1882
Autres actions
| 1882 | |
|---|---|
| Première page de Zion's Watch Tower, janvier-février 1882 |
| Chronologie de la Société Watch Tower | |
|---|---|
| Années : 1875 - 1876 - 1877 - 1878 - 1879 | |
| Décennies : 1880s - 1890s - 1900s - 1910s - 1920s | |
1882 est l'année où Charles Taze Russell reste seul à la tête du mouvement. En février, la revue envoie à ses lecteurs The Tabernacle and Its Teachings, en supplément du numéro de janvier-février[1]. Son enseignement sur la rançon a déjà séparé Russell de John Paton : depuis 1881, Russell refuse ses articles[2]. En 1882, Paton lance son propre mensuel, The World's Hope[3]. La revue ne le nomme jamais.
En décembre, c'est le tour d'Albert Jones. L'article « An Unpleasant Duty » condamne son Zion's Day Star, que la revue avait « chaudement recommandé » moins d'un an plus tôt[4]. Nier la rançon, c'est nier « le fondement même de tout christianisme » : la revue en fait la limite de la communion[5]. Crompton le résume : un an après la seconde attente déçue, Russell est le seul des premiers dirigeants qui reste[6].
La revue, elle, ne parle que de progrès. Elle annonce en avril un livre, Millennial Day Dawn[7]. Elle envoie son numéro d'octobre-novembre aux « quatre-vingt-dix mille » directeurs d'école du dimanche des États-Unis[8]. Mais selon Schulz et de Vienne, les dons chutent fortement : le mouvement se divise, et des donateurs se retirent[9].
En bref : les doctrines de 1882
| Doctrine | Origine | Avant 1882 | En 1882 | Ce qu'il en advient |
|---|---|---|---|---|
| Une règle de relecture des articles | Russell. Selon Schulz et de Vienne, la règle répond à un désaccord encore privé avec Paton, sur le livre du Tabernacle[10] | Février 1881 : une vue nouvelle « n'éteint jamais » une vérité plus ancienne[11] | Posée. Janvier-février, « Truth Sifting in the Tower » : une idée nouvelle doit avoir l'accord « d'au moins deux » lecteurs bien informés[12]. L'enseignement des trois dernières années est dit « lié, progressif et harmonieux »[13]. Juin, « "Change Your Minds" » : seul Dieu ne change jamais d'avis, écrit Sunderlin[14]. Juillet, « View from the Tower » : la lumière nouvelle « s'accordera avec la lumière passée »[15] | En 1906, Maria Russell dira avoir seule relu les articles avant publication. Schulz et de Vienne jugent cette prétention fausse[16] |
| La porte fermée : on n'invite plus personne | Nelson Barbour : ses dates ayant échoué, il reporte l'attente à 1881, et Russell l'approuve[17] | Mai 1881 : la porte de l'appel sera fermée « vers le 2 octobre »[18]. Octobre-novembre 1881 : la revue ne peut « plus offrir le grand prix » à ceux qui ne s'étaient pas consacrés avant[19] | Appliquée, puis nuancée. Mars, « A Word from Bro. A. D. Jones, of Zion's Day Star » : la faveur a pris fin « l'automne dernier »[20]. Avril, « The Great Feast » : depuis le 2 octobre 1881, on ne peut plus entrer au festin[21]. Il n'est « plus convenable d'inviter »[22]. Juin, « Questions and Answers » : le baptême dans le Christ n'est « plus possible »[23]. Juillet, « Questions and Answers » : « nous n'avons jamais prétendu que les conversions cesseraient »[24] | Selon Crompton, après 1881, la prédication ne cherche plus à convertir, mais à faire sortir de Babylone ceux qui sont déjà appelés[25] |
| La nature du Christ : un Fils créé | La rédaction. Selon Schulz et de Vienne, Russell ne doit pas cette idée à la croyance commune de l'« Âge à venir »[26] | Mars 1881 : pour Paton, le Christ était « à la fois humain et divin »[27]. Septembre 1881, Food for Thinking Christians : il est « le commencement de la création de Dieu »[28] | Développée. Janvier-février, « Son of God » : Keith écrit que le Fils n'était immortel « dans aucune » de ses deux premières existences[29]. Mars, « "What Is Man?" » : il est « impossible de posséder deux natures en même temps »[30]. Avril, « The Word of God » : le Fils est « le premier et le principal des créatures de Jéhovah »[31]. Juillet, « "Hear, O Israel! Jehovah Our God Is One Jehovah" » : « le premier Fils créé de Dieu »[32]. Décembre, « Man's Inheritance » : depuis son baptême, Jésus est « un être double »[33] | Penton voit dans l'article de juillet une rupture complète avec le protestantisme évangélique, et une théologie « néo-arienne »[34]. Schulz et de Vienne jugent au contraire que Russell n'était pas arien[35] |
| L'esprit saint n'est pas une personne | Charles Linnaeus Ives, que George Storrs reproduit en 1879 : l'esprit saint est une force dont Dieu se sert[36]. Russell a été influencé par ces textes[37] | Octobre-novembre 1881 : l'esprit saint est « notre interprète et notre guide », sans que la revue dise ce qu'il est[38] | Exposée. Juin, « Questions and Answers » : l'esprit de Dieu n'est « pas plus une personne » que l'esprit du monde[39]. Juillet, « "Hear, O Israel! Jehovah Our God Is One Jehovah" » : il n'est « pas une personne séparée et distincte »[40]. Août, « Taught of God » : Maria Russell écrit qu'il n'est « pas une personne distincte de Dieu »[41] | Penton : depuis 1882, Russell et ses successeurs enseignent que l'esprit saint est la force agissante de Dieu[42] |
| Une rançon, et non un pardon | Contre Barbour : selon Penton, le livre du Tabernacle devait répondre à ses critiques[43] | Septembre 1881, Food : les péchés dus à Adam sont « librement et pleinement pardonnés »[44]. Le Christ est la « propitiation (règlement) » de nos péchés[45] | Durcie. Janvier-février, « Ransom or Pardon—Which? » : rançon et pardon « expriment des idées exactement opposées »[46]. Août, « A Fearful Thing » : Dieu « ne peut jamais pardonner le péché »[47]. Septembre, « Did Christ Die in Vain? » : la revue accepte la substitution « dans son sens le plus plein »[48]. Décembre, « Christ Our Propitiation » : la propitiation est « l'acte d'apaiser la colère »[49] | Penton : la « substitution » de Russell ressemble peu à la doctrine traditionnelle qui porte ce nom[50] |
| Nier la rançon : la limite de la communion | La rédaction, contre l'universalisme de Paton et les idées de Jones sur la naissance de Jésus[51] | Mars 1880 : « nous n'excluons personne pour une opinion »[52]. Octobre-novembre 1881 : le frère « désordonné » est averti, puis on ne le fréquente plus[53] | Appliquée à d'anciens proches. Août, « The Sin unto Death in the Gospel Age » : rejeter la rançon, idée « qui devient populaire », est le péché qui mène à la mort[54]. Septembre, « Did Christ Die in Vain? » : certains qui se tenaient « autrefois avec nous » sont « récemment tombés » dans cette erreur[55]. Décembre, « An Unpleasant Duty » : nier la rançon, c'est nier « le fondement même de tout le christianisme »[56] | Après le départ de Jones, Russell reste le seul chef des lecteurs de la revue[57] |
| Apocalypse 13 : la seconde bête | La rédaction. La clé du nombre 666 vient d'un lecteur de Lynn (Massachusetts) ; Russell l'accepte[58] | Janvier 1880 : la bête à deux cornes est le protestantisme, uni à l'Angleterre et à l'Allemagne[59] | Changée. Janvier-février, « The Beast and His Image » : la seconde bête est « l'Église d'Angleterre et d'Irlande »[60]. Son image est l'Alliance évangélique, formée en 1846[61]. Le nombre 666 se compte en anglais, langue de « probablement les quatre cinquièmes » des fidèles[62] | En 1919, les Reprints ne reproduisent plus cette explication que « pour son intérêt historique »[63] |
| Le Mémorial : le vin plutôt que le jus de raisin | Le Mémorial annuel vient de Storrs, selon Penton[64] | Avril 1881 : le Mémorial est célébré une fois par an, le 14 avril au soir, chez William Conley[65] | Changé en deux mois. Mars, « The Passover » : la revue emploie des galettes sans levain et du « jus de raisin sec »[66]. Mai, « View from the Tower » : elle le regrette ; « le vin est le seul emblème convenable »[67] | Mai : à Pittsburgh, « tous ont pris du vin »[68] |
| La résurrection : un relèvement progressif | La rédaction, d'après le lexique grec de Liddell et Scott[69] | Septembre 1881, Food : la résurrection fait revenir à l'existence celui qui est mort[70]. Le retour à la perfection vient ensuite, par « une œuvre progressive après leur résurrection »[71] | Redéfinie. Juin, « Anastasis—Resurrection » : la rédaction reconnaît n'avoir compris le mot « que tout récemment »[72]. La résurrection des hommes « sera en cours » pendant le Millénium, et complète à sa fin[73] | Plus tard, dans The New Creation, Russell se sert de cette idée pour accorder Apocalypse 20:5 avec sa doctrine[74] |
| 1914 | Barbour, en septembre 1875[75] | Janvier 1881 : la moisson dure quarante ans, de 1874 à 1914[76] | Mise en avant. Juin, « View from the Tower » : les temps des Gentils durent « jusqu'en 1914 »[77]. Juillet, « The Mystery Finished » : la septième trompette ne sera « pleinement accomplie qu'en 1914 »[78]. Août, « View from the Tower » : la guerre du grand jour ne s'achèvera pas « avant l'an 1914 »[79]. Août, « Remarks on the Foregoing » : Israël se relèvera en trente-sept ans, de 1878 à 1914[80] | Dans Thy Kingdom Come (1891), les derniers fidèles ne seront emportés au ciel que juste avant 1914[81] |
| Des enseignants humains « nécessaires » | La rédaction, contre des lecteurs pour qui les chrétiens oints n'avaient besoin d'aucun enseignant[82] | Octobre-novembre 1881 : le « serviteur fidèle » est le petit troupeau tout entier[83] | Nouvel accent. Juin, « Human Teachers Necessary » : Dieu se sert de « certains hommes bien plus que d'autres »[84]. Des membres choisis dirigent l'Église vers « la nourriture au temps convenable »[85]. Août, « The Unnecessary (?) Human Teachers » : « Dieu a établi dans l'Église » des apôtres et des enseignants[86] | Russell finira par se voir comme le « serviteur fidèle », sans le dire en public[87] |
Doctrine
En 1882, la revue a encore plusieurs auteurs. Keith, Sunderlin, Mann et Jones y signent des articles. Maria Russell y signe une réponse au courrier dès janvier-février[88], et signe des articles à partir d'août. Paton n'y écrit plus : Russell refuse ses articles depuis 1881, et les deux hommes se sont séparés avec amertume[89]. Au cours de l'année, Paton et Jones nient la rançon telle que Russell l'entend. La revue en fait la limite de la communion. Elle change aussi sa lecture d'Apocalypse 13, le sens du mot « résurrection » et le vin du Mémorial.
Ce qui change
Une règle de relecture, un enseignement dit « harmonieux »
En février 1881, la revue posait qu'une vue nouvelle « n'éteint jamais » une vérité plus ancienne[90]. En janvier-février 1882, l'article « Truth Sifting in the Tower » dit comment les textes sont choisis. Chaque article, même celui du rédacteur, passe sous les yeux « d'un ou plusieurs de ceux qui marchent dans la lumière »[91]. Une interprétation nouvelle doit avoir l'accord « d'au moins deux » des lecteurs les mieux informés. Sinon, elle attend[92]. Beaucoup d'articles reçus ne paraissent jamais. Ceux qui s'en offusquent montrent que « leur nature humaine n'est pas encore crucifiée »[93]. Aux lecteurs, la revue demande de ne rien enseigner, ne rien prêter, ne rien donner qu'ils n'aient d'abord examiné[94].
Le même article affirme que l'enseignement de la revue, depuis trois ans, a été « lié, progressif et harmonieux »[95]. En 1881, la revue avait pourtant annoncé le changement des fidèles pour l'année[96], puis écrit en mai qu'elle ne l'avait « jamais prétendu »[97]. En octobre-novembre 1881, elle avait aussi abandonné ce qu'elle avait « toujours cru » : un changement des vivants sans passer par la mort[98]. L'article de 1882 n'en dit rien.
Selon Schulz et de Vienne, cette règle répond à un désaccord, encore privé, avec Paton, né d'une conférence de rédaction sur le livre du Tabernacle[99]. C'est aussi, selon eux, la plus ancienne déclaration de Russell sur la relecture des articles. Ils s'en servent contre Maria Russell : en 1906, elle dira avoir relu seule les articles, ce que ce texte dément[100].
En juin, Sunderlin écrit que « se repentir » veut dire « changer d'avis ». Celui qui ne change jamais d'avis n'apprend rien, ou il a l'esprit borné. Seul Dieu ne change jamais d'avis, parce que sa connaissance est parfaite[101]. Changer d'avis n'entraîne pas pour autant « la condamnation de toutes nos opinions passées »[102]. En juillet, la rédaction redit que la lumière nouvelle « ne s'opposera pas » à la lumière passée, mais « s'accordera » avec elle[103]. Le mois précédent, elle avait pourtant reconnu avoir mal compris le mot « résurrection ».
La rupture avec Paton : le livre du Tabernacle et la rançon
En octobre 1880, la rédaction jugeait déjà « erreurs graves » son idée d'une divinité qui demeure dans l'humanité du Christ[104]. Paton était aussi « lent à accepter » l'idée que l'Église partage le sacrifice du Christ[105]. En septembre 1881, Food for Thinking Christians annonçait un tract n° 7 sur les types du Tabernacle[106]. Selon Schulz et de Vienne, Russell en retarda la parution pour tenter de le faire accepter à Paton. Celui-ci glissa vers le salut universel, que Russell rejetait[107].
Le texte paraît en février 1882, en supplément du numéro de janvier-février, sous le titre The Tabernacle and Its Teachings[108]. Le livre lit le jour des Expiations comme une image de tout l'âge de l'Évangile[109]. Le taureau représente Jésus ; le « bouc de l'Éternel » représente ses disciples fidèles. Seuls ceux-ci « font partie du sacrifice pour le péché »[110]. Selon Penton, le livre devait surtout répondre aux critiques de Barbour. Paton ne put en accepter les idées. Selon Russell, il se mit alors à nier la rançon[111]. Penton souligne que ce motif est celui que donne Russell. Wills résume la position finale de Paton. L'Église obtient la vie en sacrifiant le péché dans son corps, non par la mort du Christ à sa place[112].
En 1894, Russell racontera que l'explication du passage difficile lui était venue après trois jours de prière, « claire comme le soleil de midi ». Penton y voit Russell se tromper lui-même sans s'en rendre compte[113].
La revue ne nomme jamais Paton en 1882. En août, elle vise ceux qui ont bâti « une théorie du salut éternel final de tous les hommes ». Pour la défendre, ils font de la « seconde mort » un simple symbole[114]. Dès 1882 au moins, Paton prépare des brochures et des tracts destinés surtout aux lecteurs de la revue[115]. Penton note que Russell n'aurait pas pu exposer ses idées avec autant de force en restant uni à Paton. Paton était plus proche que lui de la doctrine courante sur la Trinité et l'incarnation[116]. Schulz et de Vienne le décrivent autrement. Pour eux, Paton voyait dans le Père et le Fils deux façons d'être d'un même Dieu. Certains de ses propos glissent vers l'idée d'un Fils inférieur au Père[117].
Jones et le Zion's Day Star : du soutien à la rupture
En octobre-novembre 1881, Russell annonçait le nouveau journal de Jones, le Zion's Day Star, avec « ses meilleurs vœux »[118]. En janvier-février 1882, la revue annonce encore un article de « Bro. A. D. Jones of the Day Star »[119]. Il paraît en mars. Jones y écrit que la faveur d'entrer dans le « petit troupeau » a pris fin « l'automne dernier »[120]. La porte est désormais « fermée au haut appel »[121].
En septembre, la revue contredit Jones pour la première fois en public. Dans ses deux derniers numéros, le Day Star présente « comme une lumière nouvelle » une distinction entre le corps du Christ et l'Épouse[122]. Pour lui, l'Épouse serait la compagnie que les deux journaux appelaient jusque-là la compagnie des serviteurs d'Apocalypse 7:9-17[123]. La revue répond qu'une idée n'est pas vraie parce qu'elle est neuve : « ce pourrait être une erreur nouvelle »[124]. Jésus seul est l'Époux. Aucune vierge n'est sortie à la rencontre d'un époux « multiple »[125]. Le corps et l'Épouse sont la même classe, appelée à « une seule espérance »[126].
En décembre, l'article « An Unpleasant Duty » rompt avec le Day Star. La revue l'avait « chaleureusement recommandé » il y a moins d'un an, « et souvent depuis » ; elle le regrette[127]. Le journal de Jones a fait alliance avec ceux qui nient que le Seigneur les ait « achetés ». Il affirme que Jésus était « fils de Joseph aussi bien que de Marie », donc pécheur par nature comme tout homme[128]. Son rédacteur avait pourtant refusé naguère les articles d'« un correspondant estimé du Michigan », qui rejetait la rançon[129]. La revue ne le nomme pas. Wills écrit que Jones avait d'abord refusé de publier les vues de Paton, puis les adopta à la fin de 1882[130]. La revue se dit prête à recommander de nouveau le Day Star s'il revient à la rançon. Elle prévoit qu'on la jugera « peu charitable »[131]. D'autres publications enseignent à peu près la même chose, mais elle ne les combat pas en public[132].
Penton souligne que ce récit vient de Russell : selon lui, Jones finit même par rejeter la Bible[133]. Schulz et de Vienne notent que les idées de Jones sur la naissance de Jésus, publiées en 1882, surprirent tout le monde[134]. Ils ajoutent ce que la revue tait. Jones quitte le groupe en 1882, et Russell évite de parler de sa maîtresse, de son inconduite et de ses vols[135]. La revue ne parle que de doctrine. Pour Crompton, ces quelques années d'essais et d'erreurs ont causé la rupture entre Russell et ses premiers associés[136].
Une rançon, et non un pardon
En septembre 1881, Food for Thinking Christians disait que les péchés dus à Adam sont « librement et pleinement pardonnés »[137]. Le Christ y était la « propitiation (règlement) » de nos péchés[138]. En 1882, la revue distingue nettement les deux mots. Dans « Ransom or Pardon—Which? », rançon et pardon « expriment des idées exactement opposées »[139]. Quand Jésus pardonne librement dans les Évangiles, c'est qu'il paie la rançon : il pardonne « comme acheteur »[140]. En août, l'article « A Fearful Thing » va plus loin : Dieu « ne peut jamais pardonner le péché ». Le mot « pardon », ajoute la revue, n'est pas dans le Nouveau Testament[141].
En septembre, « Did Christ Die in Vain? » accepte la substitution « dans son sens le plus plein »[142]. En décembre, « Christ Our Propitiation » donne la définition de Webster : la propitiation est « l'acte d'apaiser la colère » d'une personne offensée[143]. Penton juge que cette « substitution » ressemble peu à la doctrine traditionnelle qui porte ce nom[144].
Nier la rançon : le péché qui mène à la mort
En mars 1880, la revue écrivait : « nous n'excluons personne pour une opinion »[145]. Food for Thinking Christians liait déjà le « péché qui mène à la mort » au rejet ouvert de la rançon[146]. En 1882, ce lien vise d'anciens proches. En août, rejeter la rançon est une méthode « qui devient populaire », et c'est ce péché-là[147]. En septembre, la revue déplore que certains, qui se tenaient « autrefois avec nous », soient « récemment tombés » dans cette erreur[148]. Elle dit pourtant admirer beaucoup de ceux qui pensent ainsi[149]. En décembre, nier la rançon, c'est nier « le fondement de tout le christianisme »[150].
Wills résume : le dernier des quatre premiers collaborateurs de Russell se brouille avec lui, et les lecteurs subissent de nouveaux débats sur la rançon[151]. Russell lit ces départs comme le tri du blé et de la paille, ce qui lui permet de les accepter avec calme[152]. Selon Crompton, c'est à ce moment que Russell devient le seul chef du mouvement[153].
Apocalypse 13 : de l'alliance protestante à l'Église anglicane
En janvier 1880, la bête à deux cornes d'Apocalypse 13:11 représentait le protestantisme[154]. Le dialogue « The Beast and His Image », en janvier-février 1882, garde la première bête : c'est la papauté[155]. Mais la seconde bête devient « l'Église d'Angleterre et d'Irlande »[156]. Son image est l'Alliance évangélique, formée en 1846 pour « repousser les ennemis communs »[157]. Le nombre 666 se calcule sur des noms anglais, comme « The Church of England »[158] ou « Protestant Churches »[159]. L'anglais est en effet la langue de « probablement les quatre cinquièmes » des fidèles[160].
Selon Schulz et de Vienne, ce calcul vient d'un lecteur de Lynn, dans le Massachusetts ; Russell l'accepte et le publie[161]. En 1919, les Reprints ne reproduisent plus l'article que « pour son intérêt historique »[162].
La porte fermée et le baptême
En mai 1881, la revue situait la fin de l'appel « vers le 2 octobre »[163]. En octobre-novembre 1881, elle ne pouvait « plus offrir » le grand prix[164]. Cette idée remonte à Barbour : ses dates ayant échoué, il reporta l'attente à 1881, et Russell l'approuva[165].
En 1882, la revue en tire les conséquences. En avril, « The Great Feast » date la fermeture du « 2 octobre 1881 »[166]. Il n'est « plus convenable d'inviter » au festin[167]. En juin, le baptême dans le Christ n'est « plus possible » depuis octobre 1881. La revue presse encore ceux qui s'étaient consacrés avant cette date de se faire immerger[168]. En septembre, elle écrit au contraire : « Nous n'avons jamais pressé personne d'accomplir le symbole »[169].
Un lecteur demande pourquoi des conversions ont encore lieu. La revue répond en juillet : « nous n'avons jamais prétendu que les conversions cesseraient » en octobre 1881. La conversion du monde est l'œuvre du Millénium[170]. Selon Crompton, la prédication ne vise plus dès lors à convertir. Elle doit faire sortir de Babylone ceux que Dieu a déjà appelés[171].
La nature du Christ
En mars 1881, Paton présentait le Christ comme « à la fois humain et divin »[172]. Food for Thinking Christians appelait le Fils « le commencement de la création de Dieu »[173]. En 1882, la revue précise cette idée. En janvier-février, Keith écrit que le Fils n'était immortel « dans aucune » de ses deux premières existences[174]. En mars, « "What Is Man?" » juge « impossible de posséder deux natures en même temps »[175]. En avril, le Fils est « le premier et le principal des créatures de Jéhovah »[176]. En juillet, il est « le premier Fils créé de Dieu »[177]. Le même article ajoute que, depuis sa résurrection, il a la nature divine. Il est donc « de la même essence que le Père »[178].
En décembre, « Man's Inheritance » dit pourtant que Jésus, depuis son baptême, est « un être double ». Sa forme extérieure est l'homme Jésus ; il a été engendré à la nature divine[179]. La revue ne relève pas l'écart avec l'article de mars.
Penton voit dans l'article de juillet une rupture complète avec le protestantisme évangélique, et une théologie « néo-arienne »[180]. Schulz et de Vienne jugent au contraire que Russell n'était pas arien[181]. Ils ajoutent qu'il ne doit pas l'idée d'un Fils créé à la croyance commune de l'« Âge à venir »[182].
L'esprit saint
En octobre-novembre 1881, l'esprit saint était « notre interprète et notre guide ». La revue ne disait pas ce qu'il est[183]. En juin 1882, elle répond que l'esprit de Dieu n'est « pas plus une personne » que l'esprit du monde[184]. En juillet, il n'est « pas une personne séparée et distincte »[185]. En août, Maria Russell écrit la même chose dans « Taught of God »[186].
L'idée vient de Charles Linnaeus Ives, pour qui l'esprit saint est une force dont Dieu se sert[187]. Russell a lu ces textes dans le Bible Examiner de Storrs[188]. Selon Penton, depuis 1882, Russell et ses successeurs enseignent que l'esprit saint est la force agissante de Dieu[189].
La résurrection, un relèvement progressif
En septembre 1881, la résurrection rendait l'existence au mort[190]. Le retour à la perfection venait ensuite, par « une œuvre progressive après leur résurrection »[191]. En juin 1882, « Anastasis—Resurrection » reconnaît n'avoir compris le mot « que tout récemment »[192]. D'après le lexique grec de Liddell et Scott, anastasis veut dire « relèvement », « reconstruction », « restauration »[193]. La résurrection des hommes « sera en cours » pendant le Millénium. Elle ne sera complète qu'à la fin des mille ans. La revue y voit une autre explication d'Apocalypse 20:5[194]. En octobre-novembre, elle rappelle ce sens, « peu apprécié jusqu'à récemment par aucun de nous »[195].
Schulz et de Vienne notent que Russell reprendra cette explication d'Apocalypse 20:5 dans The New Creation[196].
Le Mémorial : du jus de raisin au vin
Selon Penton, Russell a appris de Storrs la célébration annuelle du Mémorial, le 14 nisan[197]. En avril 1881, la revue annonçait la réunion de Pittsburgh chez W. H. Conley[198]. En mars 1882, « The Passover » dit employer des galettes sans levain et du « jus de raisin sec »[199]. En mai, la revue le regrette : « le vin est le seul emblème convenable ». Tout vin mentionné dans l'Écriture pouvait enivrer[200]. À Pittsburgh, les deux étaient servis, mais « tous ont pris du vin »[201].
La guérison par la foi
En mai 1881, la revue laissait chacun libre sur ce point : « n'empêchez personne parce qu'il ne nous suit pas »[202]. En août 1882, « Faith Healing » s'attend à voir ces guérisons devenir plus fréquentes. Mais ceux qui ont consacré leur vie à Dieu ne peuvent pas « demander qu'on leur rende ce qu'ils sacrifient »[203]. Ils peuvent demander la guérison pour les autres, pas pour eux-mêmes[204]. Selon Schulz et de Vienne, Russell s'y intéresse alors, tandis que Conley et Sunderlin la défendent ouvertement[205].
Des enseignants humains « nécessaires »
En octobre-novembre 1881, le « serviteur fidèle et prudent » était tout le petit troupeau[206]. Au milieu de 1882, des lecteurs disent que les chrétiens oints n'ont besoin d'aucun enseignant humain[207]. Russell ne les nomme pas[208]. En juin, « Human Teachers Necessary » répond que Dieu se sert de « certains hommes bien plus que d'autres »[209]. Des membres choisis dirigent l'Église vers la nourriture au temps convenable[210]. En août, la revue revient sur le sujet : « Dieu a établi dans l'Église » des apôtres et des enseignants[211].
Russell finira par se voir comme le « serviteur fidèle ». Selon Schulz et de Vienne, il ne le dira pas en public, mais l'admettra en privé et à demi-mot dans la revue[212].
1914 mis en avant
La date de 1914 vient de Barbour, en septembre 1875[213]. En janvier 1881, la revue faisait durer la moisson de 1874 à 1914[214]. En 1882, la date revient presque chaque mois. En juin, les temps des Gentils durent « jusqu'en 1914 »[215]. En juillet, la septième trompette ne sera pleinement accomplie qu'en 1914[216]. En août, la guerre du grand jour ne s'achèvera pas avant 1914[217]. Le même mois, Israël se relèvera en trente-sept ans, de 1878 à 1914[218]. En octobre-novembre, le « jour du Seigneur » a commencé en 1874 et dure quarante ans[219].
Ce qui est réaffirmé
La présence du Christ depuis 1874
En février 1881, la revue rappelait que la parousia « signifie présence »[220]. Le livre du Tabernacle dit que le Seigneur est « maintenant présent pour rassembler les joyaux ». Seuls les membres du petit troupeau le savent[221]. En octobre-novembre 1882, le jour du Seigneur a commencé en 1874[222].
L'Église partage le sacrifice du Christ
Penton pense que cette idée, appelée plus tard doctrine du « Mystère », vient peut-être de Keith[223]. Dans le livre du Tabernacle, le « bouc de l'Éternel » représente les disciples fidèles, qui « font partie du sacrifice pour le péché »[224]. Le passage du second voile représente la mort du corps humain[225]. En décembre, « Man's Inheritance » dit le changement « si proche » que l'Église attend d'être unie au Christ[226]. Le temps approche « où nous serons changés »[227].
La grande compagnie
En février 1881, la revue parlait déjà de « la seconde compagnie »[228]. Dans le livre du Tabernacle, le bouc émissaire représente « une très grande classe » d'enfants de Dieu. Ils se sont consacrés, mais n'ont pas sacrifié leur nature humaine[229]. Ils ne peuvent avoir la nature divine, ni revenir à la perfection humaine[230]. En avril 1882, « The Great Feast » les appelle « la grande compagnie d'Apocalypse 7:9 »[231].
L'immortalité réservée aux vainqueurs
Le livre du Tabernacle réserve l'immortalité, « degré de vie illimité », à ceux qui vainquent[232]. En janvier-février 1882, Keith écrit que le Fils lui-même n'était pas immortel avant sa résurrection[233].
Le rejet de la Trinité
En avril 1881, la revue relevait que la nouvelle version du Nouveau Testament affaiblissait « la doctrine de la Trinité »[234]. En octobre-novembre 1882, elle oppose le don du Fils unique à « une vieille théorie, la Trinité »[235]. Si les trois ne font qu'un, demande-t-elle, Dieu s'est-il envoyé lui-même ?
La restitution pour tous, mais pas le salut de tous
Food for Thinking Christians annonçait pour le monde, au Millénium, non une seconde chance, mais une première[236]. Le livre du Tabernacle répond que, pour Dieu, les vivants et les morts sont pareils : « il les dit tous morts »[237]. En octobre-novembre 1882, la revue redit que tous seront délivrés de la mort due à Adam. Mais elle n'enseigne pas « le salut éternel de tous les hommes »[238].
Sortir de Babylone
En décembre 1881, la revue conseillait de quitter les Églises sans demander de lettre de recommandation[239]. En octobre-novembre 1882, toutes les sectes sont « condamnées à la destruction ». La revue presse les chrétiens de sortir, en citant Apocalypse 18:4[240].
Les gouvernements, le communisme et le vote
Food for Thinking Christians disait l'Église « soumise aux puissances » jusqu'au règne du Christ[241]. Le livre du Tabernacle ne compte pas le dévouement à une réforme « politique ou morale » comme une consécration à Dieu[242]. En octobre-novembre 1882, la Bible annonce la chute des riches, mais « ne reconnaît pas ce communisme comme juste ». Le croyant doit obéir aux puissances tant qu'elles durent[243]. En décembre, le Christ prendra pourtant « la cause des opprimés » dans le temps de détresse[244]. Un lecteur demande s'il faut voter ou occuper une charge publique[245]. La revue répond que les votes du « petit troupeau » ne feraient pas pencher la balance. Que le monde gère son gouvernement en attendant le nôtre[246].
Le retour des Juifs
En avril 1881, la revue suivait les « ligues antisémites » d'Europe[247]. En août 1882, le retour d'Israël est un signe de la fin de l'âge et de la moisson[248]. En septembre, la revue reproduit un article sur le projet de colonie juive de Laurence Oliphant en Galaad[249]. En octobre-novembre, les Juifs fuiront en Palestine, loin des « places fortes du communisme »[250].
Faits historiques
Janvier-février : le Tabernacle et le bilan de la Tract Society
Le numéro double de janvier-février paraît en retard. Une partie du papier du supplément est restée bloquée par un « blocus » des chemins de fer[251]. Ce supplément est le tract sur le Tabernacle, annoncé dans plusieurs numéros précédents : The Tabernacle and Its Teachings (« Le Tabernacle et ses enseignements »). Food for Thinking Christians est imprimé au dos de la même brochure[252]. Selon Schulz et de Vienne, Russell avait retardé ce texte pour tenter de le faire accepter par John Paton, qui glissait alors vers le salut universel[253]. Penton y voit d'abord une réponse aux critiques de Barbour[254]. Pour Schulz et de Vienne, c'est l'exposé « définitif » de Russell sur l'expiation[255]. Les deux brochures gratuites, Food et le Tabernacle, remplacent alors The Day Dawn, le livre de Paton, comme exposé principal des doctrines du groupe[256]. Le texte sera augmenté et renommé Tabernacle Shadows of the Better Sacrifices[257].
La revue donne ses tirages. Les numéros de novembre et de décembre 1881, tirés à 6 000 exemplaires chacun, sont épuisés[258]. Celui de janvier-février est tiré à 10 000. Faute de temps pour corriger la liste, il part aussi chez des abonnés qui devaient être rayés[259]. La liste compte environ sept mille noms[260]. L'annuaire de presse Ayer de 1882 annonce 14 800 exemplaires par numéro[261]. Sur la même page, Schulz et de Vienne donnent pourtant 4 800 exemplaires d'après le même annuaire[262]. Ils se disent méfiants envers ces chiffres déclarés[263].
Le même numéro publie le premier bilan de la Zion's Watch Tower Tract Society, « organisée il y a moins d'un an ». Elle a reçu en tout 35 391,18 dollars et en a dépensé 35 336,18. Il reste 55 dollars en caisse, et environ 400 dollars de factures sont à payer[264]. Les dons vont d'un dollar à « des milliers ». « Nous ne sollicitons jamais de dons », assure la revue[265]. Quelques lignes plus loin, elle explique pourtant comment alimenter le fonds : préciser l'objet du don et l'adresser à C. T. Russell, à Pittsburgh[266]. Les dépenses dépassent d'ordinaire les recettes. Un frère qui a déjà beaucoup donné garantit les dettes jusqu'à mille dollars[267]. En juillet 1881, la revue écrivait : « Nous ne ferons pas de dettes, et nous ne mendierons jamais »[268]. Le bilan ne nomme ni le garant, ni les dirigeants de la Société, ni la date de sa fondation.
Deux nouveaux prédicateurs se préparent à Pittsburgh, les frères Boyer et Leigh. Avec deux autres, ils cherchent à mettre en ordre les enseignements de la Bible pour mieux les présenter[269]. Leur « paye est extraordinairement grande » : épreuves, privations, « du pain et de l'eau », puis la vie éternelle[270]. Les autres lecteurs sont invités à tenir chez eux une réunion d'étude, le dimanche et un soir de semaine. Ils auront toujours « trois ou quatre » tracts en poche[271].
La revue décrit aussi le contrôle de ses articles. Chacun est relu par « une ou plusieurs » personnes « qui marchent dans la lumière ». Une interprétation nouvelle doit avoir l'accord d'au moins deux lecteurs parmi les mieux instruits[272]. Plus tard, devant la justice, Maria Russell, qui demandait une pension à son mari, laissera entendre qu'elle seule relisait les articles. Schulz et de Vienne jugent cette affirmation fausse[273]. Elle répond déjà au courrier : la lettre de l'épouse d'un pasteur méthodiste lui est « remise pour réponse »[274]. Dans sa réponse, elle rapporte le mot d'un pasteur de Pittsburgh à son mari : il croit ces choses vraies, mais « il ne serait pas prudent de les prêcher »[275].
Albert Jones est encore un allié. La revue annonce pour le numéro suivant un article de « frère A. D. Jones, du Day Star », le journal qu'il a lancé à New York à la fin de 1881[276]. Elle a envoyé des exemplaires de ce journal à environ sept mille noms de sa liste, « pour qu'ils puissent en juger »[277]. Russell fait donc connaître le Zion's Day Star à tous ses lecteurs, moins d'un an avant de le condamner.
Mars : des pasteurs contre Food, le Mémorial chez le père de Russell
Les lettres arrivent chaque jour. Elles viennent de croyants de toutes conditions, et quelques-unes, peu nombreuses, de pasteurs[278]. D'autres pasteurs disent à leurs fidèles, à propos de Food : « Cessez de penser », « Ne le lisez pas », « Brûlez le livre »[279]. À la fin de février, à Philadelphie, le pasteur épiscopalien Henry R. Percival commence une série de sermons contre Food, sous le titre « Incrédulité »[280].
Un frère Tackabury, de l'Ohio, jusque-là membre d'une conférence de l'Église méthodiste épiscopale, part ce mois-ci comme prédicateur[281]. Samuel T. Tackabury, né en 1832, est l'un des rares pasteurs gagnés par Food[282]. Sa santé fragile abrège vite ses tournées[283]. Benjamin Keith a prêché le mois précédent à Lynn (Massachusetts) et à Fort Edward (New York)[284]. John Sunderlin est presque rétabli. Il a passé près de cinq mois au lit, épuisé par la distribution de Food en Grande-Bretagne et en Irlande[285]. En 1881, la revue parlait d'une « fièvre rhumatismale »[286].
Jones signe encore un article dans le numéro de mars. Il y écrit que le temps de faveur pour entrer dans le « petit troupeau » a pris fin « l'automne dernier »[287].
Le Mémorial de la mort du Christ est fixé au dimanche 2 avril, après 18 heures. À Allegheny, la réunion a lieu à 19 h 45 chez J. L. Russell, le père de Russell, au 80 Cedar Avenue[288]. En 1881, le groupe le célébrait chez William Conley[289]. La revue ne dit rien de ce changement. L'an passé, des lettres étaient venues de groupes « de deux, de trois, de vingt et de cinquante »[290]. En avril, la revue demande une carte postale à chaque groupe de trois personnes ou plus qui le célèbre[291].
Avril-mai : Millennial Day Dawn contre le Day Dawn de Paton
En avril, la revue annonce un livre, Millennial Day Dawn (« L'aube du jour millénaire »). Il exposera le plan de Dieu, les symboles de l'Apocalypse, les paraboles et « les preuves bibliques du temps ». Ce sera un livre de référence[292]. Plusieurs frères y écriront, mais aucun auteur ne sera nommé. La revue donne ses raisons : freiner « l'orgueil » des auteurs, et apprendre aux lecteurs à ne s'appuyer sur aucun homme[293]. Le titre rappelle à dessein celui de Day Dawn, que la revue a fait connaître dans le monde entier par Food. Elle solde les cent exemplaires qui lui restent de ce livre, à 50 cents, pour les écouler « avant que paraisse le nouvel ouvrage »[294]. Elle ne nomme pas l'auteur de Day Dawn : John Paton.
En mai, la revue corrige des lecteurs. Son livre n'est pas une révision de Day Dawn, or the Gospel in Type and Prophecy, mais un ouvrage « totalement différent ». Elle a choisi ce titre pour que la recommandation de Day Dawn imprimée dans Food profite au nouveau livre[295]. Or un « frère chrétien » prépare une « édition révisée » de Day Dawn, dont la revue a reçu les épreuves[296]. Elle lui a écrit pour qu'il change de titre. Sinon, dit-elle, on pensera qu'il veut s'approprier la publicité faite à l'ancien livre par son éditeur, « frère A. D. Jones », et par les publications de la Watch Tower[297]. Celles-ci ont donné à Day Dawn « plus de seize cent mille (1 600 000) » annonces gratuites[298]. En octobre 1881, la revue comptait pourtant 1 200 000 exemplaires de Food en tout[299].
La revue ne nomme pas le « frère chrétien ». C'est l'auteur même de Day Dawn : Paton prépare à partir de 1882 des brochures tirées de son Day Dawn « révisé », destinées surtout aux lecteurs de la revue[300]. Wills note que le même titre faisait profiter le nouveau livre de toute la publicité faite à l'ancien[301]. La revue revendique cette publicité, et donne Jones pour éditeur. Selon Schulz et de Vienne, c'est pourtant Russell qui finançait le livre. Paton dira plus tard l'avoir ignoré[302]. Millennial Day Dawn ne paraîtra jamais sous ce titre. Le premier volume de la série Millennial Dawn, The Plan of the Ages, sortira en 1886, financé par la fortune personnelle de Russell[303].
Les prédicateurs se dispersent. Jones donne une série de discours à Newark, et en prépare à New York et à Brooklyn. Le Day Star « brille avec un éclat croissant », écrit la revue. Tackabury part dans l'ouest de l'État de New York. Graves, longtemps voyageur de commerce et prédicateur dans les trains, a distribué Food pendant six mois. Boyer reste à Pittsburgh, parmi ses anciens compagnons de la lutte contre l'alcool[304]. Keith, après Lynn, Newark, Chambersburg et Pittsburgh, part vers l'Ohio, l'Indiana et le Michigan. Il doit célébrer le Mémorial à Buchanan le 2 avril, puis passer par Lapeer et Almont avant Detroit, le 2 mai[305]. Schulz et de Vienne relèvent que toutes ces étapes du Michigan sont des lieux marqués par la prédication de Paton. Almont est la ville de sa petite Église[306]. En mai, Keith est rappelé chez lui par la mort d'un jeune enfant, et sa femme est très malade[307]. L'enfant avait huit mois[308].
En mai, John B. Adamson tient des réunions dans le comté de Mercer, en Pennsylvanie. Leigh, qui se préparait depuis un moment, est sur le point de partir[309]. À Reading, en Pennsylvanie, un lecteur, J. B. Keim, organise des conférences le même mois[310]. La revue envoie gratuitement les plans de six sermons sur le « tableau des âges », à ceux qui veulent prêcher en public. Il faut les apprendre dans l'ordre, puis les dire « avec ses propres mots »[311]. Elle vend aussi l'Emphatic Diaglott, la traduction de Benjamin Wilson, au prix de gros. Elle a racheté 83 exemplaires aux pages de garde abîmées, offerts à 1,50 dollar. Mieux vaut, dit-elle, se priver de « certains luxes de nourriture ou de vêtements » que de ces aides à l'étude[312].
Le Mémorial a été célébré « très largement », d'après les comptes rendus venus « de toutes les directions ». Les plus grandes de ces petites réunions sont celles de Newark et de Pittsburgh, avec une soixantaine de personnes chacune[313]. C'est à peu près le chiffre donné pour Newark en 1881. Pour Schulz et de Vienne, les groupes qui rendent compte de leur Mémorial à Russell sont alors peu nombreux, et petits[314].
La revue juge que le tract sur le Tabernacle n'a pas été assez étudié. C'est une « nourriture solide » : il faut le lire deux ou trois fois, et ne le prêter qu'à des chrétiens « pleinement consacrés »[315]. Elle publie des lettres de lecteurs. Un méthodiste de Londres a rejeté l'immortalité de l'âme il y a cinq ans et la Trinité il y a trois ans. Il a lu Food et le Tabernacle, et demande : « Était-ce une révélation ? Ces idées doivent venir d'en haut »[316]. Schulz et de Vienne relèvent que Russell publie volontiers ces louanges. Elles renforcent sa conviction d'être l'agent de Dieu[317]. Elles vont, selon eux, au-delà de la foi du premier siècle[318]. À Caledonia, dans le Mississippi, un « pasteur congrégationaliste noir » dit avoir plus appris en trois semaines avec Food et le Tabernacle qu'en dix ans. Trop pauvre pour acheter le Diaglott, il demande qu'on le lui offre[319]. Le même mois, le Day Star de Jones circule encore comme porte d'entrée : le 14 mai, un pasteur méthodiste en reçoit un exemplaire, envoyé comme échantillon parmi des milliers d'autres[320].
Juin-juillet : des prédicateurs sur les routes, des pasteurs quittent leur Église
En juin, la revue dit recevoir des centaines de lettres. Un lecteur de l'Ouest l'a découverte par un morceau de numéro qui servait à emballer un paquet d'épicerie[321]. Au Texas, un intendant et chef de classe de l'Église méthodiste épiscopale quitte son Église après avoir lu Food[322]. Un pasteur de la même Église rompt son engagement. Il renonce aussi à garder son diplôme de pasteur, une tentation de Satan selon lui[323]. En juillet, la revue annonce deux autres pasteurs. L'un, de l'Église méthodiste protestante, pense la quitter avec une partie de ses fidèles. L'autre est luthérien[324]. Zoe Knox juge ces conversions de pasteurs, mises en avant par la revue, négligeables en nombre[325].
Sunderlin tient des réunions près d'Arlington, dans l'État de New York. Leigh et un frère Spears descendent l'Ohio dans une petite barque qui appartient à Spears. Ils veulent passer une semaine dans chaque ville du fleuve, jusqu'à Cincinnati ou Saint-Louis, « tout l'été ou plus »[326]. Schulz et de Vienne pensent, sans certitude, que ce Leigh est E. C. Leigh[327]. Après ce voyage, on perd sa trace pendant sept ans[328].
Le numéro de juillet ouvre le quatrième volume. « Aucune année n'eut jamais de perspectives aussi favorables », écrit la revue. L'opposition grandit, mais les encouragements aussi[329]. Sunderlin est de nouveau malade et alité[330]. Keith reprend la route du Michigan, interrompue au printemps[331]. La revue n'en dit pas plus. Selon Schulz et de Vienne, ce voyage tombe au moment où Paton fait sécession. « En quelques semaines », Keith a rallié ses idées[332].
Un frère Lawver, du Missouri, part vers le 1er juillet pour le Kansas et le Texas. Un frère McCormack s'installe à Chicago avec sa femme pour y répandre la vérité[333]. John S. Lawver avait été pharmacien en Iowa, et un homme aisé[334]. Il venait des milieux de l'« Âge à venir », et The Restitution, le journal de ce courant, annonce aussi sa tournée[335]. Il semble être mort au cours de ce voyage[336]. La revue demande aux lecteurs de prêter les anciens numéros, jamais de les donner[337].
Au milieu de l'année, des lecteurs affirment que les chrétiens oints n'ont pas besoin d'enseignants humains[338]. La revue leur répond en juin, puis en août : Dieu a établi des enseignants dans l'Église, et ceux qu'ils instruisent sont « enseignés de Dieu »[339]. Elle ne nomme pas ses contradicteurs[340]. Le 5 août, Adamson épouse Amelia Whitney, qui le rejoint dans son œuvre[341].
Août-septembre : prêcher en plein air, premier désaccord avec Jones
En août, certains prédicateurs tiennent des réunions en plein air. La revue recommande à tous de faire de même, « dans un terrain ombragé, un parc ou une place de marché ». Le discours est fixé d'avance : dire pourquoi on n'appartient à aucune secte, montrer que les Églises se contredisent, appeler à sortir de Babylone[342]. Un frère de Saint-Louis veut lire en public des articles de la revue pendant ses vacances. Pour les réunions du soir, la revue conseille d'étudier un de ses articles avec les textes bibliques, plutôt que d'enchaîner les « vaines répétitions » et les récits d'« expériences »[343]. Une lectrice de Philadelphie a quitté sa classe du dimanche et son Église sans même demander son certificat de membre. Elle ouvrira chez elle une classe biblique[344].
Le même numéro traite de la guérison par la foi. La revue tient pour fiable le récit d'une guérison rapporté par un pasteur de Philadelphie[345]. Mais les consacrés, qui partagent les souffrances du Christ, ne doivent pas demander leur propre guérison[346]. Le sujet divise les proches de Russell. Selon Schulz et de Vienne, Russell s'y intéresse, tandis que William Conley et Sunderlin défendent ouvertement la guérison par la foi[347]. Maria Russell signe dans ce numéro un article de doctrine, « Taught of God »[348].
En septembre, Sunderlin va mieux, mais ne peut encore « ni écrire ni prêcher ». La revue annonce que le numéro d'octobre aura « un caractère missionnaire ». Il sera envoyé à de nouveaux lecteurs, à « environ deux cent mille » exemplaires[349]. Elle demande aussi aux groupes six semaines d'étude sur la rançon. Les réponses sont à chercher dans les anciens numéros[350]. Un article déplore que « certains, qui se tenaient autrefois avec nous », soient « récemment tombés » dans l'erreur de ceux qui nient la rançon. Il ne nomme personne[351].
Un prédicateur du Texas écrit qu'il a quitté son Église après avoir lu la revue. Une vingtaine de personnes l'ont suivi, surtout d'anciens méthodistes. La plupart n'ont jamais été baptisés par immersion. Lui-même cherche un frère qui accepte de le baptiser[352].
Le même mois, la revue contredit pour la première fois le Zion's Day Star en le nommant. Dans ses deux derniers numéros, le journal de Jones présente comme « une lumière nouvelle » l'idée que le corps du Christ et son Épouse sont deux groupes distincts[353]. La revue répond que c'est une seule et même Église. Elle commence ainsi : « Nous regrettons toujours d'être en désaccord avec ceux que nous aimons »[354].
Octobre-novembre : le numéro « missionnaire »
Le numéro double d'octobre-novembre doit aller à chacun des « quatre-vingt-dix mille » directeurs d'école du dimanche des États-Unis, de toutes les Églises[355]. La revue s'y présente comme « strictement non sectaire », sans « credo formulé »[356]. Elle offre trois mois d'abonnement gratuit aux directeurs, aux enseignants et aux étudiants de la Bible[357].
Les chiffres du tirage ne concordent pas. En septembre, la revue annonçait environ 200 000 exemplaires. À la fin du numéro, elle écrit : « Nous envoyons ce mois-ci 400 000 exemplaires »[358]. En décembre, elle dit avoir publié 200 000 exemplaires de ce numéro, puis lancer une nouvelle édition de 100 000, sans date, et en prévoir une autre[359]. Wills retient 200 000 exemplaires, puis 100 000 de plus[360]. Schulz et de Vienne parlent aussi d'un tirage de 200 000[361]. La revue n'explique pas l'écart. Tous ces chiffres sont les siens.
Ces envois gratuits sont payés par un fonds « dépensé aussitôt qu'il s'accumule ». La revue précise que ceux qui ont « un talent d'argent » peuvent y prendre part[362]. Pour Schulz et de Vienne, Russell n'a jamais été aussi près de demander de l'argent[363]. La revue annonce aussi que Millennial Day Dawn avance, mais ne paraîtra « sans doute pas avant un certain temps »[364].
Le numéro est fait en grande partie d'articles déjà parus. Trois reprises sont signalées. D'autres ne le sont pas, comme « Not Ashamed of the Gospel » de Sunderlin, publié en mai 1881[365][366]. Selon Schulz et de Vienne, Russell le republie pour contrer l'influence du salut universel prêché par Paton[367]. Une lettre de pasteur de Nottingham est donnée parmi « les nombreuses lettres qui arrivent ». Il pourrait « distribuer soixante-dix exemplaires » de Food[368]. C'est la même lettre que la revue avait publiée en décembre 1881, presque mot pour mot[369]. Elle a presque un an, et la revue ne le dit pas.
Le numéro suscite des réactions hors du mouvement. En octobre, la commission d'un congrès annuel des YMCA juge la revue « d'un caractère douteux », à cause de son opposition à l'organisation des Églises[370].
Décembre : la rupture publique avec le Day Star
Le numéro de décembre s'ouvre sur « la dure épreuve de foi » qui éprouve la « maison de la foi ». Pour la revue, c'est le Christ présent qui purifie son peuple, comme on affine l'argent[371]. Elle donne aussi des chiffres. Ce numéro est tiré à 20 000 exemplaires. Elle reçoit en moyenne 500 à 600 lettres par semaine[372]. Quatre personnes y répondent, en plus de Russell lui-même[373]. Wills reprend ce chiffre de lettres[374]. Le numéro d'octobre a été expédié de New York, « par économie »[375]. Un frère allemand a envoyé 100 dollars sans signer[376]. La revue cherche des volontaires pour traduire le numéro d'octobre en allemand et en suédois[377]. La traduction allemande ne se fera pas[378]. William Mann signe encore dans ce numéro une liste de textes bibliques sur ce que Jésus a fait « pour nous »[379].
L'article « An Unpleasant Duty » (« Un devoir désagréable ») condamne le Zion's Day Star. La revue rappelle l'avoir « chaudement recommandé » il y a moins d'un an, et le regrette[380]. Elle n'exclut pas les frères pour des divergences d'opinion. Mais le Day Star nie désormais « le fondement même de tout christianisme » : la mort de Jésus comme rançon[381]. Il affirme aussi que Jésus était « le fils de Joseph aussi bien que de Marie ». Il présente les premiers chapitres de Matthieu et de Luc comme des ajouts de l'Église catholique[382].
La revue précise que le directeur du Day Star avait d'abord refusé les articles d'un « correspondant apprécié du Michigan », parce que celui-ci rejetait la rançon[383]. Elle ne nomme ni Jones, ni ce correspondant. Paton vivait dans le Michigan, à Almont[384]. Wills écrit que Jones, qui avait refusé de publier les idées de Paton, se met à les défendre à la fin de 1882[385]. La revue reconnaît que « plusieurs autres publications » enseignent à peu près la même chose sans qu'elle les combatte publiquement. Elle se dit prête à reprendre le Day Star s'il revient à la rançon[386]. Ses sentiments pour le directeur du journal restent « chaleureux et forts »[387].
Selon Schulz et de Vienne, la revue réduit à partir de décembre son appel à l'évangélisation personnelle. Elle doit répondre au salut universel de Paton et à la thèse de Jones sur Jésus fils de Joseph[388].
La Grande-Bretagne et l'étranger
Food a été largement diffusé en Grande-Bretagne en 1881. Sunderlin a organisé cette distribution, au prix de sa santé[389]. En 1882, les lettres britanniques arrivent. En janvier-février, un étudiant en théologie et missionnaire d'Édimbourg demande quarante exemplaires de Food pour prêcher sur ces sujets[390]. En avril, la revue dit recevoir « beaucoup de demandes d'Angleterre » au sujet de la prédication. Elle appelle ceux qui le peuvent à prêcher : « Il en faudrait un ou deux à Londres »[391]. Schulz et de Vienne n'ont trouvé aucune réponse immédiate à cet appel[392]. En juin, un pasteur de Nottingham demande des exemplaires de Food et du tract sur le Tabernacle. Il prête chaque mois son numéro de la revue[393]. Un autre lecteur anglais, devenu moqueur envers la religion, dit avoir été retourné par Food. Il a donné 25 dollars au fonds des tracts[394].
La brochure suscite aussi des attaques. En février 1882, la revue anglaise The Prophetic News and Israel's Watchman publie un texte très hostile, qui vise Food sans le nommer[395]. Schulz et de Vienne situent à Sunderland l'une des premières réunions régulières de lecteurs en Angleterre[396]. Russell ne propose alors aucun plan d'organisation[397]. En Irlande, l'effort des années 1880 donne peu de résultats[398].
Au Canada, le numéro d'octobre atteint James Lesslie, une ancienne personnalité de Toronto installée en Ontario[399]. En décembre, un lecteur demande un tract en allemand, et la revue cherche aussi un traducteur suédois[400].
Paton et Jones quittent le mouvement
En 1882, la revue ne nomme jamais John Paton. Il avait pourtant été, après Russell, la figure la plus en vue du mouvement[401]. Il avait écrit Day Dawn et des articles pour la revue. La rupture date de 1881. Paton refuse l'enseignement du Tabernacle sur la rançon, et Russell cesse de publier ses articles[402]. Paton glisse alors vers le salut universel, une idée qui l'attirait depuis sa jeunesse. Il supporte mal aussi la place prise par Russell[403]. Schulz et de Vienne écrivent qu'il en voulait à Russell de l'avoir supplanté. Il finit par défendre ouvertement le salut universel[404]. Penton note qu'il était pourtant plus proche que Russell des Églises sur la Trinité et l'Incarnation. Pour lui, Russell n'aurait pas pu affirmer ses idées avec autant de force en restant lié à Paton[405].
Paton ne se retire pas. Dès 1882, il prépare des brochures et des tracts destinés surtout aux lecteurs de la revue[406]. Il prépare aussi la nouvelle édition de Day Dawn dont la revue reçoit les épreuves en mai. Wills écrit que Russell condamna ce livre comme contraire à l'Écriture, sans dater cette condamnation[407]. En 1882, Paton fonde un mensuel, The World's Hope, qui paraîtra trois ans[408]. Il l'annonce en octobre dans The Restitution, le journal de l'« Âge à venir »[409]. La revue de Russell n'en dit rien. Elle parle seulement, en septembre, de « certains » qui ont « récemment » cessé de croire à la rançon, et, en décembre, d'un « correspondant du Michigan ».
Albert Jones était le dernier des premiers compagnons de Russell encore à ses côtés. Il avait publié Day Dawn et lancé le Zion's Day Star avec l'accord de Russell. En moins d'un an, il rejette à son tour la rançon[410]. Son revirement surprend tout le monde[411]. La revue en parle d'abord comme d'un désaccord de doctrine : l'Épouse en septembre, la rançon et la naissance de Jésus en décembre. Schulz et de Vienne disent que Russell taisait autre chose. Jones avait une maîtresse et avait commis plusieurs vols[412]. Le groupe de Newark, l'un des plus grands, n'est plus après son départ qu'un petit groupe[413]. Wills résume : le quatrième et dernier des premiers collaborateurs de Russell se brouille avec lui[414].
D'autres proches suivent ou s'éloignent. Selon Schulz et de Vienne, Benjamin Keith adopte en quelques semaines les idées de Paton, lors de son voyage d'été au Michigan[415]. La revue n'en dit rien en 1882. Bernard Blandre écrit que William Conley, chez qui le Mémorial se tenait en 1881, soutient Paton contre Russell en 1882[416]. Schulz et de Vienne retiennent plutôt qu'il garde la Trinité et l'enfer de tourments, et se tourne vers la guérison par la foi[417]. Le nom de Conley n'apparaît pas dans la revue de 1882. William Mann, lui, reste : il écrit encore en décembre et ne quittera la direction de la Société qu'en 1892[418].
Crompton conclut qu'un an après la seconde attente déçue, Russell reste seul des premiers dirigeants[419]. Penton en tire la même conclusion[420]. Selon Wills, Russell voit dans ces divisions la séparation du blé et de la paille, et peut ainsi les accepter avec philosophie[421].
Le mouvement à la fin de 1882
La revue tire 20 000 exemplaires en décembre, et en a envoyé au moins 200 000 du numéro d'octobre. Ce sont ses propres chiffres. Schulz et de Vienne estiment plutôt la diffusion régulière à environ 5 000 exemplaires en 1882[422]. Les dons chutent fortement. Le mouvement se divise, et des donateurs se retirent[423]. Pour toute l'année, Russell ne déclarera que 3 373,86 dollars de recettes[424]. Le fonds des tracts finit l'année endetté[425]. Le bilan de février annonçait 35 391,18 dollars reçus depuis la fondation de la Société.
Les groupes de lecteurs restent petits et peu nombreux. Russell ne les fonde pas : la plupart existaient avant lui, avec des doctrines diverses[426]. Penton écrit que les frères d'Allegheny et de Pittsburgh élisent Russell « pasteur » en 1882.[427]. Il s'appuie sur un livre de la Watch Tower publié en 1993[428]. La revue de 1882 n'en parle pas.
Pour Schulz et de Vienne, le mouvement est en crise de l'automne 1881 jusqu'en 1884[429]. Ils jugent que ces divisions de 1881-1882 ont défini le mouvement[430]. La revue, elle, n'annonce que des progrès : « aucune année n'eut jamais de perspectives aussi favorables », écrivait-elle en juillet.
Publications de l'année
Périodique : Zion's Watch Tower and Herald of Christ's Presence
Livre
Voir aussi
Références
- ↑ La Tour de Garde, janvier-février 1882, « Supplement », p. 313
- ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed: The Story of Jehovah's Witnesses, 3e éd., University of Toronto Press, 2015, p. 34 : « Consequently, in 1881, Russell refused to publish any more of Paton’s articles, and the two separated with some bitterness. ».
- ↑ George D. Chryssides, Historical Dictionary of Jehovah's Witnesses, Lanham, Scarecrow Press, 2007, p. 107 : « In 1882, he established the monthly journal The World’s Hope, which was printed for three years. ».
- ↑ La Tour de Garde, décembre 1882, « An Unpleasant Duty », p. 423
- ↑ La Tour de Garde, décembre 1882, « An Unpleasant Duty », p. 423
- ↑ Robert Crompton, Counting the Days to Armageddon: Jehovah's Witnesses and the Second Presence of Christ, Cambridge, James Clarke & Co, 1996, p. 72 : « Within a year of the second failed expectation, only Russell remained of the original leaders to continue promoting the system which had been developed within the group. ».
- ↑ La Tour de Garde, avril 1882, « Millennial Day Dawn », p. 335
- ↑ La Tour de Garde, octobre-novembre 1882, « Sunday School Superintendents », p. 399
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity: Organizational Identity Among Readers of Zion's Watch Tower, vol. 2, p. 172 : « Funding declined precipitously in 1882. The movement fractured and some contributors withdrew. ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 162 : « This explanation was called forth by an as yet private disagreement between Russell and Paton that had arisen during an editorial conference concerning Tabernacle Teachings ».
- ↑ La Tour de Garde, février 1881, « "Cast Not Away Therefore Your Confidence" », p. 188
- ↑ La Tour de Garde, janvier-février 1882, « Truth Sifting in the Tower », p. 312
- ↑ La Tour de Garde, janvier-février 1882, « Truth Sifting in the Tower », p. 312
- ↑ La Tour de Garde, juin 1882, « "Change Your Minds" », p. 358
- ↑ La Tour de Garde, juillet 1882, « View from the Tower », p. 367
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 21 : « As far as Maria implied that she alone passed on articles before publication, her claim is false ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 544 : « His predictions failed, and he extended affairs to 1881 ».
- ↑ La Tour de Garde, mai 1881, « The Year 1881 », p. 224
- ↑ La Tour de Garde, octobre-novembre 1881, « "And the Door Was Shut" », p. 289
- ↑ La Tour de Garde, mars 1882, « A Word from Bro. A. D. Jones, of Zion's Day Star », p. 328
- ↑ La Tour de Garde, avril 1882, « The Great Feast », p. 343
- ↑ La Tour de Garde, avril 1882, « The Great Feast », p. 343
- ↑ La Tour de Garde, juin 1882, « Questions and Answers », p. 367
- ↑ La Tour de Garde, juillet 1882, « Questions and Answers », p. 377
- ↑ Robert Crompton, Counting the Days to Armageddon, p. 68 : « No longer is preaching for the purpose of making converts to Christianity; rather, its purpose is to seek to ensure that all who have already been called by God to be members of the true Church make good their response to that call and come out of Babylon, or nominal Christianity ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity: Organizational Identity Among Readers of Zion's Watch Tower, vol. 1, p. 171 : « He does not owe his belief that Jesus was a pre-existing son of God, the preeminent and first creation to commonly held Age-to-Come (One Faith) belief ».
- ↑ La Tour de Garde, mars 1881, « Number Three », p. 198
- ↑ Food for Thinking Christians, 1881, p. 139
- ↑ La Tour de Garde, janvier-février 1882, « Son of God », p. 316
- ↑ La Tour de Garde, mars 1882, « "What Is Man?" », p. 329
- ↑ La Tour de Garde, avril 1882, « The Word of God », p. 338
- ↑ La Tour de Garde, juillet 1882, « "Hear, O Israel! Jehovah Our God Is One Jehovah" », p. 370
- ↑ La Tour de Garde, décembre 1882, « Man's Inheritance », p. 418
- ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., p. 36 : « in which he broke completely with Evangelical Protestantism and outlined his Neo-Arian theology with regard to the unitary nature of God ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 171 : « Though often accused of it, Russell was not an Arian ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 126 : « Ives contended that the Holy Spirit was not a living being, but a force used by God to accomplish his will ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 172 : « Russell's view of Holy Spirit was influenced by Charles Lineas Ives' writings as reproduced in the Bible Examiner ».
- ↑ La Tour de Garde, octobre-novembre 1881, « The Ekklesia », p. 295
- ↑ La Tour de Garde, juin 1882, « Questions and Answers », p. 367
- ↑ La Tour de Garde, juillet 1882, « "Hear, O Israel! Jehovah Our God Is One Jehovah" », p. 370
- ↑ La Tour de Garde, août 1882, « Taught of God », p. 385
- ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., p. 267 : « Since 1882 C.T. Russell and his successors have taught that the Holy Spirit is not a person: it is simply God’s active force ».
- ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., p. 34 : « but Tabernacle Teachings was intended specifically to counter Barbour’s criticisms of some of his new doctrines ».
- ↑ Food for Thinking Christians, 1881, p. 52
- ↑ Food for Thinking Christians, 1881, p. 10
- ↑ La Tour de Garde, janvier-février 1882, « Ransom or Pardon—Which? », p. 324
- ↑ La Tour de Garde, août 1882, « A Fearful Thing », p. 387
- ↑ La Tour de Garde, septembre 1882, « Did Christ Die in Vain? », p. 392
- ↑ La Tour de Garde, décembre 1882, « Christ Our Propitiation », p. 420
- ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., p. 409 : « Russell’s doctrine of “substitutionary atonement” bears little resemblance to traditional concepts of that doctrine ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 244 : « From December 1882 the Watch Tower slackened its emphasis on personal evangelism to address Paton's adoption of Universalism and A. D. Jones' advocacy of Josephite belief, the belief that Jesus was the natural son of Joseph ».
- ↑ La Tour de Garde, mars 1880, « Clean Theology », p. 85
- ↑ La Tour de Garde, octobre-novembre 1881, « The Ekklesia », p. 295
- ↑ La Tour de Garde, août 1882, « The Sin unto Death in the Gospel Age », p. 383
- ↑ La Tour de Garde, septembre 1882, « Did Christ Die in Vain? », p. 392
- ↑ La Tour de Garde, décembre 1882, « An Unpleasant Duty », p. 423
- ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., p. 35 : « Russell then remained the sole leader of those who continued to accept Zion’s Watch Tower as their spiritual guide ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 65 : « Russell accepted the explanation offered, and it made its way into print ».
- ↑ La Tour de Garde, janvier 1880, « Dialogue », p. 63
- ↑ La Tour de Garde, janvier-février 1882, « The Beast and His Image », p. 320
- ↑ La Tour de Garde, janvier-février 1882, « The Beast and His Image », p. 321
- ↑ La Tour de Garde, janvier-février 1882, « The Beast and His Image », p. 323
- ↑ La Tour de Garde, janvier-février 1882, « The Beast and His Image (note des Reprints de 1919) », p. 323
- ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., p. 18 : « It is evident, too, that the practice of celebrating the Memorial of the Lord’s Supper once a year on the supposed date of Christ’s death, 14 Nisan, as Jehovah’s Witnesses and various independent Bible Student movements do today, was learned by Russell from the editor of the Bible Examiner ».
- ↑ La Tour de Garde, avril 1881, « The Lord's Supper », p. 208
- ↑ La Tour de Garde, mars 1882, « The Passover », p. 325
- ↑ La Tour de Garde, mai 1882, « View from the Tower », p. 346
- ↑ La Tour de Garde, mai 1882, « View from the Tower », p. 346
- ↑ La Tour de Garde, juin 1882, « Anastasis—Resurrection », p. 360
- ↑ Food for Thinking Christians, 1881, p. 127
- ↑ Food for Thinking Christians, 1881, p. 44
- ↑ La Tour de Garde, juin 1882, « Anastasis—Resurrection », p. 360
- ↑ La Tour de Garde, juin 1882, « Anastasis—Resurrection », p. 360
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 409 : « Russell suggested an alternative explanation for Revelation 20:5 ».
- ↑ Carl Olof Jonsson, Les « temps des Gentils » reconsidérés, Atlanta, Commentary Press, 2008, p. 51 : « Barbour publia son calcul dans lequel il trouvait que les temps des Gentils devaient prendre fin en 1914 ».
- ↑ La Tour de Garde, janvier 1881, « A Stone of Stumbling », p. 175
- ↑ La Tour de Garde, juin 1882, « View from the Tower », p. 357
- ↑ La Tour de Garde, juillet 1882, « The Mystery Finished », p. 368
- ↑ La Tour de Garde, août 1882, « View from the Tower », p. 377
- ↑ La Tour de Garde, août 1882, « Remarks on the Foregoing », p. 384
- ↑ Robert Crompton, Counting the Days to Armageddon, p. 72 : « Russell's belief, as expressed in Thy Kingdom Come, was that the last of the saints would not be taken to heaven until immediately before the climax of 1914 ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 164 : « By mid-year 1882 some readers were suggesting that anointed Christians did not need human teachers ».
- ↑ La Tour de Garde, octobre-novembre 1881, « In the Vineyard », p. 291
- ↑ La Tour de Garde, juin 1882, « Human Teachers Necessary », p. 364
- ↑ La Tour de Garde, juin 1882, « Human Teachers Necessary », p. 365
- ↑ La Tour de Garde, août 1882, « The Unnecessary (?) Human Teachers », p. 380
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 163 : « He was cautious enough that he did not make public statements to that effect but admitted to it in private and obliquely in The Watch Tower ».
- ↑ La Tour de Garde, janvier-février 1882, « Inquiries Answered », p. 318
- ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., p. 34 : « Consequently, in 1881, Russell refused to publish any more of Paton’s articles, and the two separated with some bitterness ».
- ↑ La Tour de Garde, février 1881, « "Cast Not Away Therefore Your Confidence" », p. 188
- ↑ La Tour de Garde, janvier-février 1882, « Truth Sifting in the Tower », p. 312
- ↑ La Tour de Garde, janvier-février 1882, « Truth Sifting in the Tower », p. 312
- ↑ La Tour de Garde, janvier-février 1882, « Truth Sifting in the Tower », p. 312
- ↑ La Tour de Garde, janvier-février 1882, « Truth Sifting in the Tower », p. 312
- ↑ La Tour de Garde, janvier-février 1882, « Truth Sifting in the Tower », p. 312
- ↑ La Tour de Garde, février 1881, « "Cast Not Away Therefore Your Confidence" », p. 191
- ↑ La Tour de Garde, mai 1881, « The Year 1881 », p. 224
- ↑ La Tour de Garde, octobre-novembre 1881, « "Who Can Hear It?" », p. 293
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 162 : « This explanation was called forth by an as yet private disagreement between Russell and Paton that had arisen during an editorial conference concerning Tabernacle Teachings ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 21 : « His earliest statement on the matter appears in the February 1882 Watch Tower, where he told his readers that he had his articles and those by others scrutinized by "some one or more of those who are walking in the light." ».
- ↑ La Tour de Garde, juin 1882, « "Change Your Minds" », p. 358
- ↑ La Tour de Garde, juin 1882, « "Change Your Minds" », p. 358
- ↑ La Tour de Garde, juillet 1882, « View from the Tower », p. 367
- ↑ La Tour de Garde, octobre 1880, « The Two Natures », p. 147
- ↑ La Tour de Garde, novembre 1880, « Covenant by Sacrifice », p. 156
- ↑ Food for Thinking Christians, 1881, p. 14
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 225 : « He delayed, trying to persuade Paton to accept its content, but Paton shifted to Universalism which Russell rejected ».
- ↑ La Tour de Garde, janvier-février 1882, « Supplement », p. 313
- ↑ Tabernacle Shadows of the Better Sacrifice (éd. 1891), p. 40
- ↑ Tabernacle Shadows of the Better Sacrifice (éd. 1891), p. 52
- ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., p. 34 : « But he could not accept the ideas put forth in Tabernacle Teachings and, according to Russell, soon began to produce articles that denied the ransom doctrine of the atonement ».
- ↑ Tony Wills, A People for His Name: A History of Jehovah's Witnesses and an Evaluation, 2e éd., Morrisville, Lulu Enterprises, 2006, chap. 3 : « Paton’s late views were apparently this: that the church gained life not by Christ’s substituting for them in death, but by sacrificing sin in their own body ».
- ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., p. 46 : « But equally importantly, he was again deceiving himself without apparently recognizing the fact ».
- ↑ La Tour de Garde, août 1882, « The Second Death », p. 381
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 138 : « We discuss it more fully in volume three, but we note here that beginning at least in 1882, Paton prepared booklets and tracts that went primarily to Watch Tower readers ».
- ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., p. 35 : « Russell could not have expressed his beliefs so forcefully had he remained in fellowship with Paton, for Paton was more “orthodox” than Russell on both the doctrines of the Trinity and Incarnation ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 40 : « Paton was Sabellian in belief, though some of his comments drift into Semi-Arianism ».
- ↑ La Tour de Garde, octobre-novembre 1881, « Another Paper », p. 294
- ↑ La Tour de Garde, janvier-février 1882, p. 313
- ↑ La Tour de Garde, mars 1882, « A Word from Bro. A. D. Jones, of Zion's Day Star », p. 328
- ↑ La Tour de Garde, mars 1882, « A Word from Bro. A. D. Jones, of Zion's Day Star », p. 328
- ↑ La Tour de Garde, septembre 1882, « The Body, the Bride of Christ », p. 397
- ↑ La Tour de Garde, septembre 1882, « The Body, the Bride of Christ », p. 397
- ↑ La Tour de Garde, septembre 1882, « The Body, the Bride of Christ », p. 397
- ↑ La Tour de Garde, septembre 1882, « The Body, the Bride of Christ », p. 398
- ↑ La Tour de Garde, septembre 1882, « The Body, the Bride of Christ », p. 399
- ↑ La Tour de Garde, décembre 1882, « An Unpleasant Duty », p. 423
- ↑ La Tour de Garde, décembre 1882, « An Unpleasant Duty », p. 423
- ↑ La Tour de Garde, décembre 1882, « An Unpleasant Duty », p. 423
- ↑ Tony Wills, A People for His Name, chap. 3 : « By the close of 1882 Jones, who had formerly rejected Paton’s views for publication, started to espouse them, even denying that all the New Testament was reliable ».
- ↑ La Tour de Garde, décembre 1882, « An Unpleasant Duty », p. 423
- ↑ La Tour de Garde, décembre 1882, « An Unpleasant Duty », p. 423
- ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., p. 35 : « Yet within a year he, too, denied Russell’s theory of Christ’s ransom sacrifice and, according to Russell, eventually repudiated the Bible itself ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 41 : « When he expressed them in print in 1882, everyone was surprised ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 144 : « Russell was reluctant to point to Jones' mistress, his fornication, his multiple thefts ».
- ↑ Robert Crompton, Counting the Days to Armageddon, p. 72 : « Rather, their importance lies in the fact that this comparatively brief period of trial and error led to the schism between Russell and his original associates ».
- ↑ Food for Thinking Christians, 1881, p. 52
- ↑ Food for Thinking Christians, 1881, p. 10
- ↑ La Tour de Garde, janvier-février 1882, « Ransom or Pardon—Which? », p. 324
- ↑ La Tour de Garde, mars 1882, « Ransom or Pardon—Which? », p. 324
- ↑ La Tour de Garde, août 1882, « A Fearful Thing », p. 387
- ↑ La Tour de Garde, septembre 1882, « Did Christ Die in Vain? », p. 392
- ↑ La Tour de Garde, décembre 1882, « Christ Our Propitiation », p. 420
- ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., p. 409 : « Russell’s doctrine of “substitutionary atonement” bears little resemblance to traditional concepts of that doctrine ».
- ↑ La Tour de Garde, mars 1880, « Clean Theology », p. 85
- ↑ Food for Thinking Christians, 1881, p. 16
- ↑ La Tour de Garde, août 1882, « The Sin unto Death in the Gospel Age », p. 383
- ↑ La Tour de Garde, septembre 1882, « Did Christ Die in Vain? », p. 392
- ↑ La Tour de Garde, septembre 1882, « Did Christ Die in Vain? », p. 392
- ↑ La Tour de Garde, décembre 1882, « An Unpleasant Duty », p. 423
- ↑ Tony Wills, A People for His Name, chap. 3 : « Thus Russell’s fourth and last original coworker fell out with him and Zion’s Watch Tower readers were again subjected to back and forth arguments about the ransom ».
- ↑ Tony Wills, A People for His Name, chap. 3 : « The idea that these divisions were only a manifestation of the separation of the wheat from the chaff enabled Russell to take them philosophically ».
- ↑ Robert Crompton, Counting the Days to Armageddon, p. 72 : « It was at this point, then, that he emerged as sole leader of the Watch Tower movement ».
- ↑ La Tour de Garde, janvier 1880, « Dialogue », p. 63
- ↑ La Tour de Garde, janvier-février 1882, « The Beast and His Image », p. 318
- ↑ La Tour de Garde, janvier-février 1882, « The Beast and His Image », p. 320
- ↑ La Tour de Garde, janvier-février 1882, « The Beast and His Image », p. 321
- ↑ La Tour de Garde, janvier-février 1882, « The Beast and His Image », p. 323
- ↑ La Tour de Garde, janvier-février 1882, « The Beast and His Image », p. 323
- ↑ La Tour de Garde, janvier-février 1882, « The Beast and His Image », p. 323
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 65 : « Russell accepted the explanation offered, and it made its way into print ».
- ↑ La Tour de Garde, janvier-février 1882, « The Beast and His Image (note des Reprints de 1919) », p. 323
- ↑ La Tour de Garde, mai 1881, « The Year 1881 », p. 224
- ↑ La Tour de Garde, octobre-novembre 1881, « "And the Door Was Shut" », p. 289
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 544 : « His predictions failed, and he extended affairs to 1881 ».
- ↑ La Tour de Garde, avril 1882, « The Great Feast », p. 343
- ↑ La Tour de Garde, avril 1882, « The Great Feast », p. 343
- ↑ La Tour de Garde, juin 1882, « Questions and Answers », p. 367
- ↑ La Tour de Garde, septembre 1882, « In Reply », p. 396
- ↑ La Tour de Garde, juillet 1882, « Questions and Answers », p. 377
- ↑ Robert Crompton, Counting the Days to Armageddon, p. 68 : « No longer is preaching for the purpose of making converts to Christianity; rather, its purpose is to seek to ensure that all who have already been called by God to be members of the true Church make good their response to that call and come out of Babylon, or nominal Christianity ».
- ↑ La Tour de Garde, mars 1881, « Number Three », p. 198
- ↑ Food for Thinking Christians, 1881, p. 139
- ↑ La Tour de Garde, janvier-février 1882, « Son of God », p. 316
- ↑ La Tour de Garde, mars 1882, « "What Is Man?" », p. 329
- ↑ La Tour de Garde, avril 1882, « The Word of God », p. 338
- ↑ La Tour de Garde, juillet 1882, « "Hear, O Israel! Jehovah Our God Is One Jehovah" », p. 370
- ↑ La Tour de Garde, juillet 1882, « "Hear, O Israel! Jehovah Our God Is One Jehovah" », p. 370
- ↑ La Tour de Garde, décembre 1882, « Man's Inheritance », p. 418
- ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., p. 36 : « in which he broke completely with Evangelical Protestantism and outlined his Neo-Arian theology with regard to the unitary nature of God ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 171 : « Though often accused of it, Russell was not an Arian ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 171 : « He does not owe his belief that Jesus was a pre-existing son of God, the preeminent and first creation to commonly held Age-to-Come (One Faith) belief ».
- ↑ La Tour de Garde, octobre-novembre 1881, « The Ekklesia », p. 295
- ↑ La Tour de Garde, juin 1882, « Questions and Answers », p. 367
- ↑ La Tour de Garde, juillet 1882, « "Hear, O Israel! Jehovah Our God Is One Jehovah" », p. 370
- ↑ La Tour de Garde, août 1882, « Taught of God », p. 385
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 126 : « Ives contended that the Holy Spirit was not a living being, but a force used by God to accomplish his will ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 172 : « Russell's view of Holy Spirit was influenced by Charles Lineas Ives' writings as reproduced in the Bible Examiner ».
- ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., p. 267 : « Since 1882 C.T. Russell and his successors have taught that the Holy Spirit is not a person: it is simply God’s active force ».
- ↑ Food for Thinking Christians, 1881, p. 127
- ↑ Food for Thinking Christians, 1881, p. 44
- ↑ La Tour de Garde, juin 1882, « Anastasis—Resurrection », p. 360
- ↑ La Tour de Garde, juin 1882, « Anastasis—Resurrection », p. 360
- ↑ La Tour de Garde, juin 1882, « Anastasis—Resurrection », p. 360
- ↑ La Tour de Garde, octobre-novembre 1882, « Questions and Answers », p. 413
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 409 : « In the book *The New Creation*, Russell suggested an alternative explanation for Revelation 20:5 ».
- ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., p. 18 : « It is evident, too, that the practice of celebrating the Memorial of the Lord’s Supper once a year on the supposed date of Christ’s death, 14 Nisan, as Jehovah’s Witnesses and various independent Bible Student movements do today, was learned by Russell from the editor of the Bible Examiner ».
- ↑ La Tour de Garde, avril 1881, « The Lord's Supper », p. 208
- ↑ La Tour de Garde, mars 1882, « The Passover », p. 325
- ↑ La Tour de Garde, mai 1882, « View from the Tower », p. 346
- ↑ La Tour de Garde, mai 1882, « View from the Tower », p. 346
- ↑ La Tour de Garde, mai 1881, « Pink Cottage », p. 226
- ↑ La Tour de Garde, août 1882, « Faith Healing », p. 378
- ↑ La Tour de Garde, août 1882, « Faith Healing », p. 379
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 244 : « Also, Watch Tower adherents including Russell, Conley and Sunderlin were exploring Faith Cure with Russell interested and Conley and Sunderlin openly advocating it ».
- ↑ La Tour de Garde, octobre-novembre 1881, « In the Vineyard », p. 291
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 164 : « By mid-year 1882 some readers were suggesting that anointed Christians did not need human teachers ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 165 : « Russell does not identify those who claimed insight independent of human teachers ».
- ↑ La Tour de Garde, juin 1882, « Human Teachers Necessary », p. 364
- ↑ La Tour de Garde, juin 1882, « Human Teachers Necessary », p. 365
- ↑ La Tour de Garde, août 1882, « The Unnecessary (?) Human Teachers », p. 380
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 163 : « He was cautious enough that he did not make public statements to that effect but admitted to it in private and obliquely in The Watch Tower ».
- ↑ Carl Olof Jonsson, Les « temps des Gentils » reconsidérés, trad. de la 4e éd. anglaise, Atlanta, Commentary Press, 2008, p. 51 : « Barbour publia son calcul dans lequel il trouvait que les temps des Gentils devaient prendre fin en 1914 ».
- ↑ La Tour de Garde, janvier 1881, « A Stone of Stumbling », p. 175
- ↑ La Tour de Garde, juin 1882, « View from the Tower », p. 357
- ↑ La Tour de Garde, juillet 1882, « The Mystery Finished », p. 368
- ↑ La Tour de Garde, août 1882, « View from the Tower », p. 377
- ↑ La Tour de Garde, août 1882, « Remarks on the Foregoing », p. 384
- ↑ La Tour de Garde, octobre-novembre 1882, « The Day of the Lord », p. 410
- ↑ La Tour de Garde, février 1881, « "Cast Not Away Therefore Your Confidence" », p. 188
- ↑ Tabernacle Shadows of the Better Sacrifice (éd. 1891), p. 77
- ↑ La Tour de Garde, octobre-novembre 1882, « The Day of the Lord », p. 410
- ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., p. 409 : « This concept may have originated with Benjamin Keith ».
- ↑ Tabernacle Shadows of the Better Sacrifice (éd. 1891), p. 52
- ↑ Tabernacle Shadows of the Better Sacrifice (éd. 1891), p. 18
- ↑ La Tour de Garde, décembre 1882, « Man's Inheritance », p. 419
- ↑ La Tour de Garde, décembre 1882, « Man's Inheritance », p. 419
- ↑ La Tour de Garde, février 1881, « "Cast Not Away Therefore Your Confidence" », p. 190
- ↑ Tabernacle Shadows of the Better Sacrifice (éd. 1891), p. 59
- ↑ Tabernacle Shadows of the Better Sacrifice (éd. 1891), p. 60
- ↑ La Tour de Garde, avril 1882, « The Great Feast », p. 343
- ↑ Tabernacle Shadows of the Better Sacrifice (éd. 1891), p. 22
- ↑ La Tour de Garde, janvier-février 1882, « Son of God », p. 316
- ↑ La Tour de Garde, avril 1881, « New Version of the N. T. », p. 207
- ↑ La Tour de Garde, octobre-novembre 1882, « From a Familiar Text », p. 405
- ↑ Food for Thinking Christians, 1881, p. 43
- ↑ Tabernacle Shadows of the Better Sacrifice (éd. 1891), p. 80
- ↑ La Tour de Garde, octobre-novembre 1882, « Questions and Answers », p. 413
- ↑ La Tour de Garde, décembre 1881, « Out of Babylon », p. 310
- ↑ La Tour de Garde, octobre-novembre 1882, « Questions and Answers », p. 413
- ↑ Food for Thinking Christians, 1881, p. 31
- ↑ Tabernacle Shadows of the Better Sacrifice (éd. 1891), p. 96
- ↑ La Tour de Garde, octobre-novembre 1882, « The Day of the Lord », p. 409
- ↑ La Tour de Garde, décembre 1882, « Man's Inheritance », p. 420
- ↑ La Tour de Garde, décembre 1882, « Questions and Answers », p. 424
- ↑ La Tour de Garde, décembre 1882, « Questions and Answers », p. 424
- ↑ La Tour de Garde, avril 1881, « The Jews », p. 214
- ↑ La Tour de Garde, août 1882, « Remarks on the Foregoing », p. 384
- ↑ La Tour de Garde, septembre 1882, « An Asylum », p. 393
- ↑ La Tour de Garde, octobre-novembre 1882, « The Day of the Lord », p. 410
- ↑ La Tour de Garde, janvier-février 1882, « View from the Tower », p. 311
- ↑ La Tour de Garde, janvier-février 1882, « Supplement », p. 313
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 225 : « He delayed, trying to persuade Paton to accept its content, but Paton shifted to Universalism which Russell rejected. ».
- ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., p. 34 : « These outlined his basic ideas on many subjects, but Tabernacle Teachings was intended specifically to counter Barbour’s criticisms of some of his new doctrines. ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 312 : « He published his definitive exposition as The Tabernacle and Its Teachings with Notes on the Cleansing of the Sanctuary in February 1882. ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 225 : « The two booklets replaced Day Dawn as the Watch Tower Movement's principal doctrinal statements. ».
- ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., p. 35 : « Many of the ideas in it became incorporated in his first full volume, The Plan of the Ages (later The Divine Plan of the Ages), as well as in Tabernacle Teachings, which helped to formulate his doctrine of the church and was later expanded and renamed Tabernacle Shadows of the Better Sacrifices. ».
- ↑ La Tour de Garde, janvier-février 1882, « Back Numbers », p. 312
- ↑ La Tour de Garde, janvier-février 1882, « Back Numbers », p. 313
- ↑ La Tour de Garde, janvier-février 1882, « "Z. W. T. Tract Society" », p. 313
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 159 : « The 1882 edition of N. W. Ayer & Son's American Newspaper Annual reported 14,800 copies per issue. ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 159 : « Ayer's Directory for 1882 suggests a circulation of forty-eight hundred copies. ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 159 : « We are skeptical of externally reported circulation figures. ».
- ↑ La Tour de Garde, janvier-février 1882, « "Z. W. T. Tract Society" », p. 313
- ↑ La Tour de Garde, janvier-février 1882, « "Z. W. T. Tract Society" », p. 313
- ↑ La Tour de Garde, janvier-février 1882, « "Z. W. T. Tract Society" », p. 313
- ↑ La Tour de Garde, janvier-février 1882, « "Z. W. T. Tract Society" », p. 313
- ↑ La Tour de Garde, juillet-août 1881, « Our New Year », p. 239
- ↑ La Tour de Garde, janvier-février 1882, « View from the Tower », p. 311
- ↑ La Tour de Garde, janvier-février 1882, « View from the Tower », p. 311
- ↑ La Tour de Garde, janvier-février 1882, « View from the Tower », p. 311
- ↑ La Tour de Garde, janvier-février 1882, « Truth Sifting in the Tower », p. 312
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 21 : « As far as Maria implied that she alone passed on articles before publication, her claim is false. ».
- ↑ La Tour de Garde, janvier-février 1882, « Inquiries Answered », p. 317
- ↑ La Tour de Garde, janvier-février 1882, « Inquiries Answered », p. 318
- ↑ La Tour de Garde, octobre-novembre 1881, « Another Paper », p. 294
- ↑ La Tour de Garde, janvier-février 1882, « "Z. W. T. Tract Society" », p. 313
- ↑ La Tour de Garde, mars 1882, « View from the Tower », p. 324
- ↑ La Tour de Garde, mars 1882, « View from the Tower », p. 325
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 400 : « In Philadelphia Henry R. Percival, a Protestant Episcopal clergyman, preached a series of sermons entitled "Infidelity: Against a Book Entitled 'Food for Thinking Christians.'" ».
- ↑ La Tour de Garde, mars 1882, « View from the Tower », p. 325
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 306 : « Tackabury was a new convert, one of the few ministers convinced by Food for Thinking Christians. ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 307 : « Because of continued fragile health, his missionary activity was short-lived, and he fulfilled his mission by "preaching the blessed gospel by letter and otherwise to many of the scattered saints." ».
- ↑ La Tour de Garde, mars 1882, « View from the Tower », p. 325
- ↑ La Tour de Garde, mars 1882, « View from the Tower », p. 325
- ↑ La Tour de Garde, octobre-novembre 1881, « The Workers », p. 291
- ↑ La Tour de Garde, mars 1882, « A Word from Bro. A. D. Jones, of Zion's Day Star », p. 328
- ↑ La Tour de Garde, mars 1882, « The Passover », p. 325
- ↑ La Tour de Garde, avril 1881, « The Lord's Supper », p. 208
- ↑ La Tour de Garde, mars 1882, « The Passover », p. 325
- ↑ La Tour de Garde, avril 1882, p. 337
- ↑ La Tour de Garde, avril 1882, « Millennial Day Dawn », p. 335
- ↑ La Tour de Garde, avril 1882, « Millennial Day Dawn », p. 335
- ↑ La Tour de Garde, avril 1882, « Millennial Day Dawn », p. 335
- ↑ La Tour de Garde, mai 1882, « Millennial Day Dawn », p. 353
- ↑ La Tour de Garde, mai 1882, « Millennial Day Dawn », p. 353
- ↑ La Tour de Garde, mai 1882, « Millennial Day Dawn », p. 353
- ↑ La Tour de Garde, mai 1882, « Millennial Day Dawn », p. 353
- ↑ La Tour de Garde, octobre-novembre 1881, « In the Vineyard », p. 291
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 138 : « We discuss it more fully in volume three, but we note here that beginning at least in 1882, Paton prepared booklets and tracts that went primarily to Watch Tower readers. ».
- ↑ Tony Wills, A People for His Name, chap. 3 : « Especially was this so since the title of his second book was the same as his first, and all Russell’s advertising for the first book served to further the interests of the second. ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 196 : « Although Albert Jones was publisher, Russell backed the publication financially. ».
- ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., p. 38-39 : « Using the personal wealth that set him apart from any of his former associates, in 1886 he published Volume I of the Millennial Dawn Series, known later as the Studies in the Scriptures. ».
- ↑ La Tour de Garde, avril 1882, « View from the Tower », p. 335
- ↑ La Tour de Garde, avril 1882, « View from the Tower », p. 335
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 81 : « The places listed were all in Michigan and heavily influenced by Paton's preaching: Buchanan [where Elizabeth Allen was 'pastor']; Harford, Lapeer, Almont [where Paton's little church was located]; Brockway Centre; and Detroit. ».
- ↑ La Tour de Garde, mai 1882, « View from the Tower », p. 346
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 200 : « In April 1882 an eight-month-old infant died. ».
- ↑ La Tour de Garde, mai 1882, « View from the Tower », p. 346
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 304 : « Trying to build on interest created by Food for Thinking Christians, J. B. Keim, a resident of Reading, Pennsylvania, organized lectures there in May 1882. ».
- ↑ La Tour de Garde, mai 1882, « Outlines of Sermons », p. 347
- ↑ La Tour de Garde, avril 1882, « Bible Students' Helper », p. 336
- ↑ La Tour de Garde, mai 1882, « View from the Tower », p. 345
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 55 : « It is obvious that the number of groups interested enough in Watch Tower theology to report their Memorial details to Russell were both small in number and small in size. ».
- ↑ La Tour de Garde, mai 1882, « View from the Tower », p. 346
- ↑ La Tour de Garde, mai 1882, « View from the Tower », p. 346
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 161 : « Especially after Food for Thinking Christians was published, Russell's belief that he was God's agent was reinforced by letters praising that small book and him. ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 161 : « But the praise afforded Russell seems to go beyond First Century belief. ».
- ↑ La Tour de Garde, mai 1882, « View from the Tower », p. 346
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 129 : « On May 14, 1882, another Methodist clergyman handed him a copy of Zion's Day Star, thousands of which had been sent out as sample copies. ».
- ↑ La Tour de Garde, juin 1882, « View from the Tower », p. 357
- ↑ La Tour de Garde, juin 1882, « View from the Tower », p. 357
- ↑ La Tour de Garde, juin 1882, « View from the Tower », p. 357
- ↑ La Tour de Garde, juillet 1882, « View from the Tower », p. 367
- ↑ Zoe Knox, Jehovah's Witnesses and the Secular World: From the 1870s to the Present, Londres, Palgrave Macmillan, 2018, chap. 6 : « In statistical terms, these conversions were negligible (evident from the growth rate of the Bible Students; even if most of the conversions were clergy—and there is nothing to suggest this was the case—this would not constitute a significant number of ministers). ».
- ↑ La Tour de Garde, juin 1882, « View from the Tower », p. 357
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 345 : « We cannot advance matters beyond that, except to say that we lean toward the belief that the Brother Leigh of that adventure was E. C. Leigh. ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 345 : « As far as historical record goes, he is invisible for the next seven years. ».
- ↑ La Tour de Garde, juillet 1882, « View from the Tower », p. 367
- ↑ La Tour de Garde, juillet 1882, « View from the Tower », p. 367
- ↑ La Tour de Garde, juillet 1882, « View from the Tower », p. 367
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 81 : « Since this missionary tour was at the cusp of Paton's defection, it is probable that doctrinal differences were discussed, but there is no follow up report. Within a few weeks, Keith had adapted his beliefs to Paton's message. ».
- ↑ La Tour de Garde, juillet 1882, « View from the Tower », p. 367
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 75 : « He was a druggist in 1860, with considerable wealth. ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 74 : « Interestingly, his trip is reported in The Restitution as well. ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 79 : « He seems to have died during this missionary tour. ».
- ↑ La Tour de Garde, juillet 1882, « View from the Tower », p. 367
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 164 : « By mid-year 1882 some readers were suggesting that anointed Christians did not need human teachers. ».
- ↑ La Tour de Garde, août 1882, « The Unnecessary (?) Human Teachers », p. 380
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 165 : « Russell does not identify those who claimed insight independent of human teachers. ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 320 : « Adamson married Amelia Whitney, four years younger than he, on August 5, 1882, and she joined him in his work. ».
- ↑ La Tour de Garde, août 1882, « View from the Tower », p. 378
- ↑ La Tour de Garde, août 1882, « View from the Tower », p. 378
- ↑ La Tour de Garde, août 1882, « View from the Tower », p. 378
- ↑ La Tour de Garde, août 1882, « Faith Healing », p. 378
- ↑ La Tour de Garde, août 1882, « Faith Healing », p. 379
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 244 : « Also, Watch Tower adherents including Russell, Conley and Sunderlin were exploring Faith Cure with Russell interested and Conley and Sunderlin openly advocating it. ».
- ↑ La Tour de Garde, août 1882, « Taught of God », p. 386
- ↑ La Tour de Garde, septembre 1882, « View from the Tower », p. 388
- ↑ La Tour de Garde, septembre 1882, « View from the Tower », p. 388
- ↑ La Tour de Garde, septembre 1882, « Did Christ Die in Vain? », p. 392
- ↑ La Tour de Garde, septembre 1882, « Extracts from Interesting Letters », p. 395
- ↑ La Tour de Garde, septembre 1882, « The Body, the Bride of Christ », p. 397
- ↑ La Tour de Garde, septembre 1882, « The Body, the Bride of Christ », p. 397
- ↑ La Tour de Garde, octobre-novembre 1882, « Sunday School Superintendents », p. 399
- ↑ La Tour de Garde, octobre-novembre 1882, « Sunday School Superintendents », p. 399
- ↑ La Tour de Garde, octobre-novembre 1882, « Sunday School Superintendents », p. 399
- ↑ La Tour de Garde, octobre-novembre 1882, « Tracts for Free Distribution », p. 413
- ↑ La Tour de Garde, décembre 1882, « View from the Tower », p. 415
- ↑ Tony Wills, A People for His Name, chap. 3 : « The October, 1882, issue, for example was sent to some 200,000 readers, the addresses of whom were gleaned from his subscribers, and the ready response to it caused him to print another 100,000. ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 380 : « Apparently sent in response to the November issue, a special missionary issue with a printing of 200,000 copies, Russell noted that "one German brother" sent one hundred dollars to support the work. ».
- ↑ La Tour de Garde, octobre-novembre 1882, « Tracts for Free Distribution », p. 413
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 171 : « He also came as close as he ever did to asking for contributions: "If any have a money talent and think favorable of this method, they may have the privilege of sharing with us in these methods of preaching." ».
- ↑ La Tour de Garde, octobre-novembre 1882, « Tracts for Free Distribution », p. 413
- ↑ La Tour de Garde, octobre-novembre 1882, « Not Ashamed of the Gospel », p. 402
- ↑ La Tour de Garde, mai 1881, « Not Ashamed of the Gospel », p. 220
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 242 : « Russell reprinted the article in the October/November 1882 issue to address the threatening influence of Paton's Universalism. ».
- ↑ La Tour de Garde, octobre-novembre 1882, « View from the Tower », p. 400
- ↑ La Tour de Garde, décembre 1881, « View from the Tower », p. 301
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 93 : « A committee report delivered to the thirtieth annual YMCA convention in October 1882 said Zion's Watch Tower was "of doubtful character owing to its opposition to church organization." ».
- ↑ La Tour de Garde, décembre 1882, « View from the Tower », p. 414
- ↑ La Tour de Garde, décembre 1882, « View from the Tower », p. 415
- ↑ La Tour de Garde, décembre 1882, « View from the Tower », p. 415
- ↑ Tony Wills, A People for His Name, chap. 3 : « By the close of 1882 Russell was receiving between 500 and 600 letters a week. ».
- ↑ La Tour de Garde, décembre 1882, « View from the Tower », p. 415
- ↑ La Tour de Garde, décembre 1882, « View from the Tower », p. 415
- ↑ La Tour de Garde, décembre 1882, « View from the Tower », p. 415
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 381 : « Russell wanted to have the October 1882 issue of Zion's Watch Tower translated into German for use as a missionary tract. This never happened. ».
- ↑ La Tour de Garde, décembre 1882, p. 416
- ↑ La Tour de Garde, décembre 1882, « An Unpleasant Duty », p. 423
- ↑ La Tour de Garde, décembre 1882, « An Unpleasant Duty », p. 423
- ↑ La Tour de Garde, décembre 1882, « An Unpleasant Duty », p. 423
- ↑ La Tour de Garde, décembre 1882, « An Unpleasant Duty », p. 423
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 194 : « At least by 1882 Paton was a member of the small Masonic lodge in Almont ».
- ↑ Tony Wills, A People for His Name, chap. 3 : « By the close of 1882 Jones, who had formerly rejected Paton’s views for publication, started to espouse them, even denying that all the New Testament was reliable. ».
- ↑ La Tour de Garde, décembre 1882, « An Unpleasant Duty », p. 423
- ↑ La Tour de Garde, décembre 1882, « An Unpleasant Duty », p. 423
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 244 : « From December 1882 the Watch Tower slackened its emphasis on personal evangelism to address Paton's adoption of Universalism and A. D. Jones' advocacy of Josephite belief, the belief that Jesus was the natural son of Joseph. ».
- ↑ La Tour de Garde, mars 1882, « View from the Tower », p. 325
- ↑ La Tour de Garde, janvier-février 1882, « View from the Tower », p. 312
- ↑ La Tour de Garde, avril 1882, « View from the Tower », p. 335
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 439 : « If there was an immediate response, we cannot find it. ».
- ↑ La Tour de Garde, juin 1882, « View from the Tower », p. 357
- ↑ La Tour de Garde, juin 1882, « View from the Tower », p. 357
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 429 : « Though the article does not name *Food for Thinking Christians*, it is evident that it is meant. ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 436 : « One of the first regular meetings was organized in Sunderland. ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 447 : « Russell was not immediately forthcoming with an organizational plan and made no printed reply to the request for one. ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 448 : « Any work in Ireland in the 1880s produced little result. ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 430 : « The October 1882 issue of *Zion's Watch Tower* that was sent to over ninety thousand Sunday-School teachers and *Food for Thinking Christians* reached James Lesslie, once an influential Toronto resident but then living in Eglinton, Ontario, Canada. ».
- ↑ La Tour de Garde, décembre 1882, « View from the Tower », p. 415
- ↑ Tony Wills, A People for His Name, chap. 3 : « Paton caused great division in Russell’s movement, for he was, apart from Russell, the most prominent one in it. ».
- ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., p. 34 : « Consequently, in 1881, Russell refused to publish any more of Paton’s articles, and the two separated with some bitterness. ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 415 : « Paton was already surrendering to Universalism, something that had appealed to him from his youth, and he was uncomfortable with the lead Russell had taken. ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 164 : « Paton resented Russell displacing him as the most prominent preaching voice, and he finally stopped flirting with Universalism, openly espousing the doctrine. ».
- ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., p. 35 : « Russell could not have expressed his beliefs so forcefully had he remained in fellowship with Paton, for Paton was more “orthodox” than Russell on both the doctrines of the Trinity and Incarnation. ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 138 : « We discuss it more fully in volume three, but we note here that beginning at least in 1882, Paton prepared booklets and tracts that went primarily to Watch Tower readers. ».
- ↑ Tony Wills, A People for His Name, chap. 3 : « He published a second book, a revised Day Dawn which Russell condemned as contrary to Scripture. ».
- ↑ George D. Chryssides, Historical Dictionary of Jehovah's Witnesses, p. 107 : « In 1882, he established the monthly journal The World’s Hope, which was printed for three years. ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 214 : « See The Restitution October 18, 1882, where Paton advertised his new magazine; March 7, 1883, where his Universalism is criticized; ».
- ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., p. 35 : « Yet within a year he, too, denied Russell’s theory of Christ’s ransom sacrifice and, according to Russell, eventually repudiated the Bible itself. ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 41 : « When he expressed them in print in 1882, everyone was surprised. ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 144 : « Russell was reluctant to point to Jones' mistress, his fornication, his multiple thefts. ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 144 : « The effect of Jones' behavior was to turn the Newark, New Jersey, congregation from one of the largest into a very small group. ».
- ↑ Tony Wills, A People for His Name, chap. 3 : « Thus Russell’s fourth and last original coworker fell out with him and Zion’s Watch Tower readers were again subjected to back and forth arguments about the ransom. ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 81 : « Within a few weeks, Keith had adapted his beliefs to Paton's message. ».
- ↑ Bernard Blandre, La préhistoire des témoins de Jéhovah, Éditions de l'AEIMR, p. 170 : « En 1882 il soutient les positions religieuses de Paton contre Russell puis il contribua au financement de l'édition du livre de George N.H. PETERS, Le Royaume Théocratique (Theocratic Kingdom) dont Russell déconseilla l'achat dans la Tour de Garde (Watch Tower) de mai 1883. ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 164 : « Conley, who lost a child and never gave up Trinitarian and Torment beliefs, drifted off into faith cure. ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 260 : « Mann was removed as a Watch Tower Society director on April 11, 1892 ».
- ↑ Robert Crompton, Counting the Days to Armageddon, p. 72 : « Within a year of the second failed expectation, only Russell remained of the original leaders to continue promoting the system which had been developed within the group. ».
- ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., p. 35 : « Russell then remained the sole leader of those who continued to accept Zion’s Watch Tower as their spiritual guide. ».
- ↑ Tony Wills, A People for His Name, chap. 3 : « The idea that these divisions were only a manifestation of the separation of the wheat from the chaff enabled Russell to take them philosophically. ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 159 : « But let's accept that between 1882 and 1890 the Watch Tower's circulation grew from about 5000 to over 9000 copies per issue. ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 172 : « Funding declined precipitously in 1882. The movement fractured and some contributors withdrew. ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 172 : « The details of this fracture along the multiple planes of the Watch Tower rock are told in volume three of this work; Russell could report only $3373.86 in receipts for 1882. ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 226 : « The fund ended the year in debt. ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 160 : « We reject the idea that Russell organized these congregations. ».
- ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., p. 37 : « It is therefore not surprising that he was soon generally recognized as the “Pastor,” a position to which he was elected by his brethren in Allegheny-Pittsburgh in 1882 ».
- ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., p. 410, note 14 : « Jehovah’s Witnesses: Proclaimers of God’s Kingdom (Brooklyn, NY: Watchtower Bible And Tract Society, 1993), 54. ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 166 : « From the fall of 1881 through 1884 the fellowship was in crisis. Paton, Jones, Conley and other prominent adherents left, pursuing other doctrinal paths. ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 555 : « The fragmentation that occurred in 1881-1882 and continuing preexisting controversy defined the movement. ».
