Attitude vis-à-vis des intellectuels

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La Société Watch Tower s'est souvent montrée très hostile vis-à-vis des intellectuels, considérant que ces derniers pouvaient représenter un danger pour la spiritualité des adeptes (c'est-à-dire pour sa propre autorité); elle a aussi fortement déconseillé les recherches sur sa propre histoire et ses doctrines, estimant qu'elle est la seule habilitée à fournir les renseignements nécessaires sur ces sujets. En conséquence, beaucoup d'adeptes ont connu des difficultés à rédiger des ouvrages sur leur religion, et ceci à plus forte raison lorsque leurs vues étaient susceptibles de contredire les déclarations officielles du mouvement. Toutefois, ces dernières années, celui-ci s'est mis à utiliser certains "intellectuels" adeptes susceptibles de défendre ses intérêts, sans toutefois les accréditer publiquement.

Doctrine et conséquences

Voir aussi Études supérieures

En se basant sur des passages telles que Proverbes 3:5,6 et Luc 10:17,21, la Société Watch Tower a fréquemment relativisé l'importance de l'intelligence, estimant que "le Très-Haut n'a pas choisi les sages ou les intellectuels pour le représenter" parce que "la majorité d'entre eux sont trop orgueilleux pour écouter favorablement la "bonne nouvelle"."[1] Toutefois, depuis les années 1970 tout particulièrement, elle s'est mise à citer des "intellectuels" dans ses publications pour accréditer ses croyances, ce qui signifie que la "sagesse" des non-Témoins n'en est une que lorsqu'elle rejoint les vues de la Watch Tower, autrement dit que cette dernière estime incarner cette qualité.

À presque toutes les époques, la Watch Tower a condamné avec une grande fermeté ceux qui exprimaient des vues plus libérales sur certaines questions ou des contestations sur le plan doctrinal. Ceux qui, dans ses rangs, se comportent ainsi, ont été en général considérés comme rebelles et orgueilleux. Elle a exprimé une dépréciation des études universitaires, considérées comme constituant une perte de temps au détriment des activités religieuses et comme étant dangereuses pour la foi. L'idée générale est que les idées ou activités susceptibles d'amener une plus grande ouverture et indépendance d'esprit ainsi qu'une réflexion critique, risquent d'affecter la loyauté des adeptes au groupe.[2] Le profil professionnel de la communauté jéhoviste en a été affecté, comportant une majorité de professions généralement peu valorisantes: en effet, comme le relève l'historien Bernard Blandre, les premiers Étudiants de la Bible étaient surtout des personnes appartenant à la classe moyenne; puis à partir de 1900, la classe ouvrière fut majoritairement représentée dans le mouvement; après 1945, un rééquilibrage s'effectua au profit des catégories inférieures de la classe moyenne et des groupes sociaux supérieurs de la classe ouvrière.[3] Dans les années 1970, les "intellectuels", c'est-à-dire les docteurs, juristes, professeurs, scientifiques et enseignants, furent souvent en disgrâce auprès de surveillants de circonscription et de district, et d'anciens, et furent parfois l'objet de jalousie de la part d'adeptes n'ayant pas les mêmes facultés.[4] Vers les années 2000, le niveau s'éleva quelque peu, et des adeptes peuvent parfois occupés les fonctions professionnelles de "médecins, mathématiciens, ingénieurs, etc", ce qui est toutefois commun à d'autres mouvements généralement jugés sectaires (Mandarom, Invitation à la vie, Église du Christ, Église de Scientologie, etc).[5]

Paradoxalement, les Témoins de base ont tendance à tirer une certaine gloire de leurs rares coreligionnaires plus instruits et occupant des professions plus prestigieuses, car ceux-ci leur donnent le sentiment qu'un grand savoir n'est pas incompatible avec l'idéologie jéhoviste. De plus, des personnes plus qualifiées intellectuellement peuvent se révéler fort utiles pour ce qui est de défendre les intérêts du mouvement dans différents domaines (gestion des ressources matérielles, protection juridique, pratique du lobbying, etc), mais, revers de médaille, ces personnes peuvent aussi se révéler dangereuses pour la Watch Tower en ce qu'elles sont susceptibles d'être les premières à émettre des critiques sur le conservatisme ambiant au sein de l'organisation, et mettre à profit leur bagage intellectuel pour souligner les incohérences de la doctrine jéhoviste dans le cas où elles quitteraient le mouvement.[4]

Études sur la Watch Tower par des non membres

Voir article détaillé Attitude vis-à-vis des chercheurs non membres

La Société Watch Tower s'est fréquemment montrée très frileuse lorsqu'elle a été sollicitée pour être l'objet d'études sociologiques effectuées par des personnes extérieure. À partir des années 1970, elle a toutefois compris que, parfois, des enquêtes faites par des sociologues et des historiens pouvaient se révéler utiles et constituer des ressources mobilisables en cas de critiques, pour autant bien sûr que les chercheurs mettent en lumière des aspects favorables sur le mouvement. Toutefois, dans l'ensemble, les Témoins de Jéhovah se montrent toujours très suspects vis-à-vis des chercheurs, estimant bien souvent que ceux-ci pourraient leur nuire en présentant une réalité moins glorieuse que celle émanant des publications de leur mouvement.

Recours aux érudits par la Watch Tower

La Watch Tower a déjà prouvé qu'elle était capable se référer à n'importe quel "spécialiste", peu importe ses qualifications réelles et ses opinions religieuses, pourvu que ses conclusions soient susceptibles d'apporter du crédit à ses propres croyances. De tels cas sont extrêmement nombreux dans les publications.

Par exemple, entre 1961 et 1976, la Société Watch Tower a fréquemment cité Johannes Greber, présenté comme un érudit en grec, pour défendre sa traduction controversée de passages bibliques tels que Matthieu 27:52,53 et Jean 1:1 dans la Traduction du monde nouveau; or, Greber était un spirite, fortement impliqué dans l'occultisme, et sa traduction de la Bible avait été réalisée sous la direction des esprits, avec le concours de sa femme qui professait être médium.[6]

De même, la Watch Tower a cité John Denham Parson, auteur du livre de 1896 The Non-Christian Cross, afin de valider sa théorie de rejet de la croix comme instrument de torture utilisé pour mettre à mort le Christ. Or, Parson n'était pas ni chrétien ni compétent sur le sujet de l'historique de la croix: il n'avait aucune formation pour les questions théologiques qu'il abordait, et n'était ni linguiste ni historien. Parsons adopta son point de vue sur la croix, non pour un motif religieux, mais parce qu'il croyait que le christianisme n'était rien d'autre que la continuité du paganisme (voir article Croix: Utilisations de sources anciennes et douteuses).

Chercheurs adeptes

Point de vue de la Watch Tower

La Watch Tower déconseille à ses adeptes les recherches individuelles sur son histoire ou ses croyances, puisque celles-ci s'effectuent de façon indépendante et de ce fait, peuvent mettre en contact d'informations susceptibles de contredire l'enseignement officiel. Les adeptes se voient donc conseillés d'examiner les publications du mouvement pour se convaincre du bien fondé de l'enseignement,[7] l'idée étant que, s'il y a des informations dignes d'être connues par les adeptes, c'est par le "canal approprié" — la Watch Tower — que ce sera publié. Le problème est que les livres rapportant l'histoire officielle de l'organisation, tels que Les Témoins de Jéhovah dans les desseins divins (1959 en anglais, 1972 en français) et Les Témoins de Jéhovah: Prédicateurs du Royaume de Dieu (1993), contiennent de nombreuses distorsions ou omissions de certains faits dérangeants afin de présenter une histoire "sainte" glorifiant le mouvement.[8] De même, en 1955, Milton Henschel, alors directeur de la Watch Tower, avait rédigé l'article "Who Are Jehovah's Witnesses" dans une encyclopédie sur les religions en Amérique, donnant une présentation du mouvement dans un système de questions et réponses, présentation qui était élogieuse.[9] Compte tenu de ces recommandations et de la critique des études supérieures, il n'est pas surprenant qu'il n'y ait qu'un très petit nombre d'ouvrages à caractère académique produits par les adeptes.

Il semblerait que l'idée selon laquelle la Watch Tower est la seule habilitée à publier du matériel religieux au sein du mouvement soit à attribuer à Charles Taze Russell. En effet, en 1908, un adepte du nom de A.B. Dabney fut l'auteur d'une brochure intitulée Questions Answering Questions qui, bien que publiée indépendamment de la Watch Tower, était en parfait accord avec l'enseignement de Russell. Pourtant, dans La Tour de Garde du 1er avril 1911, il expliqua qu'il renonçait à continuer la publication de cette brochure, affirmant que beaucoup parmi les Étudiants de la Bible "désapprouv[ai]ent la circulation de toute littérature autre que celle publiée par la Société". Selon le professeur Jerry Bergman, il est probable que Dabney ait publié cette lettre sur les conseils de Russell.[10]

Cas d'adeptes

De ce fait, peu d'adeptes ont été en mesure de faire publier des ouvrages historiques ou sociologiques sur la Watch Tower sans subir les foudres de celle-ci, à moins que cette dernière ne puisse exercer un strict contrôle sur leur contenu. Ce fut le cas de l'adepte Marley Cole qui produisit en 1955 le livre Jehovah's Witnesses: The New World Society, livre sponsorisé par la Watch Tower[11] qui avait exercé une extrême supervision sur celui-ci lors de son élaboration, ayant même demandé à Cole de revoir la version préliminaire jugée "pas assez positive";[12] toutefois lorsqu'il publia de façon indépendante son second livre Triumphant Kingdom — un livre pourtant tout aussi favorable à la Watch Tower —, il ne fut plus dans les bonnes grâces de certains membres haut placés dans l'organisation car considéré comme concurrençant la Watch Tower. En 1957, Alexander Macmillan, un adepte de longue date qui fut l'un des officiels à l'époque de Joseph Rutherford, rédigea son l'ouvrage La Foi en marche et eut l'approbation de l'organisation puisque celui-ci lui était très favorable.[13] Mais ce ne fut pas le cas de tous les Témoins ayant cherché à faire publier leurs recherches en rapport avec leur mouvement religieux. Par exemple, bien qu'ayant occupé de hautes fonctions dans le mouvement, Victor Blackwell fut mal considéré par le Collège Central quand il publia O'er the Ramparts They Watched — un récit des affaires judiciaires des Témoins aux États-Unis —, étant accusé de se mettre en avant et fut démis de ses fonctions d'ancien. L'adepte suédois Ditlieb Felderer, qui fit des recherches (positives) sur Charles Taze Russell, fut considéré avec dédain par le Collège Central lorsqu'il présenta ses travaux.[13]

L'historien James Penton relate que dès les années 1970, des érudits Témoins de Jéhovah ont commencé, non sans répression de la part de la Watch Tower, à faire des investigations sur leur religion, que ce soit au niveau de l'histoire ou du bien-fondé des doctrines. Ce fut le cas du canadien Chris Christenson qui s'interrogea sur plusieurs enseignements de l'organisation dans un document intitulé "The Pronouncements" et qui circula à l'époque, le conduisant à l'exclusion en 1972. Quant au suédois Carl Olof Jonnson qui soumit en 1977 au Collège Central un dossier sur ses recherches en rapport avec la date -587 comme date de destruction de Jérusalem — date qui contredisait donc l'enseignement officiel de l'organisation —, il fut l'objet d'une campagne de dénigrement et finalement exclu en juillet 1982, et ceci bien que sa démarche était davantage d'ordre scientifique que polémique.[14]

D'autres travaux apologistes d'adeptes incluent les livres Second Century Ortodoxy (1978) de J.A. Buckley, qui établit une soi-disant similarité entre les enseignements des premiers chrétiens et ceux des Témoins, So As Never to Know War (1979) de Thanasis Reppas, qui retrace les difficultés des adeptes en Grèce, Bad Blood (1988) de George Dalgleish, qui tente de discréditer les transfusions sanguines, Building a Theocratic Library (1997) de Anthony Byatt qui présente une bibliographie de livres pour Témoins, et Jehovah's Witnesses Defended: An Answer to Scholars and Critics (1998) de Greg Stafford, qui essaie de défendre la Watch Tower sur des questions de théologie. Durant les dernières années, davantage de Témoins ont rédigé des travaux à caractère universitaire. À titre d'exemple, Firpo Carr publia les ouvrages The Divine Name Controversy en 1991 et Jehovah's Witnesses: The African American Enigma--A Contemporary Study en 2002. De même, l'adepte norvégien Rolf Furuli a publié plusieurs travaux controversés, principalement en rapport avec les chronologies antiques dans le but de soutenir -607 comme date de destruction de Jérusalem, et sur la traduction de la Bible. À présent, la Watch Tower recherche des adeptes qualifiés dans des domaines tels que la sociologie ou le droit afin qu'ils mettent leurs talents au service du mouvement.

Selon Bergman, la plupart des adeptes cités précédemment — à l'exception de Macmillan — sont tombés en disgrâce auprès de la Watch Tower après la publication de leurs travaux, et cela bien que ceux-ci étaient favorables au mouvement.[15]

Tout récemment, des fidèles du nom de Bruce W. Schulz et de James S. Holmes ont publié des ouvrages intitulés respectivement Nelson Barbour: The Forgetten Millenial Prophet et Watch Tower of Allegheny Historical Tour, ouvrages fouillés au niveau des recherches historiques, mais qui contredisent à plusieurs reprises les déclarations des publications jéhovistes, et ceci bien qu'ils affirment publiquement ne pas remettre en cause tout ce qu'a pu déclarer l'"esclave fidèle et avisé". On ignore comment leurs recherches ont été appréciées par la Watch Tower.

Ce qui est critiquable, c'est que certains des "intellectuels" jéhovistes actuels — linguistes, universitaires, etc — qui défendent vigoureusement le mouvement dans les domaines où il rencontre des difficultés afin de lui apporter une caution scientifique, ont bien souvent la fâcheuse tendance de taire leur implication dans l'organisation, ce qui est de nature à tromper le lecteur non averti qui ignore le parti-pris de l'auteur. De surcroît, la défense de la doctrine jéhoviste sur des points parfois intenables (-607 comme date de destruction de Jérusalem, poteau de supplice et non croix, etc) les amènent parfois à recourir à des arguments inédits et à des raisonnements alambiqués si "exotiques" que, la plupart du temps, même la Watch Tower ne se risque pas à s'en servir. Voilà pourquoi, si ces "intellectuels" sont utiles en terme de lobbying pour la Watch Tower, ils ne sont presque jamais adoubés publiquement par elle, et le risque est grand pour eux d'être "lâchés" par celle-ci si leurs positions sont trop originales, et donc de se retrouver tout seuls à défendre publiquement des points de vue parfois particulièrement incongrus.

Comparaison avec d'autres religions

Cette attitude de profonde méfiance vis-à-vis de l'érudition constitue véritablement une caractéristique du jéhovisme qui le distingue des autres religions, y compris d'autres églises conservatrices. Par exemple, mettant en contraste les attitudes des mormons et des Témoins de Jéhovah au sujet de l'instruction, le livre The New Mormon Challenge déclara: "Non seulement la Brigham Young University [université mormone] s'est révélée être un important centre d'activité intellectuelle, mais les érudits mormons peuvent être trouvés dans les rangs de l'académie nord-américaine. (...) [Par contraste,] nous ne sommes pas désinvoltes en disant que le terme "érudit Témoin de Jéhovah" donne la sensation de constituer un oxymoron [un oxymoron est une figure de style consistant à associer deux mots contradictoires]."[16]

De même, Michael Gilmour, professeur d'anglais et de littérature biblique au Providence University College du Manitoba, souligna l'absence de volonté de la Watch Tower de discuter de l'interprétation des textes bibliques à la Society of Biblical Literature, créée dans un but de recherches sur la Bible, alors que des érudits d'autres religions le faisaient. Il écrivit: "La différence entre les Témoins de Jéhovah et les autres communautés contemporains de lecture examinées à la Society of Biblical Literature est la participation. Les sessions traitant d'autres points de vue religieux sur la littérature biblique — comme les Saints des derniers jours et la section Bible — bénéficient d'une participation active par les adhérents. Pour illustrer, des chercheurs de l'Université Brigham Young sont actifs dans ce groupe. Il semble peu probable cela se produirait dans les sessions prospectives sur les Témoins de Jéhovah. En effet, la Watch Tower voit les études bibliques avec une profonde méfiance de telle sorte que l'idée même d'une conversation sur leur herméneutique à la SBL est problématique."[17]

Voir aussi

Ressources sur le sujet

Références

  1. Arrowup.png Le Ministère du Royaume, novembre 1977, p. 1, §3, "L'esprit de Dieu vous guidera"
  2. Arrowup.png La Tour de Garde, 1er janvier 2006, p. 28, § 16,17, "Chercher la justice : une protection":
    "Au Ier siècle, des membres de la congrégation de Corinthe ont manifesté eux aussi l’esprit d'indépendance. Ils estimaient en savoir plus que Paul (...). Dans le monde actuel, beaucoup sont "entêtés, gonflés d'orgueil", et cet état d'esprit n'est pas sans déteindre sur des chrétiens, au point que certains deviennent même des ennemis de la vérité (...). Dans le cadre du culte pur, il est capital (...) de coopérer avec "l'esclave fidèle et avisé", ainsi qu'avec les anciens des congrégations. C'est là une façon de chercher la justice et de se protéger contre l'esprit d'indépendance."
  3. Arrowup.png Blandre, Bernard (1991), Les Témoins de Jéhovah, Belgique: éditions Brépols, p. 131 (ISBN 2-503-50063-3)
  4. 4,0 et 4,1 Penton, 1997, p. 104
  5. Arrowup.png Dott, Dominique (2009) (français), Les Témoins de Jéhovah, théocratie apocalyptique, Biarritz: Altantica, pp. 95,96 (ISBN 978-2-7588-0271-6)
  6. Arrowup.png Raines, Ken (anglais), "The Watchtower Society and Johannes Greber", seanet.com. Consulté le 27 août 2012
  7. Arrowup.png Le Ministère du Royaume, septembre 2007, "L'esclave fidèle et avisé approuve-t-il les réunions de groupes indépendants de Témoins ayant pour but de se livrer à des recherches et à des débats bibliques? - Mat. 24:45,47."
  8. Arrowup.png Knox, Zoe (juin 2011) (anglais), "Writing Witness History: The Historiography of the Jehovah's Witnesses and the Watch Tower Bible and Tract Society of Pennsylvania", Journal of Religious History, vol. 35, n°2, pp. 157-180:
    "La Société présente une version très édulcorée de l'histoire des Témoins qui est non critique et propagandiste".
  9. Arrowup.png "Who Are Jehovah's Witnesses", A Guide to the Religions in America (1955) (anglais), Leo Rosten, New York: Simon and Schuster, pp. 58-64
  10. Arrowup.png Bergman, Jerry (1999) (anglais), Jehovah's Witnesses: A Comprehensive and Selectively Annotated Bibliography, Westport, Londres: Greenwood Press, pp. 27,28 (ISBN 0-313-30510-2)
  11. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 15 août 1955, p. 511:
    "A new book by this name has been published by Vantage Press of New York city. Written in newsy reporter style by Marley Cole, it presents for the first time in book form authentic information on the history, activities and doctrinal views of Jehovah's witnesses. Much of the material was gathered by personal interviews with witnesses, some of them being officials of the Society. Frequently in the news is something about the religion of President Eisenhower's parents. This book gives the facts often overlooked or concealed, with documentary proof that they were Jehovah's witnesses for many years. You will be interested in reading this 229-page book and seeing its many fine photographs. It is $2.95 a copy, and may be had at your local bookstore or from the Watchtower Society, 117 Adams Street, Brooklyn 1, N.Y."
  12. Arrowup.png Penton, 1997, p. 359
  13. 13,0 et 13,1 Penton, 1997, p. 105
  14. Arrowup.png Penton, 1997, pp. 106,107
  15. Arrowup.png Bergman, Jerry (1999) (anglais), Jehovah's Witnesses: A Comprehensive and Selectively Annotated Bibliography, Westport, Londres: Greenwood Press, p. 88 (ISBN 0-313-30510-2)
  16. Arrowup.png Beckwith, Francis; Mosser, Carl; Owen Paul, Mouw, Richard J. (2002) (anglais), The New Mormon Challenge, Zondervan, p. 12 (ISBN 978-0-3102-3194-3)
  17. Arrowup.png Gilmour, Michael (30 septembre 2011) (anglais), "Jehovah's Witnesses and (Academic) Dialogue with Non-Members at the Society of Biblical Literature?", Huffington Post. Consulté le 27 août 2012