Basculer le menu
Changer de menu des préférences
Basculer le menu personnel
Non connecté(e)
Votre adresse IP sera visible au public si vous faites des modifications.

Object and Manner of our Lord's Return (1877)

De Tj-encyclopédie
Object and Manner of our Lord's Return (1877)
Auteur Charles Taze Russell
Titre original Object and Manner of our Lord's Return (1877)
Genre Livre
Sujet Témoins de Jéhovah
Langue Anglais
Pays Erreur lors de la création de la vignette : /bin/bash: /usr/bin/rsvg-convert: No such file or directory États-Unis
Éditeur Watch Tower Bible and Tract Society
Parution 1877
Format Livre

Cette brochure, rédigée par Charles Taze Russell en 1877, porte sur deux questions centrales et étroitement liées : le but de la seconde venue du Christ et la manière dont elle se produira. Russell y soutient que le retour du Seigneur n'est pas un événement isolé, mais le pivot d'un plan divin cohérent visant à bénir l'ensemble de l'humanité, y compris la multitude des hommes et des femmes qui ont vécu et sont morts sans jamais avoir entendu l'Évangile.

Russell expliquait lui-même les raisons de cette publication : « Nous étions très affligés par l'erreur des Adventistes du Second Avènement, qui attendaient le Christ dans la chair, et enseignaient que le monde et tout ce qu'il contient, à l'exception des Adventistes du Second Avènement, serait consumé en 1873 ou 1874 — dont les datations, les déceptions et les idées généralement rudimentaires quant à l'objet et à la manière de sa venue nous ont apporté, à nous et à tous ceux qui aspiraient à et proclamaient son Royaume à venir, un discrédit plus ou moins grand. Ces vues erronées, si généralement répandues, tant sur l'objet que sur la manière du retour du Seigneur, m'ont conduit à écrire une brochure — "L'Objet et la Manière du Retour de Notre Seigneur" »[1]. Cette déclaration éclaire le double but de la brochure : corriger les vues erronées répandues chez les Adventistes du Second Avènement sur l'objet et la manière du retour du Christ, et dissocier sa propre position du discrédit qu'avaient entraîné leurs erreurs de datation successives (1843-1844, 1873-1874). Le choix délibéré de traiter le sujet « de manière abstraite, sans référence à la date de cet événement[2] » n'est donc pas un simple parti pris rhétorique, mais une réponse consciente à l'échec des systèmes de datation adventistes que Russell entendait précisément éviter de reproduire.

L'argument développé repose sur une lecture typologique et prophétique des Écritures, de la promesse faite à Abraham jusqu'aux visions de l'Apocalypse, en passant par la doctrine de la restitution de toutes choses exposée en Actes 3:21. Russell y oppose une vision qu'il juge plus cohérente du plan divin aux positions calviniste et arminienne de son époque, en faisant de la seconde venue le moment où l'Église glorifiée pourra enfin accomplir sa mission universelle.

Le texte s'inscrit dans la réflexion théologique propre aux premiers Étudiants de la Bible sur la nature invisible et spirituelle du retour du Christ, un thème que Russell développait simultanément avec Nelson Barbour dans d'autres publications de la même année, notamment Les Trois Mondes (1877).

Analyse

Croyances

La doctrine de la parousia comme présence invisible du Christ constitue l'apport théologique central de cette brochure. Russell y argumente que le terme grec parousia, habituellement traduit par « venue », signifie littéralement « présence personnelle ».[3] Ce raisonnement philologique ne lui appartient pas en propre : c'est Benjamin W. Keith, lecteur de Nelson Barbour, qui avait repéré dans l'Emphatic Diaglott de Benjamin Wilson, publié en 1864, que ce terme grec était systématiquement rendu par « présence » plutôt que par « venue ».[4] Russell avait discuté de la chronologie biblique avec Barbour au début de 1876 et adopté la conviction que le Christ était déjà revenu invisiblement en 1874.[5] La brochure de 1877, publiée par Barbour, constitue donc la première mise en forme écrite de cette doctrine, exposant la thèse d'une présence spirituelle invisible sans s'appesantir sur les dates.[6] La brochure distingue soigneusement la parousia (présence invisible) de termes grecs distincts tels que phaneroo (manifestation) et apokalupsis (révélation), réservant ces derniers à une phase ultérieure où le Christ se rendra perceptible aux nations.[7]

La démonstration de l'invisibilité de la présence du Christ repose sur une anthropologie des « corps spirituels » développée avec soin. Russell y établit une distinction rigoureuse entre le corps naturel, composé de chair, de sang et d'os, et le corps spirituel, dont la matière reste inconnue mais dont les propriétés sont décrites à partir des récits bibliques concernant les anges et le Christ ressuscité.[8] Ces êtres spirituels peuvent demeurer invisibles, se matérialiser sous forme humaine ou apparaître dans leur gloire native, comme l'illustrent les exemples d'Élisée et de son serviteur (2 Rois 6:17) ou de la conversion de Saul de Tarse.[9] Cette construction permet à Russell de traiter la résurrection du Christ non comme un retour à un corps charnel, mais comme une transformation vers une nature entièrement spirituelle, le Christ devenant ainsi « le premier-né d'entre les morts » et le modèle de la transformation future des membres de l'Église. La distinction nette établie ici entre résurrection en corps spirituel (pour l'Église) et résurrection en corps naturel et mortel (pour le reste de l'humanité, à l'instar de Lazare) structure toute la doctrine de la restitution.[10]

La doctrine de la « restitution de toutes choses », fondée sur Actes 3:21, constitue le pivot sotériologique de la première moitié de la brochure. Russell y affirme que la chute d'Adam n'a entraîné que la perte de la vie naturelle et l'entrée dans la mort temporelle, et non la perte de la vie éternelle, qu'Adam ne possédait pas encore à titre définitif.[11] La rédemption accomplie par le Christ ne peut donc restituer que ce qui avait été perdu, c'est-à-dire une vie naturelle dans des conditions terrestres améliorées, et non une vie céleste ou spirituelle — celle-ci étant réservée à la seule Église. Cette articulation précise de la chute et de la rédemption permet à Russell de contourner simultanément le salut universel automatique et la damnation éternelle de la majorité de l'humanité, deux positions qu'il juge également contraires aux Écritures.[12] La portée de cette restitution est explicitement étendue aux nations les plus impies : en s'appuyant sur Ézéchiel 16:48-63, Russell affirme que Sodome elle-même retrouvera son état antérieur, et il interprète les déclarations de Jésus sur le jugement de Sodome (Matthieu 10:15 ; Matthieu 11:24) comme signifiant non pas une moindre punition, mais une moindre responsabilité lors de l'épreuve millénaire.[13]

La question du sort des non-évangélisés, traitée comme un problème théologique majeur et non comme une question périphérique, témoigne d'une préoccupation apologétique directement liée au contexte missionnaire du XIXe siècle. Russell souligne que la majorité de l'humanité, depuis la création jusqu'à son époque, n'a jamais entendu l'Évangile, et que cela rend intenable toute théologie qui conditionne le salut à une connaissance préalable du Christ dans la vie présente.[14] Sa réponse est le concept de « temps dû » : un moment futur, correspondant au Millénium, où chaque individu aura pour la première fois — et non pour une « seconde chance » — l'opportunité d'entendre et d'accepter ou de rejeter le témoignage sur le sacrifice du Christ.[15] Ce dispositif lui permet de maintenir simultanément la nécessité absolue du nom de Jésus pour le salut (Actes 4:12) et la justice divine envers des milliards d'êtres humains n'ayant jamais entendu ce nom.

Le schème dispensationnel qui organise l'ensemble de l'argumentation — âge antédiluvien, âge juif sous la Loi, âge évangélique de l'Église, Millénium — reflète une influence adventiste et millérite clairement identifiable. Russell y reprend la notion de « dispensations » successives, chacune servant un but pédagogique précis dans le plan divin : l'âge antédiluvien pour démontrer la tendance naturelle de l'humanité à la dégénérescence sans intervention divine, l'âge juif pour montrer l'insuffisance des efforts humains même guidés par la Loi, et l'âge évangélique pour constituer l'Église appelée à régner.[16] La Loi mosaïque y est explicitement qualifiée de « pédagogue » conduisant au Christ, conformément à Galates 3:24, et son rôle est d'être un système de types et d'ombres annonçant le vrai salut.[17] Ce cadre dispensationnel permet à Russell d'harmoniser le calvinisme et l'arminianisme qu'il critique comme deux lectures partielles d'un plan divin plus vaste : le calvinisme aurait raison de souligner la souveraineté de l'élection divine, mais cette élection concerne l'Église et non l'humanité entière dans cette dispensation ; l'arminianisme aurait raison d'affirmer l'amour universel de Dieu, mais ce salut universel appartient à une dispensation future.[18]

La conception de l'Église comme « semence d'Abraham » et épouse du Christ, développée à partir de Galates 3:16 et 2 Corinthiens 11:2, confère à l'Église une mission cosmique précise : une fois glorifiée et unie au Christ, elle deviendra l'instrument par lequel toutes les familles de la terre seront bénies, conformément à la promesse faite en Genèse 22:18.[19] Ce statut exceptionnel de l'Église explique la doctrine de la « seconde mort » : ceux qui, après avoir bénéficié de l'épreuve millénaire et de l'enseignement des saints glorifiés, rejettent délibérément le don divin, subiront non plus la mort temporelle héritée d'Adam mais la mort éternelle, définitive et sans remède, distincte de l'enfer de tourments que Russell rejette explicitement.[20] Cette articulation entre première résurrection et résurrection générale, entre mort temporelle et seconde mort, forme un système cohérent qui écarte à la fois le dogme catholique du purgatoire et le dogme protestant de la damnation éternelle dans les flammes.

La moisson de fin d'âge, fondée sur Matthieu 13:30 et Apocalypse 14:15, est présentée non comme un événement ponctuel mais comme une période de temps progressive, réalisée invisiblement par des anges.[21] Cette conception temporelle et progressive — où la présence du Christ précède son enlèvement de l'Église, lequel précède lui-même sa manifestation publique aux nations — explique la structure en étapes de l'eschatologie russellite : la parousia invisible d'abord, puis la transformation des élus, puis le règne millénaire visible, puis la manifestation finale et le jugement dernier. Le monde, comparé aux contemporains de Noé, ne percevra pas la présence du Christ pendant cette période de transition, vaquant à ses occupations jusqu'à ce que les événements du jugement deviennent indéniables.[22]

L'interprétation symbolique de la septième trompette de l'Apocalypse, étayée par une référence à Isaac Newton comme autorité exégétique, illustre la méthode herméneutique de Russell : les trompettes désignent des périodes historiques et non des sons littéraux, et la septième est associée au « temps de trouble » de Daniel 12:1 ainsi qu'au « jour de la colère de Dieu » de Sophonie 1:18.[23] Cette lecture symbolique lui permet de répondre aux objections fondées sur 1 Thessaloniciens 4:16 — la descente du Seigneur avec un cri et une trompette — en les réinterprétant comme des symboles prophétiques déjà en cours d'accomplissement, sans manifestation audible ni visible pour le monde.

Enfin, la lecture des signes des temps dans le dernier chapitre — les inventions techniques du XIXe siècle générant du chômage et des troubles sociaux — est intégrée à la démonstration eschatologique comme confirmation de l'imminence du retour, sans que la brochure fixe de date précise.[24] Cette prudence sur la datation est cohérente avec le constat établi par les sources historiques : la brochure expose la doctrine de la présence invisible sans s'appesantir sur la date de 1874 que Russell tenait alors pour acquise depuis sa rencontre avec Barbour.[25] La nature du retour prime ici sur sa datation, ce qui confère à la brochure une portée argumentative plus large que les écrits prophético-chronologiques produits par Barbour à la même époque.

Organisation et histoire

La brochure Object and Manner of our Lord's Return constitue la première publication autonome de Charles Taze Russell, parue en 1877, soit deux ans avant la fondation officielle de la Société Watch Tower.[26] Elle fut publiée aux bureaux du périodique Herald of the Morning, à Rochester, dans l'État de New York, en collaboration avec le prédicateur adventiste Nelson Barbour.[27] La même année, Barbour et Russell cosignaient l'ouvrage Three Worlds and the Harvest of This World, qui traitait des prophéties chronologiques et posait que la présence invisible du Christ avait débuté à l'automne 1874.[28] La brochure Object and Manner était donc contemporaine de cette activité éditoriale commune, mais Russell en assumait seul la rédaction et y développait de façon plus systématique la doctrine de la présence invisible, sans mentionner explicitement la date de 1874.

La diffusion de cette brochure s'inscrit dans une démarche éditoriale active et délibérée de Russell. Selon une publicité parue dans le périodique The Restitution du 27 février 1878, Russell fit parvenir le texte à tous les abonnés de ce journal à ses propres frais, démontrant ainsi une volonté de large diffusion bien antérieure à la création d'une structure organisationnelle formelle.[29] Ce geste éditorial illustre la pratique qui caractérisera durablement le mouvement pré-Watch Tower : financer et distribuer des textes doctrinaux à destination d'un lectorat dispersé, constitué principalement de lecteurs de la presse adventiste et millénariste américaine.

Le texte opère un choix de public cible explicitement restreint aux croyants qui tiennent la Bible pour Parole de Dieu et qui ont exercé leur discernement spirituel.[30] Ce positionnement délibéré, loin d'être une simple précaution rhétorique, définissait une frontière communautaire implicite entre un lectorat jugé apte à recevoir l'enseignement et le reste du monde. Cette distinction entre une élite spirituelle capable de comprendre les « choses de l'Esprit » et l'« homme naturel » qui les juge comme une folie sera récurrente dans la littérature Watch Tower ultérieure.

La stratégie d'autorité intellectuelle déployée dans la brochure repose sur deux références extérieures au cercle de Russell. L'invocation de l'interlinéaire grec-anglais The Emphatic Diaglott de Benjamin Wilson, dont la traduction du terme grec parousia par « présence » plutôt que par « venue » constituait le fondement exégétique de toute la doctrine du retour invisible, est particulièrement significative.[31] C'est en effet un lecteur de Barbour, Benjamin W. Keith, qui avait le premier repéré dans cet ouvrage publié en 1864 la traduction distinctive de parousia, permettant de requalifier l'échec de la prédiction de 1874 en accomplissement invisible.[32] La mention d'Isaac Newton comme commentateur des trompettes de l'Apocalypse remplit une fonction analogue : légitimer par une autorité intellectuelle reconnue une interprétation prophétique que Russell cherchait à faire accepter au-delà du seul cercle adventiste.[33]

L'exhortation à l'étude systématique des prophéties bibliques, présentée dans la brochure comme un impératif pour les croyants en vue de ne pas être pris au dépourvu par le retour du Christ, annonce une pratique qui deviendra structurante pour l'organisation Watch Tower.[34] La brochure compare les prophéties à une lumière dans un monde sombre et présente leur étude collective comme une obligation communautaire, posant ainsi les bases d'un programme d'étude organisée qui trouvera son expression institutionnelle dans les cercles d'étude biblique mis en place par Russell à partir de 1879.

Enfin, la lecture des progrès technologiques et des troubles sociaux de la fin du XIXe siècle comme signes annonciateurs d'un changement dispensationnel imminent constitue un élément d'ancrage de la brochure dans le contexte américain de l'époque.[35] Russell évoquait notamment la mécanisation croissante et le chômage qui en résultait comme des phénomènes correspondant aux prophéties sur le « temps de la fin », tout en affirmant que ces mêmes inventions serviraient au bien de l'humanité une fois le Millénium établi.[36] Cette lecture institutionnelle de l'actualité contemporaine, articulant progrès matériel, crise sociale et espérance eschatologique, constitue un trait caractéristique de la démarche éditoriale de Russell bien avant la fondation officielle de la Watch Tower.

Contenu

Notre Seigneur revient

Le but de la seconde venue

La brochure s'ouvre sur une réflexion concernant la seconde venue de Jésus-Christ, un événement que tous les disciples reconnaissent comme annoncé dans les Écritures, mais dont l'interprétation varie grandement. L'auteur, Charles Taze Russell, souligne que la compréhension de cet événement dépend d'une vision claire du plan divin pour le salut de l'humanité. Il rejette l'idée que Dieu aurait créé le monde sans but précis, affirmant au contraire que Dieu a toujours eu un plan, fondé sur l'amour (1 Jean 4:8), et que ce plan inclut nécessairement la seconde venue du Christ[37].

Russell critique deux visions théologiques dominantes de son époque : le calvinisme et l'arminianisme. Le calvinisme, selon lui, présente un Dieu souverain qui choisit arbitrairement quelques-uns pour le salut, tandis que l'arminianisme décrit un Dieu aimant mais impuissant à sauver la majorité de l'humanité. Il suggère que ces deux perspectives, bien que contradictoires en apparence, trouvent une harmonie dans une compréhension plus large du plan divin, qui inclut non seulement le salut de l'Église, mais aussi celui de toute l'humanité[38].

L'élection divine à travers les âges

L'auteur explique que Dieu a opéré une forme d'élection à travers les âges, en choisissant d'abord des patriarches comme Noé, Abraham et Jacob, puis en se concentrant sur la nation d'Israël après la mort de Jacob. Cette élection n'était pas arbitraire, mais servait un but précis dans le plan divin. Russell souligne que la Loi donnée à Israël était une ombre des réalités futures, et que son but était de préparer la venue du Messie, la "semence" promise à Abraham (Galates 3:16)[39].

Avec la mort du Christ, la Loi est abolie, et une nouvelle dispensation, celle de la grâce, est introduite. Cette dispensation n'est plus limitée à une seule nation, mais s'étend à tous les peuples. Cependant, Russell note que la diffusion de l'Évangile a été guidée par Dieu, favorisant certaines régions du monde, comme l'Europe et l'Amérique, au détriment d'autres, comme l'Afrique et l'Asie. Il rejette l'idée que le salut de la majorité de l'humanité dépende uniquement du zèle missionnaire des chrétiens, affirmant que Dieu a un plan bien plus vaste et bienveillant[40].

La semence d'Abraham et l'Église

Russell développe l'idée que la "semence" promise à Abraham ne se limite pas au Christ seul, mais inclut également l'Église, décrite comme le "corps du Christ" (Éphésiens 1:23). Cette semence, une fois complète, aura pour mission de bénir toutes les familles de la terre, conformément à la promesse faite à Abraham. L'Église est comparée à une vierge chaste, fiancée au Christ, et attend avec impatience le moment de son union avec lui, souvent symbolisé par le mariage dans les Écritures (2 Corinthiens 11:2)[41].

L'auteur insiste sur le fait que cette union n'aura lieu qu'à la résurrection, lorsque l'Église sera complète et unie à son Chef. À ce moment-là, l'Église recevra sa pleine récompense, devenant des rois et des prêtres pour régner avec le Christ (Apocalypse 20:6). Russell cite plusieurs passages bibliques pour appuyer cette vision, notamment 1 Corinthiens 15:23 et 2 Timothée 4:8, qui soulignent que la récompense est réservée à ceux qui aiment l'apparition du Christ[42].

La prière de Jésus et l'unité de l'Église

Russell aborde la prière de Jésus en Jean 17, où il prie pour l'unité de ses disciples, non seulement entre eux, mais aussi avec lui. Il explique que cette unité ne sera pleinement réalisée qu'à la résurrection, lorsque l'Église sera unie au Christ. Cette union est symbolisée par le mariage de l'Agneau, décrit en Apocalypse 19:7. Russell souligne que cette unité a pour but ultime de permettre au monde de croire en Christ, mais que cela ne se produira qu'après l'union de l'Église avec son Seigneur[43].

L'auteur mentionne également que la création tout entière attend avec impatience la manifestation des fils de Dieu (Romains 8:19), car cette manifestation marquera le début d'une ère de libération et de bénédiction pour toute l'humanité. Il décrit cette période comme celle où la lumière de l'Église brillera pleinement, offrant à tous les nations la possibilité de marcher dans cette lumière et de boire librement de l'eau de la vie (Apocalypse 22:17)[44].

La Nouvelle Jérusalem et la bénédiction des nations

Russell décrit la Nouvelle Jérusalem, symbolisée en Apocalypse 21:2, comme une représentation de l'Église glorifiée. Cette ville, construite de pierres précieuses, symbolise les membres de l'Église, décrits comme des "pierres vivantes" (1 Pierre 2:5). Il explique que lorsque cette ville brillera, les nations marcheront à sa lumière, et que le fleuve d'eau de la vie coulera librement pour tous ceux qui le désirent. Cette période correspond à la nouvelle dispensation, où l'Église, unie au Christ, invitera tous les hommes à venir et à recevoir la vie éternelle[45].

Le sort des non-évangélisés

Russell aborde une question théologique délicate : le sort de ceux qui sont morts sans avoir entendu l'Évangile. Il rejette deux extrêmes : d'une part, l'idée que tous ces individus soient condamnés à l'enfer sans avoir eu la possibilité de se repentir, et d'autre part, l'idée que Dieu sauve tous ceux qui sont dans l'ignorance. Il souligne que ces deux positions sont incompatibles avec les Écritures et avec la justice divine. Russell rappelle que la majorité de l'humanité, depuis la création jusqu'à son époque, n'a jamais entendu l'Évangile, et que Dieu, dans sa sagesse, a un plan pour eux[46].

Il cite Jean 1:9, qui affirme que Jésus est "la vraie lumière qui éclaire tout homme venant dans le monde", et suggère que cette lumière ne se limite pas à la connaissance intellectuelle de Christ, mais inclut également la possibilité d'une réponse à la lumière naturelle ou à la conscience. Cependant, il insiste sur le fait que cette question ne peut être résolue que par une étude approfondie des Écritures, et non par des raisonnements humains[47].

La nécessité de la connaissance du Christ pour le salut =

La publication aborde la question de la nécessité pour les êtres humains d'entendre parler du Christ afin d'être sauvés. Elle cite l'apôtre Paul pour souligner que la foi en Jésus-Christ est une condition essentielle du salut, conformément à des passages tels que Actes 4:12 et 1 Timothée 2:5-6. La brochure affirme que Dieu, dans son dessein ordonné, a prévu un « temps dû » pour que la vérité sur le sacrifice du Christ soit témoignée à tous les hommes. Ce témoignage universel n'a pas eu lieu dans les âges passés, mais il se réalisera dans l'avenir, permettant ainsi à chaque individu d'avoir l'opportunité de connaître et d'accepter le salut[48].

La brochure insiste sur le fait que le plan divin ne se limite pas à une « seconde chance » pour les incroyants, mais plutôt à une première opportunité pour la majorité de l'humanité, qui n'a jamais eu accès à la connaissance du Christ. Elle rejette l'idée d'un salut universel automatique, en citant des avertissements bibliques contre le rejet volontaire de la grâce divine, comme dans Hébreux 6:4-6 et Hébreux 10:26-28. Selon l'auteur, le sacrifice du Christ, accompli une fois pour toutes, ne sera pas répété, et ceux qui le rejettent après l'avoir connu n'auront plus d'autre moyen de salut[49].

La restitution de toutes choses =

Ce passage développe la doctrine de la « restitution de toutes choses », mentionnée par l'apôtre Pierre dans Actes 3:21. La brochure explique que cette restitution ne concerne pas l'Église, qui reçoit une récompense supérieure, mais l'ensemble de l'humanité. Selon l'auteur, la chute d'Adam a entraîné la perte de la vie naturelle et l'entrée de la mort temporelle, et non de la vie éternelle ou de la mort éternelle, car Adam lui-même était en probation pour ces dons. Ainsi, la restitution par le Christ ne peut rendre à l'humanité que ce qui a été perdu : une vie naturelle et un corps naturel, semblables à ceux de Lazare ou de la fille de Jaïrus après leur résurrection[50].

La brochure distingue clairement le sort de l'Église, qui ressuscitera avec un « corps spirituel », de celui du reste de l'humanité, qui ressuscitera avec des corps naturels et mortels. Elle souligne que la Loi mosaïque ne promettait que des bénédictions temporelles, comme une longue vie sur la terre, et ne mentionnait ni la vie éternelle ni la mort éternelle. Les menaces de la Loi se limitaient à la mort temporelle, comme la lapidation ou la mise à mort par l'épée[51].

Le début de l'âge de la restitution =

La brochure précise que l'âge de la restitution débutera au retour du Seigneur, conformément à la déclaration de Pierre dans Actes 3:21. Elle cite des prophéties de l'Ancien Testament, notamment dans les livres de Jérémie, Isaïe et les petits prophètes, qui annoncent la restauration d'Israël et des autres nations, ainsi que la transformation de la terre en un paradis terrestre, où « le désert fleurira comme la rose »[52].

L'auteur souligne que, bien que l'Église croie généralement en la restauration d'un reste vivant d'Israël dans leur pays, elle n'a pas toujours considéré que ces prophéties incluaient également les morts et les autres nations. Pourtant, la brochure affirme que ces promesses bibliques s'étendent à l'ensemble de l'humanité. Elle cite Ézéchiel 39:21-29, où Dieu promet de ramener toute la maison d'Israël dans son pays, y compris ceux qui sont morts par l'épée, illustrant ainsi la portée universelle de la restitution[53].

La restitution des nations impies =

Ce passage examine la question de la restitution des nations qui n'ont jamais connu ou adoré Dieu. La brochure prend l'exemple des Sodomites, une nation impie détruite par le feu et le soufre, et cite Ézéchiel 16:48-63, où Dieu promet que Sodome et Samarie retrouveront leur état antérieur en même temps qu'Israël. L'auteur rejette l'idée que ces promesses soient ironiques, en s'appuyant sur les versets 60 à 63 du même chapitre, qui confirment la réalité de cette restauration[54].

La brochure explique également les paroles de Jésus dans Matthieu 10:15 et Matthieu 11:24, où il déclare qu'il sera plus tolérable pour Sodome au jour du jugement que pour les villes juives qui l'ont rejeté. Selon l'auteur, ces déclarations signifient que Sodome, n'ayant pas eu l'opportunité de connaître le Christ, aura moins de « coups » à subir lors de son jugement millénaire, contrairement aux Juifs qui ont rejeté le Messie après l'avoir connu[55].

Le jugement de la maison de Dieu et du monde =

La brochure explique que le jugement, ou l'épreuve, commence par la « maison de Dieu », c'est-à-dire l'Église. Le Christ, en tant que tête de cette maison, a été éprouvé en tous points sans pécher, et les membres de l'Église sont actuellement en train de subir cette épreuve. Ceux qui croient en Christ et sont couverts par sa justice ne viendront pas en jugement (ou condamnation) avec le monde, car ils sont passés de la mort à la vie grâce à leur foi[56].

Après l'Église, le monde entier sera soumis à une épreuve pour la vie éternelle. Ceux qui accepteront les conditions de Dieu seront délivrés de « l'esclavage de la corruption » et entreront dans « la glorieuse liberté des enfants de Dieu » (Romains 8:21). En revanche, ceux qui rejetteront le don de Dieu subiront la « seconde mort », c'est-à-dire la mort éternelle. La brochure précise que les saints, c'est-à-dire les membres de l'Église, jugeront le monde lors de cette période millénaire, comme le suggère 1 Corinthiens 6:2. C'est durant cette époque que se déroulera la parabole des brebis et des boucs, où les nations seront séparées en fonction de leur attitude envers « les plus petits de ces frères » du Christ, c'est-à-dire l'Église[57].

La nécessité du mal et la justice de Dieu =

L'auteur affirme que la présence du mal dans le monde était nécessaire pour permettre à l'humanité de distinguer éternellement le bien du mal, et ainsi de comprendre pleinement les attributs divins tels que la justice, la miséricorde et l'amour. La brochure explique que, lors de l'âge qui s'est terminé avec le déluge, Dieu a laissé l'humanité à elle-même, sans loi ni contrôle, ce qui a conduit à la dégénérescence et à la corruption, démontrant ainsi la tendance naturelle de l'homme à s'éloigner de Dieu sans assistance divine[58].

Durant l'âge juif, la Loi a été donnée non pour accorder la vie, mais pour montrer à quel point l'humanité est éloignée de la perfection, même dans ses meilleurs efforts. La Loi servait ainsi de « pédagogue » pour conduire les hommes au Christ, en leur faisant réaliser la nécessité d'un salut par la grâce divine, et non par les œuvres. La brochure cite Galates 3:19 et Galates 3:24 pour illustrer ce rôle de la Loi, qui était un système de types et d'ombres annonçant le véritable salut par le Christ[59].

L'harmonie du plan divin =

La brochure souligne que le plan de Dieu révèle l'objectif du retour du Christ : organiser « la semence » par laquelle Satan sera écrasé et le mal contenu, et par laquelle « toutes les familles de la terre seront bénies » (Genèse 22:18). Le retour du Christ a également pour but de glorifier son royaume, c'est-à-dire l'Église, afin que ceux qui ont souffert avec lui puissent régner avec lui. L'auteur cite Daniel 7:18, qui annonce que « les saints du Très-Haut recevront le royaume et le posséderont pour toujours »[60].

La brochure explique que le règne du Christ mettra fin à tous les gouvernements humains, qui seront consumés et brisés en morceaux, tandis que son royaume « subsistera éternellement ». Elle cite Sophonie 3:8-9, où Dieu promet de rassembler les nations pour déverser sur elles son indignation, avant de leur donner « un langage pur » afin qu'elles invoquent toutes le nom du Seigneur et le servent d'un commun accord. Ce châtiment du monde n'est pas motivé par un plaisir divin dans la souffrance humaine, mais par un dessein bienveillant, car « lorsque les jugements de l'Éternel sont sur la terre, les habitants du monde apprennent la justice » (Ésaïe 26:9)[61].

Le règne millénaire et la paix universelle =

La brochure décrit le règne millénaire du Christ comme une période où la paix universelle sera établie. Elle cite Psaume 46:9-10, qui annonce que Dieu « fera cesser les guerres jusqu'aux extrémités de la terre », et Ésaïe 2:4, où il est prophétisé que « les nations ne lèveront plus l'épée l'une contre l'autre, et elles n'apprendront plus la guerre ». Actuellement, Satan est « le prince de ce monde » (Jean 14:30), mais lorsque le Christ prendra « sa grande puissance et régnera », le royaume appartiendra au Seigneur, et toutes les nations se tourneront vers lui pour l'adorer[62].

L'auteur souligne que le Christ reviendra comme « le désir de toutes les nations » (Aggée 2:7), contrairement à sa première venue, où il n'y avait « aucune beauté en lui pour qu'on le désire » (Ésaïe 53:2). La brochure compare le règne millénaire à l'année du Jubilé, décrite dans Lévitique 25:13, où chaque homme recouvrait ses possessions et sa liberté personnelle. Ce Jubilé antitypique permettra à chaque individu de retrouver ce qu'il a perdu en Adam et d'avoir l'opportunité de connaître Dieu et d'apprendre le nom de Jésus, par lequel seul ils peuvent être sauvés[63].

La responsabilité individuelle et la justice divine =

La brochure aborde la question de la responsabilité individuelle dans le jugement divin. Elle cite Jérémie 31:29-30 et Ézéchiel 18:3, où Dieu déclare que, durant le règne millénaire, « les pères n'auront plus mangé des raisins verts, et les dents des enfants en seront plus émoussées », mais que « l'âme qui pèche, c'est celle qui mourra ». Selon l'auteur, cela signifie que chaque individu sera jugé pour ses propres actions, et non pour les péchés de ses ancêtres, comme c'était le cas sous l'ancienne alliance[64].

La brochure conclut en exhortant les croyants à se purifier en vue de la venue du Christ, en citant 1 Jean 3:3. Elle inclut un poème inspiré par cette espérance, encourageant les « pèlerins découragés » à relever la tête, car le Christ, qui est mort sur le Calvaire, régnera bientôt pendant mille ans. Le poème invite à annoncer ces « glorieuses nouvelles » au monde entier et à proclamer que le Jubilé durera mille ans, une époque de gloire pour la terre, prédite par les prophètes[65].

La manière du second avènement du Christ =

Ce chapitre aborde la manière dont le Christ reviendra lors de son second avènement. L'auteur précise que le sujet est traité de manière abstraite, sans référence à la date de cet événement, qu'il soit proche ou lointain. Il souligne que le texte s'adresse exclusivement aux croyants, à ceux qui acceptent la Bible comme la Parole de Dieu et qui, « par l'usage, ont exercé leurs sens » (Hébreux 5:14). La brochure rappelle que, comme le déclare l'Écriture, « l'homme naturel ne reçoit pas les choses de l'Esprit de Dieu », car elles lui semblent une folie, et il ne peut les comprendre parce qu'elles se discernent spirituellement (1 Corinthiens 2:14)[66].

Pour établir une base solide, l'auteur propose d'abord de définir ce qu'est un « corps spirituel », quelles sont ses capacités et par quelles lois il est gouverné. Il reconnaît que certains pourraient objecter que les humains n'ont pas le droit de s'immiscer dans les choses cachées de Dieu, ou que « l'œil n'a pas vu, ni l'oreille entendu, et qu'il n'est pas entré dans le cœur de l'homme ce que Dieu a préparé pour ceux qui l'aiment » (1 Corinthiens 2:9). Cependant, il précise que cette citation s'applique à l'homme naturel, et que l'apôtre Paul ajoute que « Dieu nous les a révélées par son Esprit », car « l'Esprit sonde toutes choses, même les profondeurs de Dieu » (1 Corinthiens 2:10). L'auteur insiste sur la nécessité de « comparer les choses spirituelles avec les choses spirituelles » pour éviter de tomber dans l'erreur en comparant les choses spirituelles avec les choses naturelles[67].

La nature des corps spirituels =

La brochure explique qu'il existe deux types de corps : le corps naturel et le corps spirituel, le corps terrestre et le corps céleste. Elle cite 1 Corinthiens 15:38-49, où l'apôtre Paul distingue ces deux natures. L'auteur précise que le corps naturel, que les humains possèdent actuellement, est composé de « chair, de sang et d'os », et que « ce qui est né de la chair est chair ». En revanche, le corps spirituel n'est pas composé de ces éléments, car « ce qui est né de l'Esprit est esprit »[68].

La brochure souligne que la matière dont est fait un corps spirituel reste inconnue, car « ce que nous serons n'est pas encore manifesté ». Cependant, elle affirme que les croyants seront semblables au Christ après sa résurrection. Elle rappelle que les anges sont des corps spirituels et que le Christ, après sa résurrection, est également devenu un corps spirituel. Cette transformation a marqué sa « seconde naissance », car il a d'abord été « mis à mort dans la chair, mais rendu vivant par l'Esprit » (1 Pierre 3:18). Le Christ est ainsi « le premier-né d'entre les morts » et « le premier-né parmi beaucoup de frères », ces frères étant les membres de l'Église, qui connaîtront une seconde naissance similaire lors de la résurrection[69].

La seconde naissance et la résurrection =

L'auteur explique que la seconde naissance, c'est-à-dire la résurrection en un corps spirituel, doit être précédée par une « génération de l'Esprit », tout comme une naissance charnelle est précédée par une génération charnelle. Il précise que les croyants, bien que déjà « enfants de Dieu », sont dans une sorte d'état embryonnaire en attendant cette naissance. Le Christ, en tant que tête de l'Église, est déjà né, et les croyants attendent « l'adoption, c'est-à-dire la rédemption de leur corps » (Romains 8:23). La création tout entière « soupire et souffre les douleurs de l'enfantement » en attendant la naissance de l'Église des premiers-nés[70].

La brochure propose d'examiner les récits bibliques concernant les anges et le Christ après sa résurrection pour obtenir des informations sur les corps spirituels. Elle souligne que les anges peuvent être présents tout en restant invisibles, comme le suggère Psaume 34:7, où il est dit que « l'ange de l'Éternel campe autour de ceux qui le craignent, et il les délivre ». Elle cite également Hébreux 1:14, qui décrit les anges comme « des esprits serviteurs, envoyés pour exercer un ministère en faveur de ceux qui doivent hériter du salut ». L'auteur mentionne l'exemple d'Élisée, dont les yeux ont été ouverts pour voir les chars et les cavaliers de feu qui l'entouraient, alors que son serviteur ne les voyait pas (2 Rois 6:17)[71].

Les manifestations des corps spirituels =

La brochure décrit trois caractéristiques principales des corps spirituels, en s'appuyant sur des exemples bibliques. Premièrement, les anges peuvent être présents tout en restant invisibles, sauf si Dieu ouvre les yeux des humains pour les voir, comme dans le cas d'Élisée et de son serviteur. Deuxièmement, les anges peuvent apparaître sous la forme d'hommes. L'auteur cite plusieurs exemples, comme la visite de trois hommes à Abraham, dont l'un était le Seigneur et les deux autres des anges (Genèse 18:1-2). Il mentionne également l'ange qui est apparu à Gédéon, à la mère de Samson, et à Moïse sous la forme d'un buisson ardent (Exode 3:2)[72].

Troisièmement, les corps spirituels sont glorieux dans leur état normal. La brochure cite plusieurs descriptions bibliques de cette gloire, comme celle de l'ange qui a roulé la pierre du sépulcre de Jésus, dont le visage « était comme l'éclair » (Matthieu 28:3). Elle mentionne également la vision de Daniel, qui a vu un être spirituel dont les yeux étaient « comme des flambeaux de feu », le visage « comme l'éclair », et la voix « comme le bruit d'une multitude » (Daniel 10:6). L'auteur décrit aussi la vision de Jean sur l'île de Patmos, où le Christ glorifié avait une voix « comme le bruit de grandes eaux », des yeux « comme une flamme de feu », et des pieds « semblables à de l'airain ardent » (Apocalypse 1:14-15)[73].

La brochure conclut en confirmant que les corps spirituels sont invisibles sans une intervention miraculeuse, que ce soit par l'ouverture des yeux des humains ou par l'apparition des êtres spirituels sous une forme visible. Elle cite l'exemple de Saul de Tarse, qui a vu la gloire du Christ resplendir « plus que l'éclat du soleil », ce qui l'a rendu aveugle et l'a fait tomber à terre. Les compagnons de Saul n'ont rien vu, ce qui confirme que les manifestations spirituelles peuvent être perçues différemment selon les individus[74].

La manière du retour du Seigneur

La brochure aborde la question de la nature du corps spirituel du Christ après sa résurrection, en s'appuyant sur plusieurs récits bibliques. Elle souligne que Jésus est apparu sous différentes formes à ses disciples, parfois invisible, parfois visible, et avec la capacité de disparaître soudainement. La publication affirme que ces manifestations démontrent que le corps spirituel du Christ, comme celui des anges, possède des propriétés surnaturelles, telles que l'invisibilité et la capacité de se matérialiser sous différentes apparences. Elle cite notamment Marc 16:12, Jean 20:19, et 1 Corinthiens 15:44-45 pour étayer cette interprétation. La brochure insiste sur le fait que les disciples n'ont pas vu le corps spirituel glorieux du Christ, mais seulement les formes matérielles qu'il a choisies pour se manifester. Elle conclut que, lors de la résurrection, les croyants recevront des corps spirituels similaires, capables de se manifester ou de disparaître à volonté[75].

Comment il reviendra

Cet article développe l'idée que le retour du Christ sera invisible et progressif, contrairement à une interprétation littérale de sa venue visible. La brochure affirme que le Christ reviendra « comme un voleur », c'est-à-dire de manière inattendue et discrète, pour « voler » ses élus, comparés à des joyaux. Elle cite 1 Thessaloniciens 4:16-17, où il est mentionné que les croyants vivants et morts seront « enlevés » pour rencontrer le Seigneur dans les airs, sans que le monde en soit conscient. La publication souligne que cette présence invisible du Christ durera un certain temps avant que sa manifestation ne devienne évidente pour tous, notamment lors du jugement des nations. Elle compare cette période à celle de Noé, où les gens vaquaient à leurs occupations sans se douter du déluge imminent, illustrant ainsi l'ignorance du monde face à la présence du Christ[76].

La brochure aborde également les objections courantes à cette interprétation, notamment le passage des Actes des Apôtres (Actes 1:11) où il est dit que « ce même Jésus reviendra de la même manière » qu'il est monté au ciel. Elle explique que cette « manière » ne fait pas référence à une visibilité universelle, mais plutôt à une venue discrète et spirituelle, similaire à son ascension, qui n'a pas été observée par le monde. Elle souligne que le Christ reviendra d'abord pour son Église, avant de se manifester publiquement lors de son règne millénaire[77].

La séparation des élus

La publication explique que le retour du Christ entraînera une séparation entre les « élus » et les autres croyants, en s'appuyant sur des paraboles bibliques comme celle des dix vierges (Matthieu 25:1-13) et celle du blé et de l'ivraie (Matthieu 13:24-30). Elle affirme que seuls les « vainqueurs », c'est-à-dire ceux qui auront surmonté les épreuves et les tentations de ce monde, seront comptés parmi les élus et auront part à la première résurrection. Ces élus formeront l'épouse du Christ, la « petite troupe » (Luc 12:32), et régneront avec lui pendant le Millénium. La brochure souligne que cette séparation ne sera pas immédiatement perceptible par le monde, car les élus seront enlevés de manière invisible, comme Énoch l'a été (Genèse 5:24)[78].

Elle précise que les autres croyants, bien que sincères, n'auront pas atteint le même niveau de fidélité et devront passer par une période de purification avant d'être sauvés. Ces derniers feront partie de la « grande foule » mentionnée dans Apocalypse 7:9-17, qui servira Dieu dans son temple mais ne régnera pas avec le Christ. La brochure insiste sur le fait que cette séparation est une œuvre progressive, réalisée par des anges invisibles, et que le monde ne prendra conscience de la présence du Christ qu'après l'enlèvement des élus[79].

L'ordre des événements prophétiques

Cet article met en avant l'importance de l'ordre chronologique dans l'accomplissement des prophéties relatives au retour du Christ. La brochure affirme que, tout comme les événements du premier avènement du Christ (sa naissance, sa mort, sa résurrection) se sont déroulés dans un ordre précis, ceux du second avènement suivront également une séquence logique. Elle souligne que le Christ ne pourra manifester sa gloire et son royaume qu'après avoir rassemblé son Église, car celle-ci constitue sa « gloire » (Colossiens 3:4). La publication cite 1 Pierre 5:1-10 et Romains 8:18 pour illustrer cette idée, en insistant sur le fait que les croyants ne pourront partager la gloire du Christ qu'après avoir été transformés en corps spirituels[80].

La brochure explique également que les prophéties annonçant les souffrances du Christ et la gloire qui suivrait s'appliquent à la fois à la tête (le Christ) et au corps (l'Église). Elle mentionne Jude 1:14 et Zacharie 14:5 pour montrer que le Christ reviendra accompagné de ses saints, ce qui implique que ceux-ci doivent d'abord être rassemblés pour apparaître avec lui. Elle conclut que cette séquence prophétique confirme que le retour du Christ sera d'abord invisible, avant sa manifestation publique[81].

Réponses aux objections

La publication répond à deux objections courantes concernant l'interprétation du retour invisible du Christ. La première objection repose sur Actes 1:11, où il est dit que « ce même Jésus reviendra de la même manière » qu'il est monté au ciel. La brochure explique que cette « manière » ne fait pas référence à une visibilité universelle, mais plutôt à une venue discrète et spirituelle, similaire à son ascension, qui n'a pas été observée par le monde. Elle compare cette situation à celle d'un prince qui quitterait une ville incognito et reviendrait de la même manière, sans éclat[82].

La seconde objection concerne 1 Thessaloniciens 4:16, où il est mentionné que le Seigneur descendra « avec un cri, avec la voix de l'archange et avec la trompette de Dieu ». La brochure affirme que cette « trompette » ne doit pas être interprétée littéralement comme un son audible, mais plutôt comme un symbole des événements prophétiques qui se dérouleront pendant la période de jugement. Elle cite Apocalypse 11:15-18, où la septième trompette annonce le jugement des morts et la récompense des saints, pour étayer cette interprétation. Elle souligne que les six premières trompettes de l'Apocalypse se sont déjà accomplies de manière symbolique, et que la septième trompette doit être comprise de la même façon[83].

La septième trompette

La brochure approfondit l'interprétation symbolique de la septième trompette mentionnée dans Apocalypse 11:15-18. Elle affirme que cette trompette représente une période de jugement et de colère divine, durant laquelle les royaumes du monde seront renversés et les saints récompensés. La publication souligne que cette trompette, comme les six précédentes, ne doit pas être comprise comme un événement littéral, mais comme une série d'événements symboliques s'étendant sur une période de temps. Elle cite des commentateurs comme Isaac Newton pour appuyer cette interprétation, en insistant sur le fait que les trompettes de l'Apocalypse couvrent des périodes historiques et non des moments ponctuels[84].

La brochure explique que la septième trompette est associée au « jour de la colère de Dieu » (Sophonie 1:18) et au « temps de trouble » mentionné dans Daniel 12:1. Elle établit un lien entre cette trompette et l'archange Michel, identifié comme le chef des anges, qui dirigera les événements de cette période. La publication conclut que cette trompette symbolise la présence invisible du Christ, qui accomplira son œuvre de jugement et de rassemblement des élus sans que le monde en soit conscient[85].

L'invisibilité des élus

Cet article aborde la question de l'invisibilité des élus lors de leur enlèvement. La brochure affirme que les croyants, une fois transformés en corps spirituels, deviendront invisibles aux yeux du monde, tout comme le Christ l'a été après sa résurrection. Elle cite 1 Corinthiens 15:52, où il est mentionné que les croyants seront changés « en un clin d'œil », pour illustrer cette transformation soudaine et invisible. La publication souligne que les élus, une fois rassemblés, ne laisseront aucune trace visible, tout comme le Christ n'a pas laissé de trace en traversant des portes fermées (Jean 20:19)[86].

Elle précise que cette invisibilité ne concerne que les élus, car les autres ressuscités recevront des corps physiques, comme Lazare. La brochure insiste sur le fait que le monde ne remarquera pas l'enlèvement des élus, car ceux-ci seront occupés à leurs activités quotidiennes (comme travailler dans les champs ou moudre du grain) au moment de leur transformation. Elle conclut que cette discrétion est conforme à la nature spirituelle du retour du Christ, qui se déroulera sans manifestation visible[87].

La présence du Christ avant l'enlèvement

La publication explique que la présence du Christ avant l'enlèvement de l'Église est un concept distinct de sa présence spirituelle permanente. Elle souligne que le Christ a promis d'être toujours avec ses disciples (Matthieu 28:20), mais que cette présence spirituelle ne doit pas être confondue avec sa présence personnelle, qui implique un retour physique et invisible. La brochure cite Matthieu 24:37-39, où le Christ compare sa présence à celle des jours de Noé, pour illustrer cette idée. Elle affirme que, tout comme les gens de l'époque de Noé vaquaient à leurs occupations sans se douter du déluge, le monde ne percevra pas la présence du Christ avant l'enlèvement des élus[88].

La brochure précise que cette présence invisible du Christ durera un certain temps avant que sa manifestation ne devienne évidente. Elle compare cette période à la « moisson » mentionnée dans Matthieu 13:30, où les anges sépareront le blé (les élus) de l'ivraie (les autres croyants). Elle souligne que cette moisson est une œuvre progressive, réalisée par des êtres invisibles, et que le monde ne prendra conscience de la présence du Christ qu'après l'enlèvement des élus[89].

La moisson de l'âge évangélique

Cet article développe l'idée que le retour du Christ marque le début d'une période de moisson, similaire à celle qui a eu lieu lors de son premier avènement. La brochure affirme que cette moisson, mentionnée dans Matthieu 13:30 et Apocalypse 14:15, consiste à séparer les élus (le blé) des autres croyants (l'ivraie). Elle souligne que cette séparation sera réalisée par des anges invisibles, sans que le monde en soit conscient. La publication insiste sur le fait que cette moisson est une période de temps, et non un événement ponctuel, durant laquelle le Christ, en tant que « moissonneur en chef », rassemblera les élus pour les emmener avec lui[90].

La brochure explique que cette période de moisson inclut également la résurrection des « morts en Christ », qui précédera l'enlèvement des vivants. Elle cite 1 Thessaloniciens 4:16 pour illustrer cette séquence, en soulignant que les morts ressusciteront d'abord, suivis des vivants transformés. La publication conclut que cette moisson se déroulera sans manifestation visible, conformément à la nature spirituelle et invisible du retour du Christ[91].

La signification du terme « Parousia »

La brochure examine le terme grec « Parousia », souvent traduit par « venue » dans les Écritures, mais qui signifie littéralement « présence personnelle ». Elle souligne que ce terme est utilisé pour désigner le second avènement du Christ et implique une présence réelle, bien que invisible. La publication cite plusieurs traductions, dont « The Emphatic Diaglott », qui rendent systématiquement « Parousia » par « présence », pour appuyer cette interprétation. Elle explique que cette présence ne sera pas immédiatement perceptible par le monde, mais qu'elle marquera le début d'une période de jugement et de rassemblement des élus[92].

La brochure distingue également « Parousia » d'autres termes grecs comme « phaneroo » (se manifester) et « apokalupsis » (révélation), qui désignent des moments où le Christ se rendra visible ou sera révélé au monde. Elle souligne que ces termes ne doivent pas être confondus, car ils décrivent des étapes différentes du retour du Christ. La publication conclut que la « Parousia » est une présence invisible, qui précède la manifestation publique du Christ lors de son règne millénaire[93].

La comparaison avec les jours de Noé

Cet article approfondit la comparaison entre la présence du Christ et les jours de Noé, mentionnée dans Matthieu 24:37-39 et Luc 17:26-27. La brochure affirme que cette comparaison ne porte pas sur la méchanceté des gens, mais sur leur ignorance de la présence du Christ. Elle souligne que, tout comme les gens de l'époque de Noé vaquaient à leurs occupations sans se douter du déluge, le monde ne percevra pas la présence du Christ avant l'enlèvement des élus. La publication insiste sur le fait que cette ignorance est une caractéristique clé de la « Parousia », qui se déroulera sans manifestation visible[94].

La brochure explique que cette comparaison illustre également la soudaineté et l'inattendu du retour du Christ. Elle souligne que les élus, comme Noé et sa famille, seront « pris » (enlevés) tandis que les autres seront « laissés » pour affronter le jugement. La publication conclut que cette période de présence invisible durera jusqu'à ce que les élus soient rassemblés, après quoi le Christ se manifestera publiquement pour établir son royaume[95].

Le Royaume de Dieu

La brochure introduit le troisième chapitre, consacré au « Royaume de Dieu ». Elle affirme que les Écritures identifient l'Église comme le royaume de Dieu, en s'appuyant sur des paraboles comme celle des dix vierges (Matthieu 25:1-13) et celle du blé et de l'ivraie (Matthieu 13:24-30). La publication souligne que ce royaume est actuellement soumis aux autorités terrestres, mais qu'il est destiné à recevoir toute autorité et puissance lors du retour du Christ. Elle cite Daniel 7:27, où il est promis que « le royaume sous tous les cieux sera donné au peuple des saints du Très-Haut »[96].

La brochure explique que la « petite troupe » (Luc 12:32), à qui il est promis de recevoir le royaume, est actuellement en train d'être préparée par des épreuves et des souffrances pour régner avec le Christ. Elle souligne que ces élus, une fois transformés en corps spirituels, deviendront des « rois et des prêtres » capables de sympathiser avec l'humanité qu'ils gouverneront. La publication conclut que ce royaume, bien qu'invisible pendant la « Parousia », deviendra manifeste lors du règne millénaire du Christ[97].

Contenu

Le règne millénaire et la nature du Royaume

La brochure aborde la nature du Royaume de Dieu et le rôle des croyants dans celui-ci. Elle affirme que les croyants, en tant qu'héritiers conjoints avec le Christ, ne peuvent commencer leur règne qu'à la fin du présent âge, lorsque Jésus prendra « son grand pouvoir et régnera »[98]. Le Royaume n'est pas de ce monde, car « le diable est le prince de ce monde »[99]. Il est décrit comme spirituel et invisible, ne pouvant être vu par les mortels, tout comme le royaume de Satan n'est pas visible actuellement[100].

La publication souligne que Jérusalem, bien qu'elle doive être reconstruite et devenir une louange sur toute la terre, ne sera pas le Royaume de Dieu, car ce dernier est spirituel et ne peut être vu que par ceux qui sont « nés de nouveau »[101]. Le trône de David, mentionné dans les Écritures, est interprété comme un symbole de l'autorité gouvernante, et non comme un trône littéral. Ainsi, le Christ régnera sur un plan spirituel, rétablissant l'autorité autrefois confiée à David, mais sur un niveau supérieur[102].

La brochure explique que lors du jour de la colère de Dieu, les hommes chercheront à se cacher des jugements divins, non pas sous des montagnes littérales, mais sous les royaumes et institutions terrestres, comme la franc-maçonnerie ou les grands empires. Cependant, aucun de ces refuges ne pourra les protéger[103]. Le Royaume de Dieu, bien qu'invisible, deviendra une réalité tangible, remplissant toute la terre et établissant une paix durable[104].

Le ministère des croyants dans le Royaume

La brochure décrit comment les croyants, en tant que « rois et prêtres », pourront enseigner et servir l'humanité durant le Millénium. Bien qu'ils soient des êtres spirituels et glorieux, ils apparaîtront aux hommes sous une forme voilée, semblable à celle des anges qui, dans le passé, se sont manifestés sous une apparence humaine[105]. Cette idée est illustrée par l'exemple de Moïse, qui, après avoir reçu la loi de Dieu, portait un voile pour parler au peuple, mais l'enlevait en présence de Dieu[106].

Les croyants, en tant que ministres de la nouvelle alliance, suivront ce modèle : ils apparaîtront sous une forme humaine pour enseigner et guider l'humanité, mais leur véritable nature spirituelle sera révélée lorsqu'ils entreront en présence de Dieu[107]. La brochure souligne que cette manifestation de la gloire du Royaume provoquera la crainte parmi les hommes, mais qu'elle sera suivie d'une ère de paix et de justice[108].

« Ce que je dis à l'un, je le dis à tous : veillez »

Ce chapitre insiste sur l'importance de la vigilance pour les croyants en prévision du retour du Christ. La brochure affirme que les positions défendues concernant l'objet et la manière du retour du Seigneur sont solides, car elles s'appuient sur une grande quantité d'Écritures et harmonisent des enseignements bibliques qui semblaient contradictoires[109]. Elle souligne que l'Église ne peut être laissée sans lumière sur un sujet aussi crucial, car cela irait à l'encontre des précédents bibliques, où des avertissements ont été donnés avant des événements majeurs comme le Déluge ou la destruction de Sodome[110].

La publication cite plusieurs passages bibliques pour appuyer l'idée que les croyants doivent veiller et être prêts, car le jour du Seigneur viendra comme un voleur pour ceux qui ne sont pas vigilants[111]. Elle utilise une illustration, celle d'une forteresse assiégée, pour expliquer que des signaux seront donnés pour avertir les croyants de l'imminence du retour du Christ, bien que le jour et l'heure exacts restent inconnus[112]. La brochure encourage les croyants à étudier les prophéties bibliques, qui servent de lumière dans un monde sombre, et à marcher dans cette lumière pour ne pas être surpris par le retour du Seigneur[113].

Signes des temps et préparation

La brochure mentionne que des signes visibles dans le monde indiquent qu'un grand changement dispensationnel pourrait être proche. Elle note que le dernier siècle a été marqué par des inventions et des progrès sans précédent, qui, bien qu'ils soient en eux-mêmes des bénédictions, deviennent une malédiction sous les conditions actuelles de la société[114]. Ces inventions, qui réduisent la demande de travail manuel, contribuent à un chômage croissant et à des troubles sociaux, ce qui correspond aux prophéties bibliques décrivant le temps de la fin[115].

Cependant, ces mêmes inventions seront utilisées pour le bien de l'humanité durant le Millénium, lorsque le Royaume de Dieu sera établi. La justice et l'équité remplaceront l'oppression et les conflits, et ces progrès serviront à enrichir intellectuellement toutes les classes de la société[116].

La brochure exhorte les croyants à se préparer spirituellement pour le retour du Christ. Elle les encourage à vivre selon la lumière de la Parole de Dieu, à se sanctifier et à se séparer du monde, en utilisant leurs talents, leur influence et leurs ressources pour servir Dieu[117]. Elle rappelle que la récompense promise aux croyants, une co-héritage avec le Christ, est la plus grande que Dieu puisse offrir, et que cette récompense est obtenue par la foi et non par les œuvres[118].

Enfin, la publication conclut en citant plusieurs avertissements bibliques pour souligner l'importance de la vigilance et de la préparation spirituelle, afin que les croyants ne soient pas surpris par le retour du Seigneur[119].


Illustrations du numéro

Références

  1. PASTOR CHARLES TAZE RUSSELL & THE WATCH TOWER SOCIETY, « Manner of the Lord's Return », citant Jehovah's Witnesses—Proclaimers of God's Kingdom (Watch Tower Bible and Tract Society, 1993), pastorrussell.blogspot.com, consulté en août 2026.
  2. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 32.
  3. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 51.
  4. The Emphatic Diaglott and the Watch Tower Society, jeromehistory.blogspot.com, consulté en 2024.
  5. Dave Armstrong, Jehovah's Witnesses: A Biblical & Historical Critique, Patheos, consulté en 2024.
  6. Dave Armstrong, Jehovah's Witnesses: A Biblical & Historical Critique, Patheos, consulté en 2024.
  7. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 51.
  8. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 33-34.
  9. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 35-37.
  10. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 21-22.
  11. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 21.
  12. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 17-18.
  13. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 25-26.
  14. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 17-18.
  15. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 20.
  16. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 27-28.
  17. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 28.
  18. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 6-7.
  19. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 10-11.
  20. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 27.
  21. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 50.
  22. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 52.
  23. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 46.
  24. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 62-63.
  25. Dave Armstrong, Jehovah's Witnesses: A Biblical & Historical Critique, Patheos, consulté en 2024.
  26. « Noteworthy Events in the Modern-day History of Jehovah's Witnesses », jw.org, consulté en 2024.
  27. The Object and Manner of Our Lord's Return, Internet Archive, consulté en 2024.
  28. « Three Worlds (book) », Wikipédia EN, consulté en 2024.
  29. « History and stuff » (blog Jerome), janvier 2019, consulté en 2024.
  30. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 32.
  31. « The Emphatic Diaglott and the Watch Tower Society », truthhistory.blogspot.com, consulté en 2024.
  32. « The Emphatic Diaglott and the Watch Tower Society », jeromehistory.blogspot.com, 2019, consulté en 2024.
  33. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 46.
  34. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 61-62.
  35. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 62-63.
  36. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 63.
  37. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 3.
  38. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 6-7.
  39. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 8-9.
  40. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 9-10.
  41. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 10-11.
  42. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 12-13.
  43. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 13-14.
  44. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 15-16.
  45. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 16-17.
  46. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 17-18.
  47. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 18-19.
  48. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 20.
  49. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 23.
  50. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 21.
  51. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 21-22.
  52. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 24.
  53. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 24-25.
  54. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 25-26.
  55. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 26.
  56. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 26.
  57. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 27.
  58. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 27.
  59. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 28.
  60. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 29.
  61. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 30.
  62. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 30.
  63. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 31.
  64. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 31.
  65. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 31-32.
  66. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 32.
  67. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 33.
  68. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 33.
  69. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 34.
  70. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 35.
  71. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 35.
  72. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 35-36.
  73. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 36-37.
  74. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 37.
  75. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 38.
  76. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 40.
  77. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 40.
  78. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 42.
  79. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 42.
  80. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 43.
  81. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 43.
  82. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 44.
  83. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 44.
  84. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 46.
  85. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 46.
  86. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 47.
  87. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 47.
  88. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 48.
  89. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 48.
  90. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 50.
  91. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 50.
  92. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 51.
  93. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 51.
  94. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 52.
  95. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 52.
  96. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 54.
  97. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 54.
  98. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 55.
  99. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 55.
  100. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 56.
  101. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 55-56.
  102. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 56.
  103. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 57-58.
  104. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 58.
  105. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 59.
  106. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 59.
  107. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 59.
  108. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 59.
  109. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 60.
  110. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 60.
  111. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 61.
  112. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 61.
  113. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 61-62.
  114. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 62-63.
  115. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 63.
  116. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 63.
  117. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 63-64.
  118. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 64.
  119. Object and Manner of our Lord's Return (1877), p. 64.
Sommaire