Évolution doctrinale : Apocalypse 11
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Interprétations de Apocalypse 11 dans les publications de la Société Watch Tower, classées par verset puis par date.
Versets 3-8
- 1940 — La Tour de Garde du 15 octobre 1940 (p. 317) : Les deux témoins vêtus de sacs puis tués représentent les dirigeants de la Société, dont le témoignage fut interrompu par l'interdiction du Mystère accompli et leur emprisonnement en mai 1918, leur libération de mars 1919 constituant la résurrection. Points saillants : L'identification est calquée sur un calendrier fixé d'avance : les versets viennent occuper des positions prévues ; Le reste est ainsi doté d'une identité prophétique de plus, articulée à la séquence 1914-1918-1919.
Versets 7-10
- 1940 — La Tour de Garde du 15 novembre 1940 (p. 348) : La désorganisation de la Société, l'emprisonnement de ses dirigeants et la paralysie des congrégations en 1918 accomplissent la mort des deux témoins, leur libération valant résurrection. Points saillants : Lecture soudée à Apocalypse 12, de sorte qu'un seul épisode judiciaire accomplit deux prophéties distinctes du même livre ; Mandats d'arrêt de mai 1918 et élargissement de mars 1919 comme accomplissement ; Coexiste sans articulation avec l'imputation, formulée deux semaines plus tôt, de la stérilité du témoignage de 1918-1919 à la crainte et à la paresse des consacrés.
Verset 15
- 1879 — La Tour de Garde de juillet 1879 (p. 5) : La septième trompette marque un transfert de domination obtenu par châtiment divin, les nations étant en colère et non converties. Points saillants : cessation des guerres attribuée au châtiment, non à une paix missionnaire ; aucune christianisation préalable des peuples requise ; en 1940 le même chapitre sera appliqué aux dirigeants de la Société emprisonnés en 1918.
- 1879 — La Tour de Garde de août 1879 (p. 19) : La septième trompette, identifiée aux trompettes de 1 Thessaloniciens 4 et 1 Corinthiens 15, couvre une chronologie déjà commencée incluant le grand jour de la colère, les sept coupes, la résurrection et la récompense des saints. Points saillants : Le transfert de domination s'obtient par châtiment divin, les nations étant en colère et non converties ; Complément du dispositif posé le mois précédent par l'adjonction de la résurrection et de la récompense des saints ; L'historicisme protestant lisait les quatre premières trompettes comme des jugements contre l'Empire romain d'Occident avant 476.
Verset 18
- 1879 — La Tour de Garde de décembre 1879 (p. 56) : La septième trompette est une période de temps couvrant le jour de la colère, la fureur des nations et la récompense des prophètes, des saints et de ceux qui craignent le nom de Dieu, la période 1878-1914 en formant la dernière moitié. Points saillants : Les trente-sept ans de 1878 à 1914 sont identifiés au jour de la colère ; Ajout, par rapport à août 1879, de la restauration de Jérusalem terrestre et de la récompense de toute l'Église ; Ossature chiffrée partagée avec les 1 260 ans (538-1798) et un millénium papal daté approximativement de 792 à 1792.
- 1881 — La Tour de Garde de mai 1881 (p. 11) : Que les prophètes soient nommés en premier ne fait pas d'eux les ressuscités de la « première résurrection », qui est « première » au sens de principale. Points saillants : « première au sens de principale, de chef » ; les patriarches et les prophètes, non engendrés de l'esprit, ressuscitent comme des hommes parfaits ; rupture avec décembre 1880, où les prophètes entraient en 1874 dans une condition spirituelle ; Jean le Baptiste est exclu de l'Épouse.
Verset 3
- 1880 — La Tour de Garde de Avril 1880 (p. 87) : Les deux témoins vêtus de sac sont les deux Testaments, enfermés dans une langue morte pendant les 1 260 ans de domination papale clos en 1798. Points saillants : lecture historiciste commune de l'ère de persécution papale ; la Bible rendue au peuple après 1798 contredit la prétention papale au royaume ; la diffusion des Écritures rend possible le mouvement de Miller.
Versets 15-18
- 1880 — La Tour de Garde de juillet 1880 (p. 116) : La déclaration des anciens selon laquelle Dieu a pris sa puissance et commencé à régner consolide le couronnement du Christ en 1878, avant et non après le jour de colère. Points saillants : Argument retourné contre les adversaires qui placent le couronnement après la colère ; Les sept plaies d'Apocalypse 15:1 ne peuvent suivre la fin de la colère ; Soutient la thèse de la double fin de l'âge de l'Évangile, en 1878 et en 1914 ; Placer le couronnement après 1914 obligerait à repousser moisson et pressoir au-delà de cette date.
Verset 7
- 1880 — La Tour de Garde de Septembre 1880 (p. 140) : Le verbe grec rendu par « verra » signifie d'abord prêter attention et reconnaître, de sorte qu'un retour invisible du Christ n'est pas contredit par le texte. Points saillants : exemples invoqués : le « prends-en soin toi-même » à Judas, le « voyez-y vous-mêmes » du gouverneur, Moïse reconnaissant Dieu à une flamme ; même opération que celle pratiquée sur parousia lu comme « présence » par Benjamin Keith dans la traduction de Benjamin Wilson ; mai 1880 faisait déjà de la présence invisible la ligne de partage avec le milieu adventiste.
Versets 3-7
- 1881 — La Tour de Garde de Juillet et août 1881 (p. 244) : Les deux témoins sont l'Ancien et le Nouveau Testament, enfermés dans le latin puis tués en France à partir de 1793. Points saillants : identification déjà faite par Miller en 1831 et par Paton dans The Day Dawn ; rattachée au chandelier entre deux oliviers de Zacharie 4.