Premier Cercle d'Allegheny
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Le Premier Cercle d'Allegheny désigne le petit groupe d'étude biblique qui se forma autour de Charles Taze Russell à Allegheny, ville voisine de Pittsburgh, en Pennsylvanie, entre la fin des années 1860 et le lancement de Zion's Watch Tower en juillet 1879. Les Étudiants de la Bible, puis les Témoins de Jéhovah, en ont fait le point de départ de leur histoire : quelques chercheurs sincères auraient retrouvé seuls, la Bible à la main, des vérités oubliées depuis des siècles. Les documents de l'époque montrent un tableau différent. Le groupe vivait au milieu de prédicateurs adventistes et de croyants de l'« Âge à venir », lisait leurs revues, y écrivait, et reçut d'eux l'essentiel de ce qu'il enseigna ensuite. Bruce Schulz et Rachael de Vienne, qui ont reconstitué cette période à partir de la presse de Pittsburgh et des revues religieuses de l'époque, concluent que présenter ces croyants comme des chercheurs indépendants relève de la « pure mythologie »[1].
Le milieu religieux (1830-1880)
Aux États-Unis, la religion ne dépendait plus de l'État. Le Massachusetts fut le dernier des treize États fondateurs à supprimer son Église officielle, en 1833.[2] Les Églises se faisaient donc concurrence, comme des partis politiques. Les fidèles passaient sans gêne d'un prédicateur à un autre, et d'une Église à une autre.[3] Le recensement de 1850 comptait 18 grandes dénominations, celui de 1890 en comptait 145.[4] Penton rappelle que les Témoins de Jéhovah sont nés de ce protestantisme américain de la fin du XIXe siècle. Ce qui les distingue, c'est la façon dont ils ont combiné des doctrines qui existaient déjà, pas la nouveauté de ces doctrines.[5]
Des réveils religieux animaient ce marché. Pendant le second Grand Réveil, Charles Finney et d'autres prédicateurs rejetèrent une grande partie du calvinisme : selon eux, chacun pouvait changer sa vie pour assurer son salut.[6] Des prédicateurs itinérants parcouraient les campagnes. Ils réunissaient les foules en plein air, dans des « camp meetings ».[7] Le baptiste William Miller prêcha dans ce cadre. À partir de 1831, il annonça le retour du Christ pour 1843.[8] Ses partisans organisèrent de grands camps, avec des tentes autour d'une place centrale.[9] Un demi-million de personnes y vinrent.[10] Le Christ ne revint pas : ce fut la « grande déception ». Beaucoup de millérites retournèrent alors dans leurs anciennes Églises.[11] Le mouvement perdit toute organisation. Il ne resta que des groupes locaux, et des chefs qui rassemblaient chacun une partie des fidèles.[12] Ces groupes se disputaient sur ce qui s'était passé, et ils proposaient de nouvelles dates : 1847, 1854, puis 1873.[13] Dès 1845, deux d'entre eux annoncèrent même que le Christ était revenu de façon invisible. Ils abandonnèrent ensuite cette idée.[14]
Ce milieu vivait de l'imprimé. Dès 1830, la Société biblique américaine, la Société américaine des traités et l'Union américaine des écoles du dimanche avaient les moyens techniques d'un média de masse.[15] En 1835, les deux dernières avaient déjà diffusé plus de 75 millions de pages.[16] Grâce aux presses à vapeur, le prix de la Bible baissa fortement : vers 1850, une Bible se vendait 25 cents et un Nouveau Testament 6 cents ¼.[17] La poste aidait beaucoup la circulation des journaux, car elle les transportait à bas prix.[18] Le journal méthodiste Christian Advocate comptait 120 000 abonnés en 1841.[19]
Chez les adventistes, le journal servait d'organisation. Les disciples de Miller restaient dans leurs Églises : ce qui les reliait, c'étaient des périodiques et des conférences.[20] En 1844, Storrs écrivit qu'une Église organisée par les hommes devient « Babylone » au moment même où elle est organisée.[21] Son Bible Examiner devint pourtant si influent que ses lecteurs fondèrent avec lui, en 1863, la Life and Advent Union.[22] Vers 1880, près de 200 000 exemplaires de ses Six Sermons circulaient aux États-Unis et en Grande-Bretagne.[23] Russell suivit le même chemin. Crompton note que Russell fonda d'abord une maison d'édition, plutôt qu'une secte.[24]
En 1860, Pittsburgh comptait moins de 50 000 habitants, et la ville s'industrialisait vite.[25] Pittsburgh et Allegheny étaient des villes très religieuses, mais on y choisissait surtout parmi les grandes Églises. Les presbytériens dominaient, et la ville comptait près de vingt-cinq Églises méthodistes.[26] Les lecteurs de Russell venaient de ce public modeste : en août 1879, il fixa un prix d'abonnement bas, car il n'y avait parmi eux « pas beaucoup de riches ».[27] Plus tard, la plupart des lettres qu'il publiait venaient de petites localités.[28]
Quincy Hall et Jonas Wendell (1868-1870)
Quincy Hall était une salle de Lacock Street, à Allegheny, à l'ouest de Federal Street, que des associations de toutes sortes louaient pour leurs réunions. Dès octobre 1868, des adventistes y annonçaient la venue du Fils de l'homme « dans l'année présente », et au printemps 1869 plusieurs prédicateurs adventistes s'y succédaient[29]. La salle n'appartenait donc à aucune Église, et le milieu qui s'y retrouvait attendait le retour prochain du Christ.
En janvier 1869, le prédicateur chrétien adventiste Jonas Wendell, né le 25 décembre 1814 dans l'État de New York, arriva à Pittsburgh. Il n'y trouva qu'« une demi-douzaine » de croyants, qui étaient une trentaine en février, et ces « frères » louèrent une salle pour des réunions régulières[30]. La Pittsburgh Gazette annonce Wendell à Quincy Hall dès le dimanche 21 février 1869, avec des réunions le matin, l'après-midi et le soir, ouvertes à tous et sans quête[31]. Il y prêchait encore en février 1870, en offrant de débattre publiquement de l'idée que « l'immortalité n'est promise qu'aux justes »[32]. Comme d'autres adventistes de son temps, Wendell fixait une date : il avait adopté celle de Nelson Barbour et attendait le retour du Christ pour 1873[33].
Russell, fils d'un commerçant presbytérien d'Allegheny, avait alors perdu la foi. Il raconta en 1890 être entré un soir, « comme par hasard », dans une salle « poussiéreuse et sombre » où il avait entendu dire qu'on tenait des réunions, et y avoir entendu pour la première fois les idées des seconds adventistes[34]. Il datait cette rencontre « d'environ 1869 », et Schulz et de Vienne la placent à la fin de cette année-là ; ils notent aussi que Russell entra dans la salle louée où le groupe se réunissait régulièrement, ce qui rend le hasard moins grand que le récit ne le dit[35]. Selon Russell, l'exposé de Wendell, « pas tout à fait clair », suffit pourtant à « rétablir [sa] foi chancelante en l'inspiration divine de la Bible »[36], mais il ajouta qu'il ne s'était converti « ni à la date qu'il proposait, ni aux événements qu'il prédisait »[37]. D'après Schulz et de Vienne, Wendell apporta à Russell deux choses seulement : le goût des prophéties et une réponse à la question qui le tourmentait, celle de l'enfer éternel[38].
Deux groupes distincts (1871-1872)
La congrégation de Quincy Hall
Les croyants réunis par Wendell formèrent une petite congrégation qui prit le nom d'« Église de Dieu », nom courant chez les croyants de l'Âge à venir. En mars 1871, elle quitta Quincy Hall pour le Duquesne Hall, à Pittsburgh, et le prédicateur John T. Ongley annonçait y prêcher un dimanche sur deux ; Wendell était invité à aider à l'ouverture des réunions[39]. La même année, George Darby Clowes, prédicateur méthodiste laïc de Pittsburgh, fut jugé pour hérésie : on lui reprochait l'« adventisme », parce qu'il expliquait les prophéties de Daniel et niait que l'homme ait une âme immortelle[40]. Exclu de son Église, il fut choisi à l'unanimité, en novembre 1871, comme « sous-berger » d'une congrégation que Wendell décrivait comme des « brebis sans berger »[41]. Un an plus tard, en novembre 1872, Clowes fut ordonné par George Stetson et E. McCullock[42].
Stetson, médecin et prédicateur venu de l'Ohio, était arrivé à Pittsburgh en novembre 1871 pour aider Wendell. En août 1872, il écrivait que la division de la congrégation était « presque guérie » et que les frères se réunissaient de nouveau à Quincy Hall chaque dimanche matin et soir, « une dizaine ou une douzaine » d'entre eux se montrant particulièrement zélés[43]. Bernard Blandre voit dans cette douzaine le groupe de Russell et date la lettre du 27 juillet 1872, dans l'Advent Christian Witness[44]. L'original, dans lAdvent Christian Times du 27 août, parle pourtant de la congrégation de Quincy Hall, et Schulz et de Vienne relèvent que lAdvent Christian Witness n'existait pas encore[45]. Selon eux, cette congrégation n'était pas adventiste au sens strict : comme beaucoup de petites Églises de ce type, elle n'était unie que par l'attente du retour prochain du Christ, et la plupart de ses membres tenaient les idées de l'Âge à venir[46].
La classe biblique de Russell
À côté de cette congrégation, Russell participa à une « classe biblique ». Il écrivit en 1879 qu'il avait, « avec d'autres », organisé et tenu une classe pour l'étude des Écritures, qui se réunissait chaque dimanche[47]. Les dates qu'il donna ensuite varient : « de 1870 à 1875 » en 1890, « de 1871 à 1879 » en 1906[48]. Schulz et de Vienne retiennent 1871 et reconnaissent qu'on ignore qui proposa la classe et où elle se réunissait. Pour eux, Russell l'a au moins activement soutenue, mais l'idée qu'il l'a toujours dirigée est « très certainement fausse »[49]. James Penton écrit au contraire que Russell réunit des amis « presque aussitôt » après avoir entendu Wendell, et que la classe se forma « sous son influence »[50].
Les classes bibliques pour adultes, indépendantes des écoles du dimanche, étaient alors une nouveauté dans les Églises américaines ; on y réunissait des amis aux intérêts proches, qui n'appartenaient pas forcément à la même Église[51]. La classe de Russell comptait ainsi plusieurs relations d'affaires ou amis qui n'étaient ni adventistes ni croyants de l'Âge à venir, et Russell la distingua toujours de la congrégation de Quincy Hall, même si les deux groupes avaient des membres communs[52]. Blandre soutient la thèse inverse : pour lui, de 1869 à la mort de Stetson en 1879, le groupe d'Allegheny était une congrégation locale d'adventistes, et Russell un disciple de Wendell et de Stetson[53]. Penton prend une position intermédiaire : la famille Russell fréquentait l'église de Stetson tout en ayant son propre groupe d'étude[54].
Les années d'étude (1872-1875)
Un groupe qui lit et qui écrit aux revues
La classe ne travaillait pas seule. Russell écrivait à l'Advent Christian Times, la revue des chrétiens adventistes : la rédaction lui annonçait dès le 15 août 1871 l'envoi de son trimestriel, et en août 1872 elle répondait encore à « C. T. Russell jr » et accusait réception de son don pour le fonds des tracts[55][56]. La dernière trace de cette correspondance date de juin 1873 ; en octobre 1873, la maison « J. L. Russell & Son » commandait encore des livres au World's Crisis, l'autre grande revue adventiste[57]. Schulz et de Vienne jugent que seul le désir de présenter ces hommes et ces femmes comme guidés par Dieu en toute chose peut conduire à passer cet épisode sous silence[58].
La classe était aussi, selon eux, un « cercle de lecture » autant qu'un groupe d'étude à la concordance : Russell cite lui-même les écrits de George Storrs, de Henry Smith-Warleigh, de Henry Dunn et de Joseph Seiss[59]. La première question qu'elle examina fut celle de l'« épreuve » : le retour du Christ fixerait-il pour toujours le sort de chacun ? Le groupe répondit que non, et Russell reconnut en 1879 l'aide de Storrs, « notre cher frère âgé », tout en affirmant qu'ils avaient toujours cherché à ne pas être les disciples d'un homme[60]. Schulz et de Vienne constatent pourtant que les Russell et leurs amis adoptèrent les vues de Storrs sur ce point « en bloc »[61].
La rançon, 1872
Russell data de 1872 le moment où il comprit l'œuvre du Christ comme le « prix de notre rançon »[62]. C'est justement en décembre 1872 que Stetson publia dans le World's Crisis deux articles intitulés « The Ransom », où la vie perdue par Adam devait être rachetée par une vie équivalente, celle de Jésus. Penton en conclut que Russell emprunta à Stetson sa doctrine particulière de la rançon, l'année même où il disait l'avoir découverte[63]. Schulz et de Vienne vont dans le même sens, tout en reconnaissant qu'on ne peut savoir si les articles répondaient aux discussions du groupe ou les ont provoquées[64]. Blandre note que Russell présenta sa compréhension de la rançon comme venue après l'aide de Stetson, alors que Stetson enseignait déjà ces idées en 1871 et les publiait en 1872[65].
La façon dont Russell raconta ensuite l'étude de la restitution montre comment il s'appropriait ces idées. Il écrit qu'il examina lui-même la question à partir de la rançon, sans mentionner ses compagnons. Schulz et de Vienne y lisent le signe qu'une fois une idée assimilée, Russell ne se sentait plus redevable à son auteur et y voyait un don de Dieu venu « en son temps »[66]. Le sociologue Joseph Zygmunt avait déjà relevé que Russell passe alors du « nous » au « je », signe de sa place grandissante dans le groupe[67]. Ses propres dates flottent : il place cette étude en 1873 dans un passage de 1890 et en 1872 dans un autre[68].
Le baptême et la visite de Storrs, 1874
À la fin de 1873 ou au début de 1874, le groupe se pencha sur le baptême. La sœur de Russell, Margaret, raconta en 1907 que son frère avait compris « vers 1874 » le vrai mode du baptême et que lui, leur père, elle-même et « un certain nombre d'autres » furent baptisés par immersion[69]. On ignore qui les baptisa. Certains auteurs l'attribuent à Storrs, mais Storrs jugeait le baptême d'eau sans importance pour le salut, et Schulz et de Vienne tiennent cette affirmation pour sans fondement[70].
La première rencontre attestée entre les Russell et Storrs date de mai 1874. Storrs, rédacteur du Bible Examiner, annonça qu'il serait à Pittsburgh les deux premiers dimanches du mois pour parler du caractère et du gouvernement de Dieu[71]. Il fit une conférence au Library Hall sur « la justification du gouvernement de Dieu envers les enfants des hommes » ; le Pittsburgh Leader rapporta qu'il se disait « universaliste » en un sens, puisqu'il croyait que chaque fils et chaque fille d'Adam aurait sa chance, et qu'une demi-douzaine d'auditeurs sortirent dès le début[72]. Storrs trouva à Pittsburgh « un petit mais noble groupe d'amis » qui partageaient ses idées, dont un ancien prédicateur méthodiste, sans doute Clowes[73]. Blandre y voit le groupe de Russell ; Schulz et de Vienne, la congrégation de Quincy Hall[74]. Après sa visite, Storrs envoya des colis de publications à William H. Conley, à G. D. Clowes, à B. F. Land et à « J. L. Russell & Son »[75], et il décrivit en décembre Joseph L. Russell, le père, comme « l'un de nos frères âgés », connu lors de ce séjour[76]. Ces listes réunissent pour la première fois, dans un même document, les noms du premier cercle.
Le retour invisible et le Mémorial
Vers 1874, le groupe en vint à penser que le retour du Christ serait aussi peu visible que la venue d'un ange[77]. Il lisait alors The Last Times du luthérien Joseph Seiss[78], et Penton estime que Russell reçut par Seiss l'idée d'un retour invisible déjà défendue avant lui par d'autres auteurs[79]. Le groupe célébrait aussi chaque année le repas du Seigneur, le Mémorial, sans qu'on sache depuis quand : en 1880, la revue de Russell parlait d'une coutume suivie à Pittsburgh « depuis plusieurs années »[80]. Penton rattache cette pratique à Storrs, qui la suivait déjà dans l'Union de la Vie et de l'Avent[81], Schulz et de Vienne aux discussions parues dans The Restitution en 1875[82].
1875 : les lettres au Bible Examiner
Les lettres que Storrs publia en 1875 laissent entendre la voix des membres. Clowes y écrit qu'il a été « jeté à la dérive » pour « hérésie » par ceux parmi lesquels il avait travaillé un quart de siècle, et qu'il remercie souvent Dieu pour la « précieuse liberté » d'être délivré des credos[83]. Joseph L. Russell y salue la visite du prédicateur Eleazer Owen, « vraiment un serviteur du Seigneur »[84]. La lettre de Conley, en décembre, est la seule déclaration de foi conservée d'un membre du groupe. Il y adhère aux idées de l'Âge à venir et à la nécessité de la mort du Christ[85], mais Schulz et de Vienne notent qu'il ne renonça jamais ni à l'enfer de feu ni à la Trinité[86]. Le groupe n'avait donc pas l'unité de doctrine que lui prêtent les récits plus tardifs.
Selon le souvenir de Thomas Hickey, raconté près de cinquante ans plus tard, la « première assemblée » eut lieu vers 1875 avec moins de cent personnes, et la première réunion de témoignages se tint chez Russell en présence de « six cœurs consacrés ». Schulz et de Vienne la datent de 1875[87], alors que la coupure de presse reproduite par le blog truthhistory.blogspot.com porte 1876[88]. Le témoignage reste fragile : la famille Hickey serait retournée au pays de Galles en 1873-1874, et une nécrologie la fait revenir en Amérique en 1877 seulement[89].
Les membres
Hors de la famille Russell, il est impossible de dire qui furent les fondateurs, et les chiffres avancés vont de « cinq » à « une dizaine » de personnes[90]. Le tableau suivant classe les personnes que l'on rattache au groupe selon ce que les documents permettent d'affirmer.
| Personne | Rattachement | Ce qu'on sait | Sources |
|---|---|---|---|
| Charles Taze Russell (1852-1916) | Certain | Membre et animateur ; ne dirigea pas toujours le groupe ; « pasteur de fait » en mars 1876. | Schulz et de Vienne, vol. 1, p. 151 et 194 |
| Joseph Lytel Russell (1813-1897) | Certain | Père de Charles ; membre de la classe « depuis 1872 » selon son fils ; correspond avec Storrs. | Schulz et de Vienne, vol. 1, p. 151 ; Bible Examiner, décembre 1874 |
| Margaret Russell Land (née vers 1854) | Certaine | Sœur de Charles ; baptisée vers 1874 ; c'est dans son salon que Russell rencontra Maria Ackley au début de 1879. | Schulz et de Vienne, vol. 1, p. 151-152 ; vol. 2, p. 17 |
| William Henry Conley (1840-1897) | Certain | Seul membre que Russell rattache lui-même à « la première classe biblique d'Allegheny » ; garde la Trinité et l'enfer ; premier président de la Société en 1881. | Schulz et de Vienne, vol. 1, p. 152-154 ; vol. 2, p. 171 |
| Sarah Conley | Presque certaine | Épouse du précédent ; le Mémorial se tient chez les Conley en 1880 et 1881. | Schulz et de Vienne, vol. 1, p. 152 ; Zion's Watch Tower, avril 1880 et avril 1881 |
| Thomas Hickey (1844-1927) | Témoignage tardif | Se présentait en 1922 comme le dernier survivant de la « première petite classe » ; présence vers 1874-1876 incertaine. | Schulz et de Vienne, vol. 2, p. 100 et note 27 |
| George Darby Clowes (1818-1889) | Probable | Pasteur de la congrégation de Quincy Hall ; « presque certainement » proche du groupe. | Schulz et de Vienne, vol. 1, p. 78 et 154 |
| Benjamin F. Land | Probable, tardif | Mari de Margaret ; reçoit des tracts de Storrs en 1874 ; écrit dans The Restitution en 1875. | Schulz et de Vienne, vol. 1, p. 152 |
| Charles Wesley Buvinger (1832-1891) | Incertain | Médecin de Pittsburgh, disciple de Storrs ; plutôt une recrue de la période Barbour ; reste fidèle à Barbour après 1879. | Schulz et de Vienne, vol. 1, p. 247 et 260-263 |
| William Imre Mann | Incertain | Associé à Russell « en 1877 ou avant » ; appartenance à la classe « non tranchée ». | Schulz et de Vienne, vol. 1, p. 259 |
| Albert Delmont Jones (1854-1930) | À exclure | Commis de Russell, arrivé en 1878. | Schulz et de Vienne, vol. 1, p. 155 |
| George Stetson et George Storrs | À exclure | Prédicateurs et visiteurs, non membres ; dire que Storrs fréquentait régulièrement la classe est une « invention ». | Schulz et de Vienne, vol. 1, p. 155 |
La liste des cinq fondateurs (Russell, son père, sa sœur et les Conley), souvent reprise, n'est qu'une reconstruction : Schulz et de Vienne ne peuvent associer avec certitude au groupe, en dehors des Russell, que le nom de Conley[91]. Les femmes y étaient présentes, même si des films récents ont montré un groupe uniquement masculin[92].
Le ralliement à Barbour (1875-1878)
En décembre 1875 ou en janvier 1876, Russell reçut le Herald of the Morning de Nelson Barbour[93]. Il y retrouva les idées qui avaient « tant réjoui nos cœurs ici à Allegheny » et y découvrit une affirmation nouvelle pour lui : le Seigneur serait déjà présent dans le monde depuis 1874[94]. En mars 1876, il fit venir à Allegheny John Paton, l'associé de Barbour, pour une série de conférences devant la petite communauté indépendante dont il était alors le « pasteur de fait »[95], puis il rencontra Barbour à Philadelphie pendant l'été et lui paya le voyage[96]. Barbour data plus tard le ralliement de Russell de novembre 1876[97].
Selon la préface des Reprints de La Tour de Garde, publiée en 1920, la classe était devenue en 1876 une congrégation et élut Russell pasteur en octobre de cette année. Ce texte fut rédigé quarante-quatre ans plus tard par un auteur anonyme de la Société ; Schulz et de Vienne le jugent « probablement exact », mais notent qu'il ne dit rien des discussions ni d'éventuelles réticences[98]. Le souvenir de Thomas Hickey, recueilli près de cinquante ans après les faits, va dans le même sens : selon le résumé qu'en donnent Schulz et de Vienne, le groupe, devenu assez solide, organisa officiellement ses réunions dès 1876 et « élut Russell pasteur »[99]. Une autre publication de la Société, Les Témoins de Jéhovah, prédicateurs du Royaume de Dieu (1993), place cette élection en 1882, date que reprend Penton[100]. Le mouvement donne ainsi deux dates incompatibles, sans document de l'époque pour l'une ni pour l'autre. Hickey se souvenait que, lorsque certains commencèrent à appeler Russell « Ancien », Russell répondit qu'ils continueraient « sans titre », car ils étaient « tous un en Jésus-Christ »[101].
La plupart des membres suivirent Russell chez Barbour, mais on ignore tout des discussions qui eurent lieu et de ceux qui refusèrent[102]. La congrégation de Quincy Hall, elle, déclina. Un reste se regroupa vers 1880 autour d'un médecin, John H. Thomas, qui le jugeait « un peu teinté de russellisme », et devint christadelphe vers 1893[103].
En 1877, Russell finança Three Worlds et publia The Object and Manner of Our Lord's Return. Il confia ses magasins à des gérants et partit prêcher avec Barbour et Paton[104], au point que l'Advent Christian Times mit ses lecteurs en garde contre « le docteur Barbour et ses confrères J. H. Paton et C. T. Russell », qui n'étaient approuvés selon elle « ni par les adventistes, ni par les gens de l'Âge à venir, ni par personne »[105].
Au printemps 1878, le groupe attendait, comme Barbour, l'enlèvement des saints ; rien ne se produisit (voir Déception de 1878). Russell écrivit plus tard que c'est seulement « depuis 1878, et jamais avant », qu'il appelait les chrétiens à quitter leurs Églises[106]. Alexander Macmillan, devenu dirigeant de la Société, raconta en 1957 que Russell, interrogé sur un article de presse qui le montrait en robe blanche sur le pont de la Sixième Rue la nuit du Mémorial, aurait répondu qu'il dormait ce soir-là, que « certains des plus radicaux » avaient pu s'y trouver, et qu'il n'attendait pas d'être enlevé[107]. L'article n'a jamais été retrouvé, et Schulz et de Vienne jugent ce récit très peu fiable : Macmillan ne connut Russell qu'à partir de 1900, et ce que Russell écrivit lui-même contredit l'idée qu'il n'attendait rien en 1878[108]. Le seul écho direct de la réaction d'Allegheny vient de William Mann, qui écrivit quatorze ans plus tard qu'après la déception « nous avons réexaminé la chronologie, et elle était aussi solide que jamais »[109].
Russell devint alors l'un des rédacteurs adjoints du Herald[110]. À la fin de 1878, un journal de l'Indiana décrivit le « prophète » d'Allegheny : il avait loué une salle où il prêchait devant environ 150 personnes, surtout des femmes venues de l'Église méthodiste, dont beaucoup occupaient « de hautes positions sociales ». La presse reprit l'histoire jusqu'à Philadelphie, où l'on parla d'un « fou d'Allegheny » qui avait converti 150 personnes[111]. Le petit cercle d'amis des années 1871-1875 était devenu une congrégation.
1879 : la fin du premier cercle
Au début de 1879, Russell tenait à Allegheny plusieurs séries de réunions publiques. C'est dans le salon de sa sœur Margaret qu'il rencontra Maria Ackley, monitrice d'école du dimanche dans une église méthodiste ; il l'épousa moins de trois mois plus tard[112], en mars 1879 ; la Pittsburgh Commercial Gazette annonça le 14 mars que la cérémonie, tenue chez la mariée, avait été célébrée par Paton[113] (voir Maria Russell). Au printemps, la querelle avec Barbour sur la rançon aboutit à la rupture. Barbour s'étonna en mai qu'un jeune homme rallié depuis novembre 1876 seulement lui propose de lui racheter sa part du journal, tout en écrivant que « frère Russell a un très grand cœur »[114]. Russell possédait en effet la moitié du Herald, qu'il avait renfloué[115].
En juillet 1879 parut le premier numéro de Zion's Watch Tower. Ses cinq collaborateurs réguliers étaient Paton, Mann, B. W. Keith, H. B. Rice et A. D. Jones ; un seul, Mann, habitait Allegheny[116]. Russell envoya 6 000 exemplaires des deux premiers numéros[117], alors que le Herald de Barbour comptait sans doute moins de mille lecteurs[118]. Les questions débattues jusque-là dans le cercle d'Allegheny furent dès lors reprises « sur un champ plus large », devant les lecteurs de la revue[119].
Les deux prédicateurs qui avaient le plus marqué le groupe moururent dans les mois suivants. Stetson mourut chez lui à Edinboro le 9 octobre 1879 ; à sa demande, Russell prêcha à ses obsèques, le dimanche suivant, devant environ 1 200 personnes[120]. La notice que Russell lui consacra ne dit rien de ce que Stetson lui avait appris. En décembre, la fille de Storrs répondit à Russell, qui avait offert de la place dans sa revue, que son père, alité, ne pouvait plus écrire[121]. Storrs mourut le 28 décembre 1879[122]. Au printemps suivant, le Mémorial des croyants de Pittsburgh se tint « comme d'habitude » chez les Conley[123] ; le petit cercle était devenu le centre d'un réseau de lecteurs.
Le récit officiel face aux historiens
Russell lui-même construisit le récit d'une recherche sans maître. En 1890, il écrivit que l'adventisme ne l'avait aidé à découvrir « aucune vérité », seulement à désapprendre des erreurs[124]. Neuf ans plus tôt pourtant, sa revue reconnaissait qu'en 1871 « beaucoup de notre groupe » étaient des seconds adventistes[125], et Penton, Blandre, Schulz et de Vienne ont montré, on l'a vu, que la rançon, l'épreuve future, la restitution, le retour invisible et le Mémorial venaient de Stetson, de Storrs, de Seiss ou du milieu de l'Âge à venir. Robert Crompton en tire une règle de prudence : Russell fut moins l'inventeur de nouvelles idées que celui qui assembla en un tout des modifications déjà existantes des vieilles doctrines[126].
Après la mort de Russell, la Société réécrivit plusieurs fois ces débuts, en changeant de date selon les besoins. L'Annuaire de 1938 parle de « quelques hommes sincères » qui, « vers l'année 1875 », commencèrent à comprendre le retour du Christ, mais sortirent de « Babylone » avec des « vêtements souillés »[127]. Celui de 1940 évoque, « vers l'année 1872 », quelques chrétiens réunis « dans une petite ville de Pennsylvanie », sans nommer ni Russell ni Allegheny[128]. En 1957, Macmillan fixa la version la plus répandue : vers 1870, le jeune Russell, marchant dans une rue sombre, aurait entendu chanter et serait entré dans la salle ; puis il aurait réuni « plusieurs jeunes gens » de ses relations et organisé, « à dix-huit ans », cette petite classe[129]. Russell ne parle jamais de chants ; le groupe comprenait son père, sa sœur et des femmes ; et Schulz et de Vienne tiennent pour fausse l'idée qu'il l'ait toujours dirigé. La méthode que Macmillan prête au groupe (poser une question, réunir tous les versets, noter la conclusion) n'est confirmée par aucun document de l'époque : Schulz et de Vienne n'y voient qu'un ouï-dire, même s'ils admettent que le groupe se servait sans doute d'une concordance[130].
D'autres auteurs favorables à la Société allèrent plus loin. Marley Cole écrivit en 1955 que des pasteurs de « vingt-neuf confessions » finirent par être représentés dans le groupe[131], un chiffre sans source pour un cercle de cinq à dix personnes. La même année, La Tour de Garde affirma que la classe avait choisi son président, Russell, comme rédacteur de Zion's Watch Tower. Schulz et de Vienne qualifient l'affirmation de fausse : Russell lança la revue de sa propre initiative et avec son propre argent[132]. Aucune de ces publications ne nomme Quincy Hall, Clowes, la congrégation de l'« Église de Dieu » d'Allegheny ni les lettres de Russell aux revues adventistes. Le premier cercle y devient un groupe sans maître et sans histoire, alors que les documents de l'époque le montrent au cœur d'un milieu religieux dont il tira la plupart de ses idées.
Voir aussi
Ressources sur le sujet
Schulz, Bruce W. et de Vienne, Rachael (anglais), A Separate Identity: Organizational Identity Among Readers of Zion's Watch Tower, vol. 1 et 2
Penton, James M. (2015, 3è éd.) (anglais), Apocalypse Delayed: The Story of Jehovah's Witnesses, University of Toronto Press
Blandre, Bernard (français), La préhistoire des témoins de Jéhovah, Éditions de l'AEIMR
Références
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity: Organizational Identity Among Readers of Zion's Watch Tower, vol. 1, p. 176 : « The Allegheny believers did not live and study in a vacuum. While they felt God's special leading, it is mere mythology to characterize them as independent searchers. They did not feel bound by anyone's creed, but they were heavily influenced by others. »
- ↑ John R. Vile, compte rendu de Carl H. Esbeck et Jonathan J. Den Hartog (dir.), Disestablishment and Religious Dissent, First Amendment Encyclopedia, Middle Tennessee State University, 3 décembre 2019 : « Massachusetts was the last of the original 13 states officially to disestablish its churches in 1833 ».
- ↑ Donald Scott, « Evangelicalism as a Social Movement », National Humanities Center, TeacherServe : « Individual communicants were great preacher shoppers ».
- ↑ Aaron Farris Rosen, « A Brief History of Religion and the U.S. Census », Pew Research Center, 26 janvier 2010 : « The reported number of denominations in the 1890 census totaled 145 ».
- ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed: The Story of Jehovah's Witnesses, 3e éd., University of Toronto Press, 2015, p. 13 : « Jehovah's Witnesses have grown out of the religious environment of late nineteenth-century American Protestantism. »
- ↑ G. Warder, « Religion in Nineteenth-Century America », Social Welfare History Project, Virginia Commonwealth University : « Finney and other preachers of the Second Great Awakening rejected much of Calvinist theology ».
- ↑ G. Warder, « Religion in Nineteenth-Century America », Social Welfare History Project, Virginia Commonwealth University : « Itinerant preachers traversed the backcountry in search of converts by holding enthusiastic camp meetings ».
- ↑ Robert Crompton, Counting the Days to Armageddon: Jehovah's Witnesses and the Second Presence of Christ, Cambridge, James Clarke & Co, 1996, p. 20, titre de la brochure de Miller (1833) : « Evidences from Scripture and History of the Second Coming of Christ, about the Year 1843 ».
- ↑ Bernard Blandre, La préhistoire des témoins de Jéhovah, Éditions de l'AEIMR, p. 41 : « les camp meetings organisées dans la nature autour d'une place ovale entourée de sièges, d'estrades et de tentes ».
- ↑ Bernard Blandre, La préhistoire des témoins de Jéhovah, Éditions de l'AEIMR, p. 42 : « Un demi-million de personnes fréquentèrent ces rencontres. »
- ↑ Bernard Blandre, La préhistoire des témoins de Jéhovah, Éditions de l'AEIMR, p. 51 : « La grande déception qui suivit le 22 octobre provoqua la défection de nombreux adventistes, qui revinrent souvent à leurs Églises d'origine. »
- ↑ Bernard Blandre, La préhistoire des témoins de Jéhovah, Éditions de l'AEIMR, p. 52 : « Après la grande déception, il ne restait que des adventistes dans le doute, des groupes locaux, des personnalités dont l'influence n'était pas suffisante pour prendre le contrôle de tous ».
- ↑ Bernard Blandre, La préhistoire des témoins de Jéhovah, Éditions de l'AEIMR, p. 52 : « D'autres avancèrent la possibilité pour le printemps 1845, ou pour 1846, ou 1854, avant le déterminant grand cri de minuit de 1873. »
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 232 : « After the disappointment of 1845, Cook and J. D. Pickards proclaimed that Christ had returned invisibly ».
- ↑ David Paul Nord, Faith in Reading: Religious Publishing and the Birth of Mass Media in America, Oxford University Press, 2004, chap. 5, résumé de l'éditeur : « had developed the technological capacity for universal mass media by 1830 ».
- ↑ Donald Scott, « Evangelicalism as a Social Movement », National Humanities Center, TeacherServe : « distributed more than 75 million pages of religious material ».
- ↑ The American Bible Society's Manual, New York, American Bible Society, 1852, p. 14 : « a nonpareil for 25 cents ; while the New Testament is furnished for 6¼ cents ».
- ↑ Cameron Blevins, notes de lecture de Richard R. John, Spreading the News: The American Postal System from Franklin to Morse, Harvard University Press, 1995 : « US Post massively subsidized the transmission of public, printed information ».
- ↑ Mark Fackler et Emily Baker, « Religious Magazines », American History Through Literature 1820-1870 : « The Christian Advocate, the popular Methodist paper, went from 120,000 subscribers in 1841 to 60,000 in 1845 ».
- ↑ George R. Knight, « The Antiorganizational People Organize in Spite of Themselves », Adventist Today, 2016, p. 2 : « Those two elements formed the "structure" of the Millerite Adventist movement ».
- ↑ George R. Knight, « The Antiorganizational People Organize in Spite of Themselves », Adventist Today, 2016, p. 3, citant Storrs dans le Midnight Cry du 15 février 1844 : « no church can be organized by man's invention but what it becomes Babylon the moment it is organized ».
- ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed: The Story of Jehovah's Witnesses, 3e éd., University of Toronto Press, 2015, p. 17 : « By 1863 the Bible Examiner had become so influential that its supporters joined with Storrs in forming the Life and Advent Union ».
- ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed: The Story of Jehovah's Witnesses, 3e éd., University of Toronto Press, 2015, p. 16 : « nearly 200,000 copies of the Six Sermons were circulating in the United States and Great Britain by 1880 ».
- ↑ Robert Crompton, Counting the Days to Armageddon: Jehovah's Witnesses and the Second Presence of Christ, Cambridge, James Clarke & Co, 1996, p. 19 : « rather he established a publishing concern ».
- ↑ Joe W. Trotter et Jared N. Day, Race and Renaissance: African Americans in Pittsburgh since World War II, University of Pittsburgh Press, 2010, p. 2 : « Pittsburgh's population rose from fewer than 50,000 in 1860 to an estimated 534,000 by 1917 ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 40 : « There were nearly twenty-five Methodist churches ».
- ↑ Zion's Watch Tower, août 1879, p. 8 : « The price is very low in order to suit the purses of the majority of the interested ones, among whom are "not many rich" ».
- ↑ Edward H. Abrahams, « The Pain of the Millennium: Charles Taze Russell and the Jehovah's Witnesses, 1879-1916 », American Studies, vol. 18, n° 1, 1977, p. 67 : « Only ten came from major American cities ».
- ↑ Pittsburgh Gazette, 10 octobre 1868, p. 5 : « THE SIGNS OF THE TIMES, As connected with the ending of the prophetic periods […] and the coming of the Son of Man in redemption to his people the present year, Discoursed […] at Quincy Hall, Library Rooms, Lacock street, west of Federal street, Allegheny City » ; Pittsburgh Gazette, 22 mai 1869, p. 5 : « Discourses by Rev. W. Langarl […] at QUINCY HALL, Lacock street, Allegheny » ; même page : « CHRISTIANS "looking for and hastening unto the coming of the day of God" […] meet regularly to worship God on every Lord's day, in QUINCY HALL, Lacock street, Allegheny […] Preaching by Eld. J. D. BROWN. » (fac-similés : Pennsylvania Newspaper Archive, panewsarchive.psu.edu)
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 75-76 : « Wendell reported only "half a dozen" faithful in Pittsburgh when they arrived. By February there were thirty. […] Attendance continued to increase and the "brethren … hired a hall, and intend to have meetings regularly." Russell found him preaching in Quincy Hall in Allegheny City. »
- ↑ Pittsburgh Gazette, 20 février 1869, p. 4 : « THE CHURCH WAITING for the coming of Jesus […] will have ELDER J. WENDELL to declare this word unto them TO-MORROW, in QUINCY HALL, Lacock street, Allegheny City […] Seats free. » (fac-similé : Pennsylvania Newspaper Archive, panewsarchive.psu.edu)
- ↑ Pittsburgh Gazette, 23 février 1870, p. 4 : « Elder Wendell, who is now preaching in Quincy Hall, Allegheny, alleges that "immortality is only to the righteous," and expresses his willingness to discuss the question with any man of acknowledged ability and reputation. » (fac-similé : Pennsylvania Newspaper Archive, panewsarchive.psu.edu)
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 75 : « He immediately adopted Nelson Barbour's time prediction, settling on 1873 as the fixed date. He wrote and self-published a small booklet entitled The Present Truth, Or Meat in Due Season. »
- ↑ Russell, Zion's Watch Tower, mai 1890, p. 3, cité par Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 55 : « Seemingly by accident, one evening I dropped into a dusty, dingy hall, where I had heard religious services were held […] There, for the first time, I heard something of the views of Second Adventists from the preacher, Mr. Jonas Wendell ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 65 : « We can probably date this to sometime late in 1869. […] Russell met Wendell sometime after the Lafayette Hall meeting, a conclusion we reach by noting that Russell stepped into their usual meeting place, their rented hall. »
- ↑ Russell, Zion's Watch Tower, mai 1890, p. 3-4, cité par Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 81 : « Though his Scripture exposition was not entirely clear […] it was sufficient […] to re-establish my wavering faith in the divine inspiration of the Bible ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 150 : « I was not a convert, either to the time he suggested nor to the events he predicted. »
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 82 : « Wendell influenced Russell only in the two ways he mentions, awakening Russell's interest in prophecy and satisfactorily answering his questions about the injustice of the Hell-Fire, endless-torment doctrine. »
- ↑ Advent Christian Times, 4 avril 1871, p. 253 : « The Church of God formerly worshipping in Quincy Hall, 127 Lacock St., Allegheny City, Pa., have removed to the Duquesne Hall, corner of Third and Market Sts., Pittsburg, Pa. […] Our first meeting will be held there on Sunday 26th. Br. Wendell is requested to assist us in opening services. The writer is engaged to preach the Word every other Sunday. John T. Ongley. » (fac-similé : archive.org, collection advent-christian-times)
- ↑ Advent Christian Times, 27 juin 1871, p. 537 : « Br. Geo. D. Clowes, a local preacher in the M. E. church of Pittsburg, Pa. has been cited to trial on the charge of "heresy." He is charged with the fault, error, or crime of Adventism. He explains the prophecies of Daniel, and denies that man has an immortal soul. »
- ↑ Lettre de Wendell, World's Crisis, 27 décembre 1871, citée par Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 77 : « The church in Pittsburgh have been like sheep without a shepherd. On the last Sunday I was with them, the church unanimously invited Bro. Clowes to be their under shepherd, to which he consented. »
- ↑ Advent Christian Times, 17 décembre 1872, p. 156 : « Br. G. D. Clowes was ordained to the work of the ministry by Elds. Stetson and E. McCullock last month. »
- ↑ Lettre de G. W. Stetson, Advent Christian Times, 27 août 1872, p. 31 : « The schism in the body is nearly healed, the fragments gathered up, the marks obliterated, and the brethren are meeting together in harmony and holding public service regularly in Quincy Hall, No. 127 Leacock st., Allegheny, every Sunday at 10:30 A. M. and 7:30 P. M. […] We might give the names of some ten or a dozen Brn. who are especially assiduous workers ».
- ↑ Bernard Blandre, La préhistoire des témoins de Jéhovah, Éditions de l'AEIMR, p. 163 : « Selon une lettre publiée le 27 juillet 1872 dans l'Advent Christian Witness, Stetson prêchait à Pittsburgh depuis dix mois. Il constatait à Allegheny qu'une douzaine de frères étaient actifs pour exposer la vérité. Comment ne pas y voir le groupe Russell ? »
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 91, note 147 : « This quotation is most often cited as coming from The Advent Christian Witness, a journal that did not then exist. »
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 79 : « Typically, small Church of God, Restitution, Second Advent, and similarly named congregations were unified only in the expectation of Christ's near return. They were disunited on such doctrines as Hell-Fire, the Trinity, and the Atonement. Subsequent events mark this congregation as predominately Age-to-Come in belief. »
- ↑ Supplément de Zion's Watch Tower, juillet 1879, cité par Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 150 : « in company with others … organized and maintained a Bible class for the searching of the Scriptures, meeting every Sunday. »
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 150 : « myself and a few other truth-seekers in Pittsburgh and Allegheny formed a class for Bible study, and from 1870 to 1875 was a time of constant growth » ; et note 4 : « From 1871-1879, while engaged in mercantile business, I was also engaged in promulgating 'Present Truth.' My earliest efforts were in connection with Bible Classes in Pittsburgh and Allegheny. »
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 150-151 : « The Allegheny Bible Class was organized in 1871. […] The exact details are unknown. […] We don't know who first suggested the class or where it met. […] If Russell didn't propose it, he at least actively promoted it. The view that he always led it is most certainly wrong. »
- ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed: The Story of Jehovah's Witnesses, 3e éd., University of Toronto Press, 2015, p. 15 : « Almost immediately he contacted several friends who began studying the Scriptures with him. Under his influence, a Bible-study class was formed that gradually evolved into a separate movement. »
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 151-152 : « Adult Bible Classes independent of Sunday Schools was a new idea. The first classes were organized near 1869 » ; « Bible Classes of this sort were made up of friends who held similar interests though not necessarily to the same religion. »
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 151 : « The Quincy Hall adherents weren't Adventists. They were a One Faith congregation, and they were in fact separate from the Bible Class. […] A distinctive difference […] is found in the number of early Bible Class associates who were not Adventists of any sort or even Age-to-Come believers, but who were Russell's business or social contacts. »
- ↑ Bernard Blandre, La préhistoire des témoins de Jéhovah, p. 164 : « En fait c'est pendant une durée de dix ans, de 1869 à la mort de Stetson en 1879, que le groupe d'étudiants de la Bible d'Allegheny appartenait au mouvement adventiste. Russell a bien été un disciple de Wendell et Stetson, et le groupe d'Allegheny était une congrégation locale d'adventistes. »
- ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., p. 402-403, note 7 : « It seems that the Russell family attended Stetson's church in Allegheny as well as having their own Bible study group. »
- ↑ Bernard Blandre, La préhistoire des témoins de Jéhovah, p. 159 : « Temps de l'Adventiste Chrétien (Advent Christian Times), 15/8/1871 : la rubrique « correspondance » signale à C.T. Russell qu'il lui est envoyé le Trimestriel (Quarterly) volume 2, n° 1. »
- ↑ Advent Christian Times, 20 août 1872, p. 24 : « To Correspondents. C. T. RUSSELL, jr. Will comply with your request as soon as possible. You will find something to the point in the Quarterly, if you have them » ; « Tract Fund. C T Russell jr ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 156 : « Russell wrote to Joshua V. Himes, the editor of the Advent Christian Times, from 1872 through June 1873. […] The name J. L. Russell & Son appeared in October 29, 1873, World's Crisis. […] The Russells, Conley, and perhaps others from that group, wrote regularly to Storrs. »
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 156 : « Only a misguided desire to paint these men and women as divinely guided in all respects would omit this part of the story. »
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 156 : « To suggest that they studied the Bible only and unaided is incorrect. […] The Study Group was as much a literary circle as a concordance study group. The works of George Storrs, Henry Smith-Warleigh, Henry Dunn, Joseph Seiss and others are mentioned by Russell ».
- ↑ Supplément de Zion's Watch Tower, juillet 1879, cité par Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 160 : « The Lord gave us many helps in the study of His word, among whom stood prominently, our dearly beloved and aged brother, George Storrs, who, both by word and pen, gave us much assistance; but we ever sought not to be followers of men ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 161 : « The Russells and their associates adopted Storrs' views in toto. »
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 162 : « It was not until 1872, when I gained a clear view of our Lord's work as our ransom price, that I found the strength and foundation of all hope of restitution to lie in that doctrine. »
- ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., p. 16 : « It seems that Russell borrowed his peculiar, non-Trinitarian ransom doctrine of the atonement from Stetson, who had published it in 1872, the very year Russell asserted he had learned the ransom doctrine. »
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 162-163 : « There is no way to tell if this was in response to the Allegheny Group's discussion or if it prompted it, but Stetson's exegesis was what Russell came to believe. […] Russell's belief system derived almost totally from Stetson. »
- ↑ Bernard Blandre, La préhistoire des témoins de Jéhovah, p. 161-162 : « En fait la lecture des textes de Stetson nous donne un autre éclairage : c'est dès 1871 que Stetson apprenait à Russell que les enfants morts jeunes ressusciteraient et en 1872 qu'il publiait ses articles sur l'effet universel de la rançon ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 164 : « He tells us he was the prime agent behind this study. He does the examining; the others in the group are not mentioned at all. There is no "we" in this sentence. […] once he absorbed what someone else wrote, made it his own, he felt no debt to them but saw his understanding as a gift from God revealed in a prophetic "due time." »
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 162 : « Zygmunt noted Russell's transition from "we" to "I" ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 163-164 : « They turned to a more thorough study of Restitution doctrine in 1872 » ; « But when, in 1873, I came to examine the subject of restitution from the standpoint of the ransom price […] it settled the matter of restitution completely ».
- ↑ Témoignage de Margaret Land, rapport de l'assemblée de 1907, p. 294, cité par Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 168 : « about 1874 the true mode of Baptism and its import was discerned by [Russell], and he and father, together with a number of others, including myself, symbolized our baptism into Christ by water immersion. »
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 168 : « Some more recent researchers claim that George Storrs baptized the Russells, never citing a source. The claim is without foundation. We simply do not know who performed the baptism, and the known facts make it impossible for Storrs to have baptized them. »
- ↑ Bible Examiner, mai 1874, p. 226, « Editor's Notices »
- ↑ Bible Examiner, juin 1874, p. 259, reprenant le Pittsburgh Leader
- ↑ Bible Examiner, juin 1874, p. 259
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 99 : « This was a reference to the One Faith congregation, not to the Allegheny Study Group, a Bible class organized by Russell and others, though the two were somewhat overlapping. »
- ↑ Bible Examiner, juin 1874, p. 288
- ↑ Bible Examiner, décembre 1874, p. 68
- ↑ Russell, Zion's Watch Tower, août 1883, p. 1, cité par Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 165 : « It was not until about 1874 that these things became clearer, so that we realized that when Jesus should come, it would be as unobserved by human eyes as though an angel had come ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 165 : « They considered the idea in 1874, reading among other books Seiss's Last Times. »
- ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., p. 26 : les idées de Lacunza, Drummond et Govett « came to him through the publications of the Reverend Dr Seiss ».
- ↑ Zion's Watch Tower, avril 1880, p. 8
- ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., p. 18 : « the practice of celebrating the Memorial of the Lord's Supper once a year on the supposed date of Christ's death, 14 Nisan […] was learned by Russell from the editor of the Bible Examiner. »
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 174 : « The Bible Study Group's decision to observe it annually came from discussions such as that presented by Foore ».
- ↑ Bible Examiner, novembre 1875, p. 61
- ↑ Bible Examiner, novembre 1875, p. 62
- ↑ Bible Examiner, décembre 1875, p. 93
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 154 : « Conley never abandoned his belief in Hell-Fire or the Trinity doctrine. »
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity: Organizational Identity Among Readers of Zion's Watch Tower, vol. 2, p. 100 : « He recalled that "the first convention" was held in 1875. […] Fewer than one hundred attended. Testimony Meetings […] developed out of an informal meeting held in the Russells' home sometime in 1875, at which "six consecrated hearts were present." »
- ↑ « Thomas Hickey - Early Bible Student », blog truthhistory.blogspot.com, 21 février 2016, consulté le 2 novembre 2026 (coupure « Convention Notes » reproduite en image : « The first testimony meeting was held in 1876 in the home of Brother Russell, when six consecrated hearts were present. »).
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 100, note 27 : « He and his family immigrated to Pennsylvania in the 1860s, briefly returning to Wales in 1873-1874. An obituary suggests they returned to the USA in 1877, but this conflicts with Hickey's personal recollection. »
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 151-152 : « Beyond Joseph, Margaret, and Charles Russell, it is impossible to say who the original organizers were. […] Suggestions as to the number of original participants range from a definite "five" to "about ten." Russell gives us an indefinite "small." Names are suggested that are impossible. »
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 152 : « Other than the Russells, the only name we can positively associate with the Allegheny Study Group in this period is William H. Conley. Russell described him as "a member of the early Allegheny Bible Class." »
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 154-155 : « even though a recent video program presented an all male group, this is misleading. […] Russell's sister and almost certainly Sara Conley were members. »
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 180 : « In December 1875 ("about" but not quite in January 1876) Russell received a copy of the magazine Herald of the Morning » ; M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., p. 27 : « In January 1876 Russell had received a copy of the magazine Herald of the Morning ».
- ↑ Russell, Zion's Watch Tower, mai 1890, p. 4, cité par Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 182 : « the editor was beginning to get his eyes open on the subjects that … had so greatly rejoiced our hearts here in Allegheny […] I […] was astonished to find a further statement very cautiously made, that the editor believed the prophecies to indicate that the Lord was already present in the world ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 194 : « Russell arranged for him to address the small independent fellowship in Allegheny with which he associated and for which he acted as de facto pastor. »
- ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., p. 27-28 : « He came, and the evidence satisfied me. »
- ↑ Herald of the Morning, mai 1879, p. 87 : « a young man who came into the views advocated by the herald, no longer ago than Nov. 1876 ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 219 : « We are hesitant to accept secondary sources, but the prefatory matter found in the reprint volumes of Zion's Watch Tower is probably accurate. […] "By 1876 this had grown into a congregation of Bible students to which he preached. In October of that year he was elected Pastor of this class." […] No details of the discussion, no hint of any division or reluctance, is found in this statement. »
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity: Organizational Identity Among Readers of Zion's Watch Tower, vol. 2, p. 100 : « By 1876 they had matured enough to formalize their meetings, electing Russell their pastor. »
- ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., p. 37 : « a position to which he was elected by his brethren in Allegheny-Pittsburgh in 1882 », et note 14, p. 408, renvoyant à Jehovah's Witnesses: Proclaimers of God's Kingdom, 1993, p. 54.
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 100 : « "When they started to call him Elder Russell, the question arose as to what would be the proper title for their minister," Hickey recalled. "Brother Russell ... answered simply, 'We will just go on without any names, […] for we are all one in Christ.'" »
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 211 : « We know almost nothing of the discussions that must have taken place between Russell and his associates as his interest in Barbour's message grew. […] most of the Bible Study Group followed him into the Barbourite Movement. We don't know if some demurred, if they left the group or simply continued to attend ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 144-145 : « I am sorry to say that the believers here are tinctured a little with Russellism » ; « The Pittsburgh Age-to-Come congregation shifted to Christadelphianism by 1893 ».
- ↑ Russell, Zion's Watch Tower, 15 juillet 1906, p. 213, cité par Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 242 : « During 1877 and 1878 I traveled extensively throughout New England, New York, Pennsylvania, Ohio, Indiana, Michigan, West Virginia and Kentucky, leaving my several stores in the hands of trusted representatives ».
- ↑ Advent Christian Times, 18 juillet 1877, cité par Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 242 : « One N. H. Barbour, called Dr. Barbour, with his confreres, J. H. Paton and C. T. Russell, is traveling around the country, going everywhere that they can find Adventists […] They are not endorsed by Adventists, "Age-to-come" folks, or anybody else ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 290 : « We see Macmillan's claim that Russell did not expect translation and that he saw a vast field of work ahead as wrong. Russell wrote that "since 1878 (and never before that) we have felt at liberty to call God's children out of the nominal churches" ».
- ↑ A. H. Macmillan, Faith on the March, Englewood Cliffs, Prentice-Hall, 1957, p. 27 : « I was in bed that night between 10:30 and 11:00 P.M. However, some of the more radical ones might have been there, but I was not. Neither did I expect to be taken to heaven at that time ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 289-290 : « We could not find the original of this newspaper report, though we do not doubt its existence. […] Macmillan's association dates from 1900 […] Taken as a whole, this seems a very unreliable report. »
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 291 : « After the disappointments, we looked back over the chronology, and it was solid as ever. »
- ↑ Herald of the Morning, août 1878, p. 17
- ↑ Indianapolis Sentinel, 26 décembre 1878, et Philadelphia North American, 30 décembre 1878, cités par Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 249-250 : « He has "hired a hall," where he holds forth in a congregation of about 150, mostly women » ; « most of his 150 followers have been drawn from the M. E. [Methodist Episcopal] Church. Many of them occupy high social positions » ; « An Allegheny lunatic named Russell has converted about 150 people ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 16-17 : « When first I met Mrs. Russell, it was in the parlor of my sister's house ... . I was holding a meeting at the time when Mrs. Russell came in. » ; « they were married within three months ».
- ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., p. 34 : « On 14 March, The Pittsburgh Commercial Gazette reported in its back pages that he had married Maria Frances Ackley […] in a ceremony in her home that was solemnized by Elder John Paton. ».
- ↑ Herald of the Morning, mai 1879, p. 87 : « I have just received a polite invitation from Pittsburgh, Pa. to "mention the terms of purchase or sale," » ; Herald of the Morning, mai 1879, p. 88 : « Brother Russell has a very large heart, I love him ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 51 : « Russell was part owner of The Herald. »
- ↑ Zion's Watch Tower, juillet 1879, p. 1
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 50 : « In the second issue, Russell noted that he had sent out six thousand copies of the July and August issues and invited subscriptions. »
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 51 : « It seems to have reached something less than one thousand. »
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 34 : « Most of the issues raised in the early 1880s had been discussed within the Allegheny Study Group. With the publication of Zion's Watch Tower the debate was resumed but in a wider field ».
- ↑ Zion's Watch Tower, novembre 1879, p. 2
- ↑ Zion's Watch Tower, janvier 1880, p. 8
- ↑ M. James Penton, Apocalypse Delayed, 3e éd., p. 18 : « Storrs died on 28 December 1879. »
- ↑ Zion's Watch Tower, avril 1880, p. 8
- ↑ Russell, Zion's Watch Tower, mai 1890, cité par Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 175 : « though Adventism helped me to no single truth, it did help me greatly in the unlearning of errors ».
- ↑ Zion's Watch Tower, février 1881, p. 3
- ↑ Robert Crompton, Counting the Days to Armageddon: Jehovah's Witnesses and the Second Presence of Christ, Cambridge, James Clarke & Co, 1996, chap. 2 : « caution should be exercised before the originality which is to be found in Russell's writings is attributed to Russell himself. His role was not primarily as a generator of new approaches to his subject but, rather, as the builder of a unified body of doctrine from already existing modifications of the old ideas. »
- ↑ Yearbook of Jehovah's Witnesses 1938, p. 14
- ↑ Yearbook of Jehovah's Witnesses 1940, p. 31
- ↑ A. H. Macmillan, Faith on the March, p. 19-20 : « On this evening about 1870 he had been walking along one of the dark streets in Allegheny when he heard singing. » ; « he approached several young men with whom he had been associating, some in a business way and others socially. […] This young man, who at eighteen years of age organized this little Bible class ».
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 1, p. 155 : « We do not know if the record still exists, and we could not substantiate Macmillan's claim from any contemporary source. Though one can only consider this hearsay, Macmillan is probably right when he suggests concordance study. »
- ↑ Marley Cole, Jehovah's Witnesses: The New World Society, New York, Vantage Press, 1955, p. 60 : « Ministers of twenty-nine denominations were eventually represented in the group. »
- ↑ Bruce W. Schulz et Rachael de Vienne, A Separate Identity, vol. 2, p. 16, note 1 : « "Class chairman C. T. Russell was chosen to be the editor, with five other mature Bible students serving as regular contributors." The claim is false. Russell started the paper on his own initiative and with his own money. »

