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« Joseph Russell » : différence entre les versions

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'''Joseph Lytel Russell''' (4 juillet 1813, Londonderry, Irlande - 17 décembre 1897, Pittsburgh) était le père du fondateur de la [[Société Watch Tower]], [[Charles Taze Russell]]. Il participa financièrement à l'établissement de la Société et soutint son fils jusqu'à sa mort.
'''Joseph Lytel Russell''' (4 juillet 1813, Londonderry, Irlande - 17 décembre 1897, Pittsburgh) était le père du fondateur de la [[Société Watch Tower]], [[Charles Taze Russell]]. Il participa financièrement à l'établissement de la Société et soutint son fils jusqu'à sa mort.
== Biographie ==


==Biographie==
=== Origines et immigration ===
à Londonderry dans la province de l'Ulster, Irlande, en 1813, Joseph était le septième et dernier des enfants de Thomas et Fannie; il était de religion Presbytérienne.<ref>''La Tour de Garde'' (anglais), 1er janvier 1955, article "Part 1—Early Voices (1870–1878)", p. 7: "Both parents were Presbyterians of Scottish-Irish lineage."</ref> Rejoignant son frère aîné [[Charles Tays Russell]], il arriva aux États-Unis en 1841 et demanda la naturalisation en octobre 1846, ce qu'il obtint le 26 octobre 1848.<ref>[[#Zydek|Zydek, 2010]], p. 4</ref><ref>[[#Parkinson|Parkinson, 1999]], p. 7 de l'Index</ref> Il travaillait d'abord dans la même entreprise que son frère, puis ouvrit une mercerie où il vendit des accessoires pour hommes (bouton de manchette, foulards, bretelles...), laquelle, située au 96 Liberty Street, à Allegheny, était prospère au moment de son mariage avec Ann Eliza Birney, apparemment rencontrée en Amérique.<ref>[[#Zydek|Zydek, 2010]], p. 5</ref> Toutefois, il connut une faillite commerciale en 1855.<ref name="P1">[[#Parkinson|Parkinson, 1999]], p. 1</ref>
Joseph Lytle Russell naquit le 4 juillet 1813 à Londonderry, dans la province de l'Ulster, Irlande, dans une famille presbytérienne d'origine irlando-écossaise.<ref>''La Tour de Garde'' (anglais), 1{{er}} janvier 1955, article « Part 1—Early Voices (1870–1878) », p. 7 : « Both parents were Presbyterians of Scottish-Irish lineage. »</ref> Il était le septième et dernier enfant de Thomas et Fannie Russell. Son frère aîné, Charles Tays Russell, avait précédé l'ensemble de la famille en émigrant aux États-Unis dès 1823.<ref>Schulz, Robert & de Vienne, Frank (2014), ''Separate Identity'' (''Identité Séparée''), vol. I, p. 3-4.</ref>


Joseph eut cinq enfants: Thomas, Mae Margaret, Charles Taze, Lucinda et Joseph Lytel Jr;<ref>[[#Zydek|Zydek, 2010]], p. 6</ref> toutefois, trois d'entre eux décédèrent durant leur petite enfance. Selon le recensement de 1860, la famille vivait alors dans le 7è Quartier de Philadelphie, en Pennsylvanie. Devenu veuf en 1861, Joseph dût s'occuper tout seul de l'éducation de ses deux enfants restants. Il s'intéressa à l'Adventisme, comme le prouve une correspondance qui figura dans ''Herald of Life and the Coming Kingdom'', un magazine de cette mouvance.<ref>Penton, James A. (1997, 2è éd.) (anglais), ''[[Apocalypse Delayed: The Story of Jehovah's Witnesses]]'', Toronto: University of Toronto Press, pp. 14,339 (ISBN 0-8020-7973-3)</ref> Selon l'historien Timothy White, la relation entre Joseph et son fils Charles était celle "d'une intimité aimante et d'un respect mutuel".<ref>Wills, Tony (2006, 2è éd.) (anglais), ''[[A People for His Name: A History of Jehovah's Witnesses and an Evaluation]]'', Morrisville: Lulu Enterprises, p. 3 (ISBN 978-1-4303-0100-4)</ref>  
La date exacte d'arrivée de Joseph aux États-Unis est incertaine. L'acte de naturalisation de Joseph est daté du 26 octobre 1848 ; la durée de résidence requise de cinq ans implique donc qu'il était présent au plus tard en 1843, et non en 1841 comme certaines sources l'ont avancé en se fiant à un avis de décès.<ref>Schulz & de Vienne, ''op. cit.'', p. 3 et note 4 : acte « To the Honorable Judges of the Court of Common Pleas in the Matter of Joseph L. Russell », 26 octobre 1848, Archives du Comté d'Allegheny.</ref> Un registre de passagers mentionne un « Jos. Russell », âgé d'environ vingt-deux ans, arrivé au port de Boston le 20 mai 1839 à bord du navire ''Massasolt'' en provenance de Liverpool, mais l'identification demeure incertaine.<ref>Schulz & de Vienne, ''op. cit.'', p. 3 ; ''Crew Lists of Vessels Arriving at Boston'', National Archives Microfilm T938.</ref>


Les problèmes financiers ne se résorbèrent que vers le début des années 1870. Joseph ouvrit alors un deuxième magasin, l'entreprise étant connue sous le nom "JL Russell & Son", avec plusieurs petits magasins périphériques éparpillés dans la région de Pittsburgh. Joseph et son fils louaient des locaux pour leur commerce, comme cela ressort du fait que les deux premiers magasins changeaient d'adresse annuellement. La famille acheta sa maison de l'Avenue Cedar après avoir reçu son héritage de la part de Charles Tays, vers 1877-78. Vers 1879-80, Joseph établit un partenariat avec N.M. Thomas dans l'entreprise de ferraille "Russell & Thomas", partenariat qui dura deux ans maximum. Vers 1881, il forma la "Pittsburgh Scrap Metal Company Limited", avec le comptable Charles G. Redrup comme possible partenaire de gestion pendant deux ans. À cette époque, l'entreprise J.L. Russell & Son prit fin, et Charles Taze commença à diriger "Russell & Co".<ref>JW Divorces (anglais), "[http://jwdivorces.bravehost.com/russell.html The Internet's Best Financial Biography of Charles Taze Russell — The Secret Business History of Charles Taze Russell Hidden for Decades by the Watchtower Society]", jwdivorces.bravehost.com. Consulté le 15 février 2012</ref>
=== Établissement à Allegheny et premières années (1840-1870) ===


Joseph fit partie d'une classe d'étude biblique à Allegheny, et c'est lors de ces études qu'il rencontra, au début de l'année 1879, la famille Ackley.<ref>[[#Zydek|Zydek, 2010]], p. 61</ref> La même année, il épousa l'une des filles de cette famille, Emma, qui avait alors 25 ans, tandis qu'il était âgé de 65 ans (ce genre de mariage n'était toutefois pas rare à cette époque).<ref>[[#Zydek|Zydek, 2010]], p. 63</ref> Emma était la sœur de Maria, qui devint l'épouse de Charles. Deux ans plus tard, Joseph et Emma eurent une fille, Mabel.<ref name="P1"/>
À son arrivée aux États-Unis, Joseph trouva de l'emploi chez son frère aîné Charles Tays, qui avait ouvert sa propre boutique au 92 Market Street de Pittsburgh<ref>Schulz & de Vienne, ''op. cit.'', p. 3-4.</ref> Charles Tays finançait également un magasin de tissu sur Federal Street dont Joseph assurait la gestion sans en être propriétaire. Contrairement à ce qu'affirme Zydek, Joseph ne fut donc pas un commerçant indépendant dans un premier temps : les annuaires de Pittsburgh le listent comme simple employé (''clerk'') jusqu'en 1867-1868.<ref>Zydek, ''op. cit.'', p. 4-5 ; Schulz & de Vienne, ''op. cit.'', p. 51, notes 70-71.</ref>


Joseph fut associé à son fils au sein de la Société Watch Tower,<ref>[[#WT93|Watch Tower Bible and Tract Society, 1993]], p. 43</ref> étant le vice-président lors de la fondation de l'organisation, et participant alors financièrement à hauteur de 1000 dollars. Il écrivit des lettres qui parurent dans ''La Tour de Garde'' (anglais) de mai 1888 dans laquelle il expliquait qu'il était prêt à donner à la Watch Tower un terrain de dix acres situé près de Pinellas,<ref>''La Tour de Garde'' (anglais), mai 1888, p. 2, R 1033,1034</ref> et dans ''La Tour de Garde'' (anglais) de mai 1889 où il mentionna sa fille Mabel.<ref>[[#Parkinson|Parkinson, 1999]], p. 5</ref> Vers 1894, il écrivit une autre lettre à son fils afin de le soutenir lors de la contestation de certains collaborateurs de la Watch Tower qui aboutit au [[schisme de 1894]]. Cette lettre figura dans ''La Tour de Garde'' d'avril dans le but de prouver que Charles était toujours en bon termes avec ses proches, contrairement à des rumeurs qui prétendaient que tous ses premiers associés l'avaient abandonné.
Durant cette période, Joseph épousa Ann Eliza Birney, rencontrée en Amérique. Ils eurent cinq enfants : Thomas (né en 1850, mort en 1855), [[Margaret Land|Margaret]] (née en 1854), [[Charles Taze Russell|Charles Taze]] (né en 1852), Lucinda (née en 1857, morte en 1858) et Joseph Lytle Jr. (né en 1859, mort en 1860).<ref>Zydek, ''op. cit.'', p. 6.</ref> En 1855, Joseph connut une faillite commerciale dont les effets se firent sentir durablement : le recensement de 1860 évalue l'ensemble de ses biens à seulement 250 dollars, et le testament qu'Ann Eliza rédigea peu avant sa mort ordonnait la vente de cent soixante acres de terre en Iowa pour rembourser notamment son frère Thomas Birney, qui avait avancé de l'argent à Joseph.<ref>Schulz & de Vienne, ''op. cit.'', p. 7, note 29 : testament d'Ann Eliza Russell daté du 18 décembre 1860, déposé au comté de Franklin (Iowa).</ref>


Lors de la mort de son frère Charles Tays le 26 décembre 1875, Joseph, désigné comme exécuteur testamentaire de ce dernier, reçut 1000 dollars, comme cela était stipulé dans le testament. Contrairement à certaines affirmations, Joseph ne fut pas membre de la franc-maçonnerie, comme l'ont révélé des recherches effectuées par l'ex-Témoin [[Barbara Anderson]].<ref>Jehovahs-Witnesses.Net (2005) (anglais), "[http://www.jehovahs-witness.net/watchtower/beliefs/98890/1/Heres-PROOF-that-Charles-Taze-Russell-Was-NOT-a-Pennsylvania-Freemason Here's PROOF that Charles Taze Russell Was NOT a Pennsylvania Freemason]", jehovahs-witness.net. Consulté le 18 novembre 2011</ref>
Ann Eliza, atteinte de tuberculose, retourna mourir à Pittsburgh le 15 janvier 1861, laissant Joseph administrer seul les affaires à Philadelphie où la famille s'était entre-temps installée.<ref>Schulz & de Vienne, ''op. cit.'', p. 7.</ref> Devenu veuf, Joseph se retrouva seul pour élever ses deux enfants survivants, Charles et Margaret. Il fut par ailleurs dispensé du service militaire lors de la guerre de Sécession pour raison d'âge.<ref>Schulz & de Vienne, ''op. cit.'', p. 7, note 26.</ref>


Un article annonçant la mort de Joseph parut dans le numéro de ''La Tour de Garde'' (anglais) du 1er janvier 1898, dans lequel Charles le dépeignit comme un père aimant qui était zélé dans les activités religieuses. Il fut le neuvième et dernier de la famille Russell à être enterré dans le lot familial (section 7, lot 17) du cimetière d'Allegheny.
La prospérité engendrée par la guerre permit un lent redressement. Ce n'est qu'à partir de l'annuaire de 1868-1869 que Joseph apparaît pour la première fois comme propriétaire, à la tête d'un unique magasin de vêtements au 12 Fifth Avenue de Pittsburgh ; en 1870, il en possède encore un seul, avec un patrimoine personnel désormais estimé à 2 000 dollars.<ref>Schulz & de Vienne, ''op. cit.'', p. 51, note 71.</ref>
 
=== Redressement commercial et nouvelles affaires (1870-1881) ===
Les difficultés financières ne se résorbèrent que vers 1870, date à laquelle Joseph ouvrit un deuxième magasin sous la raison sociale « JL Russell & Son », associant cette fois son fils Charles, âgé de dix-huit ans — ce dernier travaillait dans le commerce paternel depuis l'âge de onze ans.<ref>Blandre, Bernard, ''La préhistoire des témoins de Jéhovah'' (manuscrit), p. 152-153.</ref> Les deux premiers magasins changeaient d'adresse annuellement, ce qui indique que les locaux étaient loués.
 
En 1872, « JL Russell & Son » fit une brève incursion dans le commerce de la musique en lien avec le ''Pittsburgh Music House'', dont on ignore si les Russell en étaient propriétaires ou simples éditeurs de partitions.<ref>Schulz & de Vienne, ''op. cit.'', p. 51.</ref>
 
Lors du décès de son frère Charles Tays, le 26 décembre 1875, Joseph, désigné exécuteur testamentaire, reçut mille dollars en vertu du testament.  La famille put acheter sa maison de l'Avenue Cedar après réception de l'héritage, vers 1877-1878.
 
C'est lors d'une classe d'étude biblique à Allegheny, au début de l'année 1879, qu'il rencontra la famille Ackley.<ref>Zydek, ''op. cit.'', p. 61.</ref> La même année, il épousa l'une des filles de cette famille, Emma, âgée de vingt-cinq ans, alors qu'il en avait soixante-cinq — Emma étant par ailleurs la sœur de Maria, future épouse de Charles.<ref>Zydek, ''op. cit.'', p. 63.</ref> Deux ans plus tard, en 1881, Joseph et Emma eurent une fille, Mabel.<ref>Parkinson, ''op. cit.'', p. 1.</ref>
 
Vers 1879-1880, Joseph figura parmi les associés de la firme « Russell & Thomas », un commerce de ferraille situé à l'angle de Duquesne Way et de la Quatrième Rue, dont le partenaire était N. M. Thomas ; c'est toutefois Charles Taze qui en assurait la gestion active. L'annuaire Thurston de Pittsburgh et Allegheny City pour 1879-1880 atteste de cette association.<ref>Schulz & de Vienne, ''op. cit.'', p. 51 ; ''Thurston's Directory of Pittsburgh and Allegheny City for 1879-1880''.</ref> Ce partenariat prit fin vers 1881. La même année, Joseph constitua la « Pittsburgh Scrap Metal Company Limited », en association avec le comptable Charles G. Redrup.<ref>Blandre, ''op. cit.'', p. 153 ; Schulz & de Vienne, ''op. cit.'', p. 51.</ref> L'entreprise « JL Russell & Son » cessa alors ses activités, et Charles Taze prit la direction de « Russell & Co ».
 
En avril 1890, Joseph s'associa à Otto von Zech, George Rindfuss et d'autres partenaires pour constituer la ''Huether Patent Chase Company'', destinée à commercialiser du matériel d'imprimerie. Cette société apparaît encore dans les registres en 1899, mais semble n'avoir eu qu'une activité marginale.<ref>Schulz & de Vienne, ''op. cit.'', p. 51, note 231.</ref>
 
Joseph Russell mourut le 17 décembre 1897 à Pittsburgh. Un article annonçant sa mort parut dans la ''Tour de Garde'' du 1{{er}} janvier 1898, dans lequel Charles le décrivit comme un père aimant et zélé dans les activités religieuses. Il fut le neuvième et dernier de la famille Russell à être inhumé dans le lot familial (section 7, lot 17) du cimetière d'Allegheny.
 
==Parcours Religieux==
 
=== Engagement religieux (années 1860-1870) ===
L'intérêt de Joseph pour les questions religieuses était antérieur à l'essor de son fils. Dès l'enfance de Charles, une bibliothèque religieuse à la maison est probable : Blandre note que le jeune Charles lisait une concordance biblique jusque tard dans la nuit.<ref>Blandre, ''op. cit.'', p. 169.</ref> L'historien James Penton a retrouvé une lettre de Joseph publiée dans le ''Herald of Life and Coming Kingdom'' (''Héraut de la Vie et du Royaume à Venir''), périodique de l'Union Vie et Avent (Life and Advent Union) — preuve que Joseph suivait avec intérêt la littérature adventiste et la controverse entre ce mouvement et George Storrs, et qu'il en avait adopté les idées.<ref>Penton, ''op. cit.'', pp. 14, 339 ; Blandre, ''op. cit.'', p. 169, note 161.</ref> Blandre juge ainsi « douteux que le père Russell n'ait été qu'un auditeur attentif de son jeune fils ».<ref>Blandre, ''op. cit.'', p. 169.</ref>
 
=== Rôle dans le groupe d'Allegheny (1870-1881) ===
Avec sa fille Margaret, Joseph faisait partie du tout premier groupe d'étudiants de la Bible qui se réunissait à Allegheny depuis 1870-1871.<ref>Blandre, ''op. cit.'', p. 153.</ref> Lorsque George Storrs rencontra le groupe en 1874, il accorda d'abord plus d'importance à Joseph Lytel qu'au jeune Charles.<ref>Blandre, ''op. cit.'', p. 169.</ref> Le ''Bible Examiner'' (''Scrutateur de la Bible'') de Storrs mentionne, dès avril 1874, avoir reçu du courrier de « Russell père et fils » ; en juin 1874, Joseph est cité parmi ceux qui ont envoyé des publications, aux côtés de Conley et Clowes ; en décembre 1874, il figure à nouveau avec une lettre sur la rencontre de mai et la réponse satisfaite de Storrs.<ref>Blandre, ''op. cit.'', p. 171-172.</ref> En novembre 1875, Joseph, Charles, Conley et Clowes sont encore mentionnés ensemble dans les envois de correspondance.<ref>Blandre, ''op. cit.'', p. 172.</ref>
 
Joseph fut l'un des fondateurs de la [[Société Watch Tower]], en tant que vice-président lors de la création de l'organisation, y contribuant financièrement à hauteur de mille dollars.<ref>''La Tour de Garde'' (anglais), 1{{er}} janvier 1898, p. 4, R 2239.</ref> Il écrivit une lettre publiée dans la ''Tour de Garde'' de mai 1888, dans laquelle il se déclarait prêt à céder à la Watch Tower un terrain de dix acres près de Pinellas.<ref>''La Tour de Garde'' (anglais), mai 1888, p. 2, R 1033-1034.</ref>
 
En mars 1889, Joseph écrivit à la ''Tour de Garde'' pour exprimer sa préoccupation face à l'état de santé de « frère Clowes », prédicateur local qui avait côtoyé le groupe d'Allegheny depuis ses débuts, lettre dans laquelle est mentionnéensa fille Mabel..<ref>''Tour de Garde'' (anglais), mars 1889, p. 1110 ; Blandre, ''op. cit.'', p. 171.</ref>,<ref>Parkinson, ''op. cit.'', p. 5.</ref>
Vers 1894, en pleine crise interne qui allait aboutir au [[schisme de 1894]], il écrivit à son fils pour lui apporter son soutien ; cette lettre fut publiée dans la ''Tour de Garde'' d'avril 1894 pour démontrer que Charles était toujours en bons termes avec ses proches.
 
Contrairement à certaines allégations, des recherches menées par l'ex-témoin [[Barbara Anderson]] ont établi que Joseph ne fut pas membre de la franc-maçonnerie.<ref>Jehovahs-Witnesses.Net (2005), « [http://www.jehovahs-witness.net/watchtower/beliefs/98890/1/Heres-PROOF-that-Charles-Taze-Russell-Was-NOT-a-Pennsylvania-Freemason Here's PROOF that Charles Taze Russell Was NOT a Pennsylvania Freemason] », jehovahs-witness.net. Consulté le 18 novembre 2011.</ref>


==Dans les publications==
==Dans les publications==
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==Références==
==Références==
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* <cite id=Blandre></cite>{{plume}} Blandre, Bernard, ''La préhistoire des témoins de Jéhovah'', manuscrit inédit.
* <cite id=Parkinson></cite>{{plume}} Parkinson, James (1999, 3è éd.) (anglais), ''The Bible Student Movement in the Days of CT Russell'', format pdf
* <cite id=Parkinson></cite>{{plume}} Parkinson, James (1999, 3è éd.) (anglais), ''The Bible Student Movement in the Days of CT Russell'', format pdf
* <cite id=Zydek></cite>{{plume}} Zydek, Frederick (2010, 2è éd.) (anglais), ''[[Charles Taze Russell: His Life and Time. The Man, the Millennium and the Message]]'', Winthrop Press, p. 3 (ISBN 978-1-4499-5157-3)
* <cite id=Schulz></cite>{{plume}} Schulz, Robert & de Vienne, Frank (2014) (anglais), ''Separate Identity'' (''Identité Séparée''), vol. I.
* <cite id=Zydek></cite>{{plume}} Zydek, Fredrick (2010, 2è éd.) (anglais), ''[[Charles Taze Russell: His Life and Time. The Man, the Millennium and the Message]]'', Winthrop Press (ISBN 978-1-4499-5157-3)
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Dernière version du 20 juillet 2026 à 23:14

Joseph Russell
Nom complet Joseph Lytel Russell
Naissance 4 juillet 1813
Londonderry, Irlande
Décès 17 décembre 1897
Pittsburgh, États-Unis
Nationalité Américaine
Occupation Businessman
Connu(e) pour Père de Charles Taze Russell
Parents Thomas Russell
Fannie Russell
Frères et sœurs 3 frères et 3 sœurs
Conjoint Ann Eliza Birney (jusqu'en 1861)
Emma Ackley (1879-1897)
Enfants 6 enfants

Joseph Lytel Russell (4 juillet 1813, Londonderry, Irlande - 17 décembre 1897, Pittsburgh) était le père du fondateur de la Société Watch Tower, Charles Taze Russell. Il participa financièrement à l'établissement de la Société et soutint son fils jusqu'à sa mort.

Biographie

Origines et immigration

Joseph Lytle Russell naquit le 4 juillet 1813 à Londonderry, dans la province de l'Ulster, Irlande, dans une famille presbytérienne d'origine irlando-écossaise.[1] Il était le septième et dernier enfant de Thomas et Fannie Russell. Son frère aîné, Charles Tays Russell, avait précédé l'ensemble de la famille en émigrant aux États-Unis dès 1823.[2]

La date exacte d'arrivée de Joseph aux États-Unis est incertaine. L'acte de naturalisation de Joseph est daté du 26 octobre 1848 ; la durée de résidence requise de cinq ans implique donc qu'il était présent au plus tard en 1843, et non en 1841 comme certaines sources l'ont avancé en se fiant à un avis de décès.[3] Un registre de passagers mentionne un « Jos. Russell », âgé d'environ vingt-deux ans, arrivé au port de Boston le 20 mai 1839 à bord du navire Massasolt en provenance de Liverpool, mais l'identification demeure incertaine.[4]

Établissement à Allegheny et premières années (1840-1870)

À son arrivée aux États-Unis, Joseph trouva de l'emploi chez son frère aîné Charles Tays, qui avait ouvert sa propre boutique au 92 Market Street de Pittsburgh[5] Charles Tays finançait également un magasin de tissu sur Federal Street dont Joseph assurait la gestion sans en être propriétaire. Contrairement à ce qu'affirme Zydek, Joseph ne fut donc pas un commerçant indépendant dans un premier temps : les annuaires de Pittsburgh le listent comme simple employé (clerk) jusqu'en 1867-1868.[6]

Durant cette période, Joseph épousa Ann Eliza Birney, rencontrée en Amérique. Ils eurent cinq enfants : Thomas (né en 1850, mort en 1855), Margaret (née en 1854), Charles Taze (né en 1852), Lucinda (née en 1857, morte en 1858) et Joseph Lytle Jr. (né en 1859, mort en 1860).[7] En 1855, Joseph connut une faillite commerciale dont les effets se firent sentir durablement : le recensement de 1860 évalue l'ensemble de ses biens à seulement 250 dollars, et le testament qu'Ann Eliza rédigea peu avant sa mort ordonnait la vente de cent soixante acres de terre en Iowa pour rembourser notamment son frère Thomas Birney, qui avait avancé de l'argent à Joseph.[8]

Ann Eliza, atteinte de tuberculose, retourna mourir à Pittsburgh le 15 janvier 1861, laissant Joseph administrer seul les affaires à Philadelphie où la famille s'était entre-temps installée.[9] Devenu veuf, Joseph se retrouva seul pour élever ses deux enfants survivants, Charles et Margaret. Il fut par ailleurs dispensé du service militaire lors de la guerre de Sécession pour raison d'âge.[10]

La prospérité engendrée par la guerre permit un lent redressement. Ce n'est qu'à partir de l'annuaire de 1868-1869 que Joseph apparaît pour la première fois comme propriétaire, à la tête d'un unique magasin de vêtements au 12 Fifth Avenue de Pittsburgh ; en 1870, il en possède encore un seul, avec un patrimoine personnel désormais estimé à 2 000 dollars.[11]

Redressement commercial et nouvelles affaires (1870-1881)

Les difficultés financières ne se résorbèrent que vers 1870, date à laquelle Joseph ouvrit un deuxième magasin sous la raison sociale « JL Russell & Son », associant cette fois son fils Charles, âgé de dix-huit ans — ce dernier travaillait dans le commerce paternel depuis l'âge de onze ans.[12] Les deux premiers magasins changeaient d'adresse annuellement, ce qui indique que les locaux étaient loués.

En 1872, « JL Russell & Son » fit une brève incursion dans le commerce de la musique en lien avec le Pittsburgh Music House, dont on ignore si les Russell en étaient propriétaires ou simples éditeurs de partitions.[13]

Lors du décès de son frère Charles Tays, le 26 décembre 1875, Joseph, désigné exécuteur testamentaire, reçut mille dollars en vertu du testament. La famille put acheter sa maison de l'Avenue Cedar après réception de l'héritage, vers 1877-1878.

C'est lors d'une classe d'étude biblique à Allegheny, au début de l'année 1879, qu'il rencontra la famille Ackley.[14] La même année, il épousa l'une des filles de cette famille, Emma, âgée de vingt-cinq ans, alors qu'il en avait soixante-cinq — Emma étant par ailleurs la sœur de Maria, future épouse de Charles.[15] Deux ans plus tard, en 1881, Joseph et Emma eurent une fille, Mabel.[16]

Vers 1879-1880, Joseph figura parmi les associés de la firme « Russell & Thomas », un commerce de ferraille situé à l'angle de Duquesne Way et de la Quatrième Rue, dont le partenaire était N. M. Thomas ; c'est toutefois Charles Taze qui en assurait la gestion active. L'annuaire Thurston de Pittsburgh et Allegheny City pour 1879-1880 atteste de cette association.[17] Ce partenariat prit fin vers 1881. La même année, Joseph constitua la « Pittsburgh Scrap Metal Company Limited », en association avec le comptable Charles G. Redrup.[18] L'entreprise « JL Russell & Son » cessa alors ses activités, et Charles Taze prit la direction de « Russell & Co ».

En avril 1890, Joseph s'associa à Otto von Zech, George Rindfuss et d'autres partenaires pour constituer la Huether Patent Chase Company, destinée à commercialiser du matériel d'imprimerie. Cette société apparaît encore dans les registres en 1899, mais semble n'avoir eu qu'une activité marginale.[19]

Joseph Russell mourut le 17 décembre 1897 à Pittsburgh. Un article annonçant sa mort parut dans la Tour de Garde du 1er janvier 1898, dans lequel Charles le décrivit comme un père aimant et zélé dans les activités religieuses. Il fut le neuvième et dernier de la famille Russell à être inhumé dans le lot familial (section 7, lot 17) du cimetière d'Allegheny.

Parcours Religieux

Engagement religieux (années 1860-1870)

L'intérêt de Joseph pour les questions religieuses était antérieur à l'essor de son fils. Dès l'enfance de Charles, une bibliothèque religieuse à la maison est probable : Blandre note que le jeune Charles lisait une concordance biblique jusque tard dans la nuit.[20] L'historien James Penton a retrouvé une lettre de Joseph publiée dans le Herald of Life and Coming Kingdom (Héraut de la Vie et du Royaume à Venir), périodique de l'Union Vie et Avent (Life and Advent Union) — preuve que Joseph suivait avec intérêt la littérature adventiste et la controverse entre ce mouvement et George Storrs, et qu'il en avait adopté les idées.[21] Blandre juge ainsi « douteux que le père Russell n'ait été qu'un auditeur attentif de son jeune fils ».[22]

Rôle dans le groupe d'Allegheny (1870-1881)

Avec sa fille Margaret, Joseph faisait partie du tout premier groupe d'étudiants de la Bible qui se réunissait à Allegheny depuis 1870-1871.[23] Lorsque George Storrs rencontra le groupe en 1874, il accorda d'abord plus d'importance à Joseph Lytel qu'au jeune Charles.[24] Le Bible Examiner (Scrutateur de la Bible) de Storrs mentionne, dès avril 1874, avoir reçu du courrier de « Russell père et fils » ; en juin 1874, Joseph est cité parmi ceux qui ont envoyé des publications, aux côtés de Conley et Clowes ; en décembre 1874, il figure à nouveau avec une lettre sur la rencontre de mai et la réponse satisfaite de Storrs.[25] En novembre 1875, Joseph, Charles, Conley et Clowes sont encore mentionnés ensemble dans les envois de correspondance.[26]

Joseph fut l'un des fondateurs de la Société Watch Tower, en tant que vice-président lors de la création de l'organisation, y contribuant financièrement à hauteur de mille dollars.[27] Il écrivit une lettre publiée dans la Tour de Garde de mai 1888, dans laquelle il se déclarait prêt à céder à la Watch Tower un terrain de dix acres près de Pinellas.[28]

En mars 1889, Joseph écrivit à la Tour de Garde pour exprimer sa préoccupation face à l'état de santé de « frère Clowes », prédicateur local qui avait côtoyé le groupe d'Allegheny depuis ses débuts, lettre dans laquelle est mentionnéensa fille Mabel..[29],[30]

Vers 1894, en pleine crise interne qui allait aboutir au schisme de 1894, il écrivit à son fils pour lui apporter son soutien ; cette lettre fut publiée dans la Tour de Garde d'avril 1894 pour démontrer que Charles était toujours en bons termes avec ses proches.

Contrairement à certaines allégations, des recherches menées par l'ex-témoin Barbara Anderson ont établi que Joseph ne fut pas membre de la franc-maçonnerie.[31]

Dans les publications

Lettre en faveur de son fils

Voici la lettre de Joseph publiée dans A Conspiracy Exposed du 25 avril 1894, p. 176, R 1664:

"Mon cher fils,

"C'est avec amour et sympathie dans mon cœur que je t'écris en ce moment, après avoir lu le compte rendu complet de tes épreuves et troubles parmi ceux que tu avais accepté comme frère en Christ. Il semble presque incroyable que ces gens pouvaient être coupables d'une telle conduite méchante et méprisable envers toi, de qui ils avaient reçu tant de marques de bonté. Mais, mon cher fils, ce sont quelques unes des épreuves auxquelles nous pouvons tous nous attendre - en particulier ceux engagés dans le travail de "moisson". Je suis fier de la noble défense que tu fais pour la justification de ta conduite, et surtout dans la cause de la Vérité que nous aimons tous tellement. Je suis convaincu que tu sortiras de cette épreuve plus lumineux et plus apprécié dans ton caractère et tes œuvres que tu ne l'a jamais été auparavant. Le bon Seigneur, qui a testé tes œuvres, te promouvra à des honneurs encore plus élevés dans son Royaume. Je prie afin qu'il te bénisse toujours et te soutienne dans chaque bonne parole et œuvre; et à lui nous attribuons toutes les louanges éternellement. Amen.

"Mais tout confiant que le résultat sera une victoire finale pour la Vérité, il est très pénible pour celui qui a travaillé tard et tôt pendant les vingt dernières années pour la cause de la Vérité, d'avoir ses amis supposés se retourner contre lui et le stigmatiser comme un menteur et un hypocrite. Oh! C'est terrible! (...) Je pense souvent à toi et à tes nombreuses épreuves, dont tu sembles affronter très courageusement. Mais avec une conscience approuvée, un homme peut se tenir comme important, surtout si le Seigneur est de son côté pour aider et fortifier.

"S'il te plaît, élargis à ta chère épouse mes plus sincères félicitations à propos de sa défense noble de son mari et la cause de la Vérité dans cette dure épreuve.

"Avec amour et félicitations venant de nous tous, je reste ton père aimant."

JOSEPH L. RUSSELL

Annonce de sa mort

La Tour de Garde (anglais), 1er janvier 1898, p. 4, R 2239:

JOSEPH L. RUSSELL, DÉCÉDÉ

"L'éditeur a perdu son plus vieux, éprouvé et vrai ami - son père selon la chair, son Frère selon l'esprit; bien connu d'un assez grand nombre de nos lecteurs. Il était dans sa 84e année, et les charges et les handicaps de la vie dans les conditions actuelles en étaient peu à peu venus à l'emporter sur ses plaisirs, de telle sorte qu'il était content d'entrer dans le repos; - le repos qui reste pour le peuple de Dieu. La mère de l'éditeur, une noble femme chrétienne, dont les instructions et l'exemple sont encore frais à sa mémoire et ne sera jamais oublié, est décédé alors qu'il n'avait que neuf ans; et depuis ce temps son père comblé noblement le bureau des deux parents. Ses soins, ses remontrances, son aide dans les sentiers de la justice ne sera jamais oublié.

"La mère de l'éditeur, une noble femme chrétienne, dont les instructions et l'exemple sont encore frais à sa mémoire et ne seront jamais oubliés, est décédée alors qu'il n'avait que neuf ans; et depuis ce temps son père a rempli noblement la fonction des deux parents. Ses soins, ses avertissements, son aide dans les sentiers de la justice ne seront jamais oubliés.

"Mais c'est après que nous soyons venus sous les premiers rayons de "vérité présente" que son amitié est devenue la plus précieuse. Il fut l'un des premiers à accepter le message de la moisson tel qu'énoncé dans ZION'S WATCH TOWER, MILLENNIAL DAWN, etc. Bien que n'étant pas doué comme un enseignant de la bonne nouvelle, que ce soit par la voix ou par la plume, il a manifesté son zèle pour le Seigneur et sa cause de diverses façons - il a prêté et a donné des milliers de tracts et de DAWNS, en plus de contribuer financièrement pour leur publication. Il était l'un des fondateurs de la Tract Society; donnant volontairement 1000 $ à la première souscription lors de son organisation, - un don important pour ses moyens. Sa plus grande serviabilité était cependant dans son encouragement personnel de l'éditeur, en chaque visite et à chaque lettre, il a cherché à "soutenir nos mains". Cela a été spécialement perceptible à ces moments-là puisque le Seigneur a permis à l'Adversaire d'attaquer l'œuvre, et l'éditeur comme l'un de ses représentants.

"Dans son cas nous nous sommes rappelés des paroles de l'Apôtre en Hébreux 10:32-34. Il avait l'esprit du martyre, et s'il n'est pas entré au plus fort de la lutte et ne supporta pas le poids des attaques de l'Ennemi, il a sûrement été un personne encourageante fidèle et un "compagnon de ceux qui étaient tellement habitués" et qui "a eu de la compassion sur moi dans mes liens". Et comme l'Apôtre ajoute, ainsi nous ajoutons pour l'encouragement de tous ceux dont le Seigneur n'a pas cédé à son devoir en face de la bataille:

""N'abandonnez donc pas votre confiance à laquelle est attachée une grande récompense." "Car Dieu n'est pas injuste pour oublier votre œuvre et de l'amour que vous avez ... manifesté aux saints." - Héb. 10:35; 6:10

"Notre dernière conversation avant qu'il ne devienne inconscient était en rapport avec notre bienheureuse espérance de la vie éternelle par le Christ, notre cher Rédempteur, et la gloire promise future dans laquelle l'Apôtre fait savoir qu'il y aura différents degrés de luminosité, comme "une étoile diffère d'une autre étoile en gloire". (1 Corinthiens 15:41) Humble d'esprit, simple et ni vaniteux ni vantard, il a déclaré qu'il ne s'attendait pas à une position de premier plan ou grandiose dans le Royaume du Seigneur, mais qu'il avait néanmoins pleine confiance - pas dans sa propre perfection mais dans la perfection du Seigneur, le sacrifice et l'amour et la grâce, - et il était persuadé donc qu'une place était réservée pour lui et était satisfait d'avoir de l'importance ainsi.

"Il ne s'agit pas pour nous de dire ce que doit être sa bénédiction et récompense: le Juge plein de grâce nous estimera pas moins si notre confiance est en lui, plutôt que sans vergogne en nous-mêmes; mais nous pouvons dire de père un certain nombre de choses sans se vanter de lui ou pour lui. Il était un amoureux de la justice. Il marchait, non selon la chair mais selon l'esprit. Il a été un vrai compagnon de joug et une aide dans la cause du Seigneur. Il a combattu le bon combat - s'efforcer de vaincre sa propre volonté et hériter du péché et résister au monde et au diable. Il a gardé la foi - ne l'a pas déniée, - la confesser en parole et en acte jusqu'à la fin, s'appuyant sur et étant confiant dans le cher Rédempteur. Il a fini sa course, et le juste Juge, dans la grâce de qui il avait confiance, lui accordera une bonne part dans la maison du Père de nombreuses demeures."

Voir aussi

Références

  • Blandre, Bernard, La préhistoire des témoins de Jéhovah, manuscrit inédit.
  • Parkinson, James (1999, 3è éd.) (anglais), The Bible Student Movement in the Days of CT Russell, format pdf
  • Schulz, Robert & de Vienne, Frank (2014) (anglais), Separate Identity (Identité Séparée), vol. I.
  • Zydek, Fredrick (2010, 2è éd.) (anglais), Charles Taze Russell: His Life and Time. The Man, the Millennium and the Message, Winthrop Press (ISBN 978-1-4499-5157-3)
  1. La Tour de Garde (anglais), 1er janvier 1955, article « Part 1—Early Voices (1870–1878) », p. 7 : « Both parents were Presbyterians of Scottish-Irish lineage. »
  2. Schulz, Robert & de Vienne, Frank (2014), Separate Identity (Identité Séparée), vol. I, p. 3-4.
  3. Schulz & de Vienne, op. cit., p. 3 et note 4 : acte « To the Honorable Judges of the Court of Common Pleas in the Matter of Joseph L. Russell », 26 octobre 1848, Archives du Comté d'Allegheny.
  4. Schulz & de Vienne, op. cit., p. 3 ; Crew Lists of Vessels Arriving at Boston, National Archives Microfilm T938.
  5. Schulz & de Vienne, op. cit., p. 3-4.
  6. Zydek, op. cit., p. 4-5 ; Schulz & de Vienne, op. cit., p. 51, notes 70-71.
  7. Zydek, op. cit., p. 6.
  8. Schulz & de Vienne, op. cit., p. 7, note 29 : testament d'Ann Eliza Russell daté du 18 décembre 1860, déposé au comté de Franklin (Iowa).
  9. Schulz & de Vienne, op. cit., p. 7.
  10. Schulz & de Vienne, op. cit., p. 7, note 26.
  11. Schulz & de Vienne, op. cit., p. 51, note 71.
  12. Blandre, Bernard, La préhistoire des témoins de Jéhovah (manuscrit), p. 152-153.
  13. Schulz & de Vienne, op. cit., p. 51.
  14. Zydek, op. cit., p. 61.
  15. Zydek, op. cit., p. 63.
  16. Parkinson, op. cit., p. 1.
  17. Schulz & de Vienne, op. cit., p. 51 ; Thurston's Directory of Pittsburgh and Allegheny City for 1879-1880.
  18. Blandre, op. cit., p. 153 ; Schulz & de Vienne, op. cit., p. 51.
  19. Schulz & de Vienne, op. cit., p. 51, note 231.
  20. Blandre, op. cit., p. 169.
  21. Penton, op. cit., pp. 14, 339 ; Blandre, op. cit., p. 169, note 161.
  22. Blandre, op. cit., p. 169.
  23. Blandre, op. cit., p. 153.
  24. Blandre, op. cit., p. 169.
  25. Blandre, op. cit., p. 171-172.
  26. Blandre, op. cit., p. 172.
  27. La Tour de Garde (anglais), 1er janvier 1898, p. 4, R 2239.
  28. La Tour de Garde (anglais), mai 1888, p. 2, R 1033-1034.
  29. Tour de Garde (anglais), mars 1889, p. 1110 ; Blandre, op. cit., p. 171.
  30. Parkinson, op. cit., p. 5.
  31. Jehovahs-Witnesses.Net (2005), « Here's PROOF that Charles Taze Russell Was NOT a Pennsylvania Freemason », jehovahs-witness.net. Consulté le 18 novembre 2011.