Basculer le menu
Changer de menu des préférences
Basculer le menu personnel
Non connecté(e)
Votre adresse IP sera visible au public si vous faites des modifications.

La Tour de Garde de Juillet et août 1881

De Tj-encyclopédie
Version datée du 9 octobre 2026 à 08:38 par Tjrecherches (discussion | contributions) (Illustrations et fichiers)
(diff) ← Version précédente | Version actuelle (diff) | Version suivante → (diff)
La Tour de Garde de Juillet et août 1881
Revue La Tour de Garde
Date 1881
Auteur(s) Charles Taze Russell, A. Agens, William I. Mann, W. F. Carson, D. W. Whittle
Année 1881
Langue Anglais
Pays États-Unis
Éditeur Charles Taze Russell

Ce numéro double couvre juillet et août 1881. Il ouvre la troisième année de la revue, qui devient gratuite. Il porte surtout sur l'attente d'octobre 1881. À cette date, les Étudiants de la Bible attendent la fin du temps où Dieu appelle les membres du « petit troupeau ». Ils attendent aussi le début du « jour de la vengeance », qui frappera d'abord les Églises.

La plupart des textes servent à expliquer cette attente. La prédication de Jésus est divisée en deux annonces : la résurrection de tous les hommes, et le Royaume promis au « petit troupeau ». Chaque croyant consacré doit prêcher à son tour. La présence du Christ est présentée comme invisible, car Jésus ressuscité est désormais un être spirituel. Le chandelier du tabernacle et les sacrifices du grand prêtre servent de types pour le Christ et l'Église. Les lecteurs restés dans les Églises sont appelés à les quitter.

Le numéro se termine par des sujets plus pratiques. La nouvelle traduction anglaise du Nouveau Testament est jugée sur des mots précis comme « âme », « monde » et « divinité ». Une réponse prend ses distances avec les prédictions des astrologues pour 1881. Les lecteurs reçoivent enfin un « Tableau des âges » à étudier pendant un mois, jusqu'au numéro de septembre.

Analyse

Croyances

Un Christ créé, devenu homme, puis élevé à la nature divine

L'onction de Jésus au Jourdain est datée de ses trente ans, l'âge où il devient un homme accompli et se présente à Dieu comme sacrifice.[1] Avant sa naissance, il est un être spirituel, « le commencement de la création de Dieu ». Il abandonne réellement cet état, sans le garder caché sous une apparence humaine.[2] Après sa mort, il reçoit une nature supérieure à celle qu'il avait d'abord : la nature divine.[3] Le Christ passe donc par trois états successifs, et ne possède jamais deux natures en même temps. George Stetson, que fréquentait Russell, enseignait déjà que Jésus avait sacrifié sa vie d'homme sans la reprendre, et que l'esprit de Dieu l'avait relevé dans une nature spirituelle et immortelle.[4] Les sociniens, au XVIe siècle, refusaient aussi de faire de Jésus un Dieu, mais niaient qu'il ait existé avant sa naissance.[5] Ici, le Christ existe avant sa naissance comme première créature de Dieu. Un article de la revue anglicane Churchman rapproche cette idée de celle d'Arius.[6]

Une telle conception du Christ exclut la Trinité. En décembre 1880, le Christ était déjà présenté comme un être créé, inférieur au Père, mais la Trinité n'était pas encore attaquée de front.[7] En avril 1881, le passage des trois témoins « dans le ciel » était rejeté comme un ajout de la papauté.[8] En juillet-août 1881, la critique passe par un auteur extérieur. H. V. Reed, dans la revue Restitution, juge que le mot « godhead » fait croire à une société de personnes divines. Il appelle la Trinité un « dogme païen » du Dieu-société.[9] Carl Olof Jonsson rappelle que le refus de la Trinité circulait déjà dans plusieurs groupes adventistes avant que Russell ne fonde son propre cercle d'étude.[10]

Cette humanité réelle sert à expliquer la rançon. La loi de Dieu demande « œil pour œil » et « vie pour vie ». Seul un homme parfait, égal à Adam avant sa faute, peut donc payer pour Adam.[11] Russell lisait le mot grec antilutron comme un « prix équivalent ». Selon Schulz et de Vienne, cette lecture fondait l'espoir que tous les hommes sortiraient de la mort.[12] L'argument vise aussi Nelson Barbour. En 1878, Barbour avait rejeté comme injuste l'idée qu'un innocent soit puni à la place du coupable.[13] Le récit de D. W. Whittle sur les trois prisonniers graciés va dans le même sens. Le prisonnier est libéré par le seul papier signé du gouverneur, et non par ses larmes, ses prières ou ses bonnes résolutions.[14] La rédaction approuve ce récit, et précise que la justification repose sur la rançon payée par le sang du Christ.[15] Elle ajoute aussitôt que la rançon ouvre la prison de la mort à tous les enfants d'Adam, et non aux seuls croyants.[16] Le récit emprunté à Whittle, venu d'une autre revue, reçoit ainsi une portée plus large que celle de son auteur.

Si la mort est une prison dont on sortira, elle n'est pas un tourment. Jésus n'a pas été envoyé, selon la lecture d'Ésaïe 61, pour annoncer le tourment éternel des neuf dixièmes de l'humanité.[17] Cette doctrine est attribuée aux credo des « âges sombres », que Luther aurait déjà dû rejeter avec les décrets romains.[18] La critique de la Version révisée tire de ce refus des règles de traduction. « Hadès » désigne la mort, et non l'enfer. « Psukhê » désigne la vie ou l'être, et non une âme distincte de l'homme.[19] Bernard Blandre montre que ce refus de l'âme immortelle vient d'un courant plus ancien. La traduction grecque de l'Ancien Testament avait rendu « shéol » par « Hadès », mot ensuite compris comme « enfer ».[20] Benjamin Wilson, auteur de l'Emphatic Diaglott cité dans le même numéro, partageait avec John Thomas le refus de l'âme immortelle.[21]

Le rejet d'Apocalypse 20:5 protège la même espérance. La phrase qui place le retour à la vie des autres morts après les mille ans est jugée ajoutée au texte.[22] Février 1881 l'écartait déjà en invoquant les copies anciennes.[23] Juillet-août 1881 reproche désormais aux traducteurs de la Version révisée de l'avoir gardée. Cette phrase manque bien dans le Codex Sinaiticus et dans la version syriaque. Le commentateur William Kelly faisait pourtant remarquer que toutes les éditions imprimées du Nouveau Testament grec la contenaient.[24]

Deux espérances : le petit troupeau au ciel, le monde sur terre

La rançon profite à tous, mais pas de la même façon. La prédication de Jésus comporte deux annonces. Le monde entier recevra le retour à la vie par la résurrection. Le « petit troupeau », qui suit Jésus dès maintenant sur le chemin resserré, recevra le Royaume.[25] Pour le petit troupeau, le changement est complet : la chair et le sang ne peuvent hériter du Royaume, et les saints deviendront des êtres spirituels.[26] George Storrs distinguait déjà un « petit troupeau » de saints et un âge à venir où toute l'humanité connaîtrait l'Évangile. La « grande foule » d'Apocalypse 7 y apparaissait aussi.[27] Le groupe de Barbour enseignait dès 1875 que le monde ressusciterait dans la chair, et seule l'élite dans un corps spirituel.[28]

Le sort des retardataires est précisé. Ceux qui ne se sont pas consacrés avant octobre 1881 ne sont pas perdus au sens d'un tourment éternel. Ils perdent le « grand prix » et gardent leur nature humaine, qui sera rendue parfaite pendant le millénium.[29] En mai 1881, les nouveaux venus arrivés après la fermeture de la porte pouvaient encore être rangés par le Seigneur dans la « grande foule ».[30] En juillet-août, la « grande foule » est surtout mentionnée comme un groupe à instruire avant la translation des saints.[31] Penton résume la pensée de Russell : cette « grande compagnie » reçoit une résurrection spirituelle, mais pas la première.[32]

Israël occupe la première place parmi les hommes restés sur terre. Le « soleil de justice » de Malachie se lève d'abord sur le peuple juif, puis sur tout homme.[33] Les succès d'élèves juifs à Yale et dans les écoles de New York sont lus comme un signe de cette place promise pour le millénium.[34] Blandre compte la restauration d'Israël dans la Terre sainte parmi ce que Russell doit à Storrs.[35] Robert Crompton relève que Russell cherchait dans l'actualité, comme le congrès de Berlin de 1878, la preuve que la faveur divine revenait aux Juifs.[36] La note sur Yale relève de la même recherche de signes dans les journaux.

Le tabernacle sert de type à ce partage. Le chandelier représente le Christ et son corps, l'Église ; la lampe représente la Parole de Dieu.[37] En avril 1881, Russell faisait au contraire du « chandelier d'or » la parole de vérité qui éclaire l'Épouse, selon Schulz et de Vienne.[38] La lettre de W. F. Carson reprend le taureau et le bouc du jour des Expiations. Le taureau représente Jésus, le bouc l'Église qui partage son sacrifice.[39] Carson ajoute un point de détail : le grand prêtre entre et sort deux fois, et ne change de vêtements qu'à la seconde sortie. Il en tire l'ordre des événements de la fin.[40] Schulz et de Vienne situent l'origine de ces lectures du jour des Expiations chez l'adventiste O. R. L. Crosier, puis chez John H. Paton dans le Herald of the Morning d'octobre 1876.[41]

La présence depuis 1874 et l'échéance d'octobre 1881

Le Christ ressuscité est un être spirituel, invisible à l'œil humain. Il ne reviendra donc pas dans la chair.[42] Sa présence ne se voit qu'avec la foi. Juillet-août 1881 la compare au temps de Jean le Baptiste : tout le monde attendait alors le Messie, mais peu le reconnurent quand il était là.[43] Penton fait remonter l'idée d'un Christ revenu de façon invisible à Henry Drummond, et la lecture de parousia comme « présence » au pasteur anglais Robert Govett.[44] Dans le groupe de Barbour, Benjamin W. Keith trouva cette lecture dans l'Emphatic Diaglott, et le Herald of the Morning l'exposa dès octobre 1875.[45] Raymond Franz souligne qu'une présence invisible ne peut être ni prouvée ni réfutée.[46]

Cette présence ne fait pas l'unanimité parmi les lecteurs eux-mêmes. Carson attend une manifestation du Christ visible aux yeux de tous. La rédaction lui répond que « le monde ne le verra plus » : les hommes reconnaîtront sa présence par les jugements du « jour du Seigneur ».[47] Tony Wills explique que Russell tirait cette invisibilité permanente de Jean 14:19.[48]

Le Christ présent fait œuvre de moissonneur. Il sépare le blé de l'ivraie dans l'Église nominale et rassemble ses « joyaux ».[49] Blandre montre que la doctrine de la moisson naît chez Barbour en juin 1875, après l'échec de l'enlèvement attendu au printemps de cette année-là.[50] Selon Crompton, Russell faisait durer cette moisson quarante ans, de 1874 à 1914.[51]

L'échéance d'octobre 1881 reçoit ici un sens précis. Jésus, citant Ésaïe à Nazareth, s'arrête avant les mots « le jour de la vengeance de notre Dieu », parce que ce jour n'était pas encore venu.[52] L'« année agréable du Seigneur » couvre tout l'âge de l'Évangile et prend fin en octobre 1881. Le « jour de la vengeance » commence alors et se prolonge jusqu'en 1914.[53] Les sept années de faveur, de 1874 à 1881, sont calquées sur la soixante-dixième semaine de Daniel 9:27.[54] En décembre 1880, les mêmes sept années étaient tirées de la construction du temple de Salomon.[55] En janvier 1881, l'automne 1881 marquait à la fois la fin de l'appel et le changement des saints vivants en êtres spirituels.[56] Juillet-août 1881 sépare clairement les deux. La porte se ferme en octobre, mais le changement des saints peut venir plus tard, sans date fixée.[57] Penton rappelle que Russell avait d'abord attendu ce changement pour 1878, puis pour 1881.[58] Franz cite la revue de janvier 1881, qui présentait l'automne 1881 comme le moment probable de l'enlèvement des élus.[59]

Ce calendrier repose sur la fin d'un âge, et non sur la destruction de la terre. La traduction de « aiôn » par « monde » est accusée de faire attendre la fin du monde physique au retour du Christ.[60] George Storrs refusait déjà, en 1842-1843, l'idée de William Miller selon laquelle l'âge se terminerait par l'embrasement du globe.[61] Crompton note que, pour Russell, les âges se chevauchent : un âge s'achève par étapes pendant que le suivant commence.[62]

La lecture des deux témoins d'Apocalypse 11 relève de la même façon de lire l'Apocalypse comme une histoire déjà en partie accomplie. Les deux témoins sont l'Ancien et le Nouveau Testament, enfermés dans le latin, puis tués en France à partir de 1793.[63] Miller écrivait dès 1831 que les deux témoins étaient les deux Testaments, rejetés par la France révolutionnaire entre 1793 et 1796.[64] John H. Paton reprenait la même identification dans The Day Dawn.[65] Juillet-août 1881 la rattache à la vision du chandelier entre deux oliviers de Zacharie 4.[66]

Ce que le croyant doit faire : quitter Babylone, prêcher, obéir par amour

Si la moisson est en cours, les saints doivent sortir de « Babylone ». Babylone désigne l'Église nominale : celle qui obéit aux synodes, conciles et presbytères au lieu du Christ seul.[67] George Chryssides note que le protestantisme identifiait d'ordinaire Babylone à l'Église catholique. Russell, lui, l'appliquait à toute « l'Église nominale ».[68] Cet élargissement remonte au millérisme. En juillet 1843, le prédicateur millérite Charles Fitch étendait déjà le nom de Babylone aux Églises protestantes qui refusaient le retour du Christ, et appelait à les quitter.[69] Storrs ajoutait qu'une Église organisée par les hommes devient Babylone au moment même où elle est organisée.[70] Laodicée sert ici à répondre à ceux qui invoquent les « bonnes personnes » restées dans les Églises : le Christ vomit cette Église tiède.[71] En mars 1881, la même Laodicée recevait au contraire un appel àse repentir pendant la moisson, et le lecteur resté dans une Église avait encore le temps de rejoindre le blé.[72] En juillet-août 1881, l'appel à sortir est encore lancé, mais celui qui reste par crainte des hommes n'est plus compté parmi les « vainqueurs ».[73]

Chaque membre du corps du Christ a reçu l'onction, comme Jésus au Jourdain, et cette onction l'oblige à prêcher. Personne ne fera partie du petit troupeau sans être prédicateur.[74] Chacun prêche selon ses moyens : devant une foule, de maison en maison, en distribuant des écrits ou en donnant de l'argent.[75] En avril 1881, la revue appelait déjà « 1 000 prédicateurs » et des colporteurs à diffuser les brochures.[76] Juillet-août 1881 donne à cet appel une raison tirée de la Bible : l'onction reçue par tous les consacrés. Penton cite précisément ce passage pour montrer que tous ceux qui suivaient Russell devaient prêcher à leurs voisins.[77] Penton précise aussi que la prédication n'était pas alors leur premier devoir. Elle servait à rassembler le petit troupeau, puisque la plupart des hommes auraient leur chance pendant le millénium.[78] Crompton fait le même constat : sous Russell, la prédication servait à permettre aux appelés du petit troupeau de répondre à leur appel.[79]

L'obéissance demandée doit venir de l'amour, et non de la crainte. On apprend à aimer Dieu en le connaissant, et on le connaît en étudiant les Écritures.[80] Le signe de cet amour est que les commandements de Dieu ne pèsent pas : celui qui se plaint de ses sacrifices obéit en réalité par crainte.[81] Storrs affirmait dans un sermon intitulé « Dieu est amour » que toute doctrine contraire à l'amour de Dieu est fausse.[82] Le refus du tourment éternel et l'appel à servir Dieu sans crainte vont ensemble : un Dieu qui ne menace pas de l'enfer ne peut pas être servi par peur de l'enfer.[83]


Organisation et histoire

Une revue en déficit qui devient gratuite

Ce numéro donne un des rares chiffres sur l'argent de la revue à ses débuts. Depuis sa fondation, la revue ne couvre qu'environ les deux tiers de ses frais, et le coût des suppléments des six derniers mois n'est même pas compté.[84] Russell explique ce déficit par un tarif trop bas : « le prix de l'abonnement avait été fixé si bas, pour ne pas peser sur la majorité de nos lecteurs, qu'il ne couvrait pas les frais ».[85] Les suppléments en question sont les brochures gratuites jointes à la revue depuis janvier 1881, que les lecteurs devaient faire circuler par paquets.[86] Le déficit était prévisible dès le départ. En août 1879, Russell écrivait déjà que cinquante cents par an ne suffiraient pas à payer l'impression sans une longue liste d'abonnés.[87]

Face à ce déficit, Russell ne relève pas le prix : il le supprime. La revue est envoyée gratuitement et vit des dons volontaires des lecteurs.[88] Une règle accompagne cette décision : pas de dette, pas d'appel aux dons, et arrêt de la publication si l'argent ne vient pas, car ce manque serait le signe que Dieu veut cet arrêt.[89] Schulz et de Vienne montrent que Russell avait déjà posé ce principe en août 1879, avec le même verset sur l'or et l'argent des montagnes.[90] En septembre 1880, la même formule servait aussi à annoncer que les prédicateurs liés à la revue ne demandaient ni salaire ni frais de voyage.[91] Selon ces deux historiens, Russell gardait de son enfance chez les congrégationalistes un mauvais souvenir des quêtes et des ventes de charité, qu'il jugeait proches de la mendicité.[92] D'autres œuvres protestantes de la même époque suivaient des règles très proches. George Müller et Hudson Taylor, fondateur de la Mission intérieure de Chine, refusaient toute collecte publique et toute dette, qu'ils tenaient pour un manque de confiance envers Dieu.[93] La revue n'est d'ailleurs pas seule à porter la dépense. Au début de 1881, la Watch Tower Tract Society a reçu sept mille dollars de Russell, quatre mille de William H. Conley, deux mille d'Albert Jones et mille de Joseph L. Russell.[94]

La gratuité s'accompagne d'une remise à zéro de la liste des abonnés. Toutes les sommes dues sont annulées, et chaque lecteur qui veut continuer à recevoir la revue doit la redemander tout de suite.[95] Russell avait déjà employé ce moyen en août 1879 : il demandait aux lecteurs de se manifester avant le 10 août, pour ne pas gaspiller la vérité chez des gens qui n'en voulaient pas.[96] La mesure de 1881 va plus loin, puisque l'argent ne sert plus du tout à trier les lecteurs : seule compte la demande écrite.[97]

Des dons centralisés et la fin de la liste des collaborateurs

La même page change le rôle des lecteurs qui servaient de relais. Les frères et sœurs qui recueillaient les abonnements ne doivent plus toucher d'argent. Ils peuvent seulement transmettre des adresses, et tous les dons vont directement au bureau de la revue.[98] Ce bureau gère alors aussi les fonds de la Zion's Watch Tower Tract Society, fondée en 1881 avec Conley pour président et Russell pour secrétaire-trésorier.[99] Le réseau local ne touche donc plus à l'argent, qui passe tout entier par l'éditeur.[100]

Dans le même numéro, la liste des collaborateurs réguliers paraît pour la dernière fois.[101] Elle n'est plus celle de juillet 1879. Hugh B. Rice en a été retiré en mai 1880 sans avoir jamais rien écrit, et Lizzie A. Allen l'a remplacé.[102] John C. Sunderlin, ancien pasteur méthodiste, l'a rejointe en mars 1881.[103] Les noms de J. H. Paton, W. I. Mann, B. W. Keith et A. D. Jones figurent encore.[104] Paton n'a pourtant aucun article dans ce numéro. Selon Tony Wills, il a écrit dans la revue jusqu'en 1881, puis il est entré en désaccord avec Russell sur la rançon.[105] La page que le wiki consacre à Paton indique que Russell n'accepte plus ses articles après juin 1881.[106] Schulz et de Vienne notent que d'autres auteurs ont ensuite écrit dans la revue, mais sans qu'une liste fixe de collaborateurs soit à nouveau publiée.[107]

Tous les premiers rédacteurs ne quittent pas la revue au moment où la liste disparaît. Les vers qui terminent l'étude sur le chandelier portent les initiales W. I. M.[108] William I. Mann faisait partie du petit groupe d'étude biblique réuni à Allegheny autour de Russell.[109] Il avait aussi préparé en 1879 le recueil de cantiques Songs of the Bride, annoncé dès le premier numéro.[110] Il habite désormais Braddock, en Pennsylvanie, et non plus Allegheny comme en 1879.[111]

Quitter les Églises et faire prêcher chaque membre

L'appel « Sortez d'elle » demande de rompre avec les Églises organisées. Il rejette l'autorité des synodes, des conciles, des conférences et des presbytères, que les fidèles prennent pour « normes » au lieu de la Bible.[112] Ce mot d'ordre vient du millérisme. En juillet 1843, le prédicateur Charles Fitch avait appliqué l'appel d'Apocalypse 18:4 à toutes les Églises protestantes qui refusaient le retour du Christ, alors que « Babylone » désignait surtout la papauté avant lui.[113] George Storrs conseillait en 1844 de ne fonder aucune Église nouvelle, car toute Église organisée par l'homme devient Babylone dès qu'elle est organisée.[114] George Chryssides note que Russell applique le nom de Babylone à « l'Église nominale » tout entière, et non au seul catholicisme.[115]

Pour justifier la rupture, Russell décrit le contrôle que les Églises exercent sur leurs membres. Elles disposent, selon lui, d'un poids social assez fort pour menacer d'exclusion quiconque conteste leurs décisions, et elles font craindre un tourment futur à celui qui pense par lui-même.[116] Cette discipline était bien réelle dans le protestantisme américain. L'historien Gregory A. Wills a compté que les baptistes de Géorgie ont exclu entre 40 000 et 50 000 membres de 1785 à 1860. Les accusés étaient jugés par l'assemblée, qui votait le verdict.[117] Chez les méthodistes et les presbytériens, la discipline venait de la hiérarchie et non de l'assemblée locale.[118] Schulz et de Vienne rattachent ces critiques à l'expérience de Russell chez les congrégationalistes. En janvier 1880, il écrivait déjà que le pasteur fait taire le membre qui contredit le credo, puis le fait juger et exclure si cela ne suffit pas.[119]

En face de ces Églises, chaque membre doit prêcher. Les formes de cette prédication sont nommées : parler aux foules, à deux ou trois personnes, de maison en maison, glisser un mot à propos, distribuer des écrits, ou donner de l'argent consacré pour aider les autres à prêcher.[120] Cette activité devient une condition d'appartenance : « nous croyons qu'aucun ne fera partie du petit troupeau sans être prédicateur ».[121] En avril 1881, l'appel aux « 1 000 prédicateurs » et aux colporteurs restait une offre adressée aux volontaires.[122] Ici, l'activité est demandée à tous ceux qui ont reçu l'onction.[123] Penton cite précisément cette page pour montrer que tous les fidèles qui reconnaissaient Russell comme pasteur devaient prêcher à leurs voisins.[124] Le même historien rapporte l'analyse de Melvin Curry : l'échéance proche de 1881 a détourné l'attention de la déception de 1878 et poussé les Étudiants de la Bible à prêcher davantage.[125]

Le texte réimprimé contient une note de bas de page qui n'appartient pas au numéro de 1881. Elle rattache le message adressé à « Babylone » à une diffusion de 1 400 000 exemplaires de Food for Thinking Christians.[126]

Octobre 1881 : une date à expliquer aux lecteurs

Octobre 1881 marque la fin de « l'année agréable du Seigneur » et la fermeture de l'appel à entrer dans l'Épouse.[127] Russell doit pourtant corriger ce que certains lecteurs ont compris. Beaucoup attendaient pour cette date le changement des saints en êtres spirituels. Il précise que ce changement peut venir plus tard, sans fixer de délai, et renvoie à un article du numéro de mai.[128] En janvier 1881, A. D. Jones faisait encore de l'automne 1881 la date du changement des croyants vivants.[129] En mars, Russell l'avait déjà corrigé publiquement sur la manière de ce changement, qui devait se faire en un instant.[130] La mise en garde de juillet-août sépare donc la date de la fermeture de l'appel de celle du changement des saints. Penton écrit que Russell attendait lui-même le changement des saints en 1881.[131] Dans ce numéro, Russell demande au contraire aux lecteurs de ne pas compter sur un enlèvement cette année.[132]

Russell mesure aussi le succès de la revue au courrier qu'il reçoit. Il appuie son bilan du troisième volume sur des centaines de lettres de lecteurs, qui diraient avoir reçu la même bénédiction que lui.[133] Le courrier sert ainsi à la fois à juger l'année écoulée et à reconstituer la liste des abonnés.[134]

Le courrier des lecteurs apporte aussi des interprétations. W. F. Carson envoie une étude sur le grand prêtre du jour des Expiations, publiée en entier.[135] La rédaction répond que ses vues sont presque les mêmes que celles déjà publiées, mais elle rejette son attente d'un Christ visible aux yeux de tous.[136] Depuis 1879, l'en-tête de la revue précisait que l'éditeur n'est pas responsable de toutes les opinions de ses correspondants.[137] Avec la correction de Jones en mars et la réponse à Carson, la rédaction accepte les idées venues des lecteurs, mais elle garde le dernier mot sur ce que la revue enseigne.[138]

Traductions, presse adventiste et actualité

En avril 1881, la nouvelle traduction anglaise du Nouveau Testament était annoncée avec méfiance : on craignait qu'elle serve d'arme à l'incrédulité.[139] Une fois parue, elle est jugée meilleure que ce que Russell attendait, même si elle garde des ajouts comme le début d'Apocalypse 20:5.[140] Russell compare cette version aux traductions mot à mot de Rotherham, de Young et du Diaglott.[141] Joseph Bryant Rotherham a publié à Londres en 1872 un Nouveau Testament traduit sur le texte grec de Tregelles.[142] Robert Young a publié en 1862 une traduction littérale qui suit, pour le Nouveau Testament, le même texte grec que la version du roi Jacques.[143] Le Diaglott de Benjamin Wilson, paru en 1864, est le livre de référence de Russell. Il vient du milieu de l'« âge à venir », autour de la revue The Restitution.[144] En janvier 1880, Russell recommandait déjà le Nouveau Testament de Tischendorf, le Diaglott et la traduction de l'American Bible Union.[145]

La revue reprend aussi des textes d'autres périodiques. Le dialogue de D. W. Whittle vient du Messiah's Herald.[146] Ce périodique est publié par l'American Millennial Association et descend des Signs of the Times fondés à Boston en 1840 par Joshua V. Himes.[147] Daniel Webster Whittle, lui, est un évangéliste encouragé par Dwight L. Moody.[148] Russell lisait la presse de Himes : il écrivait à lAdvent Christian Times en 1872 et 1873.[149] La critique du mot « godhead » vient de H. V. Reed, dans Restitution.[150] Reed était rédacteur adjoint dOur Rest en 1875, puis il a été lié à The Restitution.[151] Schulz et de Vienne notent qu'en février 1881, Russell avait déjà répondu à un lecteur comme le faisait The Restitution, et que beaucoup de lecteurs de cette revue lisaient aussi Zion's Watch Tower.[152] Ces reprises étaient courantes dans la presse américaine de l'époque : les rédacteurs échangeaient leurs journaux et reprenaient librement des articles.[153] Le texte de Reed attaque la doctrine du « Dieu-trois-en-un ». Or le livre de Paton, The Day Dawn, que les colporteurs diffusaient en avril 1881, est présenté sur le wiki comme un ouvrage trinitaire.[154]

La revue lit aussi l'actualité. Elle reprend d'un journal de New York une nouvelle sur un étudiant juif qui obtient les premiers honneurs de sa promotion à Yale, et sur les bons résultats des élèves juifs des écoles de New York.[155] Le commentaire de la rédaction y voit un signe : les Juifs doivent occuper la première place parmi les nations pendant le millénium.[156] Cette attente d'un rétablissement des Juifs ne vient pas de l'adventisme, qui la refusait. Le groupe de Russell l'a reçue de Storrs et de George Stetson.[157] Robert Crompton montre que Russell cherchait dans l'actualité les preuves du retour de la faveur divine vers les Juifs : il citait par exemple le congrès de Berlin de 1878 et l'ouverture de la Palestine aux immigrants juifs.[158]


Contenu

Notre nouvelle année

Le numéro de juillet-août 1881 ouvre le troisième volume et la troisième année de la revue.[159] L'éditeur, Charles Taze Russell, qui n'est pas nommé dans cette page mais signe l'ensemble de la publication, se dit satisfait de l'année écoulée, qu'il décrit comme la meilleure qu'il ait connue en matière de croissance spirituelle, de connaissance et d'amour.[160] Il affirme tenir cette évaluation des centaines de lettres reçues de lecteurs, qui témoigneraient d'une bénédiction semblable.[161]

Un changement important porte sur les conditions d'abonnement à la revue. Cinq raisons sont données pour justifier la suppression du prix de vente. La première tient à la nature même de la publication : elle participe de la prédication de l'Évangile, et il serait tout aussi déplacé de faire payer sa lecture que de faire payer l'entrée d'une assemblée où la parole est prêchée, ou de louer des bancs d'église.[162] La deuxième raison concerne les lecteurs pauvres : bien que la revue ait déjà été offerte gratuitement à ceux qui ne pouvaient payer, beaucoup d'entre eux hésitaient à demander une faveur, sauf auprès du Seigneur lui-même ; en supprimant tout prix, personne n'a plus à demander une exception, et la revue devient un don reçu au même titre que le soleil ou l'air, « qui descend de notre Père ».[163]

La troisième raison est d'ordre financier : le prix de l'abonnement avait été fixé si bas, pour ne pas peser sur la majorité des lecteurs, qu'il ne couvrait pas les frais de publication ; depuis le début, la revue n'aurait couvert qu'environ les deux tiers de ses dépenses, sans même compter le coût supplémentaire des suppléments publiés au cours des six derniers mois.[164] La quatrième raison avance que la vérité vaut plus que l'or et que son prix dépasse celui des rubis : certains lecteurs pourraient donner cent ou mille dollars aussi facilement que d'autres en donnent un seul, et la suppression d'un tarif fixe laisse à chacun la responsabilité de donner selon ses moyens.[165]

La cinquième raison énonce un principe de fonctionnement : si cette façon de procéder est la bonne, elle doit être suivie sans se soucier des conséquences, y compris si les moyens nécessaires à la publication venaient à manquer et que la revue devait cesser de paraître. Il est précisé qu'aucune dette ne sera contractée et qu'aucun appel ne sera fait à la mendicité, l'œuvre étant celle du Seigneur, à qui appartiennent, selon le texte, l'or et l'argent des montagnes et le bétail sur mille collines ; si les fonds nécessaires ne viennent pas, cela sera interprété comme un signe que la publication doit s'arrêter.[166]

Un avis aux lecteurs annonce que toutes les sommes dues et en retard sur les abonnements sont annulées, et que ceux qui souhaitent continuer à recevoir la revue doivent en faire la demande immédiatement.[167] Les frères et sœurs qui avaient jusque-là recueilli des abonnements pour la revue sont invités à ne plus collecter d'argent à ce titre, mais peuvent continuer à transmettre à la rédaction les adresses de ceux qui souhaitent la recevoir ; les dons volontaires destinés à la revue doivent désormais être envoyés directement à son bureau.[168]

Une note signale que cette page marque la dernière apparition de la liste des collaborateurs réguliers, qui figurait jusque-là dans chaque numéro.[169] Cette liste mentionne J. H. Paton (Almont, Michigan), W. I. Mann (Braddock, Pennsylvanie), B. W. Keith (Dansville, New York), A. D. Jones (Pittsburgh, Pennsylvanie), L. Allen (Honeoye, New York) et J. C. Sunderlin (Fort Edward, New York).[170]

Porter son saint nom

Un poème signé « Mrs A. Agens » invite le voyageur patient, tenté et éprouvé, à se réjouir car son repos est proche.[171] Le texte évoque ce que le Seigneur donnera à ceux qui l'aiment : partager sa gloire et vivre avec lui en portant son saint nom, un nom que même les plus hauts anges ne peuvent porter et que l'époux céleste réserve à son épouse.[172] Le poème reprend l'idée que cette épouse, installée par amour sur le trône céleste, portera le nom « le Seigneur notre justice ».[173] Il évoque aussi l'union avec le Christ dans la souffrance comme condition pour partager sa récompense, la voie étroite et parfois obscurcie par les ombres, l'attente de l'appel final à rejoindre le Maître, et l'échange de la croix portée dans la vie présente contre la couronne du vainqueur.[174]

Oint pour prêcher

Ésaïe 61:1 ouvre l'exposé : « L'Esprit du Seigneur Dieu est sur moi, car il m'a oint pour annoncer la bonne nouvelle aux humbles, il m'a envoyé pour panser les cœurs brisés, pour proclamer la liberté aux captifs et l'ouverture de la prison à ceux qui sont liés, pour proclamer l'année agréable du Seigneur et le jour de la vengeance de notre Dieu ».[175] Cette prophétie est présentée comme reprise par Jésus lui-même en Luc 4:18 et appliquée par lui à sa propre personne et à son œuvre.[176]

Cette onction est datée du moment où Jésus, à trente ans, atteint la pleine maturité de l'homme et se présente à son Père comme un sacrifice vivant, son abandon ou sa mort étant signifiés par le baptême de Jean dans le Jourdain, et sa foi dans le pouvoir et la volonté de Dieu de le ressusciter à une vie nouvelle, celle d'un être spirituel, étant symbolisée par ce même baptême.[177] Jean est présenté comme témoin de cette onction, ce qui justifie sa déclaration : « Et j'ai vu, et j'ai rendu témoignage que celui-ci est le Fils de Dieu », rapportée en Jean 1:32-34.[178]

La valeur de cette onction pour Jésus lui-même est ensuite examinée. Avant de devenir homme, il était un être spirituel ; mais ce statut est présenté comme réellement abandonné, et non simulé ou seulement masqué sous une apparence humaine : « Jésus a réellement abandonné, entièrement et pour toujours, son existence comme être spirituel ou céleste », pour la changer contre une existence humaine ou terrestre.[179] Cette précision vise directement ceux qui pensent que Jésus aurait conservé sa nature spirituelle, simplement recouverte de l'apparence d'un homme ; une telle idée est jugée incapable d'expliquer correctement les affirmations selon lesquelles il a été « tenté en toutes choses comme nous, mais sans péché », ou la tentation du diable au désert.[180]

Cette conception d'une humanité réelle de Jésus permet de comprendre comment celui qui était riche, dans un état supérieur, s'est fait pauvre pour que, par sa pauvreté, les hommes deviennent riches : s'il avait seulement quitté ses richesses pour quelques années sans jamais renoncer réellement à son droit sur elles, il ne serait pas devenu pauvre, mais aurait seulement paru le faire.[181] Cette humanité n'est cependant pas une humanité déchue ni condamnée à la mort par le péché : Jésus n'ayant commis aucun péché, il aurait été injuste de la part du Père de le placer sous la peine du péché, « l'esclavage de la corruption », c'est-à-dire la mort.[182] Sa nature humaine est décrite comme parfaite, placée exactement sur le même plan que celui d'Adam avant le péché, une disposition particulière ayant été prise à cet effet dans sa naissance miraculeuse.[183]

Devenu homme accompli à trente ans, Jésus sait pourquoi il a pris cette nature : non pour vivre sur terre en tant qu'homme plutôt qu'être spirituel vivant dans des conditions célestes, mais pour accomplir les plans du Père et racheter l'humanité de la mort en se donnant lui-même comme rançon, conformément à ce que la mort est venue par un homme et que la résurrection des morts vient également par un homme, comme le dit Romains 5:19 à propos de la désobéissance d'un seul rendant beaucoup pécheurs et de l'obéissance d'un seul rendant beaucoup justes.[184] Cette nécessité découle de la règle même fixée par Dieu, œil pour œil, dent pour dent, vie pour vie : seul un être humain pouvait racheter ou payer la rançon de l'humanité, d'où la nécessité que celui qui était riche devienne pauvre.[185]

Jésus se hâte, dit le numéro, d'accomplir cet objectif dès qu'il le comprend, reprenant les paroles du prophète : « Voici, je viens ! Dans le rouleau du livre, il est écrit de moi que je dois faire ta volonté, ô Dieu ».[186] La volonté du Père est que cet être parfait se livre librement à la mort comme rançon pour tous les hommes, et le baptême d'eau au Jourdain est présenté comme la consécration symbolique de ce sacrifice vivant, la vie terrestre devant dès lors être livrée et dépensée jour après jour, heure après heure, jusqu'à être entièrement engloutie par la mort, en rançon pour beaucoup.[187]

À l'objection que cet abandon total de la vie, s'il n'était pas un simulacre, devait mettre fin pour toujours à l'existence de Jésus, il est répondu qu'il a effectivement tout donné, conformément à Matthieu 13:44, mais que la promesse du Père, bien comprise de lui, était que, s'il se montrait obéissant en cela jusqu'à la mort, le Père le créerait de nouveau, d'une nouvelle création différente des créatures humaines, et bien que spirituelle également, différente et supérieure aux créatures angéliques.[188] Bien qu'il ait été, avant de devenir homme, le chef de toute la création de Dieu, « le commencement de la création de Dieu », cette obéissance jusqu'à la mort lui vaut d'être élevé bien au-dessus de tout, à une position et une condition supérieures à celles qu'il avait lui-même connues auparavant, pour devenir participant de la nature divine, partageant la gloire, l'honneur et l'immortalité divins.[189]

La valeur de l'onction est alors résumée : elle constitue le témoignage par lequel le Père certifie que le sacrifice est accepté, le gage que la nature divine promise sera accordée une fois l'alliance pleinement accomplie, la vie effectivement donnée.[190] Elle est aussi décrite comme la puissance même de Dieu, habitant en Jésus, lui permettant non seulement de connaître la volonté du Père mais aussi de l'accomplir : ayant entièrement renoncé à sa propre volonté, le Père œuvre en lui à vouloir et à faire selon son bon plaisir, ce qui lui permet de dire : « Non pas ma volonté, mais que la tienne soit faite ».[191] C'est de cet esprit habitant en lui que Jésus parle lorsqu'il dit, selon Jean 14:10 : « Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même, mais le Père qui demeure en moi fait les œuvres ».[192] Ce n'est pas seulement sa perfection d'homme, mais aussi le fait que ses paroles soient inspirées par l'Esprit du Père demeurant en lui, qui explique le mot des gens à son sujet : « jamais homme n'a parlé comme cet homme ».[193] Les paroles de Pierre rapportées en Actes 10:37-39 sont citées en appui : Dieu a oint Jésus de Nazareth de l'Esprit saint et de puissance, faisant ainsi de lui Jésus le Christ, c'est-à-dire Jésus l'oint, qui allait de lieu en lieu faisant le bien et guérissant tous ceux qu'opprimait le diable, Dieu étant avec lui.[194]

Un autre effet de cette onction tient au fait que, son sacrifice étant déjà compté comme accompli et l'humanité par là rachetée, il lui est permis de prêcher ou de proclamer cette bonne nouvelle : il est « oint pour prêcher ».[195] Pour celui qui a tant aimé le monde qu'il a livré sa vie pour lui, annoncer lui-même aux rachetés la bonne nouvelle de la bénédiction qui en résulterait pour eux est présenté comme une grande joie, et c'est ainsi que Jésus prêcha.[196]

La question posée ensuite porte sur le contenu exact de cette prédication : quelle doctrine Jésus a-t-il reçu mission d'annoncer, étant assuré, dit le numéro, que la comprendre permettra de saisir l'essence même de toute doctrine vraie et de toute prédication correcte.[197] Le numéro écarte explicitement l'idée que Jésus aurait été chargé d'annoncer que quiconque ne croit pas au « petit catéchisme » et au tourment éternel de neuf dixièmes du genre humain serait lui-même condamné à des tourments sans fin, ou que tout autre châtiment sans fin serait réservé aux créatures de Dieu, quelle que soit la gravité de leur péché ou la lumière reçue.[198] Il est affirmé que le prophète ne connaissait rien d'une telle mission de prédication, et la question est posée de savoir où les prédicateurs actuels ont trouvé l'autorité d'enseigner ces doctrines et d'en faire l'ossature même de tout leur enseignement, certainement pas, selon le numéro, dans la Loi, les Prophètes, ou l'Évangile de Jésus et de ses apôtres, mais plutôt dans la « tradition des anciens » et les credo formés dans les « âges sombres », au moment même où le peuple de Dieu commençait à se détacher de ce que Luther appelait « le tas de fumier des décrets romains ».[199]

Ésaïe 61:1 répond à cette question en indiquant ce que Jésus a réellement été chargé d'annoncer : la bonne nouvelle aux humbles, c'est-à-dire la liberté pour les captifs et l'ouverture de la prison à ceux qui sont liés.[200] La question est posée : Jésus a-t-il parlé de l'émancipation des esclaves, de la liberté des serfs de Russie ou des Noirs d'Amérique, ou a-t-il annoncé une libération générale de tous les criminels des prisons d'État ? Cette dernière hypothèse, précise le numéro, ne serait de toute façon pas « une bonne nouvelle ».[201] Les esclaves et les captifs dont parle la prophétie sont désignés comme l'humanité entière, rendue esclave du péché et affligée des maux que le péché a causés ; la prison est la tombe, où des millions sont descendus, et c'est de ces captifs et de cette prison, et d'aucun autre, que Jésus a parlé dans sa prédication.[202] La citation s'interrompt sur les paroles de Jésus annonçant que « l'heure vient où tous ceux qui sont dans », introduisant la promesse de la résurrection des morts comme contenu de cette délivrance annoncée.[203]

La résurrection des morts est annoncée comme accomplissement concret de la prédication de Jésus : « ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix et sortiront », et Jean 5:25,28 est cité à l'appui : les morts entendront la voix du Fils de l'homme et ceux qui l'entendront vivront.[204] Les miracles de Jésus, guérisons de maladies, résurrections, transformation du chagrin en joie, ne sont pas présentés comme une fin en soi, mais comme la preuve et l'illustration de la puissance par laquelle l'œuvre à venir, non encore entreprise de son vivant, sera finalement accomplie.[205] Jean 2:11 est cité pour montrer que ces miracles manifestaient sa gloire par avance, avant l'âge millénaire où cette gloire doit se déployer pleinement.[206]

À côté de cette annonce générale de délivrance pour le monde entier, une invitation particulière est adressée à certains : entrer par la porte étroite et le chemin resserré pour devenir avec Jésus cohéritiers de la gloire, de l'honneur et de l'immortalité.[207] Ceux qui prennent ce chemin sont désignés comme un « petit troupeau », reprenant les mots de Jésus : « Ne crains pas, petit troupeau, car ton Père a trouvé bon de te donner le royaume ».[208] Cette annonce figure elle aussi, selon le numéro, dans la prophétie d'Ésaïe, quand elle promet à ceux qui pleurent en Sion l'huile de joie au lieu de l'esprit de tristesse, l'huile étant présentée comme le symbole de l'esprit de Dieu, partagé par ce petit troupeau avec son chef.[209] La prédication de Jésus comporte ainsi deux volets : d'abord, pour le monde entier, le rétablissement de toutes choses par la résurrection, illustré par ses miracles ; ensuite, pour ceux qui marchent dès maintenant sur le chemin resserré, la récompense illustrée par sa propre vie, qu'il invite à suivre pas à pas.[210]

L'Église ointe

L'onction reçue d'abord par Jésus lui-même s'étend ensuite, au moment voulu (identifié à la Pentecôte), à l'Église qui forme son corps, et cette onction demeure en elle, d'après 1 Jean 2:27.[211] Cette onction a pour but de permettre à l'Église de partager dès à présent le déshonneur et le sacrifice de son Seigneur, pour partager ensuite avec lui la gloire et la puissance de l'âge à venir.[212] Puisque Jésus lui-même a été « oint pour prêcher la bonne nouvelle », son corps doit l'être également, pour prêcher le même message en deux parties : au monde, la liberté par le rachat et la résurrection ; au petit troupeau qui suit l'Agneau, le royaume, par le rachat et la consécration.[213]

Ce message est identifié à celui que prêchaient les apôtres eux-mêmes, à savoir qu'il y aura une résurrection des morts, des justes comme des injustes, d'après Actes 24:15, les apôtres annonçant par Jésus, en raison de la rançon qu'il a payée, la résurrection d'entre les morts, d'après Actes 4:2, Actes 17, Actes 18:32 et Actes 23:6.[214] Cette nouvelle est présentée comme ayant paru si neuve et si bonne que les pharisiens et les enseignants religieux ne pouvaient y croire, habitués qu'ils étaient à imposer au peuple des fardeaux qu'eux-mêmes ne soulevaient pas, d'après Matthieu 23:4 ; tandis que le peuple s'émerveillait des paroles de grâce qui sortaient de la bouche de Jésus, les autorités religieuses en étaient affligées.[215] La prédication de la croix et de sa valeur comme prix de la paix de tous les pécheurs est décrite comme ayant toujours été, et devant toujours rester, une « folie » pour tous sauf pour ceux qui sont oints pour la prêcher.[216]

Qui doit prêcher ?

La réponse donnée est que tous ceux qui reçoivent l'onction de l'esprit et sont ainsi reconnus comme membres du corps du Christ doivent prêcher, chacun pouvant dire comme la tête : « Il m'a oint pour prêcher l'Évangile ».[217] Les dons et talents diffèrent d'un membre à l'autre, aucun n'étant parfait comme la tête, mais chacun est responsable de la prédication qu'il peut assumer : certains peuvent s'adresser à des multitudes, d'autres à deux ou trois personnes, d'autres encore de maison en maison, d'autres en glissant un mot à propos, d'autres en distribuant des écrits, d'autres en donnant de l'argent consacré confié à leur gestion pour aider les autres à prêcher.[218] Au-delà des moyens employés, chacun est invité à prêcher aussi par sa vie et ses habitudes la puissance de transformation de la bonne nouvelle, tous étant qualifiés d'« épîtres vivantes », lues et connues de tous les hommes.[219]

L'appartenance au petit troupeau est présentée comme conditionnée par cette prédication active : « nous croyons qu'aucun ne fera partie du petit troupeau sans être prédicateur ».[220] Toute consécration faite avant l'onction engage, d'après Actes 5:4, à ne retenir aucune part du prix déjà donné.[221] La vocation reçue n'est pas, selon le numéro, de recevoir des honneurs ou d'amasser des richesses, mais de se dépenser et d'être dépensé pour prêcher cette bonne nouvelle, chacun étant appelé à mettre tout son soin à rendre sûre cette vocation et à accomplir ce pour quoi il a été oint.[222]

Œuvre et gloire à venir

La question posée est celle de la vérité de cette prédication : y aura-t-il réellement une libération aussi générale des captifs de la mort ? La réponse citée est 1 Corinthiens 15:22 : de même que tous meurent en Adam, tous seront rendus à la vie en Christ, sans condition en ce qui concerne ce premier rétablissement.[223] Cette libération générale ne précède cependant pas immédiatement la prédication : la prédication actuelle, décrite comme s'adressant « aux humbles », vise à développer, parmi ceux qui sont disposés et capables d'entendre, le corps du Christ, les cohéritiers.[224] Cette œuvre est présentée comme presque achevée, la bénédiction effective devant bientôt remplacer la simple promesse.[225]

Les paroles de Jésus annonçant « de plus grandes œuvres que celles-ci, vous les ferez » sont rapportées à l'âge millénaire plutôt qu'à l'époque des apôtres, aucun disciple n'ayant accompli d'œuvres plus grandes que les miracles de Jésus ; l'application de cette promesse est donc reportée aux œuvres à venir de l'âge de gloire, dont les miracles de Jésus, résurrections, guérisons, ouverture des yeux des aveugles, ne sont que des illustrations d'une portée moindre.[226] L'ouverture des yeux de l'intelligence des hommes pour comprendre la vérité, l'ouverture des oreilles sourdes pour entendre et connaître l'amour de Dieu qui surpasse toute intelligence, la guérison de ceux qui sont malades de péché et la guérison des infirmités morales sont présentées comme des œuvres bien plus grandes que les guérisons temporaires accomplies par Jésus, lesquelles n'auraient servi qu'à préfigurer sa gloire à venir.[227]

L'« année agréable du Seigneur » et le « jour de la vengeance de notre Dieu », mentionnés par le prophète, reçoivent chacun une explication distincte. L'année agréable est identifiée à l'âge de l'Évangile tout entier, pendant lequel quiconque entend la bonne nouvelle et se consacre pleinement à Dieu comme sacrifice vivant est accepté et fait cohéritier avec Jésus-Christ ; cette période prend fin avec cet âge, le petit troupeau devant alors être au complet et aucun autre n'étant plus admis à la nature divine.[228] Le jour de la vengeance est identifié au temps de feu, ou de trouble purificateur, pendant lequel le monde et l'ensemble de l'Église, à l'exception du petit troupeau, doivent être éprouvés et purifiés en vue des bénédictions de l'âge millénaire.[229] Ce jour de la vengeance est identifié au « jour du Seigneur » dans lequel il est affirmé, d'après les preuves tirées de la prophétie, être entré depuis 1874, avec une sévérité croissante touchant d'abord la chrétienté nominale puis le monde entier jusqu'en 1914, les sept premières années de cette période, déjà exposées précédemment, étant des années de faveur se terminant en octobre de l'année en cours, 1881.[230]

Jésus, en s'appliquant cette prophétie à lui-même selon Luc 4:18-19, s'arrête au milieu de la phrase, sans mentionner le « jour de la vengeance », parce que celui-ci n'était pas encore arrivé à son époque ; cette partie de la prophétie est présentée comme désormais arrivée à échéance, et le numéro affirme la déclarer sur cette base.[231] L'annonce de ce « jour de la vengeance » devenu actuel est elle-même rangée parmi les bonnes nouvelles que les oints du Seigneur ont charge de proclamer, en tant qu'elle permet de reconnaître à l'avance les résultats heureux que Dieu entend faire suivre.[232] L'exposé se termine en reprenant à la première personne les mots de l'apôtre Paul rapportés en 1 Corinthiens 9:16, « malheur à moi si je ne prêche pas l'Évangile », présentés comme devant se transformer en plus grand plaisir et joie suprême pour qui se laisse pleinement saisir par ce message.[233]

Voici ! Voici !

Jean 1:26 fournit le titre de cet exposé : « il y a au milieu de vous quelqu'un que vous ne connaissez pas ».[234] La difficulté de croire aux réalités spirituelles est attribuée au fait que l'expérience des hommes se limite au plan terrestre : seuls ceux qui détachent par leurs espoirs et leurs ambitions leur pensée de la terre, et qui font des choses spirituelles l'objet constant de leur étude, parviennent à les apprécier et à distinguer correctement entre les réalités terrestres et spirituelles.[235]

Peu de gens savent qu'il existe un corps naturel, c'est-à-dire humain, et un corps spirituel, selon 1 Corinthiens 15:44 ; n'ayant jamais vu personne dont le corps ne soit pas de chair, d'os et de sang, beaucoup refusent de croire qu'un être puisse être constitué différemment.[236] Ce raisonnement humain, non guidé par l'esprit de Dieu, entre en conflit avec « l'épée de l'Esprit, qui est la parole de Dieu », selon Éphésiens 6:17 ; ceux qui raisonnent ainsi affirment savoir exactement ce qu'ils seront dans l'avenir, à savoir ce qu'ils sont déjà, sans leurs faiblesses et leurs maux présents, et ils affirment également savoir ce que sera Jésus, à savoir ce qu'il était lors de sa crucifixion, avec les mêmes blessures aux mains, aux pieds et au front, puisque ce doit être, selon eux, « ce même Jésus » qui doit venir régner.[237]

Il n'y a pas lieu de blâmer ceux qui ne discernent pas les choses spirituelles et se représentent tout sur le plan terrestre, car 1 Corinthiens 2:14 enseigne que l'homme naturel ne reçoit pas les choses de l'Esprit de Dieu, qu'elles sont folie pour lui et qu'il ne peut les connaître parce qu'elles se discernent spirituellement.[238] Paul enseigne cependant à ceux qui ont un œil et une oreille spirituels qu'il y aura un changement complet, du naturel ou humain au spirituel, pour le « petit troupeau » à qui le Père a trouvé bon de donner le royaume, lequel, selon 1 Corinthiens 15:50, la chair et le sang ne peuvent hériter.[239] Ce changement est si grand qu'il n'est pas encore manifesté ce que seront les membres de ce petit troupeau une fois transformés : Paul, qui connaissait bien la nature et le corps humains et aurait su décrire une simple perfection de l'humanité, affirme pourtant qu'après le changement le corps sera spirituel et non naturel, et qu'il n'est pas encore manifesté ce qu'est un corps spirituel ni quels pourront être tous ses pouvoirs, sinon que « nous serons semblables à lui ».[240] Il en découle que Jésus lui-même sera différent de ce qu'il était, à tel point que Paul laisse entendre que, bien qu'il l'ait vu seul après ce changement selon 1 Corinthiens 15:8, il n'a pas pu le décrire, et que nul ne pourra comprendre ce que sera son propre changement, ni ce qu'a été celui de Jésus, avant d'être lui-même transformé et rendu « semblable au corps glorieux du Christ ».[241]

Le corps marqué des traces des clous aux mains et aux pieds n'est pas désigné comme le corps glorieux du Christ : quiconque exerce son discernement sur les choses spirituelles peut voir que « le corps de chair », « la ressemblance des hommes », « la forme d'un serviteur », n'étaient pas son corps glorieux, mais le corps pris afin qu'il « puisse goûter la mort pour tout homme ».[242] Si Jésus a pris une nature et une forme humaines afin que, comme la mort est venue par un homme, la résurrection des morts vienne aussi par un homme, selon 1 Corinthiens 15:21, et s'il possède désormais une autre nature et une forme spirituelle, il faut reconnaître deux états successifs : d'abord le naturel ou humain, ensuite le spirituel.[243] C'est l'homme, Jésus oint, qui est mort pour les péchés des hommes ; mais il n'est plus un homme désormais, il est un être spirituel. En tant qu'homme, il a été obéissant jusqu'à la mort, même la mort de la croix, c'est pourquoi Dieu l'a aussi haut élevé, selon Philippiens 2:9, et sa nature et sa forme ne sont plus humaines mais divines.[244]

Il est désormais un corps glorieux, « l'image expresse de la personne du Père, du Dieu invisible », celui « que nul homme n'a vu ni ne peut voir ».[245] Paul, né (ressuscité) avant le temps, reçut un aperçu de Jésus glorifié, qui détruisit sa vue naturelle, selon 1 Corinthiens 15:8.[246] Le moment où Jésus a reçu ces formes successives est retracé : né d'une femme, il a atteint la perfection humaine après trente années de croissance en sagesse et en stature ; aussitôt parvenu à cet âge, il a consacré cette nature humaine en sacrifice pour le monde, sacrifice accepté de Dieu, le Père en témoignant par l'onction qui remplit cet homme de son Esprit, cette onction constituant l'engendrement de l'homme Jésus à la nature divine et spirituelle.[247] Les trois ans et demi de son ministère constituent les années de crucifiement de la chair, c'est-à-dire de la volonté humaine parfaite de Jésus ; il acheva ce sacrifice à la croix et fut relevé des morts le troisième jour, cet événement étant appelé sa naissance, « le premier-né d'entre les morts », « premier-né entre plusieurs frères ».[248] Cette naissance n'est pas désignée comme une naissance de la chair, mais de l'Esprit : Jean 3:6 rappelle que ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l'Esprit est esprit ; il fut donc semé corps naturel et relevé corps spirituel, selon 1 Corinthiens 15:44.[249]

Puisque Jésus est, depuis sa résurrection, un corps spirituel, aucune raison n'est trouvée de s'attendre à ce qu'il revienne au second avènement sous une forme de chair : aucun passage des Écritures n'annonce qu'il redeviendra un corps humain, terrestre et charnel, et il est jugé déraisonnable, pour quiconque a été quelque peu éclairé par la parole de Dieu, d'attendre que Jésus revienne visible à l'œil humain.[250] Nul n'a jamais vu de l'œil humain des êtres spirituels, Dieu, les anges ou les démons, sauf lorsqu'un miracle les a spécialement révélés, comme rapporté dans les Écritures ; aucun astronome balayant le ciel de jour ou de nuit avec un puissant télescope n'a jamais vu les anges que Paul désigne comme « des esprits au service de ceux qui doivent hériter du salut », ni celui qu'on appelle « le Diable », le « Prince de ce monde », le « Prince de la puissance de l'air ».[251]

À l'objection que les anges ont annoncé « ce même Jésus reviendra », il est répondu que cette annonce se réalisera, mais qu'il s'agit du Jésus né de l'Esprit, corps spirituel, esprit vivifiant, relevé par la puissance du Père à la perfection de l'être spirituel, et que ce même Jésus spirituel reviendra de la même manière qu'il s'en est allé, inconnu du monde qui mange, boit, plante et bâtit sans le savoir.[252] C'est ainsi qu'est présentée l'idée que Jésus est revenu, non comme un homme mais comme un esprit, non sous une forme de chair mais sous une forme d'esprit, un corps spirituel, visible seulement à ceux qui ont une vue spirituelle et qui regardent ; certains, regardant ainsi, peuvent désormais le voir présent, les yeux de leur entendement étant éclairés par la lumière de la parole prophétique rendue plus sûre, marchant par la foi et non par la vue, capables de persévérer « comme voyant celui qui est invisible » pour l'humanité.[253]

La mission de ceux qui voient ainsi cette présence est de la déclarer à l'Église nominale, dont le blé mûr, est-il espéré, entendra et reconnaîtra cette annonce, tandis que d'autres resteront aveugles à cet égard.[254] Cette position est comparée à celle de Jean le Baptiste au premier avènement de Jésus venu en chair à « Israël selon la chair » : Jean l'a présenté, l'a annoncé comme l'« Agneau de Dieu » qui ôterait le péché du monde ; de même, Jésus est maintenant annoncé à l'Israël spirituel comme le Seigneur de la vie et le Roi de gloire.[255] Interrogé par les chefs de la maison charnelle sur sa mission et son droit de prêcher hors du cadre de l'Église juive, Jean déclarait avoir pour tâche spéciale de rendre témoignage à la lumière et à la vérité de la présence de Jésus, l'oint du Seigneur ; de même, lorsque des raisons sont demandées ici, la réponse donnée est que le Roi est venu et appelle ses cohéritiers, qui doivent être avertis de sa présence, car « il y a au milieu de vous quelqu'un que vous ne connaissez pas ».[256]

L'exhortation finale invite à ne pas regarder les choses qui se voient mais celles qui ne se voient pas, car selon 2 Corinthiens 4:18, « les choses qui ne se voient pas sont éternelles ».[257] Si le « moissonneur » lui-même reste invisible, son œuvre se voit dans l'Église nominale, où le blé et l'ivraie, le réel et l'imitation, sont nécessairement en train d'être séparés, afin que le blé puisse en temps voulu briller comme le soleil dans le royaume de leur Père, royaume que la chair et le sang ne peuvent hériter.[258] Reconnaître cette présence du Seigneur est présenté comme la vérité sanctifiante et essentielle à l'achèvement des saints vivant actuellement, et la capacité à la percevoir comme le test de la vue spirituelle, de même qu'au premier avènement le test n'était pas de croire que les prophètes avaient annoncé un Messie à venir, ni même que cette venue serait prochaine, puisque « tous les hommes étaient dans l'attente » de cette venue, mais de croire en sa présence sous une forme inattendue.[259] Le test actuel est présenté comme semblable : non pas croire que Jésus va venir, mais être capable de le voir présent, capacité réservée à ceux qui possèdent la vue spirituelle, « que vous ne connaissez pas ».[260]

Le Tabernacle : le chandelier

L'étude du tabernacle se poursuit avec le chandelier d'or, dont la description est tirée d'Exode 25:31-40 : « tu feras un chandelier d'or pur ; ce chandelier sera fait d'une seule pièce martelée, avec son pied, sa tige, ses coupes, ses pommes et ses fleurs ».[261] La lumière est présentée comme le symbole de la joie, tandis que la nuit et l'obscurité figurent l'ignorance et son cortège de souffrances ; dans l'histoire humaine, cette association explique pourquoi la lumière, le feu, le soleil et la lune sont devenus très tôt des objets d'adoration chez les peuples plongés dans l'obscurité morale, vénérés soit comme symboles d'un dieu, soit comme des dieux eux-mêmes sous une forme visible.[262]

L'homme naturel est décrit comme porté à réclamer une manifestation visible de ce qu'il croit, cherchant à marcher par la vue, alors que seul le juste, l'homme spirituel, marche par la foi.[263] C'est à ce besoin que répondraient les nombreuses formes typiques données par Jéhovah aux enfants d'Israël, alors que les nations voisines disposaient d'objets sensibles qui satisfaisaient l'œil et apportaient un contentement immédiat. Cette tendance est comparée à celle des enfants qui, non contents de savoir que leur mère se trouve dans la maison, la suivent de pièce en pièce et refusent même qu'une porte se ferme entre eux et elle.[264] Le même besoin de « remplir l'œil » est retrouvé chez ceux qui, à l'époque de la publication, s'attachent à des crucifix, des images ou des reliques pour satisfaire une conscience mal instruite, ou chez ceux qui pensent qu'il n'y a ni vie ni puissance sans un banc des pénitents et beaucoup de bruit et d'agitation ; le numéro précise toutefois ne vouloir offenser en rien les véritables enfants de Dieu qui agissent ainsi, « nous ne voudrions offenser personne, pour peu que ce soit ».[265] Le bruit n'est cependant pas assimilé à la puissance : la lumière, bien qu'étant l'une des forces les plus puissantes de la nature, est aussi l'une des plus silencieuses, selon des vers du poète écossais Horatius Bonar cités en illustration.[266]

Les premières paroles rapportées de Dieu dans la Genèse, « que la lumière soit », sont présentées comme une condition préalable à la formation et au développement du monde naturel, tout comme le cœur qui cherche la lumière et la croissance spirituelles reprend ce même cri.[267] Dieu étant la source et la fontaine de toute vie et de tout amour, il est aussi la source de toute lumière, qu'il manifeste non par la seule parole écrite mais par son auteur, Jésus, « la Parole de Dieu », conformément à Jean 1:4,9.[268]

Le chandelier est présenté comme un type du Christ, et par extension de tout membre véritable du corps du Christ, la lumière étant particulièrement propre à exprimer le caractère de Dieu et de son peuple. Jean affirme que « Dieu est lumière », selon 1 Jean 1:5, et Jacques le nomme « Père des lumières, chez qui il n'y a ni changement ni ombre de variation », d'après Jacques 1:17.[269] Jésus se désigne lui-même comme « la lumière du monde », promettant que celui qui le suit ne marchera pas dans les ténèbres mais aura la lumière de la vie, et il désigne ses disciples comme « la lumière du monde », selon Matthieu 5:14.[270] Le chandelier symbolise ainsi le Christ comme l'espérance de la race humaine déchue, se dressant là où aucune autre lumière n'existait. Ses sept branches sont mises en relation avec le chiffre sept, symbole de ce qui est complet et entier, pour représenter le Christ comme l'incarnation de la lumière, non seulement de la vérité, mais de toute la vérité, la plénitude de Dieu.[271]

La lumière étant composée des sept couleurs primaires, elle symbolise Jésus comme celui qui est « entièrement digne d'amour ». L'arc-en-ciel, scellant la promesse divine, n'est présenté que comme l'individualisation du rayon blanc et pur ; de même, l'espérance du monde et la promesse de sa préservation éternelle résident dans la manifestation des beautés diverses et des gloires ineffables de celui qui est sans tache.[272] Un extrait de cantique est cité pour décrire cette beauté du Sauveur, aucun mortel ne pouvant lui être comparé parmi les fils des hommes.[273]

Le texte parallèle d'Exode 37:17 est cité pour confirmer que le chandelier, sa tige, ses branches, ses coupes, ses pommes et ses fleurs étaient tous d'une seule pièce.[274] Ce détail de fabrication, le chandelier étant entièrement façonné au marteau à partir d'une pièce unique, sans assemblage de pièces séparées, est mis en rapport avec le traitement rude parfois subi par les croyants : les branches devaient être aussi martelées que la tige elle-même, sans « seigneurs du troupeau fabriqués en série » ni « ornements d'église coulés en série dans un moule ».[275] La succession d'une pomme et d'une fleur dans la structure du chandelier figure les grâces d'un caractère semblable à celui du Christ accompagnant le fruit solide d'une vie chrétienne, une combinaison de foi et d'œuvres, et évoque aussi une plante vigoureuse en développement constant, fleurissant et fructifiant sans cesse, à l'image des arbres qui poussent près du fleuve de vie et portent leur fruit chaque mois.[276]

Le tabernacle, dépourvu de fenêtres, contenait des objets admirables qui seraient restés invisibles sans le chandelier. La table des pains de proposition, avec sa nourriture spirituelle typique toujours fraîche et parfumée, demeurait ainsi inconnue de la lumière naturelle, cachée à ceux qui se trouvaient à l'extérieur ; de même l'autel des parfums et le chemin vers Dieu restaient invisibles au monde, qui par sa sagesse, c'est-à-dire par la lumière naturelle, ne connaît pas Dieu, conformément à ce que Paul dit aux Athéniens cherchant Dieu à tâtons sans le trouver, selon Actes 17:27, et leur érection d'un autel « au dieu inconnu ».[277] Un parallèle est établi avec les hommes qui, à l'époque de la publication, érigent encore des autels à des credo et à des doctrines sans fondement et s'y sacrifient eux-mêmes, par opposition à l'affirmation du Psaumes 36:9 : « auprès de toi est la source de la vie ; dans ta lumière nous voyons la lumière ».[278]

Tout le mobilier du tabernacle était fait de bois recouvert d'or, à l'exception du chandelier, souvent appelé par excellence le « chandelier pur ». Comme la cuve de bronze, il était fait d'une seule matière, et comme elle, ses dimensions ne sont pas précisées dans le texte biblique.[279] L'absence de dimensions pour ces deux objets est interprétée comme symbolisant que la vérité de Dieu, pure et sans mélange, est illimitée et capable de se maintenir sans le secours des raisonnements et des imaginations humaines ; les hommes s'efforcent depuis longtemps d'excuser le caractère de Dieu, sa conduite et sa parole, alors que la vérité n'a besoin d'aucun soutien et qu'il suffit de la garder pure pour la garder en sécurité.[280] Des vers sont cités affirmant que la vérité écrasée contre terre se relèvera toujours, car les années éternelles de Dieu lui appartiennent.[281]

Cette absence de dimensions sert aussi à dénoncer les diverses sectes dispersées le long du cours de la vérité qui coule du trône : elles auraient construit de petits barrages de boue dans le sable, endigué une partie du courant, et, prétendant l'avoir entièrement capturé, l'auraient soigneusement recouvert de manière à le soustraire à la lumière et à l'air, si bien que ce qui aurait dû rester pour elles une source de vie serait devenu une véritable mare à grenouilles, en référence à Apocalypse 16:13 et Apocalypse 18:2.[282]

Pour l'époque présente, la Parole de Dieu est identifiée à la lampe et l'Église au chandelier, conformément à Psaumes 119:103, Matthieu 25:1 et Apocalypse 1:20 ; il est cependant précisé que cette disposition ne restera pas toujours la même, Jésus ayant dit à ses disciples : « vous êtes la lumière du monde ».[283]

Après la Jérusalem terrestre restaurée, la Jérusalem céleste devient la source de sa lumière et de sa loi, et brille à travers elle sur les nations : Ésaïe 2:3 annonce qu'une fois le royaume établi, « de Sion sortira la loi, et de Jérusalem la parole de l'Éternel ».[284] Avant que cela n'arrive, Jérusalem doit d'abord entendre l'appel : « Lève-toi, sois éclairée, car ta lumière arrive, et la gloire de l'Éternel se lève sur toi », d'après Ésaïe 60:1.[285] L'Agneau, tête et corps réunis, est désigné comme la lumière de la nouvelle Jérusalem décrite par Jean, en accord avec Ésaïe 60:19-20. Cette compagnie céleste, le corps du Christ uni et rendu parfait, est identifiée au « soleil de justice » dont Malachie annonce qu'il se lèvera avec la guérison dans ses ailes pour bénir d'abord le peuple juif, puis finalement tout homme venant au monde, selon Jean 1:9.[286]

La forme du chandelier est rapprochée de celle de l'amandier, avec ses boutons, ses fleurs et ses coupes en forme de noix. L'amandier se distingue par sa floraison précoce, parfois dès janvier, ses fleurs apparaissant avant les feuilles ; le mot hébreu pour « amande » viendrait d'une racine signifiant « se hâter », qualifiant l'arbre qui se hâte de fleurir au printemps, ce qui en faisait pour les Juifs un signe annonciateur du printemps.[287] Le chandelier symboliserait ainsi l'Église des premiers-nés ; l'apparition de cette compagnie revêtue de beauté serait la garantie que l'hiver est passé, que le temps du chant des oiseaux est arrivé, et que bientôt la voix de la tourterelle se fera entendre sur la terre. Les nations ne verront l'Église des premiers-nés que lorsque les yeux de leur intelligence s'ouvriront, ce qui n'arrivera qu'après que le temps de détresse les aura préparées à recevoir la vérité.[288]

Si le Christ et son épouse sont clairement présentés comme la lumière de l'avenir, l'époque présente dépend de la parole écrite, qui est une lampe pour les pieds et une lumière sur le chemin, selon Psaumes 119:105.[289] Dans une vision de Zacharie, au chapitre 4, le prophète voit un chandelier d'or entre deux oliviers, d'où coule par des tuyaux d'or l'huile nécessaire. L'ange explique que ces lampes ne brûlent ni par la sagesse ni par la connaissance humaines, « ni par la puissance, ni par la force, mais par mon Esprit, dit l'Éternel des armées ». Le prophète apprend aussi que ces deux figures sont « les deux oints » (littéralement, en hébreu, les « fils de l'huile ») qui se tiennent devant le Seigneur de toute la terre.[290] Ce passage éclairerait le symbole des deux témoins d'Apocalypse 11, puisqu'il y est écrit que « ce sont les deux oliviers et les deux chandeliers qui se tiennent devant le Dieu de la terre » : ces deux témoins seraient ainsi identifiés à l'Ancien et au Nouveau Testament, sources de lumière auxquelles l'Église, en tant que canal spirituel, doit puiser sa provision d'huile.[291] Ces témoins auraient été revêtus de sacs, symbole de deuil et probablement aussi du fait d'avoir été habillés dans une langue morte, le latin, pendant les Apocalypse 11:3 « mille deux cent soixante » jours où ils rendaient témoignage pour Dieu. Ils auraient été tués dans la cité babylonienne, Rome, et exposés dans l'une de ses dix rues, la France, durant les trois ans et demi qui commencent en 1793. Depuis, ils auraient été enlevés vers des lieux célestes au sens symbolique, c'est-à-dire vers une position d'honneur et de pouvoir, et, traduits dans presque toutes les langues, auraient rendu témoignage à toutes les nations comme Jésus l'avait annoncé.[292]

Le chandelier étant la seule lumière disponible dans le tabernacle, cela indiquerait clairement où chercher toute lumière. L'incrédulité des chefs religieux et des pharisiens ne surprendrait pas, car très peu d'entre eux se seraient approchés du chandelier ; comme les papillons de nuit préfèrent le soleil, les disciples sont invités à suivre celui qui marchait au milieu des sept chandeliers d'or, chargé d'entretenir et d'alimenter la lumière.[293] L'article se termine par des vers signés W. I. M. invitant à marcher dans la lumière, promettant un chemin paisible et serein, puisque Dieu, par grâce, habitera en celui qui marche ainsi, Dieu lui-même étant lumière.[294] Les initiales W. I. M. correspondent à William Imrie Mann, collaborateur régulier de la revue à cette période.

Aimes-tu Dieu ?

L'article s'ouvre sur 1 Jean 5:2 dans la traduction du Diaglott : « par ceci nous savons que nous aimons les enfants de Dieu, quand nous aimons Dieu et que nous pratiquons ses commandements ».[295] Ce verset est présenté comme généralement mal compris : il ne dirait pas que l'on sait aimer Dieu parce qu'on aime ses enfants, mais presque l'inverse — les enfants de Dieu sont aimés parce que Dieu lui-même est aimé d'abord. C'est par l'union avec Jésus, la tête, que les croyants recevraient l'esprit du Père, cet esprit étant celui de l'amour envers tout ce qui est bon, noble, pur et juste, et par conséquent la haine de tout ce qui est impur, pécheur et contraire à ce qui est aimé.[296]

Celui qui aime Dieu et devient participant de son esprit, selon l'exhortation à avoir en soi le même esprit qu'avait le Christ, aimera tout ce qui contient du bien et haïra tout mal, parce qu'il est contraire au bien. L'apôtre Jean irait plus loin : quiconque est pleinement soumis à Dieu et à sa volonté sera particulièrement attiré vers ceux qui sont nés du même esprit, aimant eux aussi la justice et haïssant l'iniquité.[297] Cette reconnaissance mutuelle est décrite comme une expérience vécue : on rencontre un inconnu et, sans s'en apercevoir d'abord, on se découvre déjà lié à lui, chacun reconnaissant chez l'autre l'esprit du Christ plutôt que celui du monde, ce qui constituerait la base de toute communion fraternelle.[298] La question posée est alors de savoir comment distinguer un amour porté aux enfants de Dieu d'un amour porté à des gens du monde, ou à des personnes simplement morales mais non régénérées : la règle donnée par l'apôtre serait de vérifier qu'on aime Dieu souverainement en premier lieu.[299]

À la question de savoir comment reconnaître qu'on aime Dieu souverainement, l'amour envers lui n'est pas présenté comme un don à demander dans la prière ni comme quelque chose reçu passivement, mais comme ce que chacun doit développer par lui-même. Tout amour, pour une personne ou pour une chose, reposerait sur la connaissance : on n'apprend à aimer le bien et à haïr le mal qu'en les connaissant, et c'est de la même manière qu'on apprend à aimer Dieu, en apprenant à le connaître.[300] Une connaissance personnelle directe de Dieu serait impossible, nul homme n'ayant jamais vu Dieu, mais une connaissance de son esprit, de sa pensée, serait accessible telle qu'elle se manifeste en Jésus, à travers les apôtres et à travers ceux qui, dans le monde, lui sont aujourd'hui entièrement consacrés. Plus cet esprit — douceur, patience, longue souffrance, charité, amour — se révèle, plus grandirait l'amour pour celui qui en est la source.[301] L'étude de la Parole de Dieu par ceux qui lui sont déjà consacrés révélerait aussi progressivement son esprit, à mesure que s'y découvrent ses plans d'amour, de sorte que plus on y verrait de perfection, de beauté et d'amour, plus on admirerait et aimerait leur auteur.[302]

Dieu souhaiterait que toutes ses créatures viennent à le connaître, et ferait en temps voulu « remplir toute la terre de la connaissance de l'Éternel », afin que tous aient l'occasion de l'aimer, « car sa miséricorde dure à toujours ». Mais pendant le présent « siècle mauvais », le temps où le mal est encore autorisé à régner, il ne se révélerait qu'à ceux qui ont des yeux pour voir et des oreilles pour entendre, et qui s'en servent.[303] Pour aimer, il faudrait donc connaître Dieu, et pour connaître Dieu, il faudrait se servir des Écritures et y rechercher son plan et sa volonté, afin de découvrir « quelle est la bonne, agréable et parfaite volonté de Dieu ».[304]

Le verset suivant fournirait, selon l'article, le critère pour savoir si l'on aime réellement Dieu : « car c'est ici l'amour de Dieu, que nous gardions ses commandements ; et ses commandements ne sont pas pénibles ».[305] Celui qui cherche à faire la volonté du Seigneur devrait s'interroger sur le motif qui l'anime, l'amour ou la crainte : agir par crainte rendrait le service pénible, un fardeau et un effort continuel pour obéir, tandis qu'agir par amour rendrait l'expérience différente, faisant du service un plaisir, « joie de trouver en chaque situation quelque chose encore à faire ou à supporter », allant jusqu'au sacrifice des conforts ou des plaisirs terrestres chaque fois que la volonté divine l'indiquerait.[306]

Si nous craignons Dieu, l'obéissance peut rester pesante ; si nous l'aimons, ses commandements ne sont plus un fardeau — c'est le test donné pour mesurer la nature réelle de notre obéissance.[307] Quelqu'un qui paraît servir le Seigneur par amour mais qui se plaint ensuite de ce qu'il souffre pour le Christ, du poids et de la chaleur du jour passés à travailler dans la vigne, trahirait en réalité une obéissance par crainte plutôt que par amour.[308] Chez celui qui possède l'esprit du Christ, les commandements du Père ne seraient pas ressentis comme un fardeau mais comme un service agréable, selon la parole : « je prends plaisir à faire ta volonté, ô Dieu ».[309]

Si l'accomplissement de la volonté de Dieu reste déplaisant, si le sacrifice des richesses, de l'influence et des plaisirs terrestres n'est pas vécu comme un privilège et une joie — comme chez l'apôtre Paul —, la cause en serait un manque de cet amour de Dieu qui poussait Paul et tous les apôtres à considérer toutes ces choses, et la vie elle-même, comme une perte et un déchet au regard de la connaissance du Christ, afin de le gagner.[310] Un appel est lancé à ceux qui se sentent chargés dans le service du Seigneur à venir à celui qui dit : « venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos », selon Matthieu 11:28, et à recevoir l'esprit d'une entière consécration, qui permet de dire à son tour : « je prends plaisir à faire ta volonté, ô Dieu ». L'épreuve retenue pour savoir si l'obéissance procède de l'amour de Dieu reste la même : que sa volonté ne soit pas un fardeau mais une joie.[311]

Réflexions sur le tabernacle

Un lecteur signé W. F. Carson adresse au rédacteur de Zion's Watch Tower des réflexions sur le tabernacle et le travail du grand prêtre.[312] Le tabernacle que Dieu ordonne à Moïse de construire est tenu pour une « figure » ou un « modèle » destiné à enseigner le chemin vers le « véritable tabernacle que le Seigneur a dressé, et non l'homme », selon Hébreux 8:2 ; la fonction et le travail du grand prêtre préfigureraient de la même façon la fonction et le travail du Christ.[313] Le grand prêtre faisant propitiation avec le sang — c'est-à-dire la vie — de la victime, le portant dans le lieu très saint, « au-delà du voile », et l'appliquant à tout ce qui devait être purifié, préfigurerait la propitiation accomplie par l'application du sang, c'est-à-dire de la vie, du Christ.[314]

Lévitique 16 fournit le détail de la scène : le grand prêtre devait porter la tunique de lin, les caleçons, la ceinture et la tiare, désignés comme « saints vêtements », après s'être lavé le corps à l'eau.[315] Revêtu de ces vêtements « saints », figure de la justice — « le fin lin, c'est la justice des saints », selon Apocalypse 19:8 —, il devenait apte à offrir un sacrifice agréable.[316] Aaron devait amener le jeune taureau de l'offrande pour le péché, celle qui le concernait personnellement, et faire propitiation pour lui-même et pour sa maison, cette maison étant assimilée à ceux dont il est dit « dont vous êtes la maison » dans Hébreux 3:6.[317] Cette offrande du taureau, dans son antitype accompli dans le corps de Jésus préparé pour le sacrifice selon Hébreux 10:5, concernerait l'Église, le corps du Christ ; le sang versé — preuve de l'achèvement du sacrifice — était porté au-delà du voile par le grand prêtre, qui en ressortait ensuite, sa « maison » étant alors typiquement purifiée.[318] Le grand prêtre tuait ensuite le bouc de l'offrande pour le péché destinée au peuple — figure du monde, tandis que la maison d'Aaron figure l'Église —, et portait son sang au-delà du voile de la même manière que celui du taureau.[319]

Le point sur lequel l'attention est appelée est ce double mouvement d'entrée et de sortie du grand prêtre. Si la première entrée, avec le sang du taureau, concernait l'Église des premiers-nés et, comme l'agneau pascal, n'affectait qu'elle, le sang du bouc — qui ne concernait pas le sacerdoce mais le peuple — ne pouvait être appliqué qu'après avoir été porté et répandu au-delà du voile, ce qui obligeait le grand prêtre à ressortir une seconde fois : la loi enseignerait donc que le grand prêtre entre et sort deux fois.[320] Le taureau représentant Jésus, la Tête de l'Église, le bouc représenterait l'Église elle-même ; de même que le bouc suit le taureau dans le sacrifice, l'Église suivrait sa Tête, accomplissant ce qui reste des souffrances du Christ selon Colossiens 1:24. La Tête aurait souffert la première, et le corps souffrirait à son tour durant tout l'âge de l'Évangile, sous la conduite de l'esprit, présentant ses corps en sacrifice vivant selon Romains 8:13 et Romains 12:1 ; souffrir avec lui conduirait à être glorifié avec lui et à régner avec lui, selon Romains 8:17 et 2 Timothée 2:12.[321]

La souffrance de l'Église serait nécessaire pour qu'elle devienne, avec le Christ, rois et prêtres du monde en vue du salut de celui-ci, de même que la souffrance du Christ était nécessaire pour qu'il devienne Sauveur — le dessein de Dieu étant de bénir le monde, « le peuple » ou les nations, par la Semence, Tête et Corps, rendue parfaite par les souffrances.[322] Le taureau immolé représenterait ainsi le sacrifice de la vie charnelle de Jésus, qui lui aurait assuré le droit et le pouvoir de répandre son esprit, puissance de vie éternelle, sur l'Église ; le bouc immolé représenterait de la même façon le sacrifice de la vie charnelle de l'Église, qui lui assurerait, en tant qu'Épouse du Christ, le droit et le pouvoir d'appliquer sa puissance spirituelle au bénéfice du peuple.[323] Le grand prêtre devrait donc nécessairement ressortir et porter le sang du bouc — preuve de l'achèvement du sacrifice — au-delà du voile, avant que cela puisse affecter le monde ; ce moment correspondrait à celui où le Christ réunit les saints auprès de lui et les présente devant le Père. La venue du Christ pour ses saints et leur rassemblement vers lui constitueraient bien la « venue comme un voleur », mais non l'apparition en gloire, qui serait un événement postérieur, correspondant à l'accomplissement de Zacharie 14:5 et de la prophétie selon laquelle « tout œil le verra », d'après Apocalypse 1:7.[324]

De ces prémisses découlerait que la sortie du grand prêtre après la propitiation faite pour « le peuple », par l'aspersion du sang du bouc, figurerait les manifestations publiques alors dues — les saints étant déjà avec lui à ce moment-là.[325] Le point sur lequel Carson insiste est que le grand prêtre ne changeait pas de vêtements et ne se lavait pas le corps lors de la première sortie, après la propitiation « pour sa maison », mais seulement après l'aspersion du sang du bouc, en ressortant la seconde fois.[326] Il s'ensuivrait que l'apparition visible et publique du Christ n'est pas encore due au moment où il vient pour ses saints, et que le lavage du corps ne serait pas davantage dû avant le changement de vêtements — ce qui ne pourrait donc s'accomplir sur les saints que s'ils ont besoin d'être lavés après s'être trouvés au-delà du voile. Certains, selon lui, situeraient ce lavage au mauvais moment par rapport à ce qu'enseignerait la loi.[327]

La rédaction répond à Carson en se disant globalement en accord avec son interprétation, les deux points de vue étant qualifiés de presque identiques à ceux déjà exposés dans de précédents numéros.[328] La différence porterait sur un point : Carson semblerait attendre une manifestation du grand prêtre, le Christ Jésus — tête et corps, c'est-à-dire l'Église —, en gloire visible aux yeux naturels de l'humanité, alors que la rédaction tient que « le monde ne le verra plus » des yeux naturels, mais reconnaîtra sa présence et son règne par les yeux de l'intelligence, ouverts par les jugements du « jour du Seigneur » : tous le verraient alors, lui et l'Église, à la lumière de ces jugements, comme on le voit aujourd'hui à la lumière de sa Parole, « notre Lampe ».[329]

Un accord complet est exprimé sur le fait que le lavage et le changement de vêtements — des vêtements du sacrifice, le lin, à ceux de la fonction exécutive, « de gloire et de beauté » — surviendraient après que l'Église a été changée et présentée devant le Père comme son Épouse ou son corps.[330] Le sens attribué à ce lavage et à ce changement serait que, lorsque le Christ commence à se révéler à ceux qui se trouvent dans la « cour » — les croyants non jugés dignes d'être transportés, et appelés à faire partie de l'Épouse —, ceux-ci pourront le reconnaître comme celui qui est entièrement digne d'amour, en qui résident tout honneur et toute immortalité, et dont la bénédiction est désirable.[331] Ensuite, d'après Lévitique 9, le grand prêtre avance jusqu'à la porte et y bénit tout le peuple — le monde en général, les incroyants — qui, à mesure qu'il les bénit durant l'âge millénaire, reconnaîtrait pareillement en lui celui dont dépendent toutes les espérances et toutes les alliances et promesses de Dieu, figurées par les éphods.[332] En gardant présente cette proximité et cette ressemblance étroite entre le taureau et le bouc du Seigneur, les lecteurs sont invités à y voir un appel constant à accepter d'être crucifiés avec le Christ si l'on veut régner avec lui.[333]

Un bref commentaire éditorial suit, concluant que l'illustration précédente, signée de la section « Scapegoat » (bouc émissaire), désigne la partie de l'Église qui doit être délivrée après l'achèvement du « corps » du Christ : ceux qui, par crainte de la mort — entendue comme la crucifixion de l'orgueil et du moi —, sont restés toute leur vie dans une forme d'esclavage.[334] Les lecteurs sont invités à ne pas appartenir à cette catégorie, mais plutôt à se comporter comme le bouc du Seigneur, et à sortir, comme le Christ, hors du camp — c'est-à-dire hors de l'Église nominale — en portant l'opprobre avec lui.[335]

Tout est dans le document

Un dialogue rapporté par D. W. Whittle, repris de la revue Messiah's Herald, raconte comment un homme cherchant à savoir si ses péchés étaient pardonnés reçoit une explication fondée sur Galates 3:13.[336] Cet homme ne parvient pas à saisir la vérité contenue dans ce verset : il reste occupé par ses propres sentiments, par de bonnes résolutions, par l'attente d'un changement de cœur, au lieu de s'appuyer simplement sur la parole de Dieu et d'accepter son pardon sur cette seule autorité.[337]

Pour l'instruire, Whittle imagine trois hommes condamnés pour un crime, enfermés en prison, et recevant chacun, par grâce du gouverneur, un pardon écrit, signé et scellé.[338] Le premier, après avoir reçu son pardon, se met à pleurer et à se lamenter sur son crime ; le gardien ne le libère pourtant pas à cause de ses larmes, mais uniquement à cause du pardon signé par le gouverneur.[339] Le deuxième se met à supplier et à prier le gardien avec insistance pour être relâché ; là encore, ce n'est pas sa supplication qui motive sa libération, mais le seul document de pardon.[340] Le troisième, après avoir reçu son pardon, présente en plus vingt-sept résolutions écrites par lui-même sur sa conduite future ; le gardien, sans même y répondre, ouvre la porte et le laisse partir — non pas à cause de ses résolutions, mais toujours à cause du seul pardon.[341]

Whittle poursuit l'image en suivant chacun des trois hommes une fois sortis de prison, leur pardon en poche. Le premier, croisant l'officier qui l'avait arrêté autrefois et qui ignore tout du pardon accordé par grâce, répond de façon absurde à sa question : au lieu de montrer son document, il se met à douter de lui-même, estimant qu'il ne se sent pas pardonné et qu'il ferait mieux de retourner en prison.[342] Le bon réflexe, souligné dans le dialogue, aurait été de sortir simplement le document et de le montrer à l'officier.[343] Le deuxième homme, croisant à son tour un officier, répond de la même manière erronée en invoquant non pas son pardon écrit, mais le simple fait qu'il se sent pardonné et heureux ; l'officier répliquerait alors qu'un sentiment de bonheur ne vaut rien sans preuve écrite du gouverneur, et qu'il devrait retourner en prison.[344] Le troisième homme, enfin, après s'être acheté des vêtements neufs, s'être lavé, rasé et avoir trouvé un emploi honnête, répond à l'officier en invoquant sa nouvelle vie et ses nouvelles fréquentations, sans jamais mentionner son pardon ; l'officier répondrait que ce changement de conduite, aussi louable soit-il, ne peut en rien le délivrer de la sentence de la loi sans la preuve du pardon.[345]

L'application de cette parabole est alors donnée à l'homme en quête : la Bible atteste, selon Galates 3:10, Romains 3:19 et Jean 3:18, qu'ayant transgressé la loi de Dieu, il est condamné et sous le coup de la peine du péché ; la Bible atteste de même, selon Jean 3:14-17, Ésaïe 53 et Actes 10:36-43, la venue du Christ du ciel pour sauver les pécheurs perdus en mourant sur la croix pour leurs péchés selon 1 Pierre 2:24, et en ressuscitant pour leur justification selon Romains 4:25.[346] Le pardon de Dieu, fondé sur la mort du Christ, est alors résumé dans Galates 3:13 : « Christ nous a racheté de la malédiction de la loi, ayant été fait malédiction pour nous ».[347] L'homme interrogé confirme croire ce message, mais, quand on lui demande s'il est racheté, répond d'abord qu'il ne « sent » pas qu'il l'est.[348] On lui rappelle alors ce qu'il vient lui-même de reprocher au premier prisonnier, celui qui parlait de ses sentiments au lieu de montrer son pardon ; comprenant son erreur, il s'exclame que tout est dans le document, et reconnaît n'avoir jusque-là jamais vraiment cru la parole selon laquelle le Christ l'a racheté.[349] Interrogé une seconde fois, il affirme désormais être racheté, et déclare s'appuyer, non sur un sentiment, mais sur la parole de Dieu, prête à être ressortie comme un document chaque fois que le souvenir de ses péchés passés reviendrait le troubler, même si l'officier — image du doute ou de l'accusateur — venait à sa rencontre.[350]

Interrogé sur la vie qu'il doit désormais mener en tant qu'homme racheté — c'est-à-dire acheté —, il reconnaît que c'est la propre vie du Christ qui a payé ce prix, rappelant que l'apôtre Pierre enseigne que le rachat ne s'est pas fait avec de l'argent ou de l'or, mais avec le sang précieux du Christ, selon 1 Pierre 1:18-19.[351] Appartenant désormais à Jésus, il accepte d'être sa propriété, de porter son nom et de vivre dès lors pour lui plaire comme à son Seigneur et Maître ; le dialogue se conclut par une prière commune, et la conversion de cette âme est décrite comme un sujet de joie pour le Sauveur, qui se réjouit d'une âme supplémentaire achetée par son sang et sauvée par grâce.[352] Le récit est signé D. W. Whittle, avec mention de son origine dans Messiah's Herald.[353]

Un commentaire de la rédaction salue la qualité de cette illustration de Whittle, en souhaitant que chacun comprenne que sa justification ne repose ni sur ses sentiments, ni sur de bonnes résolutions, mais sur la rançon payée par le sang précieux du Christ.[354]

La mort est présentée comme une grande prison, dont le péché constitue les verrous et les barreaux ; la rançon payée par le Christ ouvre ces verrous et permet à tous les prisonniers de sortir pour devenir, pour certains, l'Épouse du Christ.[355] Certains prisonniers, dotés d'une « oreille pour entendre », acceptent avec joie l'appel à devenir cohéritiers du Christ dans le royaume à venir ; d'autres, abrutis par la vie carcérale, restent aveugles et sourds à ce message.[356] La rançon n'est cependant pas réservée à ceux qui ont déjà l'oreille et l'œil ouverts : elle est donnée pour tous les prisonniers, pour chaque enfant d'Adam, les plus dégradés comme les plus sensibles.[357]

Le ministère de Jésus consistant à panser les cœurs brisés et à proclamer la liberté aux captifs est désigné comme le thème propre à toute l'Église, son corps, durant l'âge de l'Évangile, appelé aussi « année agréable ».[358] Le règne millénaire, lui, n'est plus de l'ordre de la proclamation mais de l'exécution : la grande prison qu'est la mort doit alors être détruite, et aveugles et sourds seront amenés à connaître la rédemption par le sang du Christ, qui a goûté la mort pour chaque homme.[359] Cette œuvre de délivrance des anciens compagnons de captivité est annoncée comme devant être partagée avec le Christ par ceux appelés à former avec lui l'Épouse ; une fois cette Église, ce « petit troupeau », amenée à son achèvement par la résurrection, s'accomplirait la parole d'Ésaïe selon laquelle Dieu détruira le voile de mort étendu sur tous les peuples et fera disparaître victorieusement la mort elle-même, d'après Ésaïe 25:6-8.[360] Les prisonniers sortiraient alors tous de la fosse, les yeux des aveugles seraient ouverts et les oreilles des sourds débouchées.[361]

Les honneurs à Yale

Les premiers honneurs de la promotion de l'université Yale sont obtenus par un étudiant juif, fait relayé à partir d'un journal de New York qui relève que, dans les écoles publiques de cette ville, les meilleurs élèves sont très souvent juifs, se classant si régulièrement en tête tant par leurs résultats que par leur conduite que les directeurs d'école s'attendent désormais à les y trouver.[362] Lors de récompenses attribuées peu auparavant à des élèves d'écoles primaires s'étant le mieux comportés sur une période donnée, la majorité de ces prix revient à des garçons d'origine hébraïque.[363] Un commentaire éditorial voit dans ce fait un signe : les Juifs sont désignés comme le peuple appelé à occuper la première place parmi les nations durant l'âge millénaire.[364]

Ce que nous attendons

Le changement de nature humaine et terrestre à nature spirituelle et céleste est présenté comme l'aboutissement de toutes les espérances des engendrés de Dieu, aspirant à naître à l'image pleine et exacte du Père et à la gloire du corps du Christ ; ce changement très désiré serait pour cette raison souvent supposé être l'événement attendu chaque fois qu'une date est présentée comme l'accomplissement d'une période prophétique.[365]

Cette confusion se présenterait régulièrement à propos de l'année 1881 elle-même : comme les saints sont attendus changés d'êtres humains en êtres spirituels, et comme octobre de cette année est fréquemment désigné comme le terme d'un parallèle prophétique, certains lecteurs en auraient conclu que ce changement était attendu à cette date précise.[366] Ce n'est cependant pas ce qui est attendu : octobre 1881 est présenté comme la limite de la faveur, la fin de « l'année agréable du Seigneur », la fermeture de la « porte étroite » donnant sur le « chemin resserré » qui permet de devenir membre de l'Épouse du Christ et participant de sa nature divine.[367]

L'âge de l'Évangile est décrit comme une période de sélection, durant laquelle Dieu choisit dans le monde ceux qui ont fait alliance avec lui par le sacrifice, selon Psaumes 50:5 et Malachie 3:17, pour former son Épouse ; ce serait aussi une période de « scellement » des saints, les mettant à part.[368] Ce choix et ce scellement cesseraient en octobre, et quiconque voudrait appartenir à « l'Épouse, la femme de l'Agneau » devrait se consacrer et se sacrifier avant cette date, sous peine d'arriver trop tard.[369] Cette expression « trop tard » ne signifierait pas pour autant que l'Épouse serait retirée de la terre dès cette date : il est précisé que, si tous seraient alors comptés comme scellés et choisis, leur changement effectif pourrait n'intervenir que plus tard, sans qu'une durée précise soit avancée, un travail d'instruction de la « grande foule » étant supposé nécessaire avant leur translation.[370]

À la question de savoir si tous ceux qui ne se seraient pas consacrés et scellés avant octobre seraient « perdus », la réponse distingue deux sens du mot : ce ne serait pas la perte au sens habituel, celle d'un tourment éternel, mais la perte définitive du « grand prix de notre vocation céleste », c'est-à-dire la possibilité de devenir membre de l'Épouse du Christ, cohéritier avec lui et participant de la nature divine.[371] Ceux-là garderaient leur ancienne nature humaine, que Jésus a rachetée et promis de restaurer à sa perfection originelle une fois l'Épouse complète, durant l'âge millénaire.[372] Une note de bas de page renvoie, pour un éclairage ultérieur sur ce sujet, au tome III des Scripture Studies.[373]

Si l'achèvement de l'Épouse n'est donc pas censé se signaler par un changement visible de ses membres, aucun signe perceptible par les yeux physiques n'est attendu non plus : c'est par les yeux de l'intelligence, éclairés par la parole de Dieu, qu'aurait été discerné tout ce qui est déjà perçu de l'œuvre en cours, à savoir la « moisson » et la présence du Seigneur.[374] C'est par ce même regard de la foi que serait attendue la clôture de « l'année agréable du Seigneur » et le commencement, en octobre prochain, du « jour de la vengeance de notre Dieu », rapprochement fait avec la parole d'Ésaïe : « Le jour de la vengeance est dans mon cœur, car l'année de mes rachetés est venue », selon Ésaïe 63:4 ; la vengeance suivrait immédiatement l'achèvement du « petit troupeau ».[375]

Cette période de transition, suivant l'âge de l'Évangile et précédant l'âge millénaire, est désignée comme un « temps de détresse » ou « jour de la vengeance », destiné à punir les méchants et à préparer le monde au règne de justice du « Prince de la Paix », avec renvoi à Proverbes 6:34, Ésaïe 35:4, Ésaïe 34:1-8, Romains 12:19, Hébreux 10:30 et 2 Thessaloniciens 1:8, certains de ces passages étant qualifiés de symboliques.[376] Ce « jour de la vengeance » aurait commencé chronologiquement en 1874, mais ses sept premières années auraient d'abord marqué, pour l'Église nominale, un temps à la fois d'épreuve et de faveur, parallèle à la période de sept ans qu'aurait connue Israël selon la chair, correspondant à la soixante-dixième semaine de Daniel 9:27, durant laquelle les « vrais Israélites, en qui il n'y avait pas de fraude » auraient été séparés de l'Israël nominal ; de la même façon, les sept années présentes marqueraient la séparation des chrétiens véritables, entièrement consacrés, de l'Église nominale des simples professants.[377]

Si cette lecture de la parole de Dieu est exacte, la vengeance serait donc attendue à partir d'octobre. Cette vengeance commencerait par l'Église nominale et causerait douleur, angoisse, trouble et, au sens symbolique, « grincement de dents » chez ceux qui sont enseignés et gouvernés par les credo des Églises plutôt que par la parole de Dieu — chez ceux qui reconnaissent synodes, conciles, conférences et presbytères comme chefs, « normes » et « autorités » dictant les lois qui les régissent, au lieu de reconnaître le Christ comme seul chef et seule autorité, conformément à l'enseignement de Paul sur celui qui tient fermement la tête, le Christ, dont tout le corps reçoit sa croissance de Dieu en grâce et en connaissance, selon Colossiens 2:19 ; la parole de Dieu devrait être la seule « loi » ou « norme » pour ceux qui sont véritablement ses membres.[378]

Cette vengeance est annoncée comme terrible pour ceux qui verraient leurs organisations s'effondrer, leurs lois et leurs credo mis en pièces, leurs « normes » et « autorités » — leurs chefs — perdre tout pouvoir, rejetées et ignorées, avec la citation : « Malheur à ceux qui allaitent (enseignent) en ces jours ».[379] Cet effondrement surviendrait parce que le véritable Chef, la véritable Autorité et la véritable Norme de l'Église — le Christ — aurait alors pris son grand pouvoir et commencé son règne, selon Apocalypse 11:17, provoquant le renversement de ces faux chefs, « normes » et « autorités », car « ses éclairs illumineront la terre ».[380] La lumière et la connaissance augmenteraient alors suffisamment pour que toutes les formes d'erreur et de mal soient finalement dissipées par l'éclat de la présence du Seigneur, selon 2 Thessaloniciens 2:8.[381]

Une mise en garde est adressée à quiconque en déduirait qu'une translation des saints serait attendue dès cette année : il est recommandé de relire attentivement un article publié dans le numéro de mai.[382]

La sortie de Babylone est appelée à ne pas être lue comme une rupture avec le véritable corps du Christ, dont le nom reste inscrit dans les cieux.[383] L'appel « Sortez d'elle » vise exclusivement l'Église nominale — celle qui impose ses credo et son organisation humaine — et ne s'adresse pas aux « élus de Dieu » ni ne les offense, puisqu'une grande paix protège ceux qui aiment la loi de Dieu.[384] Il est précisé que des « joyaux » du Seigneur se trouvent aussi parmi les membres des Églises nominales, et que c'est précisément pour eux que l'appel est lancé : « Sortez d'elle, mon peuple, afin que vous ne participiez pas à ses péchés et que vous ne receviez pas de ses plaies ».[385] Ceux qui restent liés aux credo et aux systèmes religieux humains par crainte des hommes sont jugés avoir obéi aux hommes plutôt qu'à Dieu, et ne pas compter parmi les « vainqueurs ».[386]

Les lecteurs qui tiendraient les Églises nominales pour la vierge chaste promise à devenir l'Épouse du Christ sont invités à leur appliquer les conditions bibliques du disciple, en particulier la parole de Jésus sur le renoncement à soi-même et le port de la croix.[387] Rares, selon ce critère, seraient les membres de ces Églises à avoir réellement consacré leur temps, leur argent, leurs talents et leur réputation, par contraste avec les membres de la véritable Église, chez qui cette consécration est entière ; seuls ceux qui suivent ainsi les traces de Jésus seraient en train de « vaincre le monde » et deviendraient ses cohéritiers, les autres étant soit vaincus par le monde, soit n'ayant jamais été réellement consacrés.[388]

La période présente est désignée comme celle de la « moisson », dont le travail consiste à séparer et à diviser ; le Roi Moissonneur, déjà présent, est décrit rassemblant ses « joyaux » et appelant ses brebis par leur nom, lesquelles reconnaissent sa voix et le suivent.[389] Les grandes institutions religieuses mondaines, revendiquant pourtant l'honneur de suivre le Sauveur humble et doux tout en ayant le cœur loin de lui, sont jugées plus nuisibles au « petit troupeau » entièrement consacré que toute opposition extérieure, en nettoyant l'apparence extérieure tout en détournant l'attention de l'état intérieur réel, et en haussant les commandements et les credo des hommes au point d'inspirer la crainte d'un tourment futur à qui oserait penser par lui-même.[390] Ces institutions, ayant acquis une emprise sociale suffisante pour menacer d'ostracisme quiconque contesterait leurs décisions, sont accusées d'annuler la loi de Dieu par leurs traditions ; l'appel « Sortez d'elle » vise à conduire vers un lieu de liberté, loin du culte des hommes et des credo, où Dieu peut être adoré et enseigné directement, et où la croissance dans la grâce devient possible.[391]

À l'objection qu'il existerait encore de nombreuses « bonnes personnes » dans les Églises, ce qui interdirait de les condamner, la réponse invoque la parole de Jésus annonçant qu'il rejettera de sa bouche l'Église de Laodicée, selon Apocalypse 3:16.[392] L'appel teste la bonté de ces personnes : celles qui n'y obéissent pas ne sont pas reconnues bonnes aux yeux de Dieu, mais comptées comme participant aux péchés de « Babylone » et donc à ses plaies ; les lecteurs sont invités à ne pas laisser ces personnes constituer un obstacle à leur propre obéissance, et à considérer l'appel de Dieu comme s'adressant personnellement à eux, comme s'ils étaient le seul joyau à sauver.[393] L'appel est résumé par la citation du Psaume : « Rassemblez mes saints auprès de moi, ceux qui ont fait alliance avec moi par le sacrifice », d'après Psaumes 50:5, ceux qui sacrifient tout en obéissance volontaire étant désignés comme ses « joyaux ».[394]

Une note de bas de page précise que la « troisième malédiction » — le message de la « Vérité présente » — a commencé à exercer concrètement la vengeance de Dieu sur Babylone à l'automne 1881, par la diffusion de 1 400 000 exemplaires de Food for Thinking Christians.[395]

La nouvelle version

La version révisée du Nouveau Testament, récemment publiée, est présentée comme ayant suscité une attention et des critiques généralisées parmi tous ceux qui s'intéressent à la parole de Dieu.[396] Globalement supérieure à l'ancienne version sur de nombreux points, cette traduction aurait pu être améliorée par des changements plus radicaux.[397] L'omission de certaines interpolations — des passages absents des manuscrits anciens — est jugée relever simplement du devoir des traducteurs d'éliminer les ajouts humains, sans mériter de félicitations particulières ; il est regretté que toutes ces interpolations n'aient pas été retirées, la plus gênante restant la première partie d'Apocalypse 20:5, « le reste des morts ne vécut pas de nouveau jusqu'à ce que les mille ans fussent achevés », déjà critiquée dans de précédents numéros.[398]

Les mots grecs « Christ » et « baptiser » restent non traduits, comme dans l'ancienne version ; il est jugé que leur sens français — « oint » et « immergé » — aurait aidé le lecteur ordinaire.[399] Le mot grec « hadès », laissé non traduit dans la nouvelle version, est jugé préférable à son rendu par « enfer » dans l'ancienne version, qui induisait le lecteur ordinaire en erreur sur son sens véritable — la mort ou l'état de mort — bien que les spécialistes en aient toujours compris le sens exact.[400]

Les mots grecs « kosmos », « oikoumenê » et « aiôn » sont relevés comme ayant tous été rendus par le même mot anglais « world » (« monde ») dans l'ancienne version, ce qui en trahirait gravement le sens et induirait le lecteur en erreur ; la nouvelle version est jugée surprenante de maintenir cette même traduction uniforme, alors que des traducteurs aussi savants auraient, individuellement interrogés, certainement reconnu que « kosmos » désigne le monde de l'humanité ou l'ordre actuel des choses, que « oikoumenê » désigne la terre ou le pays habité, et que « aiôn » désigne un âge ou une période de temps.[401] Cette mauvaise traduction du dernier de ces mots est présentée comme la cause pour laquelle tant de lecteurs attendent « la fin du monde » au second avènement de Jésus, au lieu de la fin de l'âge de l'Évangile, et s'imaginent une destruction physique de la matière et un effondrement des mondes plutôt que la fin d'un âge suivie du commencement progressif d'un autre, déjà en cours.[402] La question est posée de savoir si les traducteurs savants auraient craint qu'une traduction exacte n'expose comme fausses et erronées certaines formulations des credo humains, l'erreur seule ayant besoin d'être recouverte, la vérité recherchant au contraire la lumière.[403]

Le mot grec « psukhê », qui signifie l'existence ou l'être, est relevé comme traduit par « vie » dans Matthieu 16:26 : « Que servirait-il à un homme de gagner le monde entier, s'il perdait sa vie ? », traduction jugée nettement supérieure au mot « âme », si souvent mal compris.[404] Si « psukhê » avait partout été traduit par « vie » ou, mieux, par « être », cela aurait aidé à comprendre la parole de Dieu, mais aurait aussi dissipé certains mystères dont les traditions humaines — les credo des Églises — ont entouré la nature et la destinée de l'homme, ce qui aurait pu ébranler la confiance dans ces credo ; « psukhê » continue donc, en règle générale, d'être traduit par le mot mystérieux « âme », l'exception de Matthieu 16:26 et quelques autres s'expliquant seulement parce qu'il aurait été absurde d'y employer « âme », en contradiction avec l'idée même que les credo et les traductions chercheraient à soutenir, à savoir qu'une âme serait une chose présente dans l'homme mais distincte de lui.[405] Du point de vue orthodoxe, il est jugé qu'il sonnerait absurde de dire « Celui qui voudra sauver son âme la perdra », selon Luc 9:24, ou de traduire « psukhê » par « âme » dans Matthieu 10:39, Marc 8:35 et Luc 17:33, alors que le même mot grec y figure, traduit ailleurs par le mot mystérieux « âme ».[406]

Le mot grec « godhead », employé dans la version révisée, est critiqué par H. V. Reed dans Restitution : le terme n'aurait aucun sens précis en anglais et n'apporterait rien au lecteur.[407] Trois passages où le mot grec correspondant apparaît sont cités dans Restitution : Actes 17:29, traduit par Rotherham, « étant donc déjà descendance de Dieu, nous ne devons pas supposer que la nature divine soit semblable à de l'or, de l'argent ou de la pierre » ; Romains 1:20, également selon Rotherham, où « ses choses invisibles, depuis la création du monde, se voient clairement à travers les choses faites, aussi bien sa puissance éternelle que sa divinité » ; et Colossiens 2:9, « car en lui (le Christ) habite toute la plénitude de la nature divine dans un corps ».[408] Reed estime que le mot « godhead », comme le mot « trinité », introduit l'idée d'une société de personnes divines qui ne se trouve pas dans le texte grec, et que sa suppression de la version révisée aurait effacé une impression de plus en faveur de la théorie du « Dieu-trois-en-un ».[409] Il ajoute qu'il faudra longtemps avant que l'harmonie doctrinale et l'exégèse biblique n'effacent du credo des hommes les théories de la souffrance éternelle, de la destruction du globe terrestre et du dogme païen du « Dieu-société », c'est-à-dire la trinité, et qu'aucune traduction autorisée ne parviendra à soutenir des théories contraires à la raison et aux Écritures.[410]

La version révisée, prise dans son ensemble, est jugée meilleure que ce qui était attendu, malgré la difficulté bien connue de traduire mot à mot du grec à l'anglais sans produire un texte trop rude pour les lecteurs ordinaires, comme c'est le cas des traductions de Rotherham, de Young et du Diaglott.[411] Toute traduction qui recherche une lecture anglaise fluide laisse nécessairement au traducteur une marge pour y introduire ses propres vues sur les passages traduits, et la croyance personnelle de chaque traducteur quant à l'enseignement général des Écritures influence inévitablement le rendu des passages particuliers.[412] La version révisée est néanmoins saluée comme un pas de plus vers la lumière pure et la vérité parfaite, propre à détourner l'attention des credo des Églises — qualifiés de « traditions des hommes » et de « fondation de sable » sur laquelle repose la foi de la plupart des Églises de nom — pour la ramener vers la Parole de Dieu elle-même.[413] Ce progrès dans la connaissance est présenté comme un élément appelé à jouer un rôle dans la tempête qui commence déjà à balayer l'Église de nom de toutes les dénominations, en référence à Ésaïe 28:17 sur les « refuges de mensonges » voués à être emportés, ces mensonges étant ceux de quiconque s'exalte avec ses propres paroles et ses propres Églises organisées par lui, au lieu d'exalter le Seigneur et son Église véritable, celle qu'il a lui-même organisée à la Pentecôte et dont il n'a confié la direction à personne d'autre.[414]

À propos des traités

Quelques milliers d'exemplaires des traités n° 3, 4 et 5 restent disponibles pour une distribution gratuite sur simple demande écrite ; le n° 7 n'est pas encore publié et les autres numéros sont épuisés.[415] Plusieurs lecteurs s'interrogent sur le traité n° 6, rédigé par le frère A. D. Jones, et demandent si les vues de l'éditeur s'accordent avec celles qui y sont exposées ; il est répondu que des personnes différentes peuvent avoir des idées quelque peu différentes sur le déroulement précis de l'avenir tout en étant pleinement d'accord sur l'œuvre passée, présente et future de Dieu.[416] L'idée que le « périhélie des planètes » doive apporter « un carnaval de mort » ne rencontre pas d'adhésion, et les détails terrifiants fournis par les astrologues à ce sujet ne sont volontairement pas rapportés ; la prophétie biblique laisse plutôt attendre un carnaval de peste morale, de famine spirituelle et de mort frappant d'abord l'Église de nom — la « peste » et les « flèches » du Psaumes 91:4, contre lesquelles seule la vérité protège.[417] Sans se prononcer sur les prédictions des astrologues, qui annoncent depuis 1871 des événements pour 1880 et 1881, il est relevé que la planète Jupiter a déjà atteint son périhélie depuis plus de neuf mois et que Jupiter et Saturne se trouvaient en conjonction six mois auparavant, sans que rien d'autre que des pluies inhabituelles ne soit venu confirmer les tableaux redoutables annoncés.[418]

Questions de correspondants

Un lecteur demande à frère Russell si l'âge millénaire aura pour tâche de ramener l'humanité à un état humain parfait, ou si les hommes seront relevés de la tombe déjà parfaits, justifiés à la vie parfaite par la rançon de Jésus.[419] La réponse précise que ce sera l'œuvre de l'âge entier, appelé « les temps (ou âge) de la restauration », de ramener l'humanité à la perfection humaine ; tous n'atteindront pas cette perfection au même moment, mais tous ceux qui ne pécheront pas alors contre la lumière reçue — le péché qui mène à la seconde mort — seront rendus parfaits au cours de cet âge.[420] Les hommes sont déjà justifiés devant Dieu le Père par la mort de Jésus pour leurs péchés, si bien que la loi du Père ne les condamne plus à la tombe et que Jésus, les ayant achetés, en a désormais le contrôle ; au cours de l'âge millénaire, il « rétablira toutes choses », et quand tous auront été amenés à l'harmonie et à la perfection, à la fin de cet âge, le Fils remettra à son tour le royaume à Dieu le Père, selon 1 Corinthiens 15:28.[421]

Une seconde question porte sur le moment où ceux qui connaissent la volonté de leur Maître sans l'accomplir seront battus de nombreux coups.[422] La réponse situe ce châtiment, décrit dans Luc 12:47-48, non pas dans le monde mais parmi les disciples de Jésus vivant à la fin ou « moisson » de cet âge : le « petit troupeau » sera jugé digne d'échapper à tout, tandis que la plus grande partie des serviteurs de Jésus, n'étant pas en harmonie avec son plan, traversera le grand temps de détresse qui clôt cet âge et introduit l'âge millénaire, certains d'entre eux subissant une épreuve plus sévère que d'autres — davantage ou moins de coups — selon qu'ils auront négligé de connaître et d'accomplir la volonté du Maître, ce principe devant également s'appliquer durant l'âge suivant.[423]

Supplément : le tableau

Un « Tableau des Âges » est joint à ce numéro, imprimé par erreur comme supplément de juin au lieu de juillet, avec la recommandation de l'afficher à un endroit en vue afin que son diagramme du chemin étroit vers la vie serve de rappel constant de la voie suivie par le Seigneur.[424] L'exposition de ce tableau à la vue des visiteurs est encouragée, chaque lecteur étant invité à se familiariser avec son contenu afin de pouvoir en expliquer les enseignements à autrui et devenir ainsi lui-même prédicateur du « chemin étroit vers la vie », vers la gloire, l'honneur et l'immortalité — chemin bientôt fermé —, et du plan de Dieu pour le salut du monde, qui ne fait que commencer.[425] Au moins un mois d'étude attentive de ce tableau est recommandé, et pour laisser le temps nécessaire à cette étude ainsi qu'à d'autres tâches, ce numéro et son supplément couvrent à eux seuls juillet et août, sans qu'aucune autre parution ne soit à attendre avant septembre.[426] Les abonnés résidant à Pittsburgh sont invités à venir chercher leur tableau au bureau afin d'économiser les frais de port, et toute non-réception du tableau ou, à tout moment, du périodique lui-même doit être signalée sans délai.[427]

Voir aussi

Téléchargement

📄 Télécharger le PDF OCRisé de ce numéro

Illustrations du numéro

Références

  1. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 240
  2. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 240
  3. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 242
  4. ↑ BLANDRE Bernard, La préhistoire des témoins de Jéhovah, p. 104-106.
  5. ↑ BLANDRE, La préhistoire des témoins de Jéhovah, op. cit., p. 15-17.
  6. ↑ Churchman, vol. 80, n° 2, consulté en 2026.
  7. ↑ La Tour de Garde de décembre 1880, p. 2.
  8. ↑ La Tour de Garde de avril 1881, p. 207.
  9. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 249
  10. ↑ JONSSON Carl Olof, Les temps des gentils reconsidérés, p. 47-48.
  11. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 240
  12. ↑ SCHULZ et DE VIENNE, Separate Identity, vol. 1, p. 164.
  13. ↑ SCHULZ et DE VIENNE, Separate Identity, vol. 1, op. cit., p. 306-307.
  14. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 246
  15. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 246
  16. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 247
  17. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 240
  18. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 240
  19. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 248
  20. ↑ BLANDRE, La préhistoire des témoins de Jéhovah, op. cit., p. 15-17.
  21. ↑ Benjamin Wilson (biblical scholar), Wikipédia, consulté en 2026.
  22. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 248
  23. ↑ La Tour de Garde de février 1881, p. 10.
  24. ↑ William Kelly, Bible Treasury, vol. 16, consulté en 2026.
  25. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 241
  26. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 242
  27. ↑ BLANDRE, La préhistoire des témoins de Jéhovah, op. cit., p. 69-70.
  28. ↑ BLANDRE, La préhistoire des témoins de Jéhovah, op. cit., p. 126-132.
  29. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 247
  30. ↑ La Tour de Garde de mai 1881, p. 8.
  31. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 247
  32. ↑ PENTON M. James, Apocalypse Delayed, p. 280-281. Original : « he believed that they would also have a spiritual resurrection, although it would not be the first one. »
  33. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 244
  34. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 247
  35. ↑ BLANDRE, La préhistoire des témoins de Jéhovah, op. cit., p. 166-168.
  36. ↑ CROMPTON Robert, Counting the Days to Armageddon, p. 45-46.
  37. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 243
  38. ↑ SCHULZ et DE VIENNE, Separate Identity, vol. 2, p. 61-62.
  39. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 245
  40. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 245
  41. ↑ SCHULZ et DE VIENNE, Separate Identity, vol. 1, op. cit., p. 304-305.
  42. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 242
  43. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 242
  44. ↑ PENTON, Apocalypse Delayed, op. cit., p. 24-25.
  45. ↑ BLANDRE, La préhistoire des témoins de Jéhovah, op. cit., p. 126-132.
  46. ↑ FRANZ Raymond, Crise de conscience, p. 224-225.
  47. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 245
  48. ↑ WILLS Tony, A People for His Name, chap. 2 « Charles Taze Russell », section « Spirit and Human Natures and Christ's Return ».
  49. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 242
  50. ↑ BLANDRE, La préhistoire des témoins de Jéhovah, op. cit., p. 126-132.
  51. ↑ CROMPTON, Counting the Days to Armageddon, op. cit., p. 67-68.
  52. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 241
  53. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 241
  54. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 247
  55. ↑ La Tour de Garde de décembre 1880, p. 172.
  56. ↑ La Tour de Garde de janvier 1881, p. 6.
  57. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 247
  58. ↑ PENTON, Apocalypse Delayed, op. cit., p. 3-4.
  59. ↑ FRANZ, Crise de conscience, op. cit., p. 228-229.
  60. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 248
  61. ↑ SCHULZ et DE VIENNE, Separate Identity, vol. 1, op. cit., p. 117-118.
  62. ↑ CROMPTON, Counting the Days to Armageddon, op. cit., p. 31-32.
  63. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 244
  64. ↑ BLANDRE, La préhistoire des témoins de Jéhovah, op. cit., p. 38-40.
  65. ↑ SCHULZ et DE VIENNE, Separate Identity, vol. 2, op. cit., p. 197-198.
  66. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 244
  67. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 247
  68. ↑ CHRYSSIDES George, Historical Dictionary of JW, p. 13-14.
  69. ↑ Charles Fitch, Wikipédia, consulté en 2026.
  70. ↑ SCHULZ et DE VIENNE, Separate Identity, vol. 1, op. cit., p. 111-112.
  71. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 248
  72. ↑ La Tour de Garde de Mars 1881, p. 4.
  73. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 248
  74. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 241
  75. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 241
  76. ↑ La Tour de Garde de avril 1881, p. 214.
  77. ↑ PENTON, Apocalypse Delayed, op. cit., p. 38-39. Original : « WHO ARE TO PREACH? We answer, All who receive the anointing spirit and are thus recognized as members of the body of Christ. »
  78. ↑ PENTON, Apocalypse Delayed, op. cit., p. 38-39.
  79. ↑ CROMPTON, Counting the Days to Armageddon, op. cit., p. 107-108.
  80. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 244
  81. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 244
  82. ↑ BLANDRE, La préhistoire des témoins de Jéhovah, op. cit., p. 69-70.
  83. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 245
  84. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 239
  85. ↑ SCHULZ et DE VIENNE, Separate Identity, vol. 2, p. 168-169. Original : « The subscription price was made so low in endeavoring to make it burdenless upon the majority of our readers who cannot well afford to spend more, that it did not pay expenses. (The paper from the first has only paid about two-thirds of its expenses - not to mention the additional cost of Supplements during the last six months.) »
  86. ↑ La Tour de Garde de janvier 1881, p. 4.
  87. ↑ SCHULZ et DE VIENNE, Separate Identity, vol. 2, op. cit., p. 50-51. Original : « unless a good large list of subscribers are had, fifty cents will fall far short of paying for printing, &c. »
  88. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 239
  89. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 239
  90. ↑ SCHULZ et DE VIENNE, Separate Identity, vol. 2, op. cit., p. 50-51. Original : « "Zion's Watch Tower" has, we believe Jehovah for its backer, and while this is the case it will never beg nor petition men for support. When He who says: "All the gold and silver of the mountains are mine," fails to provide necessary funds, we will understand it to be time to suspend the publication. »
  91. ↑ SCHULZ et DE VIENNE, Separate Identity, vol. 2, op. cit., p. 52-54.
  92. ↑ SCHULZ et DE VIENNE, Separate Identity, vol. 1, p. 24-25. Original : « a cheap form of begging – an attempt to wheedle from people money which they are not really anxious to give ».
  93. ↑ Faith mission, Wikipédia, consulté en 2026.
  94. ↑ SCHULZ et DE VIENNE, Separate Identity, vol. 2, op. cit., p. 235.
  95. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 239
  96. ↑ SCHULZ et DE VIENNE, Separate Identity, vol. 2, op. cit., p. 50-51.
  97. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 239
  98. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 239
  99. ↑ « Watch Tower Society Incorporated for Dissemination of Bible Truths », jw.org, consulté en 2026.
  100. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 239
  101. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 239
  102. ↑ SCHULZ et DE VIENNE, Separate Identity, vol. 2, op. cit., p. 16-17.
  103. ↑ La Tour de Garde de Mars 1881, p. 8.
  104. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 239
  105. ↑ WILLS Tony, A People for His Name, chap. 3 « Harvest Gatherings and Siftings ». Original : « Paton also continued writing Watch Tower articles until 1881 when he too came into disagreement with Russell on the ransom. »
  106. ↑ John Paton.
  107. ↑ SCHULZ et DE VIENNE, Separate Identity, vol. 2, op. cit., p. 16-17. Original : « Other contributors followed but a regular list disappeared. »
  108. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 244
  109. ↑ BLANDRE Bernard, La préhistoire des témoins de Jéhovah, p. 158-160.
  110. ↑ SCHULZ et DE VIENNE, Separate Identity, vol. 2, op. cit., p. 50-51.
  111. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 239
  112. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 247-248
  113. ↑ Charles Fitch, Wikipédia, consulté en 2026.
  114. ↑ SCHULZ et DE VIENNE, Separate Identity, vol. 1, op. cit., p. 111-112. Original : « No church can be organized by man's invention but what it becomes Babylon the moment it is organized. »
  115. ↑ CHRYSSIDES George, Historical Dictionary of Jehovah's Witnesses, p. 13-14.
  116. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 248
  117. ↑ « Baptist history evidences church discipline », Baptist Press, consulté en 2026.
  118. ↑ WILLS Gregory A., Democratic Religion, Oxford Academic, consulté en 2026.
  119. ↑ SCHULZ et DE VIENNE, Separate Identity, vol. 2, op. cit., p. 102.
  120. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 241
  121. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 241
  122. ↑ La Tour de Garde de avril 1881, p. 214.
  123. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 241
  124. ↑ PENTON M. James, Apocalypse Delayed, p. 38-39. Original : « WHO ARE TO PREACH? We answer, All who receive the anointing spirit and are thus recognized as members of the body of Christ. »
  125. ↑ PENTON, Apocalypse Delayed, op. cit., p. 36-37. Original : « The effect of this short-term prediction was twofold: it served to turn the attention of the Bible Students away from the disappointment of 1878, and it provided an impetus for increased evangelistic activity. »
  126. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 248
  127. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 247
  128. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 247
  129. ↑ La Tour de Garde de janvier 1881, p. 6.
  130. ↑ La Tour de Garde de Mars 1881, p. 7.
  131. ↑ PENTON, Apocalypse Delayed, op. cit., p. 36-37. Original : « he expected that the "change" or rapture of the saints – of whom he considered himself to be a member – would take place in that year. »
  132. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 247
  133. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 239
  134. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 239
  135. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 245
  136. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 245
  137. ↑ La Tour de Garde de juillet 1879, p. 3.
  138. ↑ La Tour de Garde de Mars 1881, p. 7 ; La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 245.
  139. ↑ La Tour de Garde de avril 1881, p. 207.
  140. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 248-249
  141. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 249
  142. ↑ « Rotherham Version », bible-researcher.com, consulté en 2026.
  143. ↑ Young's Literal Translation, Wikipédia, consulté en 2026.
  144. ↑ BLANDRE, La préhistoire des témoins de Jéhovah, op. cit., p. 59-60.
  145. ↑ SCHULZ et DE VIENNE, Separate Identity, vol. 2, op. cit., p. 198-199.
  146. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 246
  147. ↑ Sylvester Bliss, Wikipédia, consulté en 2026.
  148. ↑ Daniel Webster Whittle, Wikipédia, consulté en 2026.
  149. ↑ SCHULZ et DE VIENNE, Separate Identity, vol. 1, op. cit., p. 156.
  150. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 249
  151. ↑ SCHULZ et DE VIENNE, Separate Identity, vol. 2, op. cit., p. 198-199.
  152. ↑ SCHULZ et DE VIENNE, Separate Identity, vol. 2, op. cit., p. 36-38.
  153. ↑ CORDELL Ryan, « Going Viral in Nineteenth-Century Newspapers », consulté en 2026.
  154. ↑ La Tour de Garde de avril 1881, p. 215 ; Trinité.
  155. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 247
  156. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 247
  157. ↑ SCHULZ et DE VIENNE, Separate Identity, vol. 1, op. cit., p. 167-168 ; BLANDRE, La préhistoire des témoins de Jéhovah, op. cit., p. 166-168.
  158. ↑ CROMPTON Robert, Counting the Days to Armageddon, p. 45-46.
  159. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 239
  160. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 239
  161. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 239
  162. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 239
  163. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 239
  164. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 239
  165. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 239
  166. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 239
  167. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 239
  168. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 239
  169. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 239
  170. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 239
  171. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 239
  172. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 239
  173. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 239
  174. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 239
  175. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 240
  176. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 240
  177. ↑ « un sacrifice vivant »
  178. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 240
  179. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 240
  180. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 240
  181. ↑ « devenir riches »
  182. ↑ « l'esclavage de la corruption »
  183. ↑ « sa naissance miraculeuse »
  184. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 240
  185. ↑ « œil pour œil »
  186. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 240
  187. ↑ « une rançon pour beaucoup »
  188. ↑ « même jusqu'à la mort »
  189. ↑ « la nature divine »
  190. ↑ « la nature divine promise »
  191. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 240
  192. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 240
  193. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 240
  194. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 240
  195. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 240
  196. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 240
  197. ↑ « la crème de toute doctrine vraie »
  198. ↑ « le tourment éternel de neuf dixièmes du genre humain »
  199. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 240
  200. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 240
  201. ↑ « une bonne nouvelle »
  202. ↑ « la grande maison de prison »
  203. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 240
  204. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 241
  205. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 241
  206. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 241
  207. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 241
  208. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 241
  209. ↑ « l'huile de joie »
  210. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 241
  211. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 241
  212. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 241
  213. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 241
  214. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 241
  215. ↑ « paroles de grâce »
  216. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 241
  217. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 241
  218. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 241
  219. ↑ « épîtres vivantes »
  220. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 241
  221. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 241
  222. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 241
  223. ↑ « tous seront rendus à la vie »
  224. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 241
  225. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 241
  226. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 241
  227. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 241
  228. ↑ « temps agréable »
  229. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 241
  230. ↑ « depuis 1874 »
  231. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 241
  232. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 241
  233. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 241
  234. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 242
  235. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 242
  236. ↑ « un corps naturel, ou humain »
  237. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 242
  238. ↑ « elles sont folie pour lui »
  239. ↑ « la chair et le sang ne peuvent hériter »
  240. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 242
  241. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 242
  242. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 242
  243. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 242
  244. ↑ « Dieu l'a aussi haut élevé »
  245. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 242
  246. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 242
  247. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 242
  248. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 242
  249. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 242
  250. ↑ « viendra en chair »
  251. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 242
  252. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 242
  253. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 242
  254. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 242
  255. ↑ « Agneau de Dieu »
  256. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 242
  257. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 242
  258. ↑ « briller comme le soleil »
  259. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 242
  260. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 242
  261. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 243
  262. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 243
  263. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 243
  264. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 243
  265. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 243
  266. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 243
  267. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 243
  268. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 243
  269. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 243
  270. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 243
  271. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 243
  272. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 243
  273. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 243
  274. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 243
  275. ↑ « seigneurs du troupeau fabriqués en série »
  276. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 243
  277. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 243
  278. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 243
  279. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 243
  280. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 243
  281. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 243
  282. ↑ « mare à grenouilles »
  283. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 243
  284. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 244
  285. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 244
  286. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 244
  287. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 244
  288. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 244
  289. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 244
  290. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 244
  291. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 244
  292. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 244
  293. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 244
  294. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 244
  295. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 244
  296. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 244
  297. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 244
  298. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 244
  299. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 244
  300. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 244
  301. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 244
  302. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 244
  303. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 244
  304. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 244
  305. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 244
  306. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 244
  307. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 244
  308. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 244
  309. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 244
  310. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 244-245 Philippiens 3:8.
  311. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 245
  312. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 245
  313. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 245
  314. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 245
  315. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 245
  316. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 245
  317. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 245
  318. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 245
  319. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 245
  320. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 245
  321. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 245
  322. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 245
  323. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 245
  324. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 245
  325. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 245
  326. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 245
  327. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 245
  328. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 245
  329. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 245
  330. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 245
  331. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 245
  332. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 245
  333. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 245
  334. ↑ « qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie sujets à l'esclavage »
  335. ↑ « Sortons donc vers lui, hors du camp, en portant son opprobre »
  336. ↑ « En s'entretenant avec une âme en quête, cherchant comment il pourrait savoir que ses péchés étaient pardonnés »
  337. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 246
  338. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 246
  339. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 246
  340. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 246
  341. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 246
  342. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 246
  343. ↑ « J'aurais dit à cet imbécile de montrer son document à l'officier »
  344. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 246
  345. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 246
  346. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 246
  347. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 246
  348. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 246
  349. ↑ « Oh, je vois, je vois ; tout est dans le document, bien sûr. Comme j'ai pu être stupide ! »
  350. ↑ « Je le sais parce que je crois la parole. J'accepte le Christ comme mon Sauveur »
  351. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 246
  352. ↑ « Et nous nous sommes mis à genoux en prière, et le Sauveur se réjouit d'une âme supplémentaire achetée par son sang »
  353. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 246
  354. ↑ « L'illustration de notre frère Whittle est bonne : nous voudrions que chacun comprenne que sa justification ne repose pas sur ses sentiments »
  355. ↑ « La mort est la grande prison. Le péché en est les verrous et les barreaux »
  356. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 247
  357. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 247
  358. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 247
  359. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 247
  360. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 247
  361. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 247
  362. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 247
  363. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 247
  364. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 247
  365. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 247
  366. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 247
  367. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 247
  368. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 247
  369. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 247
  370. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 247
  371. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 247
  372. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 247
  373. ↑ « Voir Scripture Studies, volume III, pour un éclairage ultérieur sur ce sujet »
  374. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 247
  375. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 247
  376. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 247
  377. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 247
  378. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 247
  379. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 247
  380. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 247
  381. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 247
  382. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 247
  383. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 247-248
  384. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 248
  385. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 248
  386. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 248
  387. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 248
  388. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 248
  389. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 248
  390. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 248
  391. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 248
  392. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 248
  393. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 248
  394. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 248
  395. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 248
  396. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 248
  397. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 248
  398. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 248
  399. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 248
  400. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 248
  401. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 248
  402. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 248
  403. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 248
  404. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 248
  405. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 248
  406. ↑ La Tour de Garde de Juillet et août 1881, p. 248
  407. ↑ « Le lecteur a été amené à croire que c'était là une des idées les plus admises et les plus clairement énoncées des Écritures originales. Rien n'est plus faux. »
  408. ↑ « nous relèverons les trois passages où il se trouve »
  409. ↑ « Le mot godhead, comme le mot trinité, porte avec lui l'idée d'une société, ce qui n'est pas l'idée du texte original. »
  410. ↑ « Aucun effet de la part des versions autorisées ne réussira à soutenir des théories contraires à la fois à la raison et aux Écritures de vérité. »
  411. ↑ « Prise dans son ensemble, cependant, la nouvelle version est aussi bonne que nous pouvions l'espérer : elle est en fait meilleure que ce que nous attendions. »
  412. ↑ « nous savons tous que le credo ou la croyance d'un homme quant aux enseignements généraux de la parole doit avoir un effet sur sa traduction de tout passage particulier »
  413. ↑ « Nous disons donc : Dieu soit remercié pour la "Nouvelle Version" ; c'est au moins un pas de plus vers la lumière pure et la vérité parfaite. »
  414. ↑ « tous les refuges de mensonges »
  415. ↑ « Nous avons quelques milliers de traités des n° 3, 4 et 5, disponibles pour une distribution gratuite, pour quiconque voudra bien nous écrire pour les demander. »
  416. ↑ « Nous recevons un certain nombre de questions concernant le traité n° 6, écrit par le frère A. D. Jones, demandant si les vues de l'éditeur s'accordent avec celles exprimées dans ce traité. »
  417. ↑ « Nous ne sommes pas, par exemple, très en accord avec l'idée que le "périhélie des planètes" doive apporter "un carnaval de mort". »
  418. ↑ « D'un autre côté, les astrologues avaient commencé dès 1871 à prédire ce qui devait arriver en 1880 et 1881. »
  419. ↑ « Sera-ce l'œuvre de l'âge millénaire de ramener l'humanité à l'état humain parfait, ou les hommes seront-ils relevés de la tombe déjà parfaits ? »
  420. ↑ « Ce sera l'œuvre de l'âge entier de ramener l'humanité à la perfection humaine. »
  421. ↑ « Ils sont justifiés aux yeux de Dieu (le Père) par la mort de Jésus pour leurs péchés. »
  422. ↑ « Quand ceux qui connaissent la volonté de leur Maître et ne l'accomplissent pas seront-ils battus de nombreux coups ? »
  423. ↑ « Les coups dont il est question (Luc 12:47-48) ne concernent pas le monde mais les disciples de Jésus (ses serviteurs) qui vivront à la fin ou "moisson" de cet âge. »
  424. ↑ « Nous présentons à chacun de nos lecteurs, avec ce numéro, un "Tableau des Âges". »
  425. ↑ « Nous espérons aussi que vous le placerez de façon à ce qu'il suscite l'intérêt de tous ceux qui vous visiteront. »
  426. ↑ « Le Tableau devrait retenir votre attention et votre étude attentive pendant au moins un mois. »
  427. ↑ « Les abonnés résidant dans cette ville (Pittsburgh) sont invités à venir chercher leur tableau au bureau, économisant ainsi les frais de port. »

Catégorie:1881