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John Bohnet

De Tj-encyclopédie
(Redirigé depuis John A. Bohnet)
John A. Bohnet

John Adam Bohnet (11 mai 1858 – 14 avril 1932) était un Étudiant de la Bible, Pèlerin et fermier, originaire de Pittsburgh puis d'Ann Arbor, dans le Michigan.[1] Il fut le sténographe personnel puis un proche collaborateur du fondateur de la Société Watch Tower, Charles Taze Russell, et l'un des administrateurs de la Watch Tower à partir de 1917. Il fut un écrivain prolifique : au moins 17 lettres de soutien furent publiées en son nom dans Zion's Watch Tower puis The Watch Tower entre 1893 et 1930.[2]

Origines et conversion

Ses parents, Johann Adam Bohnet (1830-1926) et Christina Dorothea Unkel (1829-1924), étaient nés dans le royaume de Wurtemberg, en Allemagne, et avaient émigré aux États-Unis au début des années 1850 pour s'installer à Pittsfield, dans le comté de Washtenaw, au Michigan, près d'Ann Arbor.[3] Le couple eut cinq enfants, trois garçons et deux filles ; le père exerçait comme forgeron puis comme fermier, la mère cultivait des fleurs — tulipes et glaïeuls — destinées à la vente.[4] John Adam, né le 11 mai 1858, fut leur premier enfant. Bien que baptisé dans la foi luthérienne de ses parents, il ne fit jamais personnellement sienne cette religion.[5]

Il débuta sa vie professionnelle dans l'agriculture, avant de s'installer à Portland, dans l'Oregon, en 1883, pour travailler dans la fabrication de briques, puis pour une maison d'édition de San Francisco basée à Seattle.[6] Il devint entre-temps responsable d'une classe biblique pour l'Église méthodiste (M.E. Church), fonction liée à ses nombreux déplacements professionnels.[7]

En 1892, alors qu'il se rendait à Reno, dans le Nevada, pour ses affaires, il entra en possession des trois premiers volumes de Millennial Dawn. Il lut le premier volume durant la nuit à son hôtel et se déclara convaincu d'avoir trouvé la vérité, malgré l'opposition du pasteur méthodiste local, qu'il décrivit comme « amèrement hostile ».[8] Il fut baptisé lors de la convention des Étudiants de la Bible de Chicago, en 1893, où il rencontra pour la première fois Charles Taze Russell en personne.[9]

Sténographe à la Bible House (1895-1897)

L'une de ses lettres fut publiée dans le numéro double de Zion's Watch Tower des 1er et 15 septembre 1893.[10] Il devint rapidement l'un des orateurs itinérants sollicités par la Société, visitant les groupes sur son temps libre et à ses propres frais.[11]

En 1894, à la suite d'un appel de Zion's Watch Tower recherchant un sténographe pour assister Russell à la Bible House, Bohnet se mit à apprendre la sténographie et rejoignit la Bible House en avril 1895 comme sténographe personnel de Russell.[12] Il fit alors partie des travailleurs du Béthel[13] et devint un membre permanent de l'ecclesia de Pittsburgh.[14] Son travail impliquait la prise de dictées et la frappe de documents confidentiels, dont des lettres de Russell à son épouse et à la famille de celle-ci, ainsi que la rédaction du testament de Joseph Lytle Russell.[15]

En 1897, Bohnet fut témoin d'un épisode révélateur des tensions naissantes dans le couple Russell. Charles Taze Russell devant s'absenter quelques jours, il tenta d'organiser par téléphone, avec l'aide d'Ernest Henninges, alors directeur de bureau, qu'une employée de la Bible House, Clara Taylor, vienne loger auprès de Maria Russell en son absence. Maria refusa l'offre : elle avait déjà prévu de rejoindre son frère Lemuel à Chicago, et elle ne revint jamais vivre sous le même toit que son mari.[16] Bohnet fut ensuite appelé à témoigner de ces faits, ainsi que de sa propre histoire, lors du procès en séparation légale intenté par Maria Russell en 1906.[17]

En 1896, une chute lors d'un déplacement lui causa une blessure à la cheville gauche ; il retourna se rétablir chez ses parents à Ann Arbor, saisissant l'occasion pour évangéliser sa famille. En l'espace de cinq semaines, il convainquit ses deux parents et trois de ses frères et sœurs.[18] La même année, il fonda avec Ernst C. Henninges et Charles Taze Russell lui-même la United States Investment Company, constituée en Pennsylvanie, l'une des sociétés annexes utilisées par la Watch Tower et dirigées par Russell.[19] Selon les dossiers de Pittsburgh, il en fut l'un des souscripteurs, à hauteur de 5$.[20]

Interlude professionnel (1897-1904)

Fin 1897, apprenant que la Société avait besoin d'emprunter de l'argent, Bohnet proposa à Russell de retourner dans le secteur privé afin de libérer un poste à la Bible House et de pouvoir contribuer financièrement à l'œuvre.[21] Il partit alors pour Washington D.C., où il resta sept ans.[22]

Durant cette période, il travailla pour une entreprise commercialisant un produit propriétaire de médecine alternative à base de plantes appelé « Viavi », vendu comme remède contre les « troubles féminins ».[23] Des publications médicales contemporaines suggèrent que ce produit était également utilisé à des fins contraceptives, ce qui valut par la suite des poursuites à l'entreprise.[24] Il quitta cet emploi vers 1904, un choix inhabituel pour un célibataire confirmé selon Jerome, auteur du blog History and stuff.[25] Selon son témoignage au procès, il travailla ensuite brièvement à Pittsburgh à la vente de fournitures ménagères à domicile, activité qui échoua, avant de retourner à la Bible House, cette fois dans une situation où c'était Russell qui l'aidait financièrement.[26]

En 1905, il publia Features of the Plan of God (« Aspects du plan de Dieu »), un recueil thématique de passages bibliques.[27] Il commença également à servir occasionnellement comme Pèlerin à partir de cette année, avant d'assurer ce service de façon régulière à partir de novembre 1917.[28]

Surveillant du cimetière et « blé miraculeux » (1905-1917)

En 1905, il fut l'un des cinq fondateurs de la Rosemont Mount Hope and Evergreen United Cemeteries Company, à Pittsburgh, et en devint le surintendant ; il eut également la charge de la ferme adjacente, de l'autre côté de la route. Le cimetière et la ferme étaient contrôlés par des Étudiants de la Bible et, en dernier ressort, par la Société.[29] Il était aussi le président de cette United Cemetaries Corporation, dont Russell était un membre.

En 1906, il fut l'un des anciens (elders) de la congrégation de la Bible House à Pittsburgh.[30] À partir de cette date, il donna des discours dans plusieurs conventions des Étudiants de la Bible. En 1908, il soutint la promotion par Russell du « vœu », et prit une position encore plus ferme en 1909, année où il affirma publiquement que Russell était « cet esclave ».[31] Dans The Watch Tower du 1er février 1910, il soutint Russell dans le schisme dit de la « Nouvelle Alliance », rejetant la « lettre ouverte » diffusée par les dissidents.[32]

En 1909, le siège de la Société déménagea d'Allegheny à Brooklyn. Bohnet resta à Pittsburgh pour s'occuper de la ferme et du cimetière de la Société.[33] Le recensement de 1910 le désigne comme « Superintendant » des United Cemeteries.[34] Cette acquisition immobilière répondait, selon le trésorier de la Société W.E. Van Amburgh, au besoin de disposer d'actifs pouvant être reconvertis en liquidités en cas de besoin.[35] Le terrain, de 90 acres au total (dont environ 18 devinrent effectivement le cimetière), avait coûté 27 000 $ en 1905 ; il fut revendu 90 000 $ en décembre 1917 à la Catholic Northside Cemeteries Association, propriétaire du cimetière catholique adjacent.[36]

Ayant grandi dans un contexte agricole, Bohnet cultiva une partie des terres disponibles autour de la maison du surveillant, et c'est ainsi qu'il produisit ce qui allait devenir le « Blé miraculeux » à partir de 1910. En 1911, il donna une trentaine de boisseaux de ce grain à la Société Watch Tower et décida de vendre la semence aux lecteurs de La Tour de Garde afin que les recettes soient versées pour financer les activités religieuses de l'organisation. Avec Fleming, il en assura la vente au Tabernacle de Brooklyn, et c'est à son nom que les commandes étaient envoyées au siège de la Watch Tower.[37] Une baisse inattendue des prix et une campagne de presse hostile menèrent au procès pour diffamation intenté par Russell contre le Brooklyn Daily Eagle en janvier 1913, où Bohnet témoigna en faveur de Russell et révéla une partie de son histoire personnelle lors des interrogatoires et contre-interrogatoires, et écrivit des articles sur le sujet du « blé miracle » dans La Tour de Garde.[38] Il publia par la suite dans The Golden Age du 9 avril 1924 (pages 429-431) un article intitulé « Facts About Miracle Wheat », qui se voulait le récit exact de cet épisode.[39]

Bohnet prit également, quelques années avant la mort de Russell, la décision de désigner une pyramide pour la parcelle réservée de la Société dans ce cimetière, conformément aux souhaits de Russell ; la structure ne fut installée que plusieurs années plus tard.[40] Il dirigea un groupe d'environ 150 membres vers la tombe de Russell en 1919, lors de l'installation du monument.[41] Le monument fut installé au début de l'année 1920.[42] Il fut retiré en 2021 après avoir été rendu dangereux par des actes de vandalisme sévères.[43]

En octobre 1915, Bohnet prit l'initiative peu commune de demander à ses amis Étudiants de la Bible d'offrir à Russell une automobile Ford pour Noël.[44] Russell déclina complètement la proposition dans une lettre publiée à Bohnet, affirmant n'avoir nul besoin d'automobile.[45]

St Paul Enterprise du 4 avril 1916 (p. 1) publia également le compte-rendu par Bohnet de son entretien avec Benjamin Wilson, traducteur du Emphatic Diaglott, alors propriété de la Société, rencontré à Sacramento, en Californie. L'article situe cet entretien en 1892 ; Wilson y niait avoir appartenu aux Christadelphiens, tout en affirmant que le « Logos » du premier chapitre de Jean n'était pas une personne.[46] L'historien Jerome, auteur du blog History and stuff, estime toutefois que cette datation de 1892 est peu plausible : Russell n'aurait guère confié une visite aussi importante à un néophyte qu'il venait à peine de rencontrer, et situe plus probablement cet entretien vers 1894.[47]

Aux funérailles de Russell à Pittsburgh, le 6 novembre 1916, Bohnet figura, en tant qu'ancien en vue de la congrégation de Pittsburgh, parmi les porteurs honoraires du cercueil ; il reçut ce soir-là un grand nombre d'Étudiants de la Bible à la ferme.[48]

Administrateur de la Watch Tower (1917-1919)

Lorsque la crise de direction frappa la Société à l'été 1917, Bohnet prit le parti de Rutherford. Le 12 juillet 1917, il fit partie des quatre Étudiants de la Bible, aux côtés d'Alexander Hugh Macmillan, de W.E. Spill et de Georges H. Fisher, nommés administrateurs de remplacement par Joseph Rutherford.[49] Rutherford insista sur le fait que Bohnet, résidant en Pennsylvanie, répondait à une exigence légale particulière ; la lettre d'acceptation de Bohnet est datée du même jour.[50] Cette nomination déclencha une crise majeure qui divisa durablement la communauté des Étudiants de la Bible.

Bohnet fut déclaré réélu au conseil par les actionnaires le 5 janvier 1918. Une lettre de lui critiquant « la faction opposante » fut publiée dans The Watch Tower du 1er mai 1918.[51] Il ne fut cependant pas réélu au conseil en 1919 ; en revanche, en 1920, ce fut lui qui proposa la liste du conseil élu le 3 janvier de cette année-là.[52]

Pèlerin itinérant (1917-1927)

Après la mort de Russell et la scission de 1917, Bohnet apporta un soutien constant à Rutherford, allant, selon Persson, jusqu'à une forme de soumission inconditionnelle face à toute opposition durant les années suivantes.[53] Plutôt que de s'installer au Béthel de Brooklyn, il devint Pèlerin à plein temps à partir de novembre 1917, fonction qu'il occupa pendant une dizaine d'années.[54] Il manqua ainsi le service commémoratif tenu à la tombe de Russell le 30 mai 1918, car il était alors en déplacement pour son ministère de pèlerin.[55]

Ses tournées le menèrent à travers la quasi-totalité des États-Unis : en 1918 déjà, il visitait des congrégations dans dix États différents, et sa zone de déplacement continua de s'étendre les années suivantes.[56]

Il devint un écrivain prolifique pour le St Paul Enterprise (rebaptisé New Era Enterprise fin 1919), puis pour The Golden Age. Il défendit avec constance l'orientation prise par la nouvelle administration de la Société, en particulier l'accent mis sur l'évangélisation personnelle à travers l'œuvre du Golden Age à partir de 1919.[57] Il se montra particulièrement virulent contre le mouvement dissident « Standfast », qu'il ridiculisa et dont il combattit les enseignements dans plusieurs articles.[58]

Dans le New Era Enterprise du 8 février 1921 (p. 1), un article intitulé « The Ku Klux Klan » rapporte que Bohnet, interrogé sur son opinion à propos de cette organisation, répondit qu'il n'en savait pas grand-chose mais observait attentivement l'attitude du Klan envers l'IBSA (International Bible Students Association), notant qu'un article du Golden Age avait été republié favorablement par les responsables du Klan à Atlanta dans leur propre revue officielle.[59]

Son témoignage de 1920 fut également marqué par une charge personnelle contre le juge Howe, qui avait présidé le procès des « huit de Brooklyn » condamnés en vertu de l'Espionage Act, ce qui suscita des réactions parmi les lecteurs de l'Enterprise.[60]

Le 24 janvier 1922, il écrivit dans La Tour de Garde une lettre extrêmement élogieuse sur le livre de Rutherford, La Harpe de Dieu.[61] En voici la traduction : « Cher frère Rutherford, je considère La Harpe de Dieu comme un résumé des plus merveilleux des Études dans les Écritures. Tous les points scripturaires saillants du plan de Dieu y sont exposés avec clarté et vigueur, de manière à en permettre une pleine et claire compréhension par le lecteur. En effet, l'esprit du lecteur retient profondément tous les points qu'il serait susceptible de garder d'une lecture attentive de l'ensemble des Études dans les Écritures, pour ce qui touche au plan de Dieu. Le lecteur de La Harpe de Dieu peut acquérir une connaissance plus rapide, sinon plus complète, de la vérité telle que nous la comprenons, qu'il ne pourrait le faire en consacrant bien plus de temps à la lecture des Études, où il doit se frayer un chemin à travers une masse de matière qui ne touche qu'indirectement au simple exposé du plan divin. Pour les débutants, ce livre comble un manque attendu depuis longtemps, surtout en ces temps de hâte et de manque de temps pour lire. J'ai lu La Harpe avec profit, comme moyen de rafraîchir mon esprit sur des choses connues depuis longtemps. C'est vraiment une merveille. Comme le livre Millions, elle va droit au but. Il n'y a pas à se méprendre sur son sens ; elle ne semble pas contenir un mot superflu. L'aide divine a certainement présidé à sa préparation. Je souhaite que La Harpe de Dieu soit largement annoncée, largement diffusée et largement lue. Elle ne peut tout simplement pas être surpassée comme moyen rapide d'éclairer le peuple sur "le plan des âges". Pour la classe de la restitution, elle dépasse tout ce que la Société a produit jusqu'à présent. Elle porte efficacement le message de l'heure. Comme publication, elle vaut certainement son pesant de diamants, sinon de radium. Fidèlement vôtre. A. Bohnet, Pèlerin »[62]

En 1924, Bohnet fut nommé à un comité chargé de préparer un ouvrage sur Russell, projet qui ne vit finalement jamais le jour.[63] L'article controversé de Rutherford, « Birth of the Nation » (1925), avait suscité des résistances y compris au sein du comité éditorial ; dans une lettre publiée dans The Watch Tower du 1er juin 1925, Bohnet l'approuva sans réserve, estimant qu'il pourrait devenir un « moyen de tri ».[64]

Ses parents, Étudiants de la Bible, moururent tous deux dans leur quatre-vingt-dixième année, chacun avec une nécrologie publiée dans The New Era Enterprise — sa mère Christina dans le numéro du 25 novembre 1924, son père Johann dans celui de mars 1927, cette dernière rédigée par Bohnet lui-même. Son travail de pèlerin l'avait tant éloigné qu'il n'apprit la mort de ses deux parents qu'après que leurs funérailles avaient déjà eu lieu.[65]

En 1927, Bohnet figura sur une photographie du rapport de la convention IBSA de Toronto (25 juillet 1927), assis aux côtés de W.F. Salter et de J.F. Rutherford, tenant un enfant sur ses genoux d'un air peu à l'aise ; la légende, probablement rédigée avec humour par Clayton J. Woodworth, disait : « Regardez donc Bohnet jouer les pères pour ce petit garçon ».[66]

Son activité de conférencier fut mentionnée plus tard dans la littérature de la Société : la Tour de Garde du 1er septembre 1983 (p. 9), consacrée à Grant Suiter, membre du Collège central des Témoins de Jéhovah, rapporte qu'un discours de Bohnet avait conduit toute la famille Suiter à se faire baptiser, et le décrit comme un homme au caractère à la fois attachant et rugueux.[67] L'Annuaire 1975 (p. 49) relate une anecdote où Bohnet, en tournée comme pèlerin, aide un jeune garçon à fabriquer et faire voler un cerf-volant.[68]

Selon Watch Tower History, Bohnet resta sur la liste officielle des orateurs de La Tour de Garde jusqu'au milieu de l'année 1928, et apparut pour la dernière fois sur la liste des représentants de la Société dans l'Annuaire 1929.[69] Selon Persson, il figurait cependant encore comme pèlerin à l'emploi du temps chargé dans The Watch Tower du 1er janvier 1927.[70] Le changement de fonction des pèlerins commença en 1926, quand leur rôle évolua de simples orateurs itinérants vers des superviseurs et promoteurs du témoignage actif, pour aboutir en 1928 au changement de nom en « directeurs régionaux » — année où Bohnet avait 70 ans.[71][72]

Selon le recensement américain de 1920, Bohnet vivait déjà à Pittsfield, près d'Ann Arbor, Michigan — signe que son travail au cimetière et à la ferme de Pittsburgh avait pris fin. Ses parents et son frère Jacob vivaient alors au même endroit ; ses parents, alors âgés d'environ 90 ans, moururent tous deux avant 1926.[73]

Dernières années et mort

Vers 1930, Bohnet vivait seul dans le Michigan et ne s'était jamais marié.[74] Dans une lettre publiée dans La Tour de Garde du 1er juillet 1930, il expliqua ne plus être en mesure d'assurer le service de directeur régional, mais continuer à mettre sa voiture à disposition pour conduire des sœurs faire du service dans les villages voisins ; il y faisait également l'éloge du livre Creation, qu'il qualifiait de « sublime », tout en fustigeant au passage les « Russellites endormis » restés fidèles à l'ancienne administration — thème déjà présent dans une lettre similaire publiée le 1er janvier 1928.[75][76]

Il fit suivre cette lettre d'une autre, publiée dans La Tour de Garde du 1er février 1931, intitulée « Inspiration à un zèle et un service accrus », consacrée au livre Lumière.[77] Sa toute dernière lettre publiée dans ce périodique, exprimant des sentiments similaires, parut le 1er avril 1931.[78]

Son dernier article pour The Golden Age, intitulé « The Myrtle », parut le 19 août 1931.[79] Selon Persson, Bohnet fut un contributeur prolifique de ce magazine, avec plus de 40 articles signés entre 1922 et 1931, traitant pour la plupart de la nature, des plantes, des arbres et de la vie animale.[80]

Il mourut le 14 avril 1932 à l'University Hospital d'Ann Arbor, dans le Michigan, des suites d'une gastrectomie pratiquée le mois précédent, quelques semaines avant son 74e anniversaire. Son certificat de décès indique qu'il ne s'était jamais marié et mentionne sa profession comme « conférencier pour l'IBSA depuis trente ans ». Les informations furent fournies par son frère, Jacob Bohnet.[81] Selon Watch Tower History, il fut enterré dans le caveau familial du cimetière d'Ann Arbor ;[82] Persson précise qu'il s'agit du Forest Hill Cemetery d'Ann Arbor, dans le même caveau que ses parents, et qu'il fut survécu par l'ensemble de ses frères et sœurs.[83]

Sa sœur, Elizabeth Octavia Bohnet (1859-1961), épouse de Lyman Pettibone depuis 1882, fut l'une des personnes converties par Bohnet lors de son séjour de convalescence en 1896. Elle vécut jusqu'à 102 ans et mourut le 10 janvier 1961 ; ses funérailles furent officiées par un représentant de la congrégation des Témoins de Jéhovah d'Ann Arbor.[84]

L'ouvrage de Marley Cole, The New World Society (1955), publication approuvée par la Société, mentionne également Bohnet à plusieurs reprises.[85]

Écrits

Ouvrages

  • Features of the Plan of God (1905), Allegheny, PA, WTBTS

Articles et lettres notables

  • Lettre de conversion, Zion's Watch Tower (1er et 15 septembre 1893)
  • Lettre au National Labor Tribune (18 mai 1911) confirmant sa conversion en 1892
  • St Paul Enterprise :
    • Campagne pour offrir une Ford à Russell (1er octobre 1915), suivie du refus de Russell (22 octobre 1915)
    • Récit autobiographique (27 août 1915, republié le 8 février 1916)
    • Sur le déménagement du siège d'Allegheny à Brooklyn (1er octobre 1915)
    • Entretien avec Benjamin Wilson, traducteur du Diaglott (4 avril 1916)
    • Compte-rendu des funérailles de Russell (14 novembre 1916)
    • Attaques contre le mouvement Standfast (11 et 18 mars 1919)
  • New Era Enterprise :
    • Installation du monument pyramidal (10 février 1920)
    • « The Ku Klux Klan » (8 février 1921)
    • Correction sur le testament de Joseph Lytle Russell (juin 1926)
  • The Golden Age :
    • « Facts About Miracle Wheat » (9 avril 1924, p. 429-431)
    • Plus de 40 articles sur la nature, les plantes et les animaux (1922-1931)
    • « The Myrtle », son dernier article (19 août 1931)
  • The Watch Tower / La Tour de Garde :
    • Soutien à Russell dans le schisme de la Nouvelle Alliance (1er février 1910)
    • Lettre critiquant « la faction opposante » (1er mai 1918)
    • Lettre élogieuse sur La Harpe de Dieu (24 janvier 1922)
    • Soutien à l'article « Birth of the Nation » de Rutherford (1er juin 1925)
    • Lettre qualifiant Creation de « sublime » (1er janvier 1928)
    • Lettre sur le livre Creation, reprenant l'éloge de « sublime » (1er juillet 1930)
    • Lettre sur le livre Lumière, « Inspiration à un zèle et un service accrus » (1er février 1931)
    • Dernière lettre publiée dans La Tour de Garde (1er avril 1931)

Voir aussi

Références

  1. Parkinson, James (1999, 3è éd.) (anglais), The Bible Student Movement in the Days of CT Russell, p. 25.
  2. Persson, Rud (2022), Rutherford's Coup: The Watchtower Succession Crisis of 1917 and Its Aftermath, chapitre consacré à John Adam Bohnet.
  3. Watch Tower History (blog de B.W. Schulz), « John Adam Bohnet », consulté en août 2026.
  4. Persson, op. cit.
  5. Watch Tower History, op. cit.
  6. Watch Tower History, op. cit.
  7. Watch Tower History, op. cit.
  8. Watch Tower History, op. cit.
  9. Persson, op. cit.
  10. Parkinson, 1999, p. 5.
  11. Watch Tower History, op. cit.
  12. Watch Tower History, op. cit.
  13. Parkinson, 1999, p. 14.
  14. Parkinson, 1999, p. 15.
  15. Watch Tower History, op. cit.
  16. Watch Tower History, op. cit.
  17. Parkinson, 1999, p. 40.
  18. Persson, op. cit.
  19. Persson, op. cit.
  20. Ross, J.J. (1913) (anglais), Some Facts and More Facts about Self-styled "Pastor" Charles T. Russell, Philadelphie, format pdf, p. 35.
  21. Watch Tower History, op. cit.
  22. History and stuff, op. cit.
  23. Transcription du procès Russell contre Brooklyn Daily Eagle (1913), p. 64.
  24. California State Journal of Medicine (avril 1907).
  25. History and stuff, op. cit.
  26. History and stuff, op. cit.
  27. Bohnet, John A. (1905) (anglais), Features of the Plan of God, Allegheny, PA, WTBTS, format pdf.
  28. Persson, op. cit.
  29. Persson, op. cit.
  30. Persson, op. cit.
  31. Persson, op. cit.
  32. Persson, op. cit.
  33. Watch Tower History, op. cit.
  34. Watch Tower History, op. cit.
  35. Transcription du procès Russell contre Brooklyn Daily Eagle (1913), pp. 203-204.
  36. Watch Tower History, op. cit.
  37. Par exemple La Tour de Garde (1er octobre 1910) (anglais), WTBTS, p. 307.
  38. Watch Tower History, op. cit.
  39. Persson, op. cit.
  40. Persson, op. cit.
  41. Souvenir Report of the Bible Students Convention (2-5 janvier 1919), Pittsburgh, PA, p. 7.
  42. The New Era Enterprise (10 février 1920).
  43. History and stuff, op. cit.
  44. St Paul Enterprise (1er octobre 1915), p. 1, cité dans Persson, op. cit.
  45. St Paul Enterprise (22 octobre 1915), p. 1, cité dans Persson, op. cit.
  46. Persson, op. cit.
  47. History and stuff (blog de Jerome), « John Adam Bohnet », consulté en août 2026.
  48. Persson, op. cit.
  49. Rutherford, J.F. (1er août 1917) (anglais), Harvest Siftings, WTBTS, format pdf, pp. 14-15.
  50. Persson, op. cit.
  51. Persson, op. cit.
  52. Persson, op. cit.
  53. Persson, op. cit.
  54. Persson, op. cit.
  55. St Paul Enterprise (25 juin 1918).
  56. Watch Tower History, op. cit.
  57. Watch Tower History, op. cit.
  58. St Paul Enterprise (11 et 18 mars 1919).
  59. Persson, op. cit.
  60. New Era Enterprise (14 décembre 1920 et 11 janvier 1921).
  61. History and stuff, op. cit.
  62. La Tour de Garde (24 janvier 1922) (anglais), WTBTS : « DEAR BROTHER RUTHERFORD: I consider THE HARP OF GOD a most wonderful epitome of the STUDIES IN THE SCRIPTUBES. All the salient Scripture points of God's plan are there to clearly and forcefully set forth, and in a way of clear and full comprehension on the reader's part. In fact, upon its reader's mind is deeply impressed all the points he would be apt to retain from a careful perusal of the entire set of the STUDIES IN THE SCRIPTURES as they pertain to the plan of God. The reader of THE HARP OF GOD can gain a quicker, if not a more comprehensive, knowledge of the truth as we understand it than he could obtain by giving manifoldly more time to the reading of the STUDIES, wherein he must wade through so much matter that bears only indirectly upon the simple outline of the divine plan. For beginners this book fills a long felt want, especially in this day of rush and hurry and lack of time to read. I have read THE HARP with profit as a means of refreshing my mind on things long known. It is truly a wonder. Like the Millions book it goes right to the point. There is no mistaking its meaning; seemingly it has no superfluous words. Divine help surely was given in its preparation. I trust THE HARP OF GOD will be widely advertised, widely circulated and widely read. It simply can't be beat as a speedy means of enlightening the people on "the plan of the ages". For the restitution class it goes ahead of anything the Society has yet brought forth. It bears effectually the message of the hour. As a publication it is surely worth its weight in diamonds if not in radium. Faithfully yours. A. BOHNET -Pilgrim »
  63. Persson, op. cit.
  64. Persson, op. cit.
  65. History and stuff, op. cit.
  66. History and stuff, op. cit.
  67. The Watchtower (1er septembre 1983), p. 9.
  68. Annuaire des Témoins de Jéhovah 1975, p. 49.
  69. Watch Tower History, op. cit.
  70. Persson, op. cit.
  71. Jehovah's Witnesses in the Divine Purpose (1959), p. 223.
  72. History and stuff, op. cit.
  73. Persson, op. cit.
  74. Persson, op. cit.
  75. History and stuff, op. cit.
  76. Persson, op. cit.
  77. La Tour de Garde (1er février 1931).
  78. History and stuff, op. cit.
  79. The Golden Age (19 août 1931).
  80. Persson, op. cit.
  81. Certificat de décès de John Adam Bohnet (14 avril 1932).
  82. Watch Tower History, op. cit.
  83. Persson, op. cit.
  84. Coupure de presse non identifiée, via Find a Grave, citée dans Watch Tower History, op. cit.
  85. History and stuff, op. cit.