmant l'efficacité perçue de ce canal de diffusion à ce moment précis.[89]
La dernière page du numéro annonce que le livre Prophecy (Prophétie) de Rutherford a été tiré à un million d'exemplaires dès sa sortie le 25 janvier 1930, et propose aux lecteurs d'acquérir l'ensemble des sept ouvrages du président pour 2,40 dollars.[90] Cette annonce témoigne de l'effort éditorial considérable consenti par l'organisation à cette date, où la production et la diffusion de livres reliés signés de Rutherford constituent un axe central de l'activité missionnaire : le colporteur A. Paschal indique dans le même numéro que plus de 44 millions de livres et brochures ont été distribués depuis 1920.[91]
La rubrique « Un escroc parmi les Étudiants de la Bible » illustre par ailleurs une préoccupation organisationnelle concrète : un correspondant bulgare, N. E. Nicoloff, y signale qu'un individu se présentant sous l'identité d'un compagnon de voyage de Charles Taze Russell a soutiré de l'argent à plusieurs membres du mouvement en Bulgarie, et soupçonne que l'affaire a déjà été signalée dans un précédent numéro sous un autre nom.[92] Ce signalement, adressé à la rédaction depuis l'étranger, témoigne de l'existence d'un réseau de lecteurs internationaux suffisamment organisé pour faire circuler des alertes à l'escroquerie d'un pays à l'autre par le biais du périodique.
Illustrations du numéro
Références
- ↑ L'Âge d'Or du 19 Février 1930, p. 323.
- ↑ L'Âge d'Or du 19 Février 1930, p. 323.
- ↑ L'Âge d'Or du 19 Février 1930, p. 324.
- ↑ L'Âge d'Or du 19 Février 1930, p. 325.
- ↑ L'Âge d'Or du 19 Février 1930, p. 326.
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- ↑ L'Âge d'Or du 19 Février 1930, p. 331.
- ↑ L'Âge d'Or du 19 Février 1930, p. 332.
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- ↑ « À nos lecteurs », Bibliothèque en ligne Watchtower.
- ↑ « Pour mettre encore plus l'accent sur la Bible ! », Bibliothèque en ligne Watchtower.
- ↑ L'Âge d'Or du 19 Février 1930, p. 340-341.
- ↑ L'Âge d'Or du 19 Février 1930, p. 345.
- ↑ Consolation 8 Janvier 1930, p. 225.
- ↑ L'Âge d'Or du 19 Février 1930, p. 344.
- ↑ L'Âge d'Or du 19 Février 1930, p. 351.
- ↑ L'Âge d'Or du 19 Février 1930, p. 344.
- ↑ L'Âge d'Or du 19 Février 1930, p. 342-343.