Évolution doctrinale : Matthieu 25
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Interprétations de Matthieu 25 dans les publications de la Société Watch Tower, classées par verset puis par date.
Versets 1-13
- 1879 — La Tour de Garde de octobre 1879 (p. 38) : Le délai de la parabole s'ouvre en 1844 et se ferme en 1874, le cri de minuit étant daté de 1859 comme mi-chemin de la nuit, et « entrer » dans les noces désigne un acte de foi et non un enlèvement corporel. Points saillants : parallélisme de deux périodes de 1 845 ans : mort de Jacob à la mort du Christ, puis mort du Christ au printemps 1878 ; la symétrie des deux périodes est posée comme indivisible ; révision depuis le printemps 1875 : l'entrée aux noces devient un acte de foi après l'échec de l'enlèvement attendu en 1878 ; aveu que des personnes ont été jugées comme n'étant pas « dans la lumière » pour n'avoir pas espéré cet enlèvement ; l'attente de la parabole est identifiée au séjour du grand prêtre dans le lieu saint.
- 1880 — La Tour de Garde de Avril 1880 (p. 87) : Les lampes des dix vierges sont les Écritures rendues au peuple au dix-neuvième siècle, le retard de l'époux dure trente ans de 1844 à 1874, et les vierges folles peuvent encore rejoindre les compagnes de l'épouse. Points saillants : la condition de la parabole n'est remplie qu'avec la diffusion massive des Bibles ; les trente ans de retard sont copiés sur les trente années entre la naissance de Jésus et son entrée en scène ; déplacement par rapport à octobre 1879, qui plaçait le cri de minuit en 1859 à mi-chemin de la nuit ; quinze mille lecteurs du Midnight Cry tombés à deux cents comme preuve du tri.
- 1880 — La Tour de Garde de juin 1880 (p. 110) : La parabole des dix vierges est appliquée au temps de criblage en cours, les imprudents perdant leur place et les fidèles restant en éveil. Points saillants : prolonge la discussion ouverte en avril 1880 sur les lampes comme Bibles diffusées ; octobre 1879 plaçait le cri de minuit en 1859 ; l'objection interne devient une épreuve prévue.
Versets 31-33
- 1880 — La Tour de garde de octobre 1880 (p. 151) : La séparation des brebis et des boucs s'applique à la sortie hors des Églises : les brebis sont la grande multitude de chrétiens qui quittent Babylone et lavent leurs robes, les boucs l'élément qui reste. Points saillants : Babylone, dans sa chute, emporte les péchés du peuple de Dieu ; consigne de rejeter tout joug de servitude confessionnelle et de ne reconnaître qu'un troupeau et un berger ; chute de Babylone datée du printemps 1878 par la revue, soit deux ans avant la parution.
Versets 31-46
- 1881 — La Tour de Garde de Mars 1881 (p. 1) : La parabole décrit le jugement d'une humanité restaurée qui retrouve la domination d'Adam, sous l'autorité de Dieu. Points saillants : les « boucs » subissent une « destruction éternelle » ; Satan est anéanti dans la seconde mort ; Russell appliquait cette parabole au règne de mille ans (Wills).
Verset 34
- 1881 — La Tour de Garde de avril 1881 (p. 207) : Les brebis sont distinguées des saints, déjà avec le Christ et juges du monde, et le royaume est fondé au début du troisième monde et non par un décret éternel. Points saillants : élection présentée par Paton comme une suggestion personnelle ; accord avec mars 1881 (jugement d'une humanité rendue à la vie) ; écart avec octobre 1880, où les brebis étaient les chrétiens sortant des Églises ; katabolē compris comme un fondement posé à un moment de l'histoire.