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Chronologie historique : 1940

De Tj-encyclopédie
Version datée du 29 septembre 2026 à 22:03 par Tjrecherches (discussion | contributions) (Jalon Annuaire des Témoins de Jéhovah (1941))
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Interprétations de 1940 dans les publications de la Société Watch Tower, classées par verset puis par date.

Arrêt Gobitis et violences collectives

  • 1940 — La Tour de Garde du 1er novembre 1940 (p. 332) : Le refus de saluer, d'honorer, de louer ou d'adorer des hommes ou des choses est réaffirmé comme signe distinctif d'identification de la « grande foule », au moment même où ce geste déclenche des violences collectives aux États-Unis. Points saillants : Le 3 juin 1940, la Cour suprême des États-Unis rendit dans Minersville School District v. Gobitis un arrêt à huit voix contre une validant l'exclusion scolaire des enfants refusant le salut au drapeau ; Le procureur général adjoint Francis Biddle déclara le 16 juin 1940 lors d'une émission radiophonique nationale que les Témoins de Jéhovah avaient été à maintes reprises agressés et battus ; Environ 1 500 cas de violences collectives contre eux sont recensés aux États-Unis entre 1933 et 1951 ; Les robes blanches et les palmes sont interprétées comme attestant publiquement l'allégeance à la Théocratie.

Interdictions d'État et convention de Detroit

  • 1940 — La Tour de Garde du 15 novembre 1940 (p. 340) : Fin 1940, l'organisation est décrite comme légalement empêchée dans toute l'Europe et au Canada, tandis que la convention de Detroit du 24 au 28 juillet est donnée comme preuve de la faveur divine. Points saillants : Interdiction canadienne imputée exclusivement à la Hiérarchie catholique, désignée principal agent du Diable sur la terre ; Angleterre présentée comme seul État continuant de montrer de la faveur aux Témoins de Jéhovah ; Convention tenue à Detroit et dans plusieurs villes reliées par fils terrestres, qualifiée de plus grande convention jamais tenue par des chrétiens ; Aux États-Unis, persécution attribuée à des fonctionnaires assermentés, des foules et des prêtres catholiques, dans le sillage de l'arrêt Gobitis du 3 juin 1940.

Arrêt Gobitis et violences contre les Témoins de Jéhovah

  • 1940 — La Tour de Garde du 1er décembre 1940 (p. 359) : L'arrêt Minersville School District v. Gobitis du 3 juin 1940, rendu à huit voix contre une, fut suivi de violences contre les Témoins de Jéhovah à travers le pays, ce qui alimente la plausibilité interne du schéma prophétique exposé. Points saillants : Arrêt rendu le 3 juin 1940 à huit voix contre une ; Vague de violences contre les Témoins de Jéhovah à travers les États-Unis ; L'hostilité subie est convertie en confirmation prophétique selon Matthieu 24:9 ; Aucune réaction hostile ne peut valoir comme indice d'une erreur du mouvement.

Arrêt Minersville School District v. Gobitis

  • 1940 — La Tour de Garde du 15 décembre 1940 (p. 372) : Le 3 juin 1940, la Cour suprême des États-Unis valide par huit voix contre une l'exclusion scolaire des enfants Gobitis pour refus de saluer le drapeau. Points saillants : Lillian et William Gobitis, âgés de douze et dix ans, sont exclus de l'école ; La plus haute juridiction est accusée de s'être dérobée à la garantie constitutionnelle de liberté de conscience ; Les conseils scolaires locaux se voient laisser le soin de fixer leurs propres règles ; La décision est suivie d'une recrudescence de violences collectives contre les fidèles.

Dénonciation publique des violences par Francis Biddle

  • 1940 — La Tour de Garde du 15 décembre 1940 (p. 383) : Le 16 juin 1940, le procureur général adjoint Francis Biddle dénonce publiquement, lors d'une émission radiophonique nationale, les violences de foule visant les Témoins. Points saillants : Intervention treize jours après l'arrêt du 3 juin 1940 ; S'inscrit dans une séquence d'environ 1 500 cas de violences recensés aux États-Unis entre 1933 et 1951 ; Une part considérable de ces violences survient dans les mois suivant l'arrêt Gobitis.

Épuisement des recours judiciaires et abandon des familles par la Société

  • 1940 — La Tour de Garde du 15 décembre 1940 (p. 371) : Après avoir saisi toutes les juridictions disponibles, la Société Watch Tower annonce l'impossibilité d'intervenir davantage en faveur des parents et des enfants exclus des écoles. Points saillants : Le conflit est déplacé du terrain judiciaire vers celui du témoignage devant les conseils scolaires ; Les parents privés de recours écrivent à Brooklyn qui répond par voie de périodique à l'ensemble du corps ; Directives uniformes : refuser le salut, témoigner devant le conseil scolaire, remettre la brochure Loyauté ; Les enfants exclus sont tenus pour absents illégalement, leurs parents passibles de cinquante dollars d'amende et trente jours d'emprisonnement.

Qualification des États-Unis comme État totalitaire et convention de Manchester

  • 1940 — La Tour de Garde du 15 décembre 1940 (p. 371) : En 1940, les États-Unis sont qualifiés d'État évoluant rapidement vers la classe des régimes totalitaires, tandis que l'Angleterre apparaît comme le dernier pays conservant sa faveur au mouvement. Points saillants : Durcissement par rapport à l'automne 1940 où la persécution était imputée à des acteurs particuliers ; L'organisation se décrit comme légalement empêchée dans toute l'Europe continentale et au Canada ; La vie conventionnelle britannique se poursuit, avec la convention de Manchester ; Renversement de la géographie des décennies précédentes où l'Amérique était l'espace de liberté.

Rupture du contrat de Columbus et convention de Détroit

  • 1940 — Conspiracy against democracy (1940) (p. 34) : Le contrat signé pour tenir la convention de 1940 à Columbus est rompu, la rupture étant imputée à la hiérarchie catholique, et l'assemblée se tient à Détroit devant quarante mille serviteurs reliés par téléphone à dix-sept villes. Points saillants : invitation officielle, contrat signé avec les responsables du terrain de la foire de l'État de l'Ohio et loyer intégralement payé ; salle de Détroit louée quelques jours seulement avant la date prévue ; pétition au gouverneur de l'Ohio créditée de plus de deux millions de signatures ; adoption à l'unanimité par vote à main levée d'une « Déclaration » et d'un « Message d'espoir » destinés à des millions d'exemplaires.

Répression de juin 1940 et interdictions nationales

  • 1940 — Conspiracy against democracy (1940) (p. 24) : La vague de violences et d'interdictions de juin-juillet 1940 est consignée comme matériau probatoire et comme signe que l'œuvre touche à sa fin. Points saillants : neuf Témoins liés ensemble et contraints d'ingurgiter de l'huile de ricin à Richwood, Virginie-Occidentale ; le 10 juin 1940 retenu comme charnière, Mussolini attaquant la France le jour où des foules battaient des Témoins au Texas ; interdiction canadienne du 4 juillet 1940 et prohibition de la littérature en Rhodésie du Sud ; la réduction complète au silence est présentée comme le signal de l'achèvement de l'œuvre, la convention pouvant être la dernière avant Har-Maguédon.

Arrêt Gobitis de la Cour suprême

  • 1940 — End of nazism-Its fall is certain (1940) (p. 20) : La décision du 3 juin 1940 est lue de façon restrictive comme ne statuant que sur le droit des conseils scolaires à imposer des règles aux enfants, sans viser les adultes. Points saillants : Arrêt rendu par huit voix contre une ; Aucune loi américaine n'imposerait aux adultes de saluer le drapeau ; Lecture cohérente avec celle de La Tour de Garde du 1er novembre et du 15 décembre 1940 ; La persécution consécutive à l'arrêt est convertie en preuve de l'accusation portée contre la Hiérarchie catholique.

Interdiction du mouvement au Canada

  • 1940 — End of nazism-Its fall is certain (1940) (p. 17) : L'interdiction frappant le mouvement au Canada depuis juillet 1940 est imputée exclusivement à l'action de la Hiérarchie catholique. Points saillants : Même imputation dans La Tour de Garde du 15 novembre 1940 ; Le complot fasciste d'Adrien Arcand est mobilisé pour retourner l'accusation de cinquième colonne ; Reproduction de documents saisis, dont une communication du « Comité d'Action Universelle » de Rome.

Violences et arrestations aux États-Unis

  • 1940 — End of nazism-Its fall is certain (1940) (p. 23) : Les violences subies aux États-Unis sont documentées et attribuées à une même main dirigée depuis Rome, avec l'American Legion comme relais local. Points saillants : Arrestations collectives au Texas, jusqu'à cent personnes enfermées dans une même prison sans nourriture ni repos ; Incidents en Floride, dans le Maine et en Alabama ; À Richwood (Virginie-Occidentale), neuf personnes attachées ensemble et contraintes d'ingérer de l'huile de ricin ; Appel du commandant Kelly du 10 juin 1940 à l'éradication immédiate des « saboteurs ».

Pronostic de coup d'État lors de l'élection présidentielle

  • 1940 — End of nazism-Its fall is certain (1940) (p. 31) : À la veille de l'élection de novembre 1940, l'hypothèse est formulée qu'en cas d'échec du troisième mandat le candidat pourrait saisir le gouvernement par la force avec l'appui de la Légion américaine, des Chevaliers de Colomb armés et de la Hiérarchie. Points saillants : Brochure parue dans les semaines précédant le scrutin où Roosevelt brigue un troisième mandat sans précédent ; Slogan dénoncé : « plus de religion et un troisième mandat, sinon nous périrons » ; Prise de position tranchée émanant d'un mouvement interdisant le vote à ses membres ; Illustre les limites pratiques de la doctrine de neutralité.

L'Angleterre désignée comme seul État favorable

  • 1940 — End of nazism-Its fall is certain (1940) (p. 26) : L'Angleterre est décrite comme seule à tenir ferme contre la coalition religieuse et totalitaire, sa bonté envers les chrétiens consciencieux justifiant l'espoir d'une faveur divine dans sa détresse. Points saillants : Le traitement réservé aux Témoins détermine la position de l'État dans l'échelle de faveur divine ; Même jugement dans La Tour de Garde du 15 novembre 1940 ; Jugement formulé alors que l'Europe entière et le Canada proscrivent le mouvement.

Arrêt Gobitis et vague de violences

  • 1940 — Judge Rutherford uncovers fifth column (1940) (p. 12) : L'arrêt du 3 juin 1940 validant à huit voix contre une l'exclusion scolaire des enfants refusant le salut au drapeau est désigné comme déclencheur de la vague de violences, rattachée à la date charnière du 10 juin 1940. Points saillants : quatre-vingt-dix Témoins détenus vingt-quatre heures sans eau ni nourriture au Texas, puis contraints de marcher le long d'une voie ferrée sous les cris de « Heil, Hitler » ; salle du Royaume de Kennebunk (Maine) vandalisée et incendiée le 9 juin 1940 ; foule de 1 500 à 1 700 personnes à Saco ; lapidations à Odessa (Texas) ; l'American Civil Liberties Union recense 1 488 victimes dans plus de trois cents localités de quarante-quatre États entre mai et octobre 1940 ; l'arrêt n'ordonnait aucune coercition hors du cadre scolaire : son effet fut de fournir une caution judiciaire implicite à la contrainte patriotique locale.
  • 1940 — Informant de septembre 1940 (p. 1) : L'exclusion scolaire des enfants refusant le salut au drapeau, validée le 3 juin par huit voix contre une, précède une vague de violences dont l'annonce d'une « opposition croissante » constitue le prolongement mobilisateur. Points saillants : 236 épisodes de violence collective recensés par Shawn Francis Peters pour la seule année 1940 ; Agressions concentrées à Richwood (Virginie-Occidentale) et Litchfield (Illinois), avec pillage de lieux de réunion ; Arrêt Cantwell v. Connecticut rendu la même année à propos de la distribution du livre Enemies ; Accusation de « cinquième colonne » retournée contre l'Action catholique dans les publications de juillet 1940.

Arrestations pour trahison au Kentucky

  • 1940 — Judge Rutherford uncovers fifth column (1940) (p. 17) : Six hommes sont arrêtés au Kentucky pour trahison au motif qu'ils prônaient un gouvernement par Jéhovah seul. Points saillants : arrestations opérées le 4 juin 1940 à Harlan, colporteurs inculpés de sédition pour distribution de littérature jugée « anti-américaine » ; fondement invoqué : chapitre 100 des lois du Kentucky de 1920 ; principal inculpé Louis Beeler ; l'inculpation ne visait plus une conduite mais un contenu doctrinal : la théocratie elle-même devenait justiciable du droit pénal de la sédition.

Poursuite contre l'évêque de Columbus et annulation de l'assemblée

  • 1940 — Judge Rutherford uncovers fifth column (1940) (p. 26) : L'annulation du contrat de location des terrains de la foire de Columbus pour les 24-28 juillet 1940, attribuée aux pressions de l'évêque et du « Père » Murphy, donne lieu à une poursuite en dommages-intérêts de cent mille dollars engagée par la Watch Tower Society. Points saillants : assemblée qualifiée de « première convention théocratique », présentée comme inédite dans l'histoire des Témoins de Jéhovah comme dans celle du monde ; trente à cinquante mille participants attendus ; affidavits assermentés produits, noms du directeur Brown et du gérant Kinnan ; un dignitaire religieux est assigné en justice par une société d'édition : le conflit interconfessionnel devient contentieux civil ; James Joseph Hartley (1858-1944) était effectivement quatrième évêque de Columbus depuis 1904 ; aucune source externe ne permet de vérifier le déroulement ni l'issue de l'affaire.

Assemblée reliée par lignes terrestres et retrait des ondes

  • 1940 — Judge Rutherford uncovers fifth column (1940) (p. 28) : Le discours de clôture du 28 juillet 1940 devait être relayé simultanément dans plus de trente villes du continent américain et à Hawaï par des lignes terrestres privées, substitut aux deux cent quarante stations de radio utilisées chaque semaine pendant dix ans et désormais mentionnées au passé. Points saillants : la convention de Detroit du 24 au 28 juillet 1940, tenue dans plusieurs villes reliées par fils terrestres, sera qualifiée de plus grande jamais tenue par des chrétiens ; le modèle sera repris à l'Assemblée théocratique de Saint-Louis du 6 au 10 août 1941, dont la police estima la fréquentation de pointe à 115 000 personnes ; pétitions antérieures invoquées : 2 284 128 signatures présentées au Congrès en janvier 1935 sans suite, puis 2 630 001 signatures recueillies en septembre 1936 et déposées à Washington le 2 novembre 1936 ; l'auditoire cesse d'être un public indistinct capté par les ondes pour devenir une assemblée convoquée, intégralement sous contrôle de l'organisation.

Déclaration radiophonique du Solicitor General Francis Biddle

  • 1940 — Judge Rutherford uncovers fifth column (1940) (p. 32) : Le 16 juin 1940, sur le réseau de la National Broadcasting Company, le Solicitor General Francis Biddle constate que les Témoins de Jéhovah ont été à maintes reprises assaillis et battus et appelle les Américains au calme, déclaration exploitée comme disculpation publique officielle. Points saillants : Francis Biddle occupait le poste de Solicitor General depuis le 22 janvier 1940 ; la riposte exposée est intégralement juridique : saisine du département de la Justice, information du F.B.I., défense prise en charge par l'American Civil Liberties Union ; portée réelle limitée : le même mois, Eleanor Roosevelt lançait un appel comparable et la communauté juridique condamnait largement l'arrêt Gobitis, sans que les violences cessent.

Arrêt Gobitis et vague d'agressions contre les Témoins

  • 1940 — Refugees (1940) (p. 26) : L'exigence de neutralité absolue et de refus du salut au drapeau est formulée dans un contexte judiciaire immédiatement défavorable et au milieu d'une vague de violences de masse. Points saillants : Arrêt Minersville School District v. Gobitis rendu le 3 juin 1940, validant par huit voix contre une l'obligation du salut au drapeau ; 1 488 agressions recensées par l'ACLU dans plus de trois cents localités entre mai et octobre 1940 ; Salle du Royaume incendiée à Kennebunk (Maine) moins d'une semaine après l'arrêt ; violences conduites par l'American Legion à Connersville (Indiana) ; La persécution, y compris celle dénoncée en Allemagne, en URSS et en Espagne, est convertie en preuve d'élection.

Campagne de livres reliés de janvier et période « Salut » de février

  • 1940 — Informant de janvier 1940 (p. 1) : Janvier 1940 est désigné mois de campagne de livres reliés avec quota de douze livres par éditeur, février étant fixé comme période de témoignage « Salut ». Points saillants : offre de trois livres reliés pour trente-cinq cents ; Salvation et Government and Peace vendus ensemble vingt-cinq cents en février ; mois pairs = Périodes de témoignage officielles, mois impairs mesurant l'activité hors cadre formel ; comparaison avec la campagne de la période « Fidèle et vrai » de décembre 1938.

Objectifs de 50 000 éditeurs et 5 000 pionniers

  • 1940 — Informant de janvier 1940 (p. 2) : Un objectif de 50 000 éditeurs aux États-Unis pour l'exercice et de 5 000 pionniers au Mémorial de mars 1940 est assigné aux congrégations. Points saillants : 42 436 éditeurs de congrégation recensés en octobre 1939 contre 29 550 un an plus tôt ; 41 146 éditeurs en novembre pour 15,4 heures de terrain moyennes contre 10,9 l'année précédente ; baisse d'environ 1 300 éditeurs entre octobre et novembre qualifiée d'injustifiée ; la moyenne mondiale de pionniers s'établira à 5 251 pour l'ensemble de l'exercice 1940.

Annuaire, Calendrier et texte de l'année

  • 1940 — Informant de janvier 1940 (p. 2) : L'Annuaire 1940 définit les critères d'association à la Watch Tower et le Calendrier 1940 illustre le texte de l'année, Psaume 13:5, par le naufrage de l'organisation du Diable. Points saillants : l'appartenance traitée comme question administrative autant que religieuse ; le Calendrier ne rend aucun honneur aux hommes ni aux fêtes d'origine humaine ; l'Annuaire sert d'outil de terrain lors des visites de retour.

Contraction du réseau éditorial multilingue

  • 1940 — Informant de janvier 1940 (p. 3) : Les éditions japonaise et polonaise de Consolation et l'édition roumaine de La Tour de Garde sont arrêtées, tandis que paraissent Ennemis en espagnol et Safety en malais. Points saillants : 1 750 000 exemplaires de Salvation imprimés dans les six mois suivant sa mise en circulation ; 1 125 817 périodiques distribués au Japon pour la seule année 1938 ; l'édition roumaine paraissait deux fois par mois depuis 1927 ; suppressions concernant des pays sous régimes hostiles ou en guerre.

Lettre présidentielle du 20 janvier aux proclamateurs de la Théocratie

  • 1940 — Informant de février 1940 (p. 1) : Rutherford adresse directement à tous les proclamateurs une lettre à lire et étudier lors des quatre réunions de service suivantes, imposant trois revisites par semaine, soit douze par mois, à chaque proclamateur. Points saillants : Moyenne effective constatée de 2,1 revisites, en deçà du seuil exigé ; Effectifs mensuels : 42 436 proclamateurs de congrégation en octobre, 41 146 en novembre, 42 020 en décembre ; Moyennes horaires par proclamateur en baisse continue : 19,1 puis 15,4 puis 14,5 heures ; La lettre décrit la fermeture progressive de l'activité de témoignage dans le monde et les privilèges des proclamateurs du continent américain.

Campagne permanente de distribution des magazines au 1er février

  • 1940 — Informant de février 1940 (p. 1) : Une campagne de distribution des magazines est lancée au 1er février, déclarée non limitée dans le temps et destinée à durer indéfiniment comme élément permanent de la proclamation. Points saillants : Création de la fonction de distributeur de magazines ; Témoignage sur les trottoirs, tables de brochures avec phonographe et panneau d'identification, binômes avec panneau publicitaire pour La Tour de Garde et Consolation ; Créneaux prescrits : samedis après-midi et soirées, heures de pointe des soirées de semaine dans les quartiers commerçants ; Suppression par construction des intervalles de repos que ménageaient les périodes de témoignage thématiques.

Record de placement de livres reliés en janvier

  • 1940 — Informant de février 1940 (p. 1) : Le placement de livres reliés obtenu en janvier est présenté comme dépassant tous les mois précédents malgré les conditions hivernales les plus dures depuis plusieurs années. Points saillants : Sert d'instrument d'émulation pour démontrer que la norme exigée est atteignable ; Rend illégitime toute objection tirée des circonstances météorologiques ; L'idée que l'hiver et Noël dispensent de l'activité est requalifiée en manifestation de la « religion » parmi le peuple du Seigneur.

Période de témoignage « Salut » et barème des contributions

  • 1940 — Informant de février 1940 (p. 1) : L'ouvrage Salut de Rutherford est proposé avec la brochure Gouvernement et Paix pour une contribution fixée à 25 cents, dans un barème uniforme appliqué par des dizaines de milliers de proclamateurs. Points saillants : Cinq cents par magazine remis à domicile ; Brochure laissée gratuitement à qui ne peut contribuer, chaque personne visitée recevant au minimum un tract ; Reprise du magazine à cinq cents pour ceux ayant laissé expirer leur abonnement faute de moyens ; Sac en tissu portant THE WATCHTOWER et CONSOLATION vendu quinze cents l'unité ou sept pour un dollar.

Interdiction d'apposer le nom de la congrégation sur les magazines

  • 1940 — Informant de février 1940 (p. 1) : Il est interdit aux proclamateurs d'écrire ou de tamponner le nom de la congrégation locale sur les magazines, avec obligation de joindre à la place un tract dûment tamponné. Points saillants : Consigne liée au contentieux sur les taxes municipales de licence imposées aux colporteurs religieux aux États-Unis ; Contentieux tranché seulement le 3 mai 1943 par Murdock v. Pennsylvania ; Au Canada, 115 Témoins inculpés au cours de l'année 1940, notamment pour vente de littérature sans licence.

Revisites comme canal d'écoulement des stocks de littérature

  • 1940 — Informant de février 1940 (p. 1) : La littérature demeurant dans les réserves des salles de stockage est déclarée inutile, et les revisites sont identifiées comme le canal principal d'écoulement des publications plus anciennes. Points saillants : Instructions sur la constitution de stocks personnels et l'emport d'une sélection variée à chaque sortie ; Chaque groupe en voiture doit transporter un stock supplémentaire distinct de la littérature de campagne ; Le quota de revisites imposé par Rutherford reçoit ainsi une fonction logistique de résorption des invendus des campagnes passées.

Campagne de témoignage du Siège de bataille et de l'armée de criquets

  • 1940 — Informant de mars 1940 (p. 1) : La campagne printanière est organisée en deux périodes successives couvrant avril, mai et juin 1940, avec des objectifs mondiaux quantifiés. Points saillants : Période du Siège de bataille ouverte fin mars 1940, prolongée par la Période de l'armée de criquets jusqu'en juin ; Objectifs mondiaux : 100 000 nouveaux abonnements à La Tour de Garde, un million de livres reliés, douze millions de brochures ; Quota individuel américain : soixante heures mensuelles et douze visites de rappel par proclamateur ; Premier tirage de la brochure Réfugiés annoncé à dix millions d'exemplaires, usine tournant jour et nuit.

Mémorial du 23 mars et comptage des assistants

  • 1940 — Informant de mars 1940 (p. 3) : Le Mémorial du 23 mars 1940 est fixé centralement à une date unique, ouvert à toute personne intéressée du territoire et transformé en point de mesure statistique du réseau. Points saillants : Toutes les congrégations et unités du Gouvernement Théocratique se rassemblent le même soir ; Le conducteur enchaîne sur les informations de service et l'invitation à la Période de témoignage ; Nombre d'assistants et de participants aux emblèmes portés sur la carte-rapport de mars adressée à la Société et au serviteur de zone ; Les pionniers isolés doivent désigner l'un d'entre eux pour effectuer la notation.

Réorganisation de la diffusion des périodiques par circuits

  • 1940 — Informant de mars 1940 (p. 2) : La réorganisation engagée le 1er février 1940 substitue au placement ponctuel une desserte régulière par circuit, destinée à convertir le lecteur en étudiant puis en membre. Points saillants : Constat qu'un public visité quatre à six fois par an oublie de lire ; Horizon fixé d'au moins 500 000 exemplaires par numéro pour La Tour de Garde et Consolation ; Diffusion de rue par tranches horaires devant gares et terminaux, avec accroche imposée « Dénonce l'escroquerie religieuse » ; Enfants et personnes incapables de pratiquer le porte-à-porte encouragés à prendre en charge des circuits.

Lettre de Rutherford du 20 janvier aux proclamateurs de la Théocratie

  • 1940 — Informant de mars 1940 (p. 1) : La lettre de Rutherford du 20 janvier 1940 établit que tout consacré doit être proclamateur actif, l'inaction traduisant un manque d'appréciation de la Théocratie. Points saillants : L'inactivité est qualifiée de défaillance aux obligations contractées lors de la consécration ; Quota de trois visites de rappel hebdomadaires fixé par cette même lettre ; Appui doctrinal du repérage des associés non déclarants ; Les pionniers eux-mêmes sont rappelés à l'obligation de rendre compte à la congrégation.

Statistique des 73 156 associés et des 36 828 actifs aux États-Unis

  • 1940 — Informant de mars 1940 (p. 1) : Le chiffrage des associés américains fait apparaître que moins de la moitié rapportent une activité de terrain, écart converti en dette imputable à chaque congrégation. Points saillants : 73 156 personnes associées à l'organisation aux États-Unis ; 36 828 actives dans le service de terrain, plus 16 172 proclamateurs irréguliers ; 52 495 rapports attendus en mars si tous s'activaient ; Chaque congrégation sommée d'analyser sa propre contribution à l'écart.

Bilan cumulé de 309 484 991 livres et brochures depuis 1920

  • 1940 — Informant de mars 1940 (p. 2) : Le bilan cumulatif de diffusion arrêté au 30 septembre 1939 sert de socle de légitimation aux objectifs assignés pour 1940. Points saillants : 309 484 991 livres et brochures diffusés dans le monde entre 1920 et le 30 septembre 1939 ; Plus de 500 000 livres reliés placés lors de la seule campagne de janvier 1940 ; Référence à l'Allemagne de 1932 : moins de 15 000 proclamateurs diffusant 440 000 exemplaires de chaque L'Âge d'Or ; Près de 400 millions de livres et brochures revendiqués pour la présidence de Rutherford selon Consolation du 27 mai 1942.

Campagne de trois mois et quotas mondiaux

  • 1940 — Informant de avril 1940 (p. 1) : Une campagne de trois mois ouverte par le Mémorial fixe douze millions de brochures Réfugiés, un million de livres reliés et cent mille abonnements, dont 4 000 000 de brochures, 333 833 livres et 33 338 abonnements pour avril seul. Points saillants : avril désigné mois du « Siège de Bataille », juin « Armée des Sauterelles » ; quotas divisés depuis Brooklyn, non remontés du terrain ; offre standardisée : Tour de Garde, livre relié et brochure pour un dollar.

Instruction de Rutherford du 20 janvier sur les villes de refuge

  • 1940 — Informant de avril 1940 (p. 1) : Selon une instruction présidentielle du 20 janvier, la connaissance de la vérité ne suffit pas pour entrer dans les « villes de refuge » de la Théocratie : la participation active à la proclamation est requise. Points saillants : la parole présidentielle sert de source normative aux quotas ; la performance mesurée devient condition de survie.

Recul de l'effectif américain de proclamateurs

  • 1940 — Informant de avril 1940 (p. 1) : L'année de service s'ouvre sur 45 200 proclamateurs aux États-Unis pour un objectif de 50 000, mais la moyenne des cinq premiers mois tombe à 43 225, le recul étant imputé à l'hiver rigoureux et aux maladies. Points saillants : aucun mois depuis octobre n'a retrouvé le pic initial ; le quota n'est ni révisé ni discuté ; l'hiver avait servi deux mois plus tôt de preuve inverse dans l'Informant de février 1940.

Annonce de la convention théocratique de Columbus

  • 1940 — Informant de avril 1940 (p. 1) : Une convention théocratique est annoncée du 24 au 28 juillet à Columbus (Ohio) avec raccordement par fil de nombreuses villes, mais l'assemblée de l'été 1940 se tiendra finalement à Detroit. Points saillants : terrain de la foire de l'État de l'Ohio ; pionniers invités à progresser par étapes vers Columbus avec territoires assignés en route ; Rutherford, malade, prononce le discours public à Detroit puis retourne au Béthel.

Effondrement du terrain européen et report du quota sur l'Amérique

  • 1940 — Informant de avril 1940 (p. 1) : La prédication étant présentée comme pratiquement impossible dans de nombreux pays, la quasi-totalité du quota mondial est reportée sur les proclamateurs américains. Points saillants : activité interdite en Allemagne depuis 1936 ; environ six mille Témoins détenus dès 1939 en Allemagne, Autriche et Tchécoslovaquie ; 112 des 152 étudiants de la Bible jugés par la justice militaire entre août 1939 et septembre 1940 sont exécutés ; cent des quatre cents Témoins internés à Sachsenhausen meurent durant l'hiver.

Déclaration de « l'année la plus importante »

  • 1940 — Informant de mai 1940 (p. 1) : 1940 est proclamée l'année la plus importante jusqu'alors au motif qu'Harmaguédon est très proche et que les privilèges de prédication pourraient se fermer. Points saillants : Imminence d'Harmaguédon invoquée comme moteur de l'intensité de l'activité ; Menace de perte du droit de prêcher utilisée comme argument de calendrier ; Ouverture d'une séquence d'annonces analogues, au moins quarante-quatre en trois ans jusqu'en avril 1943.

Quotas trimestriels et record de 47 091 proclamateurs

  • 1940 — Informant de mai 1940 (p. 1) : Le trimestre assigne huit cents abonnements, deux mille livres et vingt-cinq mille brochures pour cent proclamateurs, tandis que le record de 47 091 proclamateurs actifs en mars est présenté comme un échec au regard de l'objectif de 50 000. Points saillants : Quota de douze visites de retour mensuelles attribué à une lettre de Rutherford ; Hausse d'environ treize mille proclamateurs en un an mais recul de plus de cent cinquante mille publications placées ; Affichage hebdomadaire d'un tableau ou « thermomètre » du quota dans les salles.

Douze millions de « Refugees » et phonographe vertical

  • 1940 — Informant de mai 1940 (p. 1) : Douze millions d'exemplaires de Refugees doivent être écoulés, dont des provisions confiées à des personnes intéressées, pendant que le disque « Instruction » de Rutherford et un phonographe vertical breveté standardisent la parole au porte-à-porte. Points saillants : Le disque « Instruction » expose l'importance de The Watchtower au porte-à-porte et en visite de retour ; Phonographe vertical inventé par John G. Kurzen Jr. breveté et présenté aux assemblées de l'année ; Carte de témoignage Watchtower recommandée quand le phonographe ne peut être utilisé.

Gobitis et vague d'agressions aux États-Unis

  • 1940 — Informant de mai 1940 (p. 1) : Le 3 juin 1940, la Cour suprême valide l'obligation du salut au drapeau à l'école, ouvrant une vague de violences qui confirme la crainte exprimée en mai d'une fermeture des privilèges de prédication. Points saillants : 1 488 agressions recensées par l'Union américaine pour les libertés civiles entre mai et octobre 1940 dans plus de trois cents localités ; Incendie d'une salle de réunion à Kennebunk (Maine) et lapidation de Témoins à Odessa (Texas) ; La consigne de mai, antérieure à l'arrêt, anticipe la restriction sans encore la convertir en preuve d'élection.

Assemblée de Columbus reliée par fil à trente villes

  • 1940 — Informant de juin 1940 (p. 1) : Du 24 au 28 juillet 1940, trente villes sont reliées par liaison téléphonique à la ville-clé de Columbus (Ohio) pour former une seule assemblée, avec un unique orateur et un horaire synchronisé d'un océan à l'autre. Points saillants : Terrains de la Foire d'État de Columbus mis à disposition par les autorités municipales et étatiques ; Honolulu (Territoire d'Hawaï) intégrée au réseau ; délégués attendus du Canada, du Mexique et d'Europe ; Service d'immersion fixé à huit heures du matin le dimanche dans toutes les villes, costume de bain et serviette exigés ; Frais partagés : liaisons par fil à la charge de la Société, salles et publicité locale à la charge des conventions locales.

Record de 48 196 proclamateurs et quota national de 50 000

  • 1940 — Informant de juin 1940 (p. 3) : La période de la « Bataille du Siège » porte l'effectif à un record de 48 196 proclamateurs, le quota national de 50 000 étant déclaré à portée avec un quota individuel de 60 heures et 12 visites de retour par mois. Points saillants : Tableau comparatif mensuel couvrant octobre 1938 à avril 1940 ; Baisse de la moyenne d'heures par rapport à avril 1939, convertie en exhortation à réorganiser son temps ; Ratios d'habitants par proclamateur : 101 au Canada, 2 047 aux États-Unis, 4 086 en Australie et Nouvelle-Zélande, 5 208 au Royaume-Uni ; 28 812 nouveaux abonnements à La Tour de Garde enregistrés au 25 mai 1940.

Plus de 10 000 assistants au Mémorial sans rapport de service

  • 1940 — Informant de juin 1940 (p. 3) : Plus de 10 000 personnes ayant assisté au Mémorial de mars 1940 n'ont fourni aucun rapport de service en avril et sont invitées à examiner sérieusement leur situation pour devenir des proclamateurs réguliers. Points saillants : Présence au Mémorial et activité de prédication explicitement dissociées : seule la seconde est comptabilisée ; Le rapport de service déposé constitue le critère effectif d'appartenance ; Les « Jonadabs » sont définis par leur inscription sur les listes de visites de retour tenues par les compagnies.

Lettres de Rutherford aux pionniers et sur la distribution de rue

  • 1940 — Informant de juin 1940 (p. 2) : Deux lettres signées de Rutherford, datées du 30 avril et du 19 mai 1940, adressent directement des instructions aux pionniers et sur la conduite à tenir lors de la distribution de magazines dans la rue. Points saillants : La lettre du 30 avril 1940 porte sur l'aide financière et les tickets de repas des pionniers ; La lettre du 19 mai 1940 est recommandée pour lecture répétée aux réunions de service ; Le président apparaît comme source nominale et directe des instructions, sans passer par les échelons intermédiaires ; Seuils d'inscription sur la liste des pionniers au 1er mars et au 1er juin 1940 conditionnant les avantages.

Enregistrement de la « race » sur les formulaires de logement

  • 1940 — Informant de juin 1940 (p. 2) : Le formulaire de demande de chambre adressé aux comités de logement exige l'indication de la nationalité et de la « race » du demandeur, avec distinction explicite entre « blanc » et « de couleur ». Points saillants : Mention noyée parmi des considérations tarifaires (budget quotidien, dates d'arrivée et de départ) ; Alignement silencieux sur l'ordre social ségrégationniste américain de 1940 ; Contraste avec la revendication simultanée d'une fraternité supranationale et d'une assemblée continentale unique.

Interdiction de l'organisation au Canada

  • 1940 — Informant de juin 1940 (p. 1) : L'organisation est frappée d'interdiction au Canada à compter du 4 juillet 1940, alors même que des délégués canadiens sont annoncés pour l'assemblée de Columbus. Points saillants : Annonce de délégués attendus du Canada, du Mexique et d'Europe en pleine guerre mondiale ; Le Canada présente alors le ratio le plus favorable, 101 habitants par proclamateur ; Dégradation parallèle des relations institutionnelles aux États-Unis : plaintes de sections de l'American Legion contre l'usage des terrains de la Foire d'État ; 1 488 agressions recensées par l'American Civil Liberties Union dans plus de trois cents localités entre mai et octobre 1940.

Campagne de diffusion de Judge Rutherford Uncovers Fifth Column

  • 1940 — Informant de juillet 1940 (p. 1) : Deux millions d'exemplaires sont annoncés à la première impression, distribués par vingt à quarante exemplaires par proclamateur à partir d'une réunion spéciale fixée au vendredi 12 juillet 1940, la brochure étant placée contre cinq cents. Points saillants : texte rédigé par Rutherford en réponse à un questionnaire du New York Post ; lancement simultané organisé par le serviteur de compagnie ; diffusion attestée de l'extérieur dès septembre 1940 à Harvard Square ; chiffres de tirage et tarif non confirmés par des sources externes.

Campagne nationale de pétition autorisée par Rutherford

  • 1940 — Informant de juillet 1940 (p. 1) : Plus de 160 000 formulaires de pétition sont expédiés depuis Brooklyn, complétés par des copies ronéotypées localement, la campagne d'abord limitée à l'Ohio étant étendue à tout le pays sur autorisation de Rutherford. Points saillants : temps de collecte des signatures comptabilisé dans les heures de service de terrain ; noms des signataires versés au fichier de rappels comme personnes de bonne volonté ; aucune source externe ne documente cette pétition ni son destinataire ; précédent canadien de 406 270 signatures pour la restitution des licences.

Annulation du bail de la Foire de l'État de l'Ohio et transfert de la convention à Detroit

  • 1940 — Informant de juillet 1940 (p. 1) : L'annulation du contrat de location des terrains de la Foire de l'État de l'Ohio prive la convention théocratique de son site de Columbus et entraîne son transfert à Detroit. Points saillants : point de bascule organisationnel de l'été 1940 ; auteur, date exacte et motif officiel non documentés par des sources extérieures ; seul le remplacement de Columbus par Detroit est établi ; le refus administratif transforme un contentieux local en mobilisation nationale.

Vague de violences de masse contre les Témoins aux États-Unis

  • 1940 — Informant de juillet 1940 (p. 1) : Automobiles renversées et jetées dans des lacs, salles incendiées et arrestations sans plainte régulière ni accès à un avocat correspondent à une vague documentée de plus de deux mille incidents violents entre 1940 et 1942. Points saillants : implication étatique passive selon David T. Smith, policiers et shérifs laissant faire ; agressions largement conduites par des membres de l'American Legion selon Shawn Francis Peters ; incident de Connersville (Indiana) où une voiture de serviteur de zone est prise d'assaut ; violences attribuées par les instructions à la Hiérarchie catholique romaine.

Arrêt Minersville School District v. Gobitis et déclaration de Francis Biddle

  • 1940 — Informant de juillet 1940 (p. 1) : Le 3 juin 1940, la Cour suprême valide par huit voix contre une l'exclusion scolaire des enfants refusant le salut au drapeau, décision suivie le 16 juin par une déclaration radiophonique du solliciteur général Francis Biddle dénonçant les agressions subies par les Témoins. Points saillants : lien causal établi par les historiens du droit entre Gobitis et l'explosion des violences ; Biddle met en garde contre l'imitation des méthodes nazies ; les instructions de juillet 1940 s'inscrivent dans cette fenêtre de quelques semaines ; l'exécutif fédéral désavoue publiquement la répression.

Discours « La religion comme remède mondial » à Detroit

  • 1940 — Informant de juillet 1940 (p. 1) : Rutherford prononce le 28 juillet 1940 à Detroit le discours « La religion comme remède mondial », annoncé dès juillet comme devant être envoyé ultérieurement aux signataires de la pétition. Points saillants : enregistrement sonore distinct du livre Religion publié la même année ; le fichier des signataires est destiné dès sa création à la campagne suivante ; enchaînement des campagnes programmé en amont depuis Brooklyn ; riposte juridique et prospection religieuse forment un flux continu.

Convention théocratique de Détroit

  • 1940 — Informant de septembre 1940 (p. 1) : Tenue du 24 au 28 juillet 1940, elle fournit les deux discours imprimés sous le titre Conspiracy Against Democracy et sert de dispositif d'enrôlement de pionniers. Points saillants : Discours du samedi et du dimanche transformés en brochure, sortie fixée au 1er octobre ; Engagements de pionniers souscrits sur place, candidatures continuant d'affluer après la convention ; Cartes d'identification de convention servant de base au remboursement plafonné à vingt-cinq dollars.

Campagne « Défi » et échéance du 5 novembre

  • 1940 — Informant de septembre 1940 (p. 1) : L'ouverture de la période « Défi » coïncide avec le nouvel exercice de la Société et fixe au 5 novembre, jour de l'élection présidentielle américaine, la date butoir d'écoulement des brochures. Points saillants : Quota de cinquante brochures et cinq livres Religion par proclamateur en trente et un jours ; Barème imposé : vingt-cinq cents avec le livre Religion, dix cents pour la combinaison de trois brochures, gratuité en cas de promesse de lecture ; Réélection de Roosevelt pour un troisième mandat avec 54,7 % des voix et 449 grands électeurs ; Bon de commande joint à chaque exemplaire de l'Informant.

Effectifs de pionniers et lettre « Aux ambassadeurs théocratiques »

  • 1940 — Informant de septembre 1940 (p. 1) : Au moment de la mise sous presse, 3 735 proclamateurs sont inscrits au service de pionnier aux États-Unis, tandis qu'une lettre présidentielle insérée dans l'édition de l'auteur de Religion définit le membre comme ambassadeur de Jéhovah. Points saillants : Comparaison explicite avec le seuil de 1 000 pionniers atteint en Angleterre ; Vérification des besoins en phonographes et dotation de chaque membre du disque « Message d'Espoir » ; Fondement scripturaire de l'appellation d'ambassadeur : 2 Corinthiens 5:20.

Campagne « Défi » et lancement de Religion et Conspiracy Against Democracy

  • 1940 — Informant de octobre 1940 (p. 1) : Le nouvel exercice de la Société s'ouvre le 1er octobre 1940 par la mise en distribution publique du livre Religion et de la brochure Conspiracy Against Democracy offerts ensemble contre vingt-cinq cents. Points saillants : combinaison à vingt-cinq cents, variante à dix cents et remise gratuite aux personnes sans ressources ; quota mensuel de cinq livres Religion et trente brochures par proclamateur ; la brochure reprend les discours du samedi et du dimanche de Rutherford à la Convention théocratique ; édition italienne la même année sous le titre Cospirazione contro la democrazia.

Carton de témoignage servant de carte d'identification

  • 1940 — Informant de octobre 1940 (p. 1) : Le nouveau carton de témoignage pour Religion sert simultanément de carte d'identification et n'est délivré qu'aux proclamateurs réguliers du Royaume, sans réimpression prévue. Points saillants : réunion en un seul objet de l'outil de présentation à la porte, en usage depuis 1933, et de l'attestation d'appartenance ; tirage unique érigeant la possession du carton en critère de reconnaissance du proclamateur régulier ; principe repris plus tard par la carte d'identification délivrée aux proclamateurs baptisés.

Absence de radiodiffusion et redéploiement vers les visites de retour

  • 1940 — Informant de octobre 1940 (p. 1) : L'absence de diffusion radiophonique des discours de convention, seuls dix-huit auditoriums ayant pu les recevoir, justifie l'intensification des visites de retour au moyen des disques. Points saillants : des dizaines de milliers d'auditeurs refusés faute de places ; des millions de personnes habituées aux conférences radiodiffusées privées de ce canal ; usage intensif recommandé des disques Message d'espoir (P-280) et La Fin (P-229) ; plus de quatre-vingt-dix conférences enregistrées disponibles et plus d'un million de disques fabriqués.

Ajout d'une colonne « magazines individuels » au tableau de suivi

  • 1940 — Informant de octobre 1940 (p. 1) : Le tableau de suivi paru en octobre 1939 doit être complété d'une colonne consacrée aux magazines individuels, enregistrant la diffusion des périodiques dans la rue devenue régulière en 1940. Points saillants : tableau comparatif des proclamateurs moyens, des heures et du ratio brochures-contributions ; colonnes de septembre et total annuel de l'exercice laissées vides à l'impression ; instrument administratif conçu comme formulaire à compléter par la compagnie.

Retournement de la presse hostile en ressource de diffusion

  • 1940 — Informant de octobre 1940 (p. 1) : L'hostilité de la presse profane est convertie en avantage indirect au nom de la promesse selon laquelle la colère des hommes tournera à la louange divine. Points saillants : application de Psaumes 76:10 à la couverture médiatique défavorable ; déplacement du retournement de la persécution physique vers la publicité négative ; intégration de l'hostilité à un calcul d'efficacité de diffusion.

Application de l'arrangement théocratique de 1938 à la compagnie locale

  • 1940 — Informant de octobre 1940 (p. 1) : La coordination de la campagne s'appuie sur la répartition des charges issue de la réorganisation de 1938, mobilisée comme chaîne d'exécution d'un objectif chiffré. Points saillants : serviteur de la compagnie et responsables du stock, du territoire et des visites de retour ; nomenclature issue de l'article « Organisation » de La Tour de Garde des 1er et 15 juin 1938 ; fonctions présentées non pour elles-mêmes mais au service du quota mensuel.

Période de témoignage « Courage » de décembre

  • 1940 — Informant de novembre 1940 (p. 1) : La campagne de décembre 1940 impose dix combinaisons de sept brochures par proclamateur et cinq par jour au pionnier, avec quatre paliers hebdomadaires de contrôle. Points saillants : paliers à trois, cinq, huit puis dix combinaisons ; serviteurs de compagnie chargés de surveiller l'avancement et d'y remédier ; objectif d'écouler au moins cinq millions de brochures en un mois ; plus de dix millions de brochures immobilisées dans les stocks américains.

Répartition des titres par dépôt

  • 1940 — Informant de novembre 1940 (p. 1) : Les titres recommandés diffèrent selon que la compagnie se situe à l'ouest des Rocheuses ou près des dépôts de Saint-Louis et de Brooklyn. Points saillants : critère de distance au dépôt et non de contenu ; titres hétérogènes d'Intolerance et The Crisis (1933) à Angels et Beyond the Grave ; aucune source secondaire ne documente le dépôt de Saint-Louis.

Adjonction de La conspiration contre la démocratie

  • 1940 — Informant de novembre 1940 (p. 1) : La brochure de Rutherford publiée en 1940 peut être intégrée à toute combinaison de brochures plus anciennes. Points saillants : soixante-deux pages ; échec affirmé des gouvernements humains, y compris démocratiques ; greffe d'une priorité polémique sur une contrainte d'inventaire.

Arrêt Minersville School District v. Gobitis et interdictions

  • 1940 — Informant de novembre 1940 (p. 1) : La campagne se déploie dans une conjoncture d'hostilité juridique marquée par l'arrêt du 3 juin 1940 et l'interdiction canadienne du 4 juillet 1940. Points saillants : arrêt Gobitis rendu le 3 juin 1940 ; interdiction au Canada à compter du 4 juillet 1940 ; moyenne mondiale d'environ 138 000 proclamateurs en 1940.

Objectifs de l'année de service 1941

  • 1940 — Informant de novembre 1940 (p. 1) : Sont assignés pour 1941 soixante mille proclamateurs moyens dont trois mille cinq cents pionniers, 15,5 millions d'heures, plus de deux millions de livres reliés, quinze millions de brochures et trente-quatre millions de magazines. Points saillants : quota individuel de soixante heures mensuelles, cent cinquante pour un pionnier, douze visites de retour ; hausse d'environ vingt-cinq pour cent des proclamateurs par compagnie, pointe visée à soixante-dix mille ; l'annuaire 1941 en préparation contient le rapport de Rutherford sur l'année écoulée.

Texte de l'année et calendrier 1941

  • 1940 — Informant de novembre 1940 (p. 2) : Le calendrier annuel 1941 porte le texte « Le salut à notre Dieu — et à l'Agneau » tiré d'Apocalypse 7:10 et associe à chaque mois des passages scripturaires et théocratiques. Points saillants : tarification à vingt-cinq cents l'unité ou dix cents par lots de cinq ; annuaire à cinquante cents, brochures à sept pour dix cents et trente-cinq pour cinquante ; les « personnes de bonne volonté » des réunions désignées comme cible de placement.

Campagne de témoignage « Courage »

  • 1940 — Informant de décembre 1940 (p. 1) : Ouverte le 1er décembre 1940 et prolongée jusqu'au 12 janvier 1941, la campagne « Courage » est assortie d'un quota préalable de cinq millions de brochures. Points saillants : stock de plus de dix millions d'exemplaires déjà en mains des compagnies et pionniers, plusieurs millions supplémentaires commandés ; près de cinquante mille proclamateurs mobilisés aux États-Unis pour près de huit millions de brochures ; intitulé renvoyant au courage exigé dans le climat de persécution du début de la Seconde Guerre mondiale ; prolongation jusqu'au 1er janvier calculée pour enchaîner sans interruption sur la campagne suivante.

Base démographique du calcul des quotas

  • 1940 — Informant de décembre 1940 (p. 1) : Les objectifs de distribution sont déduits d'un effectif annoncé de plus de soixante mille proclamateurs et d'environ quatre mille pionniers. Points saillants : fourchette de deux millions et demi à trois millions d'exemplaires de Satisfied déduite pour janvier ; moyenne mondiale des pionniers pour 1940 : 5 251, plein temps et temps partiel confondus ; la part américaine annoncée est donc largement majoritaire dans ce corps ; l'effectif fonctionne comme variable d'entrée d'un calcul dont la sortie est un volume de littérature.

Consignation imposée de la brochure Satisfied

  • 1940 — Informant de décembre 1940 (p. 1) : La brochure Satisfied, parue en 1940 sous la plume de Rutherford, est consignée d'office à raison de quatre-vingts exemplaires par proclamateur, sans commande préalable. Points saillants : chaque proclamateur est tenu de placer son quota au porte-à-porte comme sur les routes de magazines ; la brochure a pour fonction déclarée de préparer le terrain pour la campagne de La Tour de Garde suivante ; la congrégation devient point d'écoulement d'un stock calculé en amont.

Parution de Religion et arrêt Gobitis

  • 1940 — Religion (1940) (p. 103) : Au moment de la parution de l'ouvrage, la Cour suprême valide l'exclusion scolaire des enfants refusant le salut au drapeau, imposition attribuée par le livre à la Hiérarchie catholique. Points saillants : arrêt rendu le 3 juin 1940 à huit voix contre une, suivi d'une vague nationale de violences ; vingt et un États imposent alors un serment de loyauté ; total de publications placées porté à plus de 309 000 000 d'exemplaires en plus de soixante-dix langues fin 1939 ; acquittement du Front chrétien par le jury de Brooklyn le 24 juin 1940.

Fin de l'ancien élu et refondation théocratique

  • 1940 — Annuaire des Témoins de Jéhovah (1940) (p. 279) : L'exercice 1939 est présenté comme l'achèvement mondial de la théocratie : les oints ont « récemment appris » à ne plus honorer d'hommes comme chefs, ce qui entraîne le rejet du système de l'ancien élu, tandis que des serviteurs nommés sont révoqués en cours d'année. Points saillants : décision remontant à The Watch Tower des 15 août et 1er septembre 1932, le terme « théocratie » n'apparaissant qu'en juin 1938 ; 153 zones et 6 régions aux États-Unis, 30 zones et 4 régions en Grande-Bretagne pour la première année pleine du service de zone institué en octobre 1938 ; aucun chef terrestre revendiqué alors que tous les manuscrits sont préparés au 124 Columbia Heights et que chaque filiale rapporte mensuellement au président ; N. H. Knorr, futur vice-président de la corporation de Pennsylvanie le 10 juin 1940, figure parmi les ministres envoyés depuis Brooklyn.

Convention théocratique de Detroit

  • 1941 — Annuaire des Témoins de Jéhovah (1941) (p. 88) : La convention prévue à Columbus se tient finalement à Detroit du 24 au 28 juillet 1940 après la résiliation de seize contrats de salles sur trente-quatre. Points saillants : 2 042 136 signatures recueillies sur une pétition au gouverneur de l'Ohio ; 45 000 personnes sur place, 35 000 dans dix-sept villes raccordées par fils ; deux millions d'exemplaires de la brochure « Le juge Rutherford démasque la cinquième colonne » imprimés en équipes jour et nuit ; Rutherford décrit comme gravement malade, prenant la parole à trois reprises.

Mise hors la loi au Canada

  • 1941 — Annuaire des Témoins de Jéhovah (1941) (p. 159) : Le décret du Conseil du 4 juillet 1940 déclare illégale l'« Organisation des Témoins de Jéhovah » en vertu de la War Measures Act, les biens du mouvement étant remis au dépositaire comme des biens ennemis. Points saillants : mesure prise par le ministre de la Justice Ernest Lapointe sans attendre l'avis du comité de révision ; présence aux réunions valant présomption de culpabilité, peines jusqu'à six mois ou internement ; imputation à un échange entre l'appui catholique à la conscription et la mise hors la loi des Témoins.

Répression mondiale et arrêts de la Cour suprême

  • 1941 — Annuaire des Témoins de Jéhovah (1941) (p. 99) : L'exercice enregistre environ 600 émeutes et plus de 3 000 arrestations aux États-Unis, convertis en contentieux devant la Cour suprême, tandis que les interdictions administratives se multiplient hors des États-Unis. Points saillants : Cantwell c. Connecticut du 20 mai 1940 étend la garantie du libre exercice du culte ; dissolution de la filiale brésilienne ordonnée le 31 mai 1940 par le ministre de la Justice ; arrêté nigérian du 10 mai 1940 antidaté au 13 mars pour saisir 15 450 exemplaires du livre Enemies en yoruba ; perquisition militaire du Béthel de Berne le 5 juillet 1940 et presses néerlandaises scellées par la Gestapo le 6 juillet ; plus de six mille Témoins recensés dans les camps de concentration allemands.
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