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Joseph Russell

De Tj-encyclopédie
Joseph Russell
Nom complet Joseph Lytel Russell
Naissance 4 juillet 1813
Londonderry, Irlande
Décès 17 décembre 1897
Pittsburgh, États-Unis
Nationalité Américaine
Occupation Businessman
Connu(e) pour Père de Charles Taze Russell
Parents Thomas Russell
Fannie Russell
Frères et sœurs 3 frères et 3 sœurs
Conjoint Ann Eliza Birney (jusqu'en 1861)
Emma Ackley (1879-1897)
Enfants 6 enfants

Joseph Lytel Russell (4 juillet 1813, Londonderry, Irlande - 17 décembre 1897, Pittsburgh) était le père du fondateur de la Société Watch Tower, Charles Taze Russell. Il participa financièrement à l'établissement de la Société et soutint son fils jusqu'à sa mort.

Biographie

Origines et immigration

Joseph Lytle Russell naquit le 4 juillet 1813 à Londonderry, dans la province de l'Ulster, Irlande, dans une famille presbytérienne d'origine irlando-écossaise.[1] Il était le septième et dernier enfant de Thomas et Fannie Russell. Son frère aîné, Charles Tays Russell, avait précédé Joseph aux États-Unis dès 1823.[2]

La date exacte d'arrivée de Joseph aux États-Unis est incertaine. L'acte de naturalisation de Joseph est daté du 26 octobre 1848 ; la durée de résidence requise de cinq ans implique donc qu'il était présent au plus tard en 1843, et non en 1845 comme l'a avancé une source qui se fiait à un avis de décès (Blandre donne pour sa part 1841).[3] Un registre de passagers mentionne un « Jos. Russell », âgé d'environ vingt-deux ans, arrivé au port de Boston le 20 mai 1839 à bord du navire Massasolt en provenance de Liverpool, mais l'identification demeure incertaine.[4]

Établissement à Allegheny et premières années (1840-1870)

À son arrivée aux États-Unis, Joseph trouva de l'emploi chez son frère aîné Charles Tays, qui avait ouvert sa propre boutique au 92 Market Street de Pittsburgh[5] Charles Tays finançait également un magasin de tissu sur Federal Street dont Joseph assurait la gestion et dont il ne possédait sans doute qu'une petite part. Contrairement à ce qu'affirme Zydek, Joseph ne fut donc pas un commerçant indépendant dans un premier temps : les annuaires de Pittsburgh le listent comme simple employé (clerk) jusqu'en 1867-1868.[6]

Durant cette période, Joseph épousa Ann Eliza Birney, rencontrée en Amérique. Ils eurent cinq enfants : Thomas (né en 1850, mort en 1855), Margaret (née en 1854), Charles Taze (né en 1852), Lucinda (née en 1857, morte en 1858) et Joseph Lytle Jr. (né en 1859, mort en 1860).[7] En 1855, Joseph connut une faillite commerciale ; le recensement de 1860 évalue l'ensemble de ses biens à 250 dollars, ce que Schulz et de Vienne jugent déjà un net redressement, et le testament qu'Ann Eliza rédigea peu avant sa mort ordonnait la vente de cent soixante acres de terre en Iowa pour rembourser notamment son frère Thomas Birney, qui avait avancé de l'argent à Joseph.[8]

Ann Eliza, atteinte de tuberculose, retourna mourir à Pittsburgh le 15 janvier 1861, laissant Joseph administrer seul les affaires à Philadelphie où la famille s'était entre-temps installée.[9] Devenu veuf, Joseph se retrouva seul pour élever ses deux enfants survivants, Charles et Margaret. Il fut par ailleurs dispensé du service militaire lors de la guerre de Sécession pour raison d'âge.[10]

La prospérité engendrée par la guerre permit un lent redressement. Ce n'est qu'à partir de l'annuaire de 1868-1869 que Joseph apparaît pour la première fois comme propriétaire, à la tête d'un unique magasin de vêtements au 12 Fifth Avenue de Pittsburgh ; en 1870, il en possède encore un seul, avec un patrimoine personnel désormais estimé à 2 000 dollars.[11]

Redressement commercial et nouvelles affaires (1870-1881)

Les difficultés financières ne se résorbèrent que vers 1870, date à laquelle Joseph ouvrit un deuxième magasin sous la raison sociale « JL Russell & Son », associant cette fois son fils Charles, âgé de dix-huit ans — ce dernier travaillait dans le commerce paternel depuis l'âge de onze ans.[12] Les deux premiers magasins changeaient d'adresse annuellement, ce qui indique que les locaux étaient loués.[réf. à confirmer]

En 1872, « JL Russell & Son » fit une brève incursion dans le commerce de la musique en lien avec le Pittsburgh Music House, dont on ignore si les Russell en étaient propriétaires ou simples éditeurs de partitions.[13]

Lors du décès de son frère Charles Tays, le 26 décembre 1875, Joseph, désigné exécuteur testamentaire, reçut avec ses enfants un legs de mille dollars, dont la part de Charles Taze fut de 333 dollars.[14] La famille put acheter sa maison de l'Avenue Cedar après réception de l'héritage, vers 1877-1878.[réf. à confirmer]

C'est lors d'une classe d'étude biblique à Allegheny, au début de l'année 1879, qu'il rencontra la famille Ackley.[15] La même année, il épousa l'une des filles de cette famille, Emma, âgée de vingt-cinq ans, alors qu'il en avait soixante-cinq — Emma étant par ailleurs la sœur de Maria, future épouse de Charles.[16] Deux ans plus tard, en 1881, Joseph et Emma eurent une fille, Mabel.[17]

Vers 1879-1880, Joseph figura parmi les associés de la firme « Russell & Thomas », un commerce de ferraille situé à l'angle de Duquesne Way et de la Quatrième Rue, dont le partenaire était N. M. Thomas ; c'est toutefois Charles Taze qui en assurait la gestion active. L'annuaire Thurston de Pittsburgh et Allegheny City pour 1879-1880 atteste de cette association.[18] Ce partenariat prit fin vers 1881. La même année, Joseph constitua la « Pittsburgh Scrap Metal Company Limited », en association avec C. G. Redrup.[19] L'entreprise « JL Russell & Son » fut alors rebaptisée « Russell & Co », sous la direction de Charles Taze.[20]

En avril 1890, Otto von Zech, George Rindfuss et d'autres partenaires constituèrent avec un Russell la Huether Patent Chase Company ; Schulz et de Vienne en parlent dans un passage consacré aux affaires de Charles Taze, sans préciser s'il s'agit du père ou du fils. La société était destinée à commercialiser du matériel d'imprimerie. Cette société apparaît encore dans les registres en 1899, mais semble n'avoir eu qu'une activité marginale.[21]

Joseph Russell mourut le 17 décembre 1897 à Pittsburgh. Un article annonçant sa mort parut dans la Tour de Garde du 1er janvier 1898, dans lequel Charles le décrivit comme un père aimant et zélé dans les activités religieuses. Il fut le neuvième et dernier de la famille Russell à être inhumé dans le lot familial (section 7, lot 17) du cimetière d'Allegheny.[réf. à confirmer]

Parcours Religieux

Engagement religieux (années 1860-1870)

L'intérêt de Joseph pour les questions religieuses était antérieur à l'essor de son fils. Dès l'enfance de Charles, une bibliothèque religieuse à la maison est probable : Blandre note que le jeune Charles lisait une concordance biblique jusque tard dans la nuit.[22] L'historien James Penton signale dans le Herald of Life and the Coming Kingdom (Héraut de la Vie et du Royaume à Venir), périodique de l'Union Vie et Avent (Life and Advent Union), la mention d'un courrier de Joseph ; Blandre en déduit qu'il « a dû » suivre la controverse entre ce mouvement et George Storrs et adopter les idées de ce dernier.[23] Blandre juge ainsi « douteux que le père Russell n'ait été qu'un auditeur attentif de son jeune fils ».[24]

Rôle dans le groupe d'Allegheny (1870-1881)

Avec sa fille Margaret, Joseph fit partie de la classe biblique réunie par son fils à Allegheny. Blandre le place dans le tout premier groupe, dès 1870-1871 ; mais en 1894 Charles écrivit que son père s'intéressait à la « vérité présente » depuis 1872, et Schulz et de Vienne en concluent qu'il ne fut peut-être pas l'un des premiers membres.[25] Lorsque George Storrs rencontra le groupe en 1874, il accorda d'abord plus d'importance à Joseph Lytel qu'au jeune Charles.[26] Le Bible Examiner (Scrutateur de la Bible) de Storrs accuse réception, en avril 1874, d'une lettre de « J. L. Russell & Son », la raison sociale du magasin ; en juin 1874, Storrs leur envoie des colis de publications, ainsi qu'à Conley, à Clowes et à B. F. Land ; en décembre 1874, il figure à nouveau avec une lettre sur la rencontre de mai et la réponse satisfaite de Storrs.[27] En novembre 1875, Joseph, Charles, Conley et Clowes sont encore mentionnés ensemble dans les envois de correspondance.[28]

Joseph fut l'un des fondateurs de la Société Watch Tower, à laquelle il donna mille dollars lors de sa création.[29] Schulz et de Vienne en font son vice-président, mais l'article du Chicago Daily Tribune qu'ils citent à l'appui ne nomme que le président, « un de nos grands fabricants de fer », et Charles Russell, secrétaire et trésorier.[30] Il écrivit une lettre publiée dans la Tour de Garde de mai 1888, dans laquelle il se déclarait prêt à céder à la Watch Tower un terrain de dix acres près de Pinellas.[31]

En 1889 (en mars selon Blandre, en mai selon Parkinson), Joseph écrivit à la Tour de Garde pour exprimer sa préoccupation face à l'état de santé de « frère Clowes », prédicateur local qui avait côtoyé le groupe d'Allegheny depuis ses débuts.[32][33]

Vers 1894, en pleine crise interne qui allait aboutir au schisme de 1894, il écrivit à son fils pour lui apporter son soutien ; cette lettre fut publiée dans le numéro spécial de la Tour de Garde du 11 juin 1894, consacré aux lettres de soutien (« The Voice of the Church »), pour démontrer que Charles était toujours en bons termes avec ses proches.

Contrairement à certaines allégations, Schulz et de Vienne n'ont trouvé aucune trace de l'appartenance de Joseph à la franc-maçonnerie, alors que son frère Thomas était membre d'une loge.[34]

Dans les publications

Lettre en faveur de son fils

Voici la lettre de Joseph publiée dans Zion's Watch Tower, 11 juin 1894, « The Voice of the Church », p. 176 (R 1664) :

"Mon cher fils,

"C'est avec amour et sympathie dans mon cœur que je t'écris en ce moment, après avoir lu le compte rendu complet de tes épreuves et troubles parmi ceux que tu avais accepté comme frère en Christ. Il semble presque incroyable que ces gens pouvaient être coupables d'une telle conduite méchante et méprisable envers toi, de qui ils avaient reçu tant de marques de bonté. Mais, mon cher fils, ce sont quelques unes des épreuves auxquelles nous pouvons tous nous attendre - en particulier ceux engagés dans le travail de "moisson". Je suis fier de la noble défense que tu fais pour la justification de ta conduite, et surtout dans la cause de la Vérité que nous aimons tous tellement. Je suis convaincu que tu sortiras de cette épreuve plus lumineux et plus apprécié dans ton caractère et tes œuvres que tu ne l'a jamais été auparavant. Le bon Seigneur, qui a testé tes œuvres, te promouvra à des honneurs encore plus élevés dans son Royaume. Je prie afin qu'il te bénisse toujours et te soutienne dans chaque bonne parole et œuvre; et à lui nous attribuons toutes les louanges éternellement. Amen.

"Mais tout confiant que le résultat sera une victoire finale pour la Vérité, il est très pénible pour celui qui a travaillé tard et tôt pendant les vingt dernières années pour la cause de la Vérité, d'avoir ses amis supposés se retourner contre lui et le stigmatiser comme un menteur et un hypocrite. Oh! C'est terrible! (...) Je pense souvent à toi et à tes nombreuses épreuves, dont tu sembles affronter très courageusement. Mais avec une conscience approuvée, un homme peut se tenir comme important, surtout si le Seigneur est de son côté pour aider et fortifier.

"S'il te plaît, élargis à ta chère épouse mes plus sincères félicitations à propos de sa défense noble de son mari et la cause de la Vérité dans cette dure épreuve.

"Avec amour et félicitations venant de nous tous, je reste ton père aimant."

JOSEPH L. RUSSELL

Annonce de sa mort

La Tour de Garde (anglais), 1er janvier 1898, p. 4, R 2239:

JOSEPH L. RUSSELL, DÉCÉDÉ

"L'éditeur a perdu son plus vieux, éprouvé et vrai ami - son père selon la chair, son Frère selon l'esprit; bien connu d'un assez grand nombre de nos lecteurs. Il était dans sa 84e année, et les charges et les handicaps de la vie dans les conditions actuelles en étaient peu à peu venus à l'emporter sur ses plaisirs, de telle sorte qu'il était content d'entrer dans le repos; - le repos qui reste pour le peuple de Dieu.

"La mère de l'éditeur, une noble femme chrétienne, dont les instructions et l'exemple sont encore frais à sa mémoire et ne seront jamais oubliés, est décédée alors qu'il n'avait que neuf ans; et depuis ce temps son père a rempli noblement la fonction des deux parents. Ses soins, ses avertissements, son aide dans les sentiers de la justice ne seront jamais oubliés.

"Mais c'est après que nous soyons venus sous les premiers rayons de "vérité présente" que son amitié est devenue la plus précieuse. Il fut l'un des premiers à accepter le message de la moisson tel qu'énoncé dans ZION'S WATCH TOWER, MILLENNIAL DAWN, etc. Bien que n'étant pas doué comme un enseignant de la bonne nouvelle, que ce soit par la voix ou par la plume, il a manifesté son zèle pour le Seigneur et sa cause de diverses façons - il a prêté et a donné des milliers de tracts et de DAWNS, en plus de contribuer financièrement pour leur publication. Il était l'un des fondateurs de la Tract Society; donnant volontairement 1000 $ à la première souscription lors de son organisation, - un don important pour ses moyens. Sa plus grande serviabilité était cependant dans son encouragement personnel de l'éditeur, en chaque visite et à chaque lettre, il a cherché à "soutenir nos mains". Cela a été spécialement perceptible à ces moments-là puisque le Seigneur a permis à l'Adversaire d'attaquer l'œuvre, et l'éditeur comme l'un de ses représentants.

"Dans son cas nous nous sommes rappelés des paroles de l'Apôtre en Hébreux 10:32-34. Il avait l'esprit du martyre, et s'il n'est pas entré au plus fort de la lutte et ne supporta pas le poids des attaques de l'Ennemi, il a sûrement été un personne encourageante fidèle et un "compagnon de ceux qui étaient tellement habitués" et qui "a eu de la compassion sur moi dans mes liens". Et comme l'Apôtre ajoute, ainsi nous ajoutons pour l'encouragement de tous ceux dont le Seigneur n'a pas cédé à son devoir en face de la bataille:

""N'abandonnez donc pas votre confiance à laquelle est attachée une grande récompense." "Car Dieu n'est pas injuste pour oublier votre œuvre et de l'amour que vous avez ... manifesté aux saints." - Héb. 10:35; 6:10

"Notre dernière conversation avant qu'il ne devienne inconscient était en rapport avec notre bienheureuse espérance de la vie éternelle par le Christ, notre cher Rédempteur, et la gloire promise future dans laquelle l'Apôtre fait savoir qu'il y aura différents degrés de luminosité, comme "une étoile diffère d'une autre étoile en gloire". (1 Corinthiens 15:41) Humble d'esprit, simple et ni vaniteux ni vantard, il a déclaré qu'il ne s'attendait pas à une position de premier plan ou grandiose dans le Royaume du Seigneur, mais qu'il avait néanmoins pleine confiance - pas dans sa propre perfection mais dans la perfection du Seigneur, le sacrifice et l'amour et la grâce, - et il était persuadé donc qu'une place était réservée pour lui et était satisfait d'avoir de l'importance ainsi.

"Il ne s'agit pas pour nous de dire ce que doit être sa bénédiction et récompense: le Juge plein de grâce nous estimera pas moins si notre confiance est en lui, plutôt que sans vergogne en nous-mêmes; mais nous pouvons dire de père un certain nombre de choses sans se vanter de lui ou pour lui. Il était un amoureux de la justice. Il marchait, non selon la chair mais selon l'esprit. Il a été un vrai compagnon de joug et une aide dans la cause du Seigneur. Il a combattu le bon combat - s'efforcer de vaincre sa propre volonté et hériter du péché et résister au monde et au diable. Il a gardé la foi - ne l'a pas déniée, - la confesser en parole et en acte jusqu'à la fin, s'appuyant sur et étant confiant dans le cher Rédempteur. Il a fini sa course, et le juste Juge, dans la grâce de qui il avait confiance, lui accordera une bonne part dans la maison du Père de nombreuses demeures."

Voir aussi

Références

  • Blandre, Bernard, La préhistoire des témoins de Jéhovah, Sarreguemines, Éditions de l'AEIMR.
  • Parkinson, James (1999, 3è éd.) (anglais), The Bible Student Movement in the Days of CT Russell, format pdf
  • Schulz, Bruce W. & de Vienne, Rachael (2014) (anglais), A Separate Identity, vol. 1.
  • Zydek, Fredrick (2010, 2è éd.) (anglais), Charles Taze Russell: His Life and Time. The Man, the Millennium and the Message, Winthrop Press (ISBN 978-1-4499-5157-3)
  1. ↑ La Tour de Garde (anglais), 1er janvier 1955, article « Part 1—Early Voices (1870–1878) », p. 7 : « Both parents were Presbyterians of Scottish-Irish lineage. » ; B. W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 2 : « Russell was the son of Scots-Irish immigrant parents. Joseph Lytle (also spelled Lyle) Russell was born in Londonderry July 4, 1813 » ; M. James Penton, Apocalypse Delayed: The Story of Jehovah's Witnesses, 3e éd., p. 14 : « Russell was raised a Presbyterian by his deeply religious parents, Joseph L. and Eliza Birney Russell, both of “Scotch-Irish,” Ulster Protestant descent. »
  2. ↑ B. W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 3 : « Joseph Russell's brother Charles Tays preceded him, arriving in New York City in 1823 when he was seventeen. » ; James Parkinson, The Bible Student Movement in the Days of C. T. Russell, 3e éd., 1999, p. 1, note 1 : « J.L. Russell's older brothers were Charles Tays (a dry goods broker in Pittsburgh, the next youngest), Alexander G. (Orange County, N.Y.), and James (1796‑1847, firstborn of the seven children of Thomas and Fannie Russell). »
  3. ↑ B. W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 2-3 : « Based on an obituary one source says that Joseph Russell immigrated to America in 1845. That is what the obituary suggests, but it is not accurate. Joseph's citizenship record is dated October 26, 1848. Given the required five years residence, he arrived no later than 1843. » (note 4 : acte « To the Honorable Judges of the Court of Common Pleas in the Matter of Joseph L. Russell », 26 octobre 1848, Archives du comté d'Allegheny).
  4. ↑ B. W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 3 : « A ship's list exists for a “Jos. Russell” who gave his age as twenty-two […]. That Joseph departed Liverpool, England, aboard the ship Massasolt, arriving in Boston harbor on May 20, 1839. Of those we found, this is the most likely record. That this is C. T. Russell's father is open to question. » (note 5 : Crew Lists of Vessels Arriving at Boston, National Archives Microfilm T938, Roll M277-12).
  5. ↑ B. W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 3 : « Charles Russell left Stewart's employment by 1831, opening his own store at 92 Market Street in Pittsburgh. Joseph found employment with him and later partnered with him. »
  6. ↑ Fredrick Zydek, Charles Taze Russell: His Life and Times, 2010, p. 4-5 ; B. W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 3 : « Fredrick Zydek claims that “shortly after his arrival in the United States” Joseph began his “professional life by selling men's clothing accessories door to door and on street corners from a suitcase.” This is the merest fantasy and cannot be sustained from contemporary records. » ; B. W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 17-18 : « The 1864-1865 Thurston's Directory lists him as a "clerk," and there is no indication that he owned the store where he worked, though we believe he owned a small share of it. […] His brother, Charles Tays Russell, financed the dry-goods store and was principal owner. Charles Tays left the management of that store to Joseph […]. The 1867-1868 Directory still lists Joseph as a "clerk." »
  7. ↑ Fredrick Zydek, Charles Taze Russell: His Life and Times, 2010, p. 6 ; B. W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 3 : « She and Joseph L. Russell met and married in Pittsburgh. » ; James Parkinson, The Bible Student Movement in the Days of C. T. Russell, 3e éd., 1999, p. 54 : « Thomas B. Russell: born 1850, Allegheny; died 1855 September 11 […]. Charles Taze Russell: born 1852 February 16 […]. Margaret(ta) M. Land: born 1854 […]. Lucinda H. Russell: born 1857 Philadelphia; died 1858 July 21 […]. Joseph Lytle Russell, jr.: born 1859Nv; died 1860 April 25, Philadelphia (croup) »
  8. ↑ B. W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 7 : « The will directs the sale of one hundred sixty acres of land in Franklin County, Iowa, owned by her independently of the marital estate. One hundred fifty dollars of the proceeds were to go to her brother Thomas to repay money he had advanced to her husband. The residue was to be distributed to pay the debts remaining from Joseph's business failure in 1855. Census records tell us that by mid year 1860 the value of all that Joseph owned was two-hundred fifty dollars. This was a significant improvement. »
  9. ↑ B. W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 7 : « By this time Ann was seriously ill with the consumption tuberculosis that would kill her. She moved back to Pittsburgh, leaving Joseph to administer the business interests in Philadelphia. She died January 15, 1861 » Autres dates : Bernard Blandre, La préhistoire des témoins de Jéhovah, p. 152 : « Sa mère : Eliza Birney Russell 1825-24/1/1861 » ; James Parkinson, The Bible Student Movement in the Days of C. T. Russell, 3e éd., 1999, p. 54 : « Ann Eliza (Birney) Russell: born 1825, Ireland; died 1861 January 25 (consumption) ».
  10. ↑ B. W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 7 et note 27 : « Here is a good place to note that Joseph Russell was exempted from Civil War service as “over age.” »
  11. ↑ B. W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 18 : « He isn't listed as store owner until the 1868-1869 Directory, which lists him as the proprietor of a single store located at 12 Fifth Avenue, Pittsburgh. […] That store was a clothing store. He was still the proprietor of a single "shirt store" in 1870. The census of that year says his personal estate was valued at two thousand dollars. The transition from bankrupt to junior partner, hardly better than an employee, to ownership of his own store was probably made possible by war-time prosperity. »
  12. ↑ Bernard Blandre, La préhistoire des témoins de Jéhovah, p. 152 : « Après une faillite en 1855 il ouvrit un nouveau magasin en 1870 au nom d'une société JL Russell and Son, associant ainsi son fils Charles âgé de 18 ans et qui dès l'âge de 11 ans avait travaillé dans le premier magasin. »
  13. ↑ B. W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 51 : « Forgotten by everyone is J. L. Russell & Son's brief venture into the music business in 1872. We are unclear if the Russells owned The Pittsburgh Music House located near their Fifth Avenue store or merely published sheet music for it. »
  14. ↑ B. W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 48 : « Charles Tays Russell's will reads: "I bequeath to my brother Joseph L. Russell and his children one thousand dollars." C. T. Russell's three hundred and thirty-three dollar share hardly made him rich. » ; date du décès : James Parkinson, The Bible Student Movement in the Days of C. T. Russell, 3e éd., 1999, p. 54.
  15. ↑ Fredrick Zydek, Charles Taze Russell: His Life and Times, 2010, p. 61.
  16. ↑ Fredrick Zydek, Charles Taze Russell: His Life and Times, 2010, p. 63 ; James Parkinson, The Bible Student Movement in the Days of C. T. Russell, 3e éd., 1999, p. 1, note 1 : « After J.L. Russell married Emma H. Ackley, ca. 1879, they had a daughter, Mabel R. Packard (1881‑1961). » et p. 3, note 9 : « Mahlon F. and Selena Ann (Hammond) Ackley, of Allegheny […], apparently had four daughters, Maria F. […], Emma H. (later Mrs. J.L. Russell) […] »
  17. ↑ James Parkinson, The Bible Student Movement in the Days of C. T. Russell, 3e éd., 1999, p. 1, note 1 : « After J.L. Russell married Emma H. Ackley, ca. 1879, they had a daughter, Mabel R. Packard (1881‑1961). »
  18. ↑ B. W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 51 : « Thurston's Directory of Pittsburgh and Allegheny City for 1879-1880 shows Joseph Russell as one of the principals of the firm Russell & Thomas, a scrap iron business located at Duquesne Way and Fourth. The Thomas of this partnership was N. M. Thomas. Active management of this business fell to C. T. Russell, who was junior partner in the venture. »
  19. ↑ B. W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 51 : « This business disappears from the record about 1881 with the dissolution of the partnership. J. L. Russell then formed in partnership with C. G. Redrup the Pittsburgh Scrap Metal Co. Ltd., dealing in scrap metal and used machinery. » ; Bernard Blandre, La préhistoire des témoins de Jéhovah, p. 153 : « Entre temps Joseph avait participé à la fondation d'une entreprise de ferraille en 1880 puis a créé en 1881 la Compagnie de Ferraille de Pittsburgh (Pittsburgh Scrap Metal Company Ltd). »
  20. ↑ Bernard Blandre, La préhistoire des témoins de Jéhovah, p. 153 : « fut rebaptisée Russell and Co sous la direction de Charles ».
  21. ↑ B. W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 51 et note 231 : « In April 1890 with Otto von Zech, George Rindfuss and two others, he incorporated the Huether Patent Chase Company to market printing equipment. It was still listed in the record in 1899, but it seems to have been moribund. »
  22. ↑ Bernard Blandre, La préhistoire des témoins de Jéhovah, p. 168-169 : « Mais surtout on sait que Charles enfant lisait une concordance biblique jusque tard dans la nuit, ce qui suggère probablement une bibliothèque religieuse à la maison. »
  23. ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed: The Story of Jehovah's Witnesses, 3e éd., 2015, p. 14 : « Joseph began to show interest in Adventism » et p. 402, note 4 : « Notice of correspondence from J.L. Russell appears in the Life and Advent Union's Herald of Life and the Coming Kingdom. » (p. 14 et 339 dans la 2e éd., 1997) ; Bernard Blandre, La préhistoire des témoins de Jéhovah, p. 169 : « Il a dû suivre la controverse entre cette organisation et G. Storrs et adopter les idées de celui-ci. »
  24. ↑ Bernard Blandre, La préhistoire des témoins de Jéhovah, p. 169 : « Il est douteux que le père Russell n'ait été qu'un auditeur attentif de son jeune fils. »
  25. ↑ Bernard Blandre, La préhistoire des témoins de Jéhovah, p. 153 ; B. W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 151 : « Indeed, Joseph Russell may not have been one of the first members. If the 1871 date and a later statement about his father's interest in "the present truth" are both accurate, then we must presume he was not. "Step by step he has been interested in the present truth since 1872 – being one of the Bible class," Russell wrote of his father. », d'après « The Voice of the Church », Zion's Watch Tower, numéro spécial du 11 juin 1894, p. 175.
  26. ↑ Bernard Blandre, La préhistoire des témoins de Jéhovah, p. 168 : « George Storrs qui a rencontré le groupe en 1874 […] accorda d'abord plus d'importance à son père Joseph Lytel. » ; Bible Examiner, décembre 1874, p. 66 : « Note by the Editor.—Bro. Russell is one of our elder brethren, with whom I formed a most agreeable acquaintance while in Pittsburg last May, and I think of him only to love and respect him. »
  27. ↑ Bernard Blandre, La préhistoire des témoins de Jéhovah, p. 171-172 : « Dans l'édition d'avril, il mentionnait avoir reçu de courriers de Russell père et fils. […] Celui de décembre cite une lettre de Joseph Russell à propos de la rencontre de mai et la réponse de Storrs qui se disait satisfait de cette réunion. » ; B. W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 99 : « Shortly after his visit, Storrs noted that he sent two parcels of literature to William H. Conley and one parcel to J. L. Russell & Son. » ; Bible Examiner, juin 1874, p. 288 ; Bible Examiner, avril 1874, p. 224, liste « Letters Received to March 21 » : « D. C. Bakeman, J. L. Russell & Son, H. A. Hoyt ».
  28. ↑ Bernard Blandre, La préhistoire des témoins de Jéhovah, p. 172 : « Joseph et Charles Russell, Conley et Clowes figurent encore dans la liste de ceux qui ont envoyé du courrier dans l'édition de novembre 1875. » ; B. W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 142 : « Writing to Storrs, J. L. Russell said: “We were very much pleased with him. I think he is truly a servant of the Lord's, sent to preach the gospel.” » ; Bible Examiner, novembre 1875, p. 62.
  29. ↑ Zion's Watch Tower, 1er janvier 1898, p. 4 (R 2239), traduit plus bas sur cette page : « Il était l'un des fondateurs de la Tract Society ; donnant volontairement 1000 $ à la première souscription lors de son organisation ».
  30. ↑ B. W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 171 : « Conley was chosen president and J. L. Russell vice-president of the unincorporated society. C. T. Russell was made secretary-treasurer. The point is verified by an article entitled "A New Sect," appearing in The Chicago, Illinois, Daily Tribune, of August 18, 1881. » ; or l'article dit seulement : Chicago Daily Tribune, 18 août 1881, p. 7, « A New Sect » : « the Zion's Watchtower Tract Society of Pittsburg, of which one of our prominent iron manufacturers is President and Mr. Russell Secretary and Treasurer. »
  31. ↑ Zion's Watch Tower, mai 1888, p. 2 (R 1033-1034) ; James Parkinson, The Bible Student Movement in the Days of C. T. Russell, 3e éd., 1999, p. 5 : « Of historical interest are the letters of Joseph L. Russell (1813-1897), the editor's father, 1888 May, 1889 May, and 1894 June 11 ».
  32. ↑ Zion's Watch Tower, mars 1889 (R 1110) ; Bernard Blandre, La préhistoire des témoins de Jéhovah, p. 171 : « la Tour de Garde (Watch Tower) de mars 1889 contient une lettre de Joseph qui se disait désolé de l'état de santé de « frère Clowes », probablement proche de la mort. »
  33. ↑ James Parkinson, The Bible Student Movement in the Days of C. T. Russell, 3e éd., 1999, p. 5 : « Of historical interest are the letters of Joseph L. Russell (1813-1897), the editor's father, 1888 May, 1889 May, and 1894 June 11 ».
  34. ↑ Jehovahs-Witnesses.Net (2005), « Here's PROOF that Charles Taze Russell Was NOT a Pennsylvania Freemason », jehovahs-witness.net, consulté le 18 novembre 2011 ; B. W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 4 : « Thomas was a member of St. John Lodge of Free and Accepted Masons. We cannot find a membership for Joseph. »