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George Storrs

De Tj-encyclopédie
George Storrs

George Storrs (13 décembre 1796 – 28 décembre 1879) fut un prédicateur américain, d'abord méthodiste et abolitionniste, puis millérite, qui consacra la seconde moitié de sa vie à combattre l'immortalité de l'âme dans son périodique, le Bible Examiner. Il changea plusieurs fois de doctrine sur le sort des morts, et c'est le Storrs de la dernière période, celui qui annonçait une occasion de salut pour tous les hommes, que rencontrèrent en 1874 Joseph Russell et son fils Charles Taze Russell. En 1878, il refusa publiquement la doctrine de la présence invisible du Christ depuis 1874 que Russell enseignait.

Biographie

Méthodiste et abolitionniste (1796–1841)

George Storrs naquit le 13 décembre 1796 à Lebanon, dans le New Hampshire.[1] Il était le dernier des huit enfants de Constant Storrs, un artisan qui avait servi comme charron pendant la guerre d'indépendance avant de devenir fermier, et de Lucinda Howe.[2] Sa mère s'efforçait de corriger chez ses enfants le fatalisme de la prédication calviniste de l'époque, mais les sermons sur l'enfer remplissaient l'enfant de crainte envers Dieu.[3]

À dix-neuf ans, il entra dans l'Église congrégationaliste avec une vingtaine de jeunes gens touchés par un réveil.[4] Il épousa Harriet Waterman en janvier 1818 ; elle mourut le 15 juin 1824 après une longue maladie, et il se remaria en mars 1825 avec sa sœur Martha.[5] Pendant la maladie de sa femme, il s'était rapproché des pasteurs méthodistes, et il entra en 1825 dans le corps des prédicateurs itinérants de l'Église méthodiste épiscopale.[6] Il fut ordonné diacre en 1827, puis ancien en 1829, et occupa des postes dans plusieurs villes du New Hampshire, dont Portsmouth et Concord.[7]

En 1836, il quitta le ministère itinérant pour le statut de prédicateur local, ce qui lui laissait le temps de parcourir la région : pendant trois ans, il consacra l'essentiel de son temps à des conférences contre l'esclavage.[8] Le 14 décembre 1835, à Northfield, un shérif adjoint l'avait arrêté dans la chaire, pendant qu'il priait à genoux, comme « vagabond » ; le tribunal le relâcha trois jours plus tard.[9] Schulz et de Vienne parlent de deux poursuites et de condamnations annulées en appel, mais le récit publié en 1835 montre qu'à Northfield il n'y eut pas de condamnation du tout.[10]

Les évêques méthodistes cherchaient à étouffer le débat sur l'esclavage.[11] Storrs quitta l'Église méthodiste épiscopale en 1840, après seize ans.[12] Les sources ne s'accordent pas sur la cause : le mémoire de sa fille met en avant l'esclavage et l'autorité des évêques, alors que la nécrologie du Herald of Life fait de sa nouvelle doctrine de l'âme la raison de son départ.[13] Après un séjour à Montpelier, dans le Vermont, il s'installa en août 1841 à Albany, où une congrégation indépendante, la « House of Prayer », n'avait d'autre credo que la Bible.[14]

L'âme mortelle et les Six Sermons (1837–1842)

En 1837, pendant un voyage de Boston à New York, Storrs lut une petite brochure anonyme qui contestait l'immortalité naturelle de l'âme ; il apprit ensuite qu'elle était de Henry Grew, de Philadelphie.[15] Il en donna lui-même deux dates : 1837 dans ses Six Sermons de 1855, mais mai 1838 dans le récit qu'il publia en 1876.[16] Le titre de la brochure n'est pas connu : aucune source d'époque ne le donne, et l'on ne connaît aucun exemplaire anonyme d'un écrit de Grew.[17] Blandre l'identifie à The Intermediate State, sans preuve.[18]

Après plusieurs années d'étude, Storrs écrivit trois lettres à un ministre méthodiste réputé, qui ne put y répondre mais lui demanda de taire son nom ; au printemps 1841, ces Three Letters furent imprimées à deux mille exemplaires.[19] Ce ministre était Orange Scott, et c'est lui, non Storrs, qui voulut rester anonyme.[20]

À Albany, Storrs prêcha huit mois sans exposer ses nouvelles idées.[21] Au printemps 1842, il en fit le sujet de six sermons, prêchés six dimanches soir de suite, puis publiés en mai ou juin.[22] Les Six Sermons soutenaient que l'homme n'est pas immortel par nature, que les morts sont inconscients jusqu'à la résurrection et que les méchants seront détruits, non tourmentés sans fin. Ils eurent un grand succès : quarante à cinquante mille exemplaires circulaient deux ans plus tard, environ cent mille en 1855.[23] La nécrologie du Herald of Life parle de près de deux cent mille exemplaires en 1880.[24]

Le millérisme et la Grande Déception (1842–1845)

Quelques semaines après la parution des sermons, un prédicateur venu répandre les idées de William Miller, qui annonçait le retour du Christ vers 1843, passa à Albany. Storrs fit ensuite venir Charles Fitch, ancien pasteur congrégationaliste, et se rallia au mouvement.[25] Schulz et de Vienne identifient le premier prédicateur à Calvin French, un baptiste ; Storrs lui fit adopter l'immortalité conditionnelle, et French lui fit adopter le millérisme.[26] Miller, lui, combattit toujours les idées de Storrs sur l'âme.[27] Fitch, qui avait d'abord rejeté ces idées, s'y rallia par une lettre du 25 janvier 1844 et mourut en octobre de la même année.[28]

Storrs fut l'un des prédicateurs les plus actifs du mouvement, et il fixa lui-même des dates. En 1843, il publia à Boston, chez Joshua V. Himes, un recueil d'articles intitulé The Bible Examiner, dont la préface annonçait que ces pages n'iraient sans doute pas loin avant le retour du Seigneur.[29] Le même recueil affirmait que le monde finirait en 1843.[30] Quand cette date passa, Samuel S. Snow fixa le retour du Christ au 22 octobre 1844, et Storrs le soutint pleinement.[31] Début octobre, il écrivait qu'il n'avait aucun doute.[32]

Après la Grande Déception, Storrs reconnut avoir eu tort de conseiller aux croyants d'abandonner leurs affaires.[33] En février 1845, il attribuait le mouvement à une influence purement humaine, qu'il comparait au magnétisme.[34] Il abandonna l'idée de fixer une date, selon ses propres mots, au cours de l'hiver 1844-1845.[35] Il jugea plus tard que l'erreur n'avait pas été seulement de chronologie.[36] Le mémoire que sa fille publia en 1880 ne dit rien des dates de 1843 et de 1844.

Le Bible Examiner et la non-résurrection des méchants (1845–1863)

Storrs avait lancé le Bible Examiner en 1843, à ses frais, comme une publication irrégulière ; il devint mensuel en 1847, avec pour devise « pas d'immortalité ni de vie sans fin, sinon par Jésus-Christ seul ».[37] Les sources donnent pourtant cinq dates de fondation différentes, de 1841 à 1852.[38] Le périodique resta modeste : en 1853, il avait environ six cents abonnés payants.[39] Storrs prêcha à Philadelphie de novembre 1844 à avril 1852, puis à New York.[40]

Pendant ces années, Storrs changea d'avis sur un point capital. En 1848 et en 1850, il croyait encore que les méchants ressusciteraient : il arrêta même la publication d'une série d'articles qui soutenait le contraire, en écrivant que cette doctrine « sape le fondement du christianisme ».[41] Vers 1855, Storrs changea d'avis sur le sort des méchants. Jusque-là, il pensait qu'ils ressusciteraient au jugement dernier pour être condamnés, puis détruits : c'est encore ce que disent les Six Sermons de 1855.[42] Désormais, il pensait qu'ils ne ressusciteraient pas du tout. Il défendit d'abord cette idée sans se nommer, en 1855, dans un débat avec Henry Grew publié par son périodique.[43] En 1856, il l'affirma sous son nom : seuls ceux qui sont unis au Christ revivront, « tous les autres meurent dans leurs péchés ».[44] Des abonnés le quittèrent. Il répondit qu'il aimait mieux les perdre tous que renoncer à sa liberté de pensée.[45] En 1857, il consacra un livre à cette doctrine, Life from the Dead: or, the Righteous Only Will Live Again.[46] Il expliqua plus tard qu'il l'avait adoptée parce qu'il ne supportait pas l'idée que les méchants ressuscitent sans aucun espoir.[47] Blandre attribue ce changement à l'influence de John Thomas et de John T. Walsh. Pourtant, en 1848 et en 1850, Storrs avait combattu leurs idées sur ce point.[48]

Sur le Christ, Storrs s'éloigna aussi de Grew : en 1857, il affirmait qu'il avait toujours rejeté l'idée d'un Christ simple homme, sans existence avant sa naissance.[49] Le Bible Examiner fut suspendu en 1858 et pendant presque toute l'année 1859, puis s'arrêta en septembre 1863.[50]

La Life and Advent Union (1863–1871)

Le 29 août 1863, près du camp-meeting de Wilbraham, dans le Massachusetts, Storrs et ses partisans fondèrent la Life and Advent Union (Union de la Vie et de l'Advent).[51] La constitution, adoptée le lendemain, faisait de la négation de toute vie future pour les incroyants une condition d'adhésion, et Storrs fut élu président.[52] L'Union publia à partir du 21 octobre 1863 un hebdomadaire, The Herald of Life and of the Coming Kingdom, que Storrs dirigea jusqu'en août 1871 ; le Bible Examiner fut suspendu.[53] Henry Grew ne participa pas à cette entreprise : il était mort en 1862, et Storrs parle de lui comme du « regretté » Grew dès janvier 1863.[54] Selon Penton, c'est dans l'Union, dans les années 1860, que s'établit l'usage de célébrer le repas du Seigneur une fois par an, le 14 nisan.[55]

Le revirement de 1871

Pendant l'hiver 1870-1871, malade et alité, Storrs relut les promesses faites à Abraham et changea encore une fois de doctrine.[56] Il avait tenu environ quinze ans la non-résurrection des méchants.[57] Désormais, il enseignait que ceux qui étaient morts sans avoir connu le Christ ressusciteraient pour recevoir, dans un âge à venir, une occasion de salut, parce que le « temps convenable » n'était jamais venu pour eux en cette vie.[58] Il exposa ces idées dans une brochure parue à la fin de 1871, The Promise and Oath of God to Abraham.[59]

Son départ du Herald of Life est raconté de trois façons. Storrs écrivit en 1878 que le conseil de direction lui avait refusé de publier ses nouvelles vues.[60] Un lecteur lui rappela en 1877 qu'il avait été « pratiquement chassé » de l'Union.[61] Le Herald of Life écrivit au contraire, à sa mort, qu'il avait refusé d'être réélu.[62] En septembre 1871, il relança le Bible Examiner, qu'il publia à Brooklyn jusqu'à sa mort ; chaque numéro portait en épigraphe la « rançon pour tous » de 1 Timothée 2:6.[63]

Storrs et les Russell (1874–1879)

Aucune source ne prouve un contact entre Storrs et les Russell avant 1874. Schulz et de Vienne notent qu'un chercheur a affirmé en avoir une preuve dès 1869, sans jamais la produire.[64] Le seul indice antérieur est indirect : Joseph Russell écrivit, à une date inconnue, au Herald of Life.[65] La première trace sûre est une lettre de « J. L. Russell & Son », la raison sociale du magasin familial, reçue par Storrs avant le 21 mars 1874.[66]

Storrs prêcha à Pittsburgh les deux premiers dimanches de mai 1874.[67] Il y trouva, écrivit-il, « un petit mais noble groupe d'amis ».[68] Le Pittsburgh Leader rapporta son premier sermon, où il se disait « universaliste » en un sens, puisqu'il croyait qu'une occasion de salut serait donnée à chaque descendant d'Adam.[69] Un an plus tard, il écrivait pourtant n'être « ni annihilationniste ni universaliste ».[70] Après sa visite, il envoya des colis de publications à William Conley, à George D. Clowes, à Benjamin F. Land, le beau-frère de Charles Russell, et à « J. L. Russell & Son ».[71] Il garda un bon souvenir de Joseph Russell, rencontré à Pittsburgh.[72] Le nom de Charles Taze Russell apparaît dans les lettres reçues dès juin 1874.[73]

Russell publia trois articles dans le Bible Examiner. Le premier, « Gentile Times: When Do They End? », parut en octobre 1876 ; il annonçait la fin des « temps des Gentils » pour 1914.[74] Storrs le publia sans commentaire ; la couverture précisait que la rédaction ne répondait pas des opinions de ses correspondants.[75] Les deux autres, « Coming Events Cast Their Shadows Before », parurent en mars et en mai 1877.[76] Ce sont les seuls : Russell n'écrivit plus rien dans le Bible Examiner après mai 1877.

C'est que les deux hommes s'étaient séparés sur les dates. Depuis 1844, Storrs refusait toute date fixée pour le retour du Christ.[77] Russell, de son côté, s'était associé en 1876 à Nelson Barbour, qui enseignait que le Christ était présent, de manière invisible, depuis 1874.[réf. à confirmer] En juillet 1877, Storrs jugea la chronologie de leur livre Three Worlds « la meilleure » qu'il eût vue, mais il refusa d'en admettre les conclusions.[78] En octobre, il répondit à son « estimé frère Chas. T. Russell » qu'il ne pouvait pas accepter leur enseignement sur le temps.[79] En décembre, il reprocha à Barbour une assurance qui revenait à se prétendre infaillible.[80] En février 1878, il écrivit que croire le Christ « ici, mais invisible » mettait la crédulité à rude épreuve.[81]

En mars 1878, Storrs fit la recension de la brochure de Russell The Object and Manner of Our Lord's Return. Il appelait l'auteur « l'un de mes très chers amis ».[82] Mais il refusait « un seul instant » d'admettre que le Christ fût déjà présent.[83] Après l'échec de la date du printemps 1878, il déclara que le Sauveur ne viendrait jamais à une date tirée des périodes prophétiques.[84] En 1879, le Bible Examiner ne nomme plus Russell, ni Barbour, ni Paton ; Russell n'y revient qu'en mars 1880, avec la nécrologie qu'il avait écrite.[85]

Le refus des dates avait pourtant ses limites. En novembre 1877, Storrs recommanda une brochure sur la Grande Pyramide d'Égypte, monument qui pouvait selon lui révéler le temps du rassemblement de l'Épouse et de la fin de l'âge : la date qu'on y lisait était 1881-1882.[86] En avril 1878, il recommanda une autre brochure sur les « découvertes » faites dans la Pyramide par l'astronome Charles Piazzi Smyth, en ajoutant que la fin de l'âge était imminente.[87] En octobre 1878, il annonçait la venue du Christ « dans quelques jours, ou quelques mois au plus ».[88] Celui qui condamnait les dates tirées de la Bible acceptait donc une date tirée des mesures d'un monument, et attendait le retour du Christ à court terme.

Les dernières années (1879–1880)

Malade dès mars 1879, Storrs dut suspendre le Bible Examiner en mai ; un dernier numéro parut en octobre.[89] Russell, qui avait lancé Zion's Watch Tower en juillet, annonça sa maladie en janvier 1880.[90] Storrs mourut le dimanche 28 décembre 1879, chez lui à Brooklyn, à quatre-vingt-trois ans.[91] Sa fille date sa mort d'un « samedi matin », alors que le 28 décembre 1879 était un dimanche.[92] Selon sa volonté, les obsèques eurent lieu à la maison le 30 décembre, sans sermon, et il fut inhumé au cimetière de Woodlawn.[93] Sa fille Harriet publia en mars 1880 un dernier numéro du Bible Examiner, consacré à sa mémoire.[94] On y trouve la nécrologie de Russell, qui le qualifiait de « serviteur fidèle ».[95] Rien ne prouve que Russell ait ensuite repris la liste des abonnés du Bible Examiner : Blandre le dit « probable », sans source.[96]

Doctrines

Storrs en trois temps

Les doctrines de Storrs ont changé deux fois sur le sort des morts. On ne peut donc pas parler de « la doctrine de Storrs » sans préciser l'époque.

Question 1842-1855 (Six Sermons) 1855/1856-1870 (Life and Advent Union) 1871-1879 (Bible Examiner relancé)
Âme mortelle mortelle mortelle
Méchants ressuscités pour être jugés, puis détruits ne ressuscitent pas ceux qui ont rejeté le Christ en connaissance de cause ne revivent pas
Ceux qui n'ont pas connu le Christ jugés à la résurrection ne ressuscitent pas ressuscitent et reçoivent une occasion de salut dans un âge à venir
Dates du retour du Christ 1843, puis 22 octobre 1844 ; abandonnées en 1844-1845 refusées refusées, sauf la Pyramide (1881-1882)

Sources : Six Sermons, 1855, p. 116 ; Bible Examiner, août 1856, constitution de la Life and Advent Union (septembre 1863, p. 290), octobre 1876, p. 4, et janvier 1877, p. 104, cités plus haut.

Autres doctrines

Storrs rejetait la Trinité : en mai 1878, il écrivait qu'il n'y a en Dieu ni « trois dieux » ni « trois personnes ».[97] En octobre 1879, il jugeait « fort, sinon irréfutable » un article de Charles Linnaeus Ives qui niait que le Saint-Esprit fût une personne.[98] Il refusait de croire en un « diable théologique » présent partout.[99] Il tenait le repas du Seigneur, célébré à la date anniversaire de la mort du Christ, pour la seule célébration autorisée.[100] Il partageait enfin l'anglo-israélisme, la croyance selon laquelle les peuples anglo-saxons descendent des tribus perdues d'Israël.[101]

Ce que Russell a repris, et ce qu'il n'a pas repris

Russell partagea avec Storrs la mortalité de l'âme, le refus de l'enfer éternel, l'occasion de salut offerte aux morts dans un âge à venir, la rançon « pour tous » et le Mémorial annuel. Penton estime que Russell a peut-être appris directement de Storrs la restitution de l'humanité sur une terre devenue paradis.[102] Mais il met en garde contre l'idée que Russell et ses amis n'aient fait que reprendre les idées de Storrs et de George Stetson.[103] Sur la rançon, Penton attribue à Stetson, et non à Storrs, la conception de Russell.[104] Russell prêcha la présence invisible, reprise de Barbour, contre l'avis de Storrs, et il ne reprit ni l'anglo-israélisme ni la négation d'un diable personnel.

Liens externes

Références

  1. ↑ Bible Examiner, octobre 1876, p. 3 : « George Storrs was born in Lebanon, N. H., December 13, 1796. »
  2. ↑ Hattie W. Storrs, « Memoir », Bible Examiner, mars 1880, p. 397 : « He was the youngest of eight children. »
  3. ↑ Hattie W. Storrs, « Memoir », Bible Examiner, mars 1880, p. 397 : « The strong tendency to fatalism, in the Calvinistic preaching of that period, was a subject which the mother of these children did not fail to endeavor to counteract ». Blandre écrit au contraire qu'elle lui épargna la croyance à l'enfer (Bernard Blandre, La préhistoire des témoins de Jéhovah, Éditions de l'AEIMR, p. 63), ce que ce texte ne dit pas.
  4. ↑ Hattie W. Storrs, « Memoir », Bible Examiner, mars 1880, p. 398 : « At the age of nineteen he united with the Congregational Church ».
  5. ↑ B. W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 101 : « His first wife Harriet Waterman died June 15, 1824, after a difficult illness and the loss of an infant daughter. »
  6. ↑ Hattie W. Storrs, « Memoir », Bible Examiner, mars 1880, p. 398 : « He joined the Methodist Travelling Connection in 1825, being then twenty-nine years old. »
  7. ↑ B. W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 100, note 10 : « Ordained deacon by Bishop Hedding at Lisbon, June 10 1827 and elder by the same at Portsmouth, June 15 1829 ».
  8. ↑ Hattie W. Storrs, « Memoir », Bible Examiner, mars 1880, p. 399 : « For three years he spent most of his time lecturing and preaching on the subject of slavery ».
  9. ↑ Mob, under Pretence of Law: or, The Arrest and Trial of Rev. George Storrs at Northfield, N.H., Concord, 1835, p. 7 : « I have a warrant to arrest this man as a vagrant and an idler ».
  10. ↑ Mob, under Pretence of Law, Concord, 1835, p. 18 : « The opinion of the Court is, that the Prisoner ought to be discharged. » ; B. W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 102 : « He was prosecuted twice; the convictions were overturned on appeal. »
  11. ↑ Hattie W. Storrs, « Memoir », Bible Examiner, mars 1880, p. 399 : « specially through the bishops, who endeavored by every possible means to suppress the discussion of the subject ».
  12. ↑ Hattie W. Storrs, « Memoir », Bible Examiner, mars 1880, p. 399 : « he withdrew from said church entirely, in 1840, after a connection with it of sixteen years. »
  13. ↑ nécrologie du Herald of Life, 7 janvier 1880, reprise dans le Bible Examiner, mars 1880, p. 404 : « This necessitated his withdrawal from the Methodist Church. »
  14. ↑ Hattie W. Storrs, « Memoir », Bible Examiner, mars 1880, p. 400 : « concluded to remove his family to that place in August, 1841. »
  15. ↑ Hattie W. Storrs, « Memoir », Bible Examiner, mars 1880, p. 399 : « This was by a small anonymous pamphlet put forth, as he learned, by Henry Grew, of Philadelphia ».
  16. ↑ George Storrs, Six Sermons, éd. révisée de 1855, p. 120 : « My attention was called to the subject by a small pamphlet, in 1837. » ; Bible Examiner, octobre 1876, p. 3 : « thirty-eight years ago last May ».
  17. ↑ B. W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 103, note 23 : « There are no known "anonymous" copies of Grew's booklet. »
  18. ↑ Bernard Blandre, La préhistoire des témoins de Jéhovah, Éditions de l'AEIMR, p. 63.
  19. ↑ Hattie W. Storrs, « Memoir », Bible Examiner, mars 1880, p. 399 : « He wrote three letters to a prominent and able minister of the Methodist E. Church ».
  20. ↑ B. W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 104, note 25 : « Orange Scott, the clergyman to whom Storrs wrote the three letters, requested anonymity; Storrs did not publish anonymously. »
  21. ↑ Hattie W. Storrs, « Memoir », Bible Examiner, mars 1880, p. 400 : « For eight months he preached there without dwelling distinctly on his new views ».
  22. ↑ Hattie W. Storrs, « Memoir », Bible Examiner, mars 1880, p. 400 : « they came forth in May or June ».
  23. ↑ George Storrs, Six Sermons, éd. révisée de 1855, p. 5 : « some forty or fifty thousand copies were circulated. »
  24. ↑ nécrologie du Herald of Life, reprise dans le Bible Examiner, mars 1880, p. 404 : « nearly, if not quite, 200,000 copies of which have been circulated ».
  25. ↑ Hattie W. Storrs, « Memoir », Bible Examiner, mars 1880, p. 400 : « he solicited the services of Charles Fitch ».
  26. ↑ B. W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 106 : « Calvin F. French, a Freewill Baptist minister, brought the Millerite message to Storrs. »
  27. ↑ Hattie W. Storrs, « Memoir », Bible Examiner, mars 1880, p. 401 : « Mr. Miller uniformly opposed Mr. Storrs' views on the immortality question. »
  28. ↑ Charles Fitch, lettre du 25 janvier 1844, reprise dans le Bible Examiner, mars 1880, p. 401 : « prepared to take my stand by your side. »
  29. ↑ George Storrs, The Bible Examiner: Containing Various Prophetic Expositions, Boston, 1843, p. 3 : « These articles are sent forth with a full conviction that they may not travel far before our Lord will have come in the clouds of heaven ».
  30. ↑ George Storrs, The Bible Examiner, Boston, 1843, p. 129 : « "But, do you not believe the world will come to an end in 1843!" Certainly I do ».
  31. ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed: The Story of Jehovah's Witnesses, 3e éd., University of Toronto Press, 2015, p. 17 : « Storrs agreed and supported Snow's view fully. »
  32. ↑ B. W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 114, d'après la Voice of Truth du 2 octobre 1844 : « Beyond a doubt, in my mind, the tenth day of the seventh month will witness the revelations of our Lord Jesus Christ in the clouds of heaven. »
  33. ↑ B. W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 114, d'après le Midnight Cry du 31 octobre 1844 : « I have been led into error and thereby have led others astray, in advising advent believers to leave business entirely ».
  34. ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., 2015, p. 17 : « He had come to feel that he and others had been mesmerized by Millerite emotionalism. »
  35. ↑ Bible Examiner, juillet 1849, p. 106 : « That view I gave up in the winter of '44 and '45 ».
  36. ↑ Bible Examiner, juillet 1849, p. 107 : « Nor do I think the only error was one of "chronology." »
  37. ↑ Hattie W. Storrs, « Memoir », Bible Examiner, mars 1880, p. 402 : « The BIBLE EXAMINER was started by him in 1843, as an occasional issue, at his own expense. »
  38. ↑ nécrologie du Herald of Life, reprise dans le Bible Examiner, mars 1880, p. 404 : « His first connection with any periodical was in 1841, when he began the issue of the BIBLE EXAMINER in Albany. »
  39. ↑ Bible Examiner, janvier 1853, p. 8 : « The number of paying subscribers has not exceeded about six hundred ».
  40. ↑ Hattie W. Storrs, « Memoir », Bible Examiner, mars 1880, p. 402 : « from November, 1844 to April, 1852 ».
  41. ↑ Bible Examiner, mars 1850, p. 41 : « saps the foundation of Christianity ».
  42. ↑ George Storrs, Six Sermons, éd. révisée de 1855, p. 116 : « the others come forth, but it is not to life; for it is a resurrection to damnation, or condemnation ».
  43. ↑ Bible Examiner, janvier 1863, p. 8 : « I once asked our late Br. Henry Grew […] in the discussion then going on between him and myself in the BIBLE EXAMINER? »
  44. ↑ Bible Examiner, août 1856 : « Life from the dead—whether spiritual or literal—is only through and by a union with Christ the Life-Giver. All others die in their sins ».
  45. ↑ Bible Examiner, octobre 1856, p. 248 : « we had rather part with them all than part with our liberty of thought and expression ».
  46. ↑ George Storrs, Life from the Dead, 1857, p. 72 : « We formerly read Rom. 2 with the idea that all the wicked dead would be restored to life to suffer tribulation and anguish ».
  47. ↑ Bible Examiner, décembre 1876, p. 70 : « many, and myself amongst others were driven into what is called the "Non-resurrection" theory, by the shocking theory that all the unholy dead were to have a hopeless resurrection ».
  48. ↑ Bible Examiner, mars 1848, p. 36 : « With present light, we do not at all assent to the doctrine that "the Scriptures teach the non-resurrection" of any one. » ; Bernard Blandre, La préhistoire des témoins de Jéhovah, Éditions de l'AEIMR, p. 66-67.
  49. ↑ Bible Examiner, 15 septembre 1857, p. 288 : « our mind has always utterly rejected the Socinian view, viz., that Christ is merely a man, having no being prior to his advent ».
  50. ↑ nécrologie du Herald of Life, reprise dans le Bible Examiner, mars 1880, p. 404 : « During 1858 and most of 1859 it was suspended ».
  51. ↑ Bible Examiner, septembre 1863, p. 288 : « AT A MEETING held near Wilbraham Camp-Ground, August 29th, 1863 ».
  52. ↑ Bible Examiner, septembre 1863, p. 290 : « Any person believing in Life through Christ alone, (thereby denying any future life to unbelievers,) […] may become a member ».
  53. ↑ nécrologie du Herald of Life, reprise dans le Bible Examiner, mars 1880, p. 404 : « until August, 1871 ».
  54. ↑ Bible Examiner, janvier 1863, p. 8 : « I once asked our late Br. Henry Grew, in this hall ».
  55. ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., 2015, p. 404, note 22 : « The custom of celebrating the Lord's Supper on 14 Nisan began among members of the Life and Advent Union in the 1860s. »
  56. ↑ Bible Examiner, octobre 1876, p. 4 : « a flood of light broke upon his mind, on the great scheme of human redemption ».
  57. ↑ Bible Examiner, octobre 1876, p. 4 : « On this ground Mr. Storrs stood for about fifteen years, or till the winter of 1870-1 ».
  58. ↑ « Synopsis of Our Faith », Bible Examiner, janvier 1877, p. 104 : « as that "due time" never came to innumerable millions in this life ».
  59. ↑ Bernard Blandre, La préhistoire des témoins de Jéhovah, Éditions de l'AEIMR, p. 68 : « Ce dernier ouvrage, édité à la fin de 1871 ».
  60. ↑ Bible Examiner, septembre 1878, p. 359 : « Those called "The Board of Managers" of the weekly paper refused to allow him to publish his advanced views […] and revived the BIBLE EXAMINER in September, 1871. »
  61. ↑ Bible Examiner, janvier 1877, p. 126 : « Springfield, in 1871, when you were virtually cast out of the "Life and Advent Union." »
  62. ↑ nécrologie du Herald of Life, reprise dans le Bible Examiner, mars 1880, p. 404 : « Bro. Storrs declined a re-election ».
  63. ↑ Bible Examiner, septembre 1878, p. 359 : « who gave himself a ransom for all, to be testified in due time ».
  64. ↑ B. W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 99, note 1 : « One researcher claims to have proof of contact between the Russells and Storrs as early as 1869. The proof is never forthcoming. »
  65. ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., 2015, p. 402, note 4 : « Notice of correspondence from J.L. Russell appears in the Life and Advent Union's Herald of Life and the Coming Kingdom. »
  66. ↑ Bible Examiner, avril 1874, p. 224, liste « Letters Received to March 21 » : « J. L. Russell & Son ».
  67. ↑ Bible Examiner, mai 1874, p. 226 : « Pittsburg, Pa., the first and second Sundays of this month ».
  68. ↑ Bible Examiner, juin 1874, p. 259 : « He found there a small but noble band of friends who uphold with full hearts the truths so advocated by himself. »
  69. ↑ Bible Examiner, juin 1874, p. 259 : « Some may call me "Universalist." I am, in one sense; I believe that a universal opportunity will be accorded every son and daughter of Adam. »
  70. ↑ Bible Examiner, août 1875 : « I am neither an annihilationist nor universalist ».
  71. ↑ Bible Examiner, juin 1874, p. 288, liste « Parcels Sent to May 25 » : « G. D. Clowes, Sen., B. F. Land, J. L. Russell & Son (by Express) ».
  72. ↑ Bible Examiner, décembre 1874, p. 66 : « Bro. Russell is one of our elder brethren, with whom I formed a most agreeable acquaintance while in Pittsburg last May ».
  73. ↑ Bible Examiner, juillet 1874, p. 320, liste « Letters Received to June 25 » : « C. T. Russell ».
  74. ↑ Charles T. Russell, « Gentile Times: When Do They End? », Bible Examiner, octobre 1876, p. 28 : « If the Gentile Times end in 1914 ».
  75. ↑ Bible Examiner, octobre 1876, couverture : « In no case will the Editor be responsible for the sentiments of correspondents. »
  76. ↑ Bible Examiner, mars 1877, p. 181 : « BY CHAS. T. RUSSELL. » ; Bible Examiner, mai 1877, p. 245 : « BY T. C. RUSSELL. (Continued.) »
  77. ↑ Bible Examiner, octobre 1876, p. 5 : « no fixing of definite time, hour, day, or year, for that event, has had his approval since 1844 ».
  78. ↑ Bible Examiner, juillet 1877, p. 317 : « The Chronology is the best I have ever seen; but it is impossible for me to assent to all the conclusions ».
  79. ↑ Bible Examiner, octobre 1877, p. 11 : « I cannot accept their teaching on time. »
  80. ↑ Bible Examiner, décembre 1877, p. 74 : « Here is a positiveness that I object to: it amounts to a claim of infallibility ».
  81. ↑ Bible Examiner, février 1878, p. 157 : « To suppose Christ has already come, or, as some express it—"is here, but we cannot see Him," is taxing credulity ».
  82. ↑ Bible Examiner, mars 1878, p. 167 : « The author is one of my very dear friends, and is a sincere lover of truth. »
  83. ↑ Bible Examiner, mars 1878, p. 167 : « His belief that Christ "has come"—"is present"—in the scripture sense of His "second time," I cannot for a moment admit ».
  84. ↑ Bible Examiner, août 1878, p. 347 : « It is a settled fact, with me, that the Saviour will never come at any time fixed upon from the prophetic periods ».
  85. ↑ Vérification faite sur les numéros de 1879 conservés sur le site (janvier à mai, octobre) ; Bible Examiner, mars 1880, p. 408.
  86. ↑ Bible Examiner, novembre 1877, p. 38 : « The time there indicated is 1881—2. »
  87. ↑ Bible Examiner, avril 1878, p. 228 : « The end of this age is impending ».
  88. ↑ Bible Examiner, octobre 1878, p. 16 : « A few days, or months, at most, and Christ will come "from heaven" to crown his followers ».
  89. ↑ Bible Examiner, octobre 1879, p. 363 : « AFTER a suspension of the EXAMINER for five months ».
  90. ↑ Zion's Watch Tower, janvier 1880, p. 8 : « he has been obliged by severe illness to discontinue his paper ».
  91. ↑ avis de décès, Bible Examiner, mars 1880, p. 408 : « STORRS—On Sunday morning, December 28, 1879, George Storrs ».
  92. ↑ Hattie W. Storrs, « Memoir », Bible Examiner, mars 1880, p. 403 : « On Saturday morning, Dec. 28th, just as the sunlight entered the room, he fell asleep in Jesus ».
  93. ↑ Hattie W. Storrs, « Memoir », Bible Examiner, mars 1880, p. 403 : « So, on the morning of December 30th, a few friends gathered at the house ». Blandre se trompe en datant l'inhumation du 10 décembre (Bernard Blandre, La préhistoire des témoins de Jéhovah, Éditions de l'AEIMR, p. 77).
  94. ↑ Hattie W. Storrs, « Memoir », Bible Examiner, mars 1880, p. 397 : « And, in closing this last number of the BIBLE EXAMINER ».
  95. ↑ Zion's Watch Tower, février 1880, repris dans le Bible Examiner, mars 1880, p. 408 : « He was, we believe, a "faithful servant," ».
  96. ↑ Bernard Blandre, La préhistoire des témoins de Jéhovah, Éditions de l'AEIMR, p. 168.
  97. ↑ Bible Examiner, mai 1878, p. 231 : « yet there are not "three gods," nor "three persons" in God, but ONE GODHEAD ».
  98. ↑ Bible Examiner, octobre 1879, p. 380 : « His argument is strong, if not irrefutable ».
  99. ↑ Bible Examiner, janvier 1878, p. 106 : « when I am asked to believe in the theological devil, an everywhere present spirit-devil ».
  100. ↑ Bible Examiner, février 1877, p. 133 : « the yearly anniversary of Christ's death […] is the true and only authorized time for the celebration of the Lord's Supper ».
  101. ↑ Bible Examiner, août 1878, p. 327 : « Israel—or the Anglo-Saxons—will not be long behind their brethren of Judah ».
  102. ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., 2015, p. 18 : « Russell may have learned the doctrine of the restitution of mankind to a paradise earth directly from Storrs ».
  103. ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., 2015, p. 18 : « It should not be assumed that Russell and his associates in the years 1869 to 1875 were simply taking their ideas from Stetson and Storrs. »
  104. ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., 2015, p. 16 : « It seems that Russell borrowed his peculiar, non-Trinitarian ransom doctrine of the atonement from Stetson ».