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1880
The Day Dawn, de John H. Paton (1880)
Chronologie de la Société Watch Tower
Années :

1875 - 1876 - 1877 - 1878 - 1879
1880 - 1881 - 1882 - 1883 - 1884

Décennies :

1880s - 1890s - 1900s - 1910s - 1920s
1930s - 1940s - 1950s - 1990s - 2000s

1880 est la première année complète de la revue de Charles Taze Russell, Zion's Watch Tower. C'est l'année où le désaccord avec Nelson Barbour s'étend au retour du Christ. En 1879, il portait sur la rançon. En juillet 1880, Barbour annonce que le Christ doit « apparaître dans la chair, en secret », après 1881[1]. Pour la revue, le Christ est présent depuis 1874, et l'attendre dans la chair est une « forte illusion »[2]. C'est aussi l'année où le mouvement fixe une date : à l'automne 1881, les fidèles vivants doivent être transformés en êtres spirituels. John Paton s'y oppose en mai, puis la rédaction écrit la date en décembre[3]. Russell présente une idée nouvelle : l'Église partage le sacrifice du Christ et fait partie du « prix de la rançon »[4]. En 1879, la rançon devait pourtant être le seul sacrifice du Christ, « un homme pour un homme ».

Russell fait trois tournées pour rencontrer ses lecteurs, en juin, en août et en novembre[5]. Paton publie The Day Dawn, présenté comme un guide « second seulement après la Parole de Dieu »[6]. Les rédacteurs de la revue se contredisent souvent d'un article à l'autre, parfois dans le même numéro.

En bref : les doctrines de 1880

Doctrine Origine Avant 1880 En 1880 Ce qu'il en advient
L'enlèvement des fidèles, attendu pour 1881 La rédaction et Albert Jones. Paton s'y oppose[7] 1877 : les fidèles vivants sont changés en êtres spirituels et emportés au ciel, au plus tard en 1878[8]. 1879 : l'échec est reconnu, sans nouvelle date ; l'appel céleste se fermera « probablement très bientôt »[9]. La récolte rentrée au grenier n'est plus l'enlèvement[10] Une date apparaît. Avril : « entrer aux noces » n'est plus l'enlèvement, mais une condition de préparation[11]. Mai : Paton ne voit aucune raison d'attendre quelque chose en 1881. Juin : la rédaction l'approuve[12]. Décembre : « bientôt, probablement d'ici l'automne 1881, peut-être avant, nous serons changés »[13]. Le changement n'est plus le mariage, il le précède[14] Mai 1881 : la revue « n'a jamais prétendu » cela[15]. Décembre 1882 : l'article de 1880 est republié sans la phrase sur 1881[16]. Août 1883 : la lecture de Jones (Luc 17:34) est abandonnée[17]
1914 et les « temps des Gentils » Nelson Barbour, dès 1875, repris par Paton et Keith[18] Décembre 1879 : une période va « de 1878 à 1914 », sans l'expression « temps des Gentils »[19] Réapparaît. Mars : « les temps des Gentils vont jusqu'en 1914 »[20]. Juin : le calcul des 2 520 ans[21] Juin 1882 : les temps des Gentils ne finissent « pleinement » qu'en 1914[22]
La « moisson » John Paton[23] Elle devait finir en 1878 (Three Worlds, 1877)[24] Modifiée. Juillet : elle dure quarante ans et va jusqu'en 1914, « au lieu de trois ans et demi » Mai 1881 : « quarante ans, de 1874 à 1914 »[25]
Le retour du Christ : visible ou invisible Russell, Paton et Mann, contre Barbour 1879 : la rupture avec Barbour porte sur la rançon Nouveau désaccord. Juillet : Barbour annonce un Christ qui doit « apparaître dans la chair, en secret » après 1881[26]. La revue le combat sans le nommer Octobre-novembre 1881 : Barbour est nommé, et sa faute est d'attendre « Jésus dans la chair »[27]
L'Église partage le sacrifice pour le péché Russell, puis Jones ; Paton avec réserves[28] 1879 : « un homme pour un homme », le Christ seul[29] Nouveau. Mars : les deux boucs du jour des Expiations sont « deux classes de vrais croyants »[30]. Octobre : l'offrande du Christ et de son Église est « le prix de la rançon de la vie du monde »[31] Août 1883 : de toutes les vérités reçues, c'est pour Russell « la meilleure »[32]. Nulle part ailleurs la part de l'Église au sacrifice du Christ n'est montrée aussi clairement[33]
Le bouc émissaire Russell contre Paton Rien en 1879 Contredite dans le même numéro. Octobre : pour Paton, il représente les Églises[34] ; pour l'éditeur, une seconde classe de fidèles, la « grande compagnie »[35] Juillet-août 1881 : la lecture de Russell s'impose[36]. Paton quitte la revue
Le Fils de Dieu avant sa naissance La rédaction, contre Paton Novembre 1879 : selon Paton, aucun texte n'appelle le Christ « Fils » avant sa venue dans la chair[37] Contredite. Avril : avant de venir sur terre, Jésus est déjà « le Fils », et il n'est pas « une même personne » avec le Père[38]. Juin : Paton maintient sa formule[39] Juillet 1882 : « le premier Fils créé de Dieu »[40]
Les deux natures du Christ Paton, contre la rédaction Novembre 1879 : selon Paton, le Christ a deux natures[41] Contredite dans le même numéro. Octobre : pour Paton, la divinité du Christ demeure dans son humanité[42]. Pour la rédaction, ce sont des « erreurs graves et nuisibles »[43] 1886 : le mélange de deux natures donnerait « une chose hybride »[44]
L'Église, « mère » de l'humanité La rédaction, contre Paton 1877 : l'Épouse sera « la mère spirituelle » de l'humanité (Three Worlds)[45] Abandonnée en janvier : « nous l'avons enseigné »[46]. Reprise par Paton en mars[47] Paton la garde dans The Day Dawn[48]
Exclusion Paton et Russell ; une limite chez Mann Octobre 1879 : personne n'est exclu pour une opinion[49] Réaffirmée en mars : « nous n'excluons personne pour une opinion »[50]. Mais, en septembre, ceux qui nient la rançon et la présence sont jetés « dans les ténèbres du dehors »[51] Décembre 1882 : nier la rançon, c'est nier « le fondement même de tout le christianisme »[52]
Baptême La rédaction ; Mann 1879 : à peine abordé Précisé. Septembre : le vrai baptême est l'immersion « dans sa mort » (Romains 6:3). Sans lui, personne ne sera du petit troupeau[53]. Faut-il encore se faire baptiser dans l'eau ? Oui : le baptême d'eau est « aussi prescrit », comme « type » de cette mort[54]. L'aspersion est donc écartée : baptiser veut dire « plonger, immerger »[55] Décembre 1881 : l'article est révisé ; le vrai baptême devient la mort de la nature humaine[56]
Les 144 000 Keith, contre la rédaction et Paton — Contredite. Juin : des Juifs convertis[57]. Novembre : l'Église, « prémices » du royaume céleste[58] Les 144 000 deviennent l'Église céleste

Doctrine

La revue n'a pas encore de ligne fixe. Chaque article est signé par ses initiales, et un avertissement dégage l'éditeur des opinions des auteurs[59]. Les lecteurs ne sont unis que par deux points : la présence invisible du Christ et le refus des idées de Barbour sur la rançon[60]. Russell, Paton, Albert Jones, William Mann, Benjamin Keith et Lizzie Allen écrivent tous. Ils se contredisent souvent, et Russell finit par imposer ses vues.

Ce qui change

1881 : une date annoncée, puis niée

En 1879, la revue n'avait donné aucune date. Elle disait seulement que l'appel céleste se fermerait « probablement très bientôt »[61]. L'idée de 1881 vient d'un parallèle de Barbour : après la mort du Christ, les Juifs auraient gardé la faveur de Dieu trois ans et demi. Ajoutés à 1878, ces trois ans et demi mènent à l'automne 1881.

En mai 1880, Paton refuse cette attente. Certains, écrit-il, disent que le Christ doit devenir « visible aux hommes dans la chair » en 1881[62]. Pour lui, rien ne permet d'attendre quelque chose « en 1881 plus qu'en une autre année »[63]. En juin, la rédaction l'approuve : « nous ne connaissons aucune raison de le penser »[64]. Dans The Day Dawn, Paton écrit : « quoi qu'il arrive en 1881, nous n'attendons pas l'enlèvement »[65].

À l'automne, le ton change. En novembre, la revue écrit : « nous semblons très près du moment de notre changement »[66]. En décembre, la date est écrite : « bientôt, probablement d'ici l'automne 1881, peut-être avant, nous serons changés »[67]. Le même numéro voit dans les sept ans de construction du Temple de Salomon une image des années 1874 à 1881[68]. Albert Jones ajoute : « le temps semble court »[69]. Penton en conclut que Russell ne prévoyait pas une longue campagne de prédication : il s'attendait à devenir lui-même un être spirituel[70].

Rien ne se produit. En mai 1881, l'article « The Year 1881 » affirme que la revue n'a « jamais prétendu » que les fidèles seraient changés cette année-là[71]. En décembre 1882, elle republie l'article de décembre 1880 sous un autre titre, sans la phrase sur l'automne 1881, et sans le signaler[72]. La date avait été combattue par Paton, puis écrite par la rédaction. Elle est ensuite niée, puis effacée. Schulz et de Vienne jugent le raisonnement sur 1881 « habile, mais irrationnel »[73]. Ils corrigent aussi les auteurs qui prêtent à Russell une fin du monde annoncée pour 1881. Il croyait le Christ déjà présent, et attendait la transformation des fidèles[74].

La moisson allongée jusqu'en 1914

En 1877, Three Worlds faisait finir la « moisson » de l'Église en 1878[75]. En juillet 1880, Paton la fait durer jusqu'en 1914 : quarante ans à partir du printemps 1875, « au lieu de trois ans et demi »[76]. Le même mois, la rédaction place « le jour de colère » sur les quarante ans de 1874 à 1914[77]. Le printemps 1875 et l'année 1874 ne donnent pas le même compte, et la revue ne relève pas l'écart. L'année 1878, qui devait clore la moisson, en devient le milieu.

La date de 1914 revient dans la revue dès mars 1880. Paton écrit que « les temps des Gentils vont jusqu'en 1914 »[78]. En juin, il donne le calcul complet : de 606 avant notre ère, « 2 520 ans mènent à 1914 »[79]. The Day Dawn y consacre un chapitre entier[80]. Ce calcul vient de Barbour, qui l'avait publié dès 1875[81]. Voir Temps des Gentils et Prédictions pour 1914.

L'Église partage le sacrifice du Christ

En 1879, la revue avait rompu avec Barbour sur la rançon. Elle avait fixé la formule : un homme pour un homme, le Christ seul payant pour Adam[82].

En mars 1880, un article non signé, attribué à Russell par Mann et par Jones, lit autrement le jour des Expiations (Lévitique 16). Beaucoup se demandaient ce que représentent les deux boucs. L'auteur écrit qu'il n'avait « jusqu'ici jamais » trouvé de réponse satisfaisante[83]. Le taureau sacrifié représente Jésus. Les deux boucs représentent « deux classes de vrais croyants »[84]. Le bouc sacrifié, c'est le « petit troupeau ». Ses membres complètent ce qui manque aux souffrances du Christ[85]. En septembre, Jones fait du bouc une image de l'Église aussi sûre que le taureau l'était de Jésus[86]. En octobre, Russell va jusqu'au bout. Dieu accepte l'offrande du grand prêtre, « tête et corps », c'est-à-dire du Christ et de l'Église. Elle est « le prix de la rançon de la vie du monde »[87].

Paton résiste. En novembre, il écrit : « nous avons été lents à accepter cette vue, et nous ne pouvons pas encore en accepter toutes les conclusions »[88]. The Day Dawn, écrit au début de l'année, ne contient rien de tel. En 1879, la rançon valait par le seul Christ : c'est sur ce point que la revue avait rompu avec Barbour. En 1880, l'Église devient une partie du prix. Russell gardera cette idée. En août 1883, il revient sur les vérités reçues depuis 1879. De toutes, la meilleure est selon lui la lecture des sacrifices du jour des Expiations[89]. Nulle part ailleurs, écrit-il, la part de l'Église au sacrifice du Christ n'est montrée aussi clairement[90].

Le bouc émissaire : un désaccord imprimé

Le second bouc, celui qu'on chasse au désert, divise la revue. En mars, Russell y voit la « grande compagnie », une seconde classe de fidèles, moins élevée que le petit troupeau[91]. Dans le même numéro, Paton écrit qu'il n'existe « aucune classe intermédiaire »[92]. En octobre, Paton fait du bouc émissaire l'image des Églises[93]. L'éditeur lui répond aussitôt, en note : « nous devons maintenir nos vues : le bouc émissaire représente la grande compagnie, non Babylone »[94]. Paton persiste en novembre[95].

La nature du Christ

En novembre 1879, Paton ne trouvait aucun texte qui appelle le Christ « Fils » avant sa venue dans la chair[96]. En avril 1880, la rédaction écrit le contraire. Jésus existait avant de venir au monde, il était déjà « le Fils », et il est « le commencement de la création de Dieu »[97]. Le Père et le Fils ne sont « pas plus une seule personne » qu'un père et son fils sur terre[98]. Des lecteurs croient alors que les rédacteurs nient que le Christ ait existé avant sa naissance. En juin, Paton les rassure, mais il maintient que le Christ n'était pas « Fils » avant sa venue dans la chair[99]. En octobre, la rédaction appelle le Christ « le premier-né de toute créature »[100]. En juillet 1882, il devient « le premier Fils créé de Dieu »[101]. C'est encore la doctrine des Témoins de Jéhovah.

En octobre, le même numéro oppose Paton et la rédaction sur la nature du Christ. Pour Paton, la divinité du Christ « demeurait dans son humanité »[102]. Trois pages plus loin, la rédaction parle d'« erreurs graves et nuisibles » : elle ne voit « aucun mélange de deux natures » dans le Christ[103]. Pour elle, Jésus sur terre était un homme parfait, « exactement à la place d'Adam »[104]. Penton juge Paton plus proche que Russell de la Trinité et de l'incarnation[105]. Paton quitte la revue en 1881[106].

Enlèvement des fidèles : le grenier, les noces et le mariage

Dans Three Worlds, l'enlèvement est à la fois un changement et un départ : les fidèles vivants sont changés en êtres spirituels et emportés au ciel. Le livre annonce ainsi que l'Église finira « par l'enlèvement ». À l'appui, le livre cite deux versets à la suite : « nous serons tous changés » et « nous serons enlevés »[107] (1 Corinthiens 15:51-52 ; 1 Thessaloniciens 4:17). En un instant, les fidèles devaient être changés puis emportés. En août 1879, la revue l'écrit encore : ils seront changés « de corps naturels en corps spirituels », et deviendront aussi invisibles que le Christ[108].

Ce qui change, ce n'est pas l'enlèvement, mais le sens des paraboles. En octobre 1879, Paton change de lecture. Dans la parabole du blé, les anges rentrent la récolte au grenier (Matthieu 13:30). Il croyait que la récolte rentrée était l'enlèvement. Il pense désormais que seul Dieu peut rendre les fidèles immortels. Les anges ne font que rassembler les fidèles « dans un état de préparation au grand changement »[109]. Être « rentré au grenier », ou « entré aux noces », devient un état de foi, et non plus un départ. L'enlèvement lui-même est toujours attendu. En avril 1880, la revue reconnaît un changement : « il y a quelque temps, nous pensions » qu'entrer aux noces voulait dire l'enlèvement. Il s'agit maintenant d'entrer dans une condition, non dans un lieu[110]. En novembre, « enlevés » se lit « emportés », d'après le Diaglott. Les fidèles changés seront aussi invisibles que le Christ[111]. En décembre, la revue écrit : « nous avons cru un temps » que la transformation était le mariage, « mais nous voyons maintenant » qu'elle le précède[112]. Jones va plus loin. Selon lui, les fidèles changés resteront un temps « sous le voile de la chair », visibles, pour annoncer les fléaux[113]. Russell abandonne cette lecture en 1883[114].

La rupture avec Barbour devient publique

En 1879, la rupture avec Barbour portait sur la rançon. En juillet 1880, la revue l'attaque sur le retour du Christ, sans le nommer. Cet homme, écrit-elle, croit avoir reçu de Dieu une « huile nouvelle »[115]. Selon lui, après 1881, le Christ doit « apparaître dans la chair, en secret », visible seulement de ceux qui pensent comme lui[116]. La revue le désigne par son livre de 1876 et lui oppose des extraits de Three Worlds. Paton dénonce le même mois « la forte illusion » d'attendre le Christ dans la chair en 1881[117]. En novembre, la revue vise encore un journal « dont l'éditeur ne croit pas notre Seigneur présent »[118].

Barbour reste pourtant le père du calendrier que la revue défend. Pour la protéger, la revue pose une règle en juillet : une « lumière avancée » n'est acceptée que si elle s'accorde avec « le fondement prophétique »[119]. Les dates de Barbour sont ainsi gardées contre Barbour lui-même. Penton le relève : Russell s'accroche à cette chronologie même après que Barbour en a abandonné l'essentiel[120].

Exclusion : la tolérance affichée et sa limite

En 1879, Paton refusait d'exclure qui que ce soit pour une opinion[121]. Il le répète en mars 1880 : « nous n'excluons personne pour une opinion »[122]. En juin, il refuse de faire de l'existence du Christ avant sa naissance une condition pour rester unis[123]. En juillet, à propos des faux docteurs, la revue écrit encore : « nous n'exclurons personne »[124].

Le même mois, Mann vise pourtant ceux qui ont « commencé à mépriser cette source », le sang du Christ[125]. En septembre, Russell relit la parabole du vêtement de noces. Ceux qui nient la rançon et la présence du Christ sont chassés « dans les ténèbres du dehors »[126]. En 1879, pour Paton, ce vêtement était la conduite du croyant, non une doctrine exacte[127]. La revue parle de tolérance toute l'année. Mais la rançon et la présence deviennent déjà, en fait, ce qui sépare les lecteurs. En décembre 1882, nier la rançon devient la limite écrite[128]. Voir Exclusion.

Baptême

En 1879, la revue parlait à peine du baptême. En septembre 1880, elle pose la question. Le vrai baptême est l'immersion « dans sa mort », la mort à soi-même et au monde (Romains 6:3). Sans lui, personne ne sera du petit troupeau[129]. Storrs ne lui donnait pas cette importance[130]. Faut-il alors se faire baptiser dans l'eau ? Oui : le baptême d'eau est « aussi prescrit », comme « type » de cette mort[131]. Selon l'article, ceux qui le refusent montrent que leur mort à eux-mêmes n'est pas complète[132]. En janvier, la revue rappelait déjà que baptiser veut dire « plonger, immerger »[133]. Faute de clergé, la revue conseille en novembre aux croyants de « se baptiser les uns les autres »[134].

Le « serviteur fidèle »

Le « serviteur fidèle » de Matthieu 24:45 apparaît dans la revue. En 1877, il désignait au pluriel les serviteurs qui donnent la nourriture[135]. En septembre 1880, la revue veut être elle-même « un serviteur fidèle de Dieu »[136]. En octobre, Mann en fait « évidemment une petite compagnie »[137]. Voir Esclave fidèle et avisé.

Ce qui est réaffirmé

Le Christ présent depuis 1874

La présence invisible du Christ depuis 1874 reste le cœur de la revue. En avril, le Christ « frappe à la porte » depuis l'automne 1874[138]. En juillet, il est comme l'électricité, « l'éclair qu'on ne peut pas voir »[139]. En septembre, le verbe grec traduit par « voir » « ne veut pas toujours dire voir »[140].

Le retour de tous les morts à la vie

Le retour de tous les morts à la vie est réaffirmé : les milliards de morts dans l'ignorance « doivent revenir à la vie »[141].

L'âme n'est pas immortelle

Pour Paton, l'homme n'a pas d'âme immortelle. Adam lui-même n'avait pas l'immortalité : il « ne pouvait donc pas la perdre », et la rançon ne rend à l'humanité que ce qu'Adam a perdu[142]. L'homme parfait, tel qu'il naît de la chair, « n'a aucun germe de vie spirituelle ou immortelle »[143]. « Pas d'immortalité hors du Christ » est pour lui « une vérité essentielle de l'Évangile »[144]. La revue le dit aussi en janvier : rien dans la Bible ne montre que l'immortalité ait été proposée à Adam[145]. Seuls le Père et le Fils possèdent l'immortalité. Le petit troupeau la recevra ; le monde rendu à la vie ne l'aura pas[146]. Celui qui péchera après son retour à la vie mourra pour sa propre faute, et non plus pour celle d'Adam : « l'âme qui pèche, c'est elle qui mourra » (Ézéchiel 18:4)[147].

L'enfer : la tombe, non un lieu de tourments

En juin, selon la revue, le mot « enfer » de la Bible anglaise traduit trois mots grecs différents. Hadès revient onze fois dans le Nouveau Testament, et il est « dix fois mal traduit » : il veut dire « la tombe, ou l'état de mort ». La revue cite à l'appui le Diaglott de Benjamin Wilson[148]. En décembre, quand le Christ a « les clés de l'enfer et de la mort », l'enfer est la tombe d'où il fera sortir les morts[149]. Comme en 1879 pour Apocalypse 20:5, deux versets gênants sur l'enfer (Marc 9:44 et 46) sont déclarés ajoutés après coup[150].

Paton rejette lui aussi le tourment éternel. Mieux vaut être mal préparé à une vie courte « que d'être livré, comme certains l'enseignent, au tourment éternel » pour avoir rejeté l'Évangile. L'erreur vient selon lui d'une supposition : ceux qui meurent sans connaître le Christ devraient aller au ciel ou en enfer[151]. Le feu de la Géhenne « n'est pas littéral »[152]. Sodome elle-même reviendra à la vie : le mot traduit par « éternel » veut dire « simplement qui dure un âge »[153].

La terre ne sera pas brûlée

Les adventistes attendaient la fin du monde dans le feu. En avril, la revue rappelle que William Miller prenait la terre pour le sanctuaire de Daniel, et attendait qu'elle soit purifiée en 1843 ou 1844 par un « feu littéral »[154]. Paton dit le contraire. Il ne cherche pas « le jour et l'heure » où la terre sera détruite et ses habitants brûlés, mais le début de l'âge où tout sera restauré, qu'il place au printemps 1875[155]. Le passage d'un monde à l'autre est « plus une affaire de dispensation qu'un changement physique » : « la terre subsiste toujours » (Ecclésiaste 1:4). Les eaux du déluge figuraient le soulèvement des peuples, et les montagnes, les gouvernements renversés[156]. Le feu annoncé par les prophètes est celui de la jalousie de Dieu, « non un feu littéral ». C'est le grand trouble qui ouvre l'âge de la restauration, « comme l'orage avant le soleil »[157].

Babylone : les Églises et leur clergé

Pour Paton, Babylone est l'union de l'Église et de l'État : « c'est elle qui constitue la prostitution dans les prophéties ». La papauté est la « mère des prostituées », et toutes ses « filles » doivent périr avec elle[158]. L'organisation tombera, « mais pas les gens »[159].

En janvier, le « Dialogue » de la revue applique cette lecture aux protestants. La papauté est la première bête d'Apocalypse 13. La bête à deux cornes est le protestantisme, uni à deux puissances, l'Angleterre et l'Allemagne[160]. L'Alliance évangélique, fondée à Londres en 1846, est « l'image de la bête ». Comme la papauté, le clergé protestant s'arroge le droit d'interpréter la Bible, et la donne au peuple avec le catéchisme et le credo[161]. Ses titres, « Rev. » ou « D. D. », sont « calqués sur ceux de la papauté » (Matthieu 23:8)[162]. En décembre, la revue reprend un texte de H. Grattan Guinness : la vraie Église est un petit troupeau, « dispersé et presque invisible dans la grande Babylone »[163].

Le retour des Juifs en Palestine

La revue attend toujours le retour des Juifs en Palestine. En mars, Israël doit bientôt devenir « la première nation de la terre »[164]. En décembre, elle reprend du Times le projet de colonie juive de Laurence Oliphant[165].

Faits historiques

Janvier-mars : les abonnés et la mort de Storrs

En janvier, la revue cesse d'écrire à ceux qui n'ont pas répondu : elle les juge « pas intéressés »[166]. Elle vend aussi à prix réduit trois outils d'étude, dont le Nouveau Testament de Tischendorf. Elle place au-dessus des autres l'Emphatic Diaglott de Benjamin Wilson[167]. Selon Russell, la revue ne paie depuis le début qu'environ les deux tiers de ses frais[168]. Cette année-là, Russell et son père, Joseph Russell, dissolvent leur association commerciale[169].

Le numéro de janvier publie une lettre de Harriet Storrs, datée du 14 décembre 1879, sans annoncer la mort de son père, George Storrs, le 28 décembre. Russell lui rend hommage en février[170]. En mars, Harriet Storrs publie le dernier numéro du Bible Examiner, consacré à la mémoire de son père. La Restitution, journal de l'« Âge à venir », et la World's Crisis, journal adventiste, lui rendent hommage[171].

Le Mémorial du 24 mars

Le 24 mars 1880, le groupe de Pittsburgh célèbre le Mémorial de la mort du Christ chez William Conley. Seul le 14 nisan, explique la revue, accomplit la Pâque. Le groupe suit cet usage, ajoute-t-elle, « depuis plusieurs années »[172]. Dans cet article, Russell comprend le « corps » du Christ comme l'Église. En 1959, La Tour de Garde affirme que le peuple de Dieu voyait dès les années 1870 dans le pain le corps humain de Jésus. Penton juge cette présentation « tout à fait malhonnête » : elle fait comme si le changement de 1956 n'avait jamais eu lieu[173]. Voir Mémorial.

Avril-juillet : The Day Dawn de Paton

En avril, la revue annonce The Day Dawn, or the Gospel in Type and Prophecy, de John Paton, publié par Albert Jones. Russell précise qu'il n'en a pas vu le manuscrit[174]. Le livre doit remplacer Three Worlds, épuisé. En juin, il sort à 4 000 exemplaires. La revue le présente comme un guide « second seulement après la Parole de Dieu »[175]. Le livre ne nomme jamais Russell : il porte « publié par A. D. Jones »[176].

Les sources ne s'accordent pas sur l'origine du livre. Selon Penton, c'est Russell qui pousse Paton à l'écrire[177]. Selon Paton lui-même, c'est Jones, qui offre de tout payer[178]. Pour Schulz et de Vienne, Russell finance l'ouvrage, ce que Paton dit avoir ignoré. Le livre se vend mal : Paton a encore des invendus en 1890[179]. En mai 1882, Russell le désavoue. Son propre projet de livre n'est « pas une révision » de The Day Dawn, et la nouvelle version de Paton est jugée « fondamentalement différente »[180]. Les Proclamateurs de 1993 ne nomment ni Paton, ni The Day Dawn, ni Jones[181]. Penton note pourtant qu'en 1880 Paton est, autant que Russell, un chef de ceux qui ont quitté Barbour[182].

Les tournées de Russell

En mai, Russell propose de rencontrer ses lecteurs, dispersés et qui souvent ne se connaissent pas. Il ne demande ni droit d'entrée ni quête[183]. En juin, il visite une dizaine de villes de Pennsylvanie, du New Jersey, du Massachusetts et de l'État de New York. Ses hôtes sont d'origines diverses : un adventiste à Chambersburg, John Sunderlin, pasteur méthodiste, à Fort Edward[184]. Les réunions durent « de quatre à six heures par jour »[185]. Schulz et de Vienne jugent son compte rendu « optimiste, un peu mielleux ». Selon eux, Russell présente sous le meilleur jour une tournée marquée par les divisions et les disputes avec les partisans de Barbour[186].

En août, accompagné de sa femme, Russell va vers l'Ohio et le Michigan, jusque chez Paton, à Almont. Le bilan est « trop optimiste » : peu de ceux qu'il rencontre restent fidèles, et la plupart suivront Paton[187]. En novembre, il visite Dansville, Honeoye et Brockport, dans l'État de New York[188]. À Brockport, une femme, Mme J. G. Heath, a la « pleine charge de toute l'organisation »[189]. Voir Voyages de Russell.

The Watchtower de 1955 et Jehovah's Witnesses in the Divine Purpose (1959) affirment que Russell visita en 1880 une trentaine de congrégations fondées en 1879 et 1880. Penton reprend ce chiffre sans le discuter[190]. Schulz et de Vienne le rejettent : Russell n'a pas fondé ces groupes. Ils existaient déjà, formés de lecteurs de Barbour, d'adventistes et de croyants de l'« Âge à venir »[191]. Les tournées devaient seulement retenir ces lecteurs[192]. Le chiffre de 1959 vient, selon eux, de « l'imagination de l'auteur »[193]. On ne connaît aucun effectif sûr : environ 500 personnes à la fin de 1881, selon leur estimation[194].

Barbour et Paton

Barbour dispute les lecteurs à Russell et à Paton. À Elyria, dans l'Ohio, Paton passe au printemps ; Barbour vient ensuite et ramène le groupe à ses idées[195]. En juin, Barbour publie dans le Herald of the Morning que Paton lui a dit être plus d'accord avec lui qu'avec Russell[196]. Paton répond en juillet dans la Watch Tower[197]. Contrairement à Russell, Paton accepte des collectes et vit de son ministère[198].

Octobre-décembre : les tracts

En octobre, Russell suspend ses voyages pour écrire des tracts « bon marché », à distribuer gratuitement[199]. En décembre, il annonce un retard[200]. Les sources divergent sur la date. Penton, The Watchtower de 1955 et les Proclamateurs disent 1880[201]. Schulz et de Vienne font paraître le premier tract avec le numéro de janvier 1881[202]. Chryssides donne aussi 1881[203]. En octobre, la revue demande à chaque abonné d'envoyer au moins une carte postale par an. Elle refuse de « mendier »[204].

Publications de l'année

Périodique : Zion's Watch Tower and Herald of Christ's Presence

La Tour de Garde de janvier 1880
Périodique
La Tour de Garde de janvier 1880
La Tour de Garde de février 1880
Périodique
La Tour de Garde de février 1880
La Tour de Garde de mars 1880
Périodique
La Tour de Garde de mars 1880
La Tour de Garde de avril 1880
Périodique
La Tour de Garde de avril 1880
La Tour de Garde de mai 1880
Périodique
La Tour de Garde de mai 1880
La Tour de Garde de juin 1880
Périodique
La Tour de Garde de juin 1880
La Tour de Garde de juillet 1880
Périodique
La Tour de Garde de juillet 1880
La Tour de Garde de septembre 1880
Périodique
La Tour de Garde de septembre 1880
La Tour de Garde de octobre 1880
Périodique
La Tour de Garde de octobre 1880
La Tour de Garde de novembre 1880
Périodique
La Tour de Garde de novembre 1880
La Tour de Garde de décembre 1880
Périodique
La Tour de Garde de décembre 1880

Livre

The Day Dawn (John H. Paton)
Livre
The Day Dawn (John H. Paton)

Parues en 1880, absentes de la bibliothèque

  • Le numéro d'août 1880 de la revue. Seule sa dernière page figure en tête du numéro de septembre.
  • L'article « The Three Great Covenants » (mars 1880), que les Reprints n'ont pas reproduit.
  • Le Herald of the Morning de Barbour pour 1880.

Voir aussi

Références

  1. ↑ La Tour de Garde, juillet 1880, « As the Lightning », p. 3
  2. ↑ La Tour de Garde, juillet 1880, « The Closing Work », p. 4
  3. ↑ La Tour de Garde, décembre 1880, « The Restored Dominion », p. 4
  4. ↑ La Tour de Garde, octobre 1880, « Questions of Correspondents », p. 9
  5. ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity: Organizational Identity Among Readers of Zion's Watch Tower, vol. 2, p. 61-74.
  6. ↑ La Tour de Garde, juin 1880, « The Day Dawn, or the Gospel in Type and Prophecy », p. 8
  7. ↑ La Tour de Garde, mai 1880, « Expedient for You », p. 9
  8. ↑ Three Worlds and the Harvest of This World, 1877, p. 122
  9. ↑ La Tour de Garde, octobre 1879, « Correspondents' Questions », p. 10
  10. ↑ La Tour de Garde, octobre 1879, « The Wedding Garment », p. 7
  11. ↑ La Tour de Garde, avril 1880, « From and To the Wedding », p. 3
  12. ↑ La Tour de Garde, juin 1880, « Questions and Answers », p. 8
  13. ↑ La Tour de Garde, décembre 1880, « The Restored Dominion », p. 4
  14. ↑ La Tour de Garde, décembre 1880, « The Temple-Building Type », p. 10
  15. ↑ La Tour de Garde, mai 1881, « The Year 1881 », p. 8
  16. ↑ La Tour de Garde, décembre 1882, « Man's Inheritance », p. 7
  17. ↑ La Tour de Garde, août 1883, « View from the Tower », p. 2
  18. ↑ Raymond Franz, Crise de conscience, 4e éd., Atlanta, Commentary Press, 2003, p. 242.
  19. ↑ La Tour de Garde, décembre 1879, « The Building of Zion », p. 3
  20. ↑ La Tour de Garde, mars 1880, « One Body, One Spirit, One Hope », p. 5
  21. ↑ La Tour de Garde, juin 1880, « Number Seven (Continued) », p. 6
  22. ↑ La Tour de Garde, juin 1882, « View from the Tower », p. 2
  23. ↑ La Tour de Garde, juillet 1880, « The Closing Work No. 2 », p. 4
  24. ↑ Three Worlds and the Harvest of This World, 1877, p. 124
  25. ↑ La Tour de Garde, mai 1881, « The Year 1881 », p. 8
  26. ↑ La Tour de Garde, juillet 1880, « As the Lightning », p. 3
  27. ↑ La Tour de Garde, octobre-novembre 1881, « "And the Door Was Shut" », p. 3
  28. ↑ La Tour de Garde, novembre 1880, « Covenant by Sacrifice », p. 5
  29. ↑ La Tour de Garde, décembre 1879, « The Lordship of Christ », p. 9
  30. ↑ La Tour de Garde, mars 1880, « The Great Day of Atonement », p. 2
  31. ↑ La Tour de Garde, octobre 1880, « Questions of Correspondents », p. 9
  32. ↑ La Tour de Garde, août 1883, « View from the Tower », p. 2
  33. ↑ La Tour de Garde, août 1883, « View from the Tower », p. 3
  34. ↑ La Tour de Garde, octobre 1880, « The Scapegoat », p. 9
  35. ↑ La Tour de Garde, octobre 1880, « The Scapegoat » (note de l'éditeur), p. 10
  36. ↑ La Tour de Garde, juillet-août 1881, « Thoughts on the Tabernacle » (note de l'éditeur), p. 8
  37. ↑ La Tour de Garde, novembre 1879, « Questions and Answers », p. 7
  38. ↑ La Tour de Garde, avril 1880, « The Melchisedec Priesthood », p. 1
  39. ↑ La Tour de Garde, juin 1880, « Pre-existence of Christ », p. 3
  40. ↑ La Tour de Garde, juillet 1882, « Hear, O Israel! Jehovah Our God Is One Jehovah », p. 4
  41. ↑ La Tour de Garde, novembre 1879, « Why Did Christ Die? », p. 3
  42. ↑ La Tour de Garde, octobre 1880, « Why Did Christ Come in the Flesh? », p. 3
  43. ↑ La Tour de Garde, octobre 1880, « The Two Natures », p. 6
  44. ↑ Le Plan divin des âges, 1886, p. 251
  45. ↑ Three Worlds and the Harvest of This World, 1877, p. 182
  46. ↑ La Tour de Garde, janvier 1880, « Will the Church Be a Mother », p. 8
  47. ↑ La Tour de Garde, mars 1880, « One Body, One Spirit, One Hope », p. 5
  48. ↑ John H. Paton, The Day Dawn, 1880, p. 63
  49. ↑ La Tour de Garde, octobre 1879, « The Ten Virgins », p. 6
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  51. ↑ La Tour de Garde, septembre 1880, « When Else or How Else? », p. 10
  52. ↑ La Tour de Garde, décembre 1882, « An Unpleasant Duty », p. 10
  53. ↑ La Tour de Garde, septembre 1880, « Importance of Baptism », p. 1
  54. ↑ La Tour de Garde, septembre 1880, « Importance of Baptism », p. 2
  55. ↑ La Tour de Garde, janvier 1880, « Dialogue », p. 3
  56. ↑ La Tour de Garde, décembre 1881, « Importance of Baptism », p. 4
  57. ↑ La Tour de Garde, juin 1880, « Casting Away and Receiving », p. 5
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  59. ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 33.
  60. ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 33.
  61. ↑ La Tour de Garde, octobre 1879, « Correspondents' Questions », p. 10
  62. ↑ La Tour de Garde, mai 1880, « Expedient for You », p. 8
  63. ↑ La Tour de Garde, mai 1880, « Expedient for You », p. 9
  64. ↑ La Tour de Garde, juin 1880, « Questions and Answers », p. 8
  65. ↑ John H. Paton, The Day Dawn, 1880, chap. XXII « Elijah and Elisha », p. 275
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  67. ↑ La Tour de Garde, décembre 1880, « The Restored Dominion », p. 4
  68. ↑ La Tour de Garde, décembre 1880, « The Temple-Building Type », p. 10
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  71. ↑ La Tour de Garde, mai 1881, « The Year 1881 », p. 8
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  73. ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 547.
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  75. ↑ Three Worlds and the Harvest of This World, 1877, p. 124
  76. ↑ La Tour de Garde, juillet 1880, « The Closing Work No. 2 », p. 4
  77. ↑ La Tour de Garde, juillet 1880, « Your Redemption Draweth Nigh », p. 1
  78. ↑ La Tour de Garde, mars 1880, « One Body, One Spirit, One Hope », p. 5
  79. ↑ La Tour de Garde, juin 1880, « Number Seven (Continued) », p. 6
  80. ↑ John H. Paton, The Day Dawn, 1880, chap. IX « Times of the Gentiles », p. 104
  81. ↑ Raymond Franz, Crise de conscience, p. 242.
  82. ↑ La Tour de Garde, décembre 1879, « The Lordship of Christ », p. 9
  83. ↑ La Tour de Garde, mars 1880, « The Great Day of Atonement », p. 2
  84. ↑ La Tour de Garde, mars 1880, « The Great Day of Atonement », p. 2
  85. ↑ La Tour de Garde, mars 1880, « The Great Day of Atonement », p. 3
  86. ↑ La Tour de Garde, septembre 1880, « "Our High Calling" », p. 8
  87. ↑ La Tour de Garde, octobre 1880, « Questions of Correspondents », p. 9
  88. ↑ La Tour de Garde, novembre 1880, « Covenant by Sacrifice », p. 5
  89. ↑ La Tour de Garde, août 1883, « View from the Tower », p. 2
  90. ↑ La Tour de Garde, août 1883, « View from the Tower », p. 3
  91. ↑ La Tour de Garde, mars 1880, « The Great Day of Atonement », p. 3
  92. ↑ La Tour de Garde, mars 1880, « One Body, One Spirit, One Hope », p. 5
  93. ↑ La Tour de Garde, octobre 1880, « The Scapegoat », p. 9
  94. ↑ La Tour de Garde, octobre 1880, « The Scapegoat » (note de l'éditeur), p. 10
  95. ↑ La Tour de Garde, novembre 1880, « Cleansing the Sanctuary », p. 8
  96. ↑ La Tour de Garde, novembre 1879, « Questions and Answers », p. 7
  97. ↑ La Tour de Garde, avril 1880, « The Melchisedec Priesthood », p. 1
  98. ↑ La Tour de Garde, avril 1880, « The Melchisedec Priesthood », p. 1
  99. ↑ La Tour de Garde, juin 1880, « Pre-existence of Christ », p. 3
  100. ↑ La Tour de Garde, octobre 1880, « The Narrow Way to Life », p. 1
  101. ↑ La Tour de Garde, juillet 1882, « Hear, O Israel! Jehovah Our God Is One Jehovah », p. 4
  102. ↑ La Tour de Garde, octobre 1880, « Why Did Christ Come in the Flesh? », p. 3
  103. ↑ La Tour de Garde, octobre 1880, « The Two Natures », p. 6
  104. ↑ La Tour de Garde, décembre 1880, « The Restored Dominion », p. 2
  105. ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., p. 34-35.
  106. ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., p. 34.
  107. ↑ Three Worlds and the Harvest of This World, 1877, p. 122
  108. ↑ La Tour de Garde, août 1879, « How Will He Come Again? », p. 7
  109. ↑ La Tour de Garde, octobre 1879, « The Wedding Garment », p. 7
  110. ↑ La Tour de Garde, avril 1880, « From and To the Wedding », p. 3
  111. ↑ La Tour de Garde, novembre 1880, « "Caught Up in the Clouds" », p. 1
  112. ↑ La Tour de Garde, décembre 1880, « The Temple-Building Type », p. 10
  113. ↑ La Tour de Garde, décembre 1880, « After Change—Before Glory », p. 6
  114. ↑ La Tour de Garde, août 1883, « View from the Tower », p. 2
  115. ↑ La Tour de Garde, juillet 1880, « As the Lightning », p. 3
  116. ↑ La Tour de Garde, juillet 1880, « As the Lightning », p. 3
  117. ↑ La Tour de Garde, juillet 1880, « The Closing Work », p. 4
  118. ↑ La Tour de Garde, novembre 1880, « A Strange Thought », p. 11
  119. ↑ La Tour de Garde, juillet 1880, « New and Old », p. 8
  120. ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., p. 36.
  121. ↑ La Tour de Garde, octobre 1879, « The Ten Virgins », p. 6
  122. ↑ La Tour de Garde, mars 1880, « Clean Theology », p. 8
  123. ↑ La Tour de Garde, juin 1880, « Pre-existence of Christ », p. 3
  124. ↑ La Tour de Garde, juillet 1880, « As the Lightning », p. 2
  125. ↑ La Tour de Garde, juillet 1880, « The Tabernacle—No. 2. The Laver », p. 7
  126. ↑ La Tour de Garde, septembre 1880, « When Else or How Else? », p. 10
  127. ↑ La Tour de Garde, octobre 1879, « The Ten Virgins », p. 6
  128. ↑ La Tour de Garde, décembre 1882, « An Unpleasant Duty », p. 10
  129. ↑ La Tour de Garde, septembre 1880, « Importance of Baptism », p. 1
  130. ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 43-44.
  131. ↑ La Tour de Garde, septembre 1880, « Importance of Baptism », p. 2
  132. ↑ La Tour de Garde, septembre 1880, « Importance of Baptism », p. 3
  133. ↑ La Tour de Garde, janvier 1880, « Dialogue », p. 3
  134. ↑ La Tour de Garde, novembre 1880, « What to Do », p. 12
  135. ↑ The Object and Manner of Our Lord's Return, 1877, p. 53
  136. ↑ La Tour de Garde, septembre 1880, « When Else or How Else? », p. 10
  137. ↑ La Tour de Garde, octobre 1880, « When and How Will Christ Come? », p. 8
  138. ↑ La Tour de Garde, avril 1880, « From and To the Wedding », p. 2
  139. ↑ La Tour de Garde, juillet 1880, « As the Lightning », p. 3
  140. ↑ La Tour de Garde, septembre 1880, « Optomai », p. 9
  141. ↑ La Tour de Garde, février 1880, « The Song of Moses and the Lamb », p. 5
  142. ↑ John H. Paton, The Day Dawn, 1880, chap. IV « Gospel by Moses », p. 50
  143. ↑ John H. Paton, The Day Dawn, 1880, chap. IV « Gospel by Moses », p. 47
  144. ↑ John H. Paton, The Day Dawn, 1880, chap. V « Gospel by Moses », p. 56
  145. ↑ La Tour de Garde, janvier 1880, « The Old and New », p. 4
  146. ↑ La Tour de Garde, octobre 1880, « The Narrow Way to Life », p. 1
  147. ↑ John H. Paton, The Day Dawn, 1880, chap. IV « Gospel by Moses », p. 50
  148. ↑ La Tour de Garde, juin 1880, « Bible Class Department », p. 8
  149. ↑ La Tour de Garde, décembre 1880, « The Restored Dominion », p. 3
  150. ↑ La Tour de Garde, juin 1880, « Bible Class Department », p. 9
  151. ↑ John H. Paton, The Day Dawn, 1880, chap. I « God Is Love », p. 11
  152. ↑ John H. Paton, The Day Dawn, 1880, chap. XV « Trumpets and Voices », p. 183
  153. ↑ John H. Paton, The Day Dawn, 1880, chap. XII « The Restitution », p. 150
  154. ↑ La Tour de Garde, avril 1880, « From and To the Wedding », p. 2
  155. ↑ John H. Paton, The Day Dawn, 1880, chap. XIII « The Jubilee Cycles », p. 152
  156. ↑ John H. Paton, The Day Dawn, 1880, chap. XXIX « Summary », p. 325
  157. ↑ John H. Paton, The Day Dawn, 1880, chap. VII « Bible Chronology », p. 83
  158. ↑ John H. Paton, The Day Dawn, 1880, chap. XXV « Babylon », p. 300
  159. ↑ John H. Paton, The Day Dawn, 1880, chap. XXV « Babylon », p. 298
  160. ↑ La Tour de Garde, janvier 1880, « Dialogue », p. 1
  161. ↑ La Tour de Garde, janvier 1880, « Dialogue », p. 2
  162. ↑ La Tour de Garde, janvier 1880, « Dialogue », p. 3
  163. ↑ La Tour de Garde, décembre 1880, « The Lord's Jewels », p. 11
  164. ↑ La Tour de Garde, mars 1880, « Jewish Restoration », p. 6
  165. ↑ La Tour de Garde, décembre 1880, « Mr. Oliphant's Scheme for Colonizing Palestine », p. 11
  166. ↑ La Tour de Garde, janvier 1880, « Farewell », p. 7
  167. ↑ La Tour de Garde, janvier 1880, p. 9
  168. ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 169.
  169. ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity: Organizational Identity Among Readers of Zion's Watch Tower, vol. 1, p. 47.
  170. ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 140.
  171. ↑ Bernard Blandre, La préhistoire des témoins de Jéhovah, Éditions de l'AEIMR, p. 77.
  172. ↑ La Tour de Garde, avril 1880, « Christ Our Passover », p. 9
  173. ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., p. 272.
  174. ↑ La Tour de Garde, avril 1880, « "Day Dawn" or the Gospel in Type and Prophecy », p. 9
  175. ↑ La Tour de Garde, juin 1880, « The Day Dawn, or the Gospel in Type and Prophecy », p. 8
  176. ↑ John H. Paton, The Day Dawn, 1880, page de titre, p. 3
  177. ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., p. 34.
  178. ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 195.
  179. ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 196.
  180. ↑ La Tour de Garde, mai 1882, « "Millennial Day Dawn" », p. 9
  181. ↑ « Proclaiming the Lord's Return (1870-1914) », Jehovah's Witnesses—Proclaimers of God's Kingdom, 1993, chap. 5, p. 42-60, Watchtower Online Library, consulté le 21 octobre 2026.
  182. ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., p. 34.
  183. ↑ La Tour de Garde, mai 1880, « Write at Once », p. 3
  184. ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 61-70.
  185. ↑ La Tour de Garde, juillet 1880, « The Editor's Trip East », p. 9
  186. ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 71-72.
  187. ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 72-73.
  188. ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 73.
  189. ↑ La Tour de Garde, novembre 1880, « Our Trip Northward », p. 12
  190. ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., p. 37.
  191. ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 55.
  192. ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 59.
  193. ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 158-159.
  194. ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 159-160.
  195. ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 55.
  196. ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 60.
  197. ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 60.
  198. ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 59.
  199. ↑ La Tour de Garde, octobre 1880, « Not Until November », p. 11
  200. ↑ La Tour de Garde, décembre 1880, « The New Tracts », p. 11
  201. ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., p. 38.
  202. ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 200.
  203. ↑ George D. Chryssides, Historical Dictionary of Jehovah's Witnesses, Lanham, Scarecrow Press, 2007, p. xxii.
  204. ↑ La Tour de Garde, octobre 1880, « Send a Postal Card », p. 11